« Objections » des Rotters Damn : du très bon folk-rock français.

En fouillant sur Bandcamp – et en étant très patient – on finit toujours par tomber sur des pépites. Bon, il faut de l’obstination, mais ça finit toujours par payer.

C’est ainsi que j’ai pu tomber sur le deuxième EP des Rotters Damn, « Objections ».

Sorti en décembre 2014, cet EP nous propose un musique folk-rock à tendance progressive. Même s’il n’y a que cinq pistes pour un peu plus de 22 minutes, on dépasse à chaque fois les 3 minutes des titres qui pullulent sur les médias non-interactifs comme la télévision ou la radio.

La première piste « Fight & Prayers » nous plonge dans un folk-rock qui envoie du lourd dès le départ. Le chanteur a une voix qui me fait penser à Tom Waits, mais moins en « cassée et éraillée ».

La deuxième piste « In The Highway » rajoute une composante country. Son intro fait penser à une scène de western. Il ne manquerait plus que le saloon et l’ambiance enfumée 😉

La troisième piste « Archaic Minds » est la piste la plus folk classique de l’ensemble. Elle est presque entièrement acoustique, avec la voix du chanteur qui fait passer des frissons dans le dos.

L’avant-dernière piste « Take Shelter » reprend le côté folk-rock développé dans les pistes précédentes. La montée en puissance est progressive. L’ultime piste de l’EP « We Never Know » est acoustique dès le départ, et termine la vingtaine de minutes en douceur.

L’EP est disponible en version numérique à prix libre sur Bandcamp. Si vous préférez – comme moi, le vieux collectionneur – les versions physiques, le groupe vend l’EP sur son site.

Bonne écoute !

« The Moutain Ghost » de Kylver : Un LP plus que costaud.

Dans un en vrac’ récent, j’ai abordé le premier album de Kylver. Ce groupe britannique est spécialisé dans le metal progressif instrumental, teinté de post-rock.

Sur le plan pratique, « The Moutain Ghost » c’est un LP assez court, presque un EP, car il n’y a que 4 pistes. Mais la durée le fait entrer dans la catégorie des LP, car les pistes vont de 6 à 14 minutes, pour un total d’un peu plus de 38 minutes. Autant dire qu’il y a de quoi se mettre dans les oreilles.

Chaque piste est très travaillée, et on sent que le groupe a pris le temps de ciseler chaque morceau. La piste la plus longue commence l’album.

L’intro de cette piste me fait penser à celle d’un titre de Black Sabbath, tiré de l’album « Dehumanizer » du nom de « After All (the dead) ». Après une douce introduction, le morceau rentre très vite dans le vif du sujet. Même si on peut dire que la piste est un brin répétitive, cela ne la dessert pas le moins du monde.

Les deux pistes suivantes respectent le schéma de la première, avec un montée en puissance progressive. Pour tout dire, les deux pistes se complètent très bien.

L’ultime piste, qui ne fait que 8 minutes est plus inspiré psychédélique, assez teinté des années 1970, époque reine des tendances progressives.

C’est un album que je pourrais conseiller aux amateurs de mélodies progressives, surtout si on apprécie le rock bien lourd et la metal progressif. Ce premier opus est très réussi. À vous d’écouter, maintenant 🙂

En vrac’ via le mode « attache » de mon téléphone intelligent.

Tandis que je suis obligé de consommer de l’internet au compte-goutte (ce qui me fait revenir 18 ans dans le passé) via le mode tethering (qu’on peut traduire par attache) de mon smartphone Wiko Kite 4G, voici un petit billet en vrac’.

Commençons par le monde des pollutions nocturnes embranchements aussi primordiaux et indispensables qu’une envie d’uriner, j’ai nommé les logiciels libres 😉

Parlons maintenant culture, ça changera des produits à la date de péremption et à l’utilité plus que douteuse 😉

C’est tout pour aujourd’hui. Je suis obligé d’attendre quelques jours pour pouvoir récupérer un boitier de connexion fonctionnelle.

En vrac’ dominical.

Un petit en vrac’ dominical, car il le faut bien. Et oui, il sera très petit 😀

Comme d’habitude, commençons par le panier de crabe, à savoir le logiciel libre.

Dans le domaine culturel ?

Ce n’est pas grand chose, mais faut pas en demander plus en ce moment 🙂

Collapse : encore un exemple qu’on a des bons groupes de post-rock en France. Et c’est tant mieux !

S’il y a un genre musical que j’apprécie, en dehors du rock progressif, du metal progressif, du metal symphonique, de la folk, de la musique classique (et oui !) ou encore du heavy metal classique, c’est bien le post-rock.

Même si c’est un mouvement musical assez répandu sur la planète, j’avoue que les créations françaises me plaisent particulièrement. Une liste rapide : Have The Moskovik, The Beauty The World Makes Us Hope For, Corbeaux, ou encore une découverte plus que récente et sujet de cet article, Collapse.

J’ai découvert ce groupe via un commentaire sur mon article sur « Ossonor ». Je tiens à remercier Yanil pour le tuyau. Collapse, groupe originaire de Grenoble, propose un post-rock instrumental avec des influences qui me parle, dont un certain… Porcupine Tree. Pour le fan de Steven Wilson qui sommeille en moi, c’est un gage de qualité de plus.

C’est donc sur les conseils de Yanil, que je remercie encore une fois au passage, que j’ai lancé l’écoute du deuxième LP « The Fall » sorti en 2013. Même si la première piste commence par une intro avec des paroles, le reste de l’album est un grand voyage musical de plus de 50 minutes, réparties sur 9 pistes. Les pistes s’enchainent les unes après les autres avec une facilité déconcertante !

Il ne m’est pas souvent très facile de décrire un album surtout quand comme celui-ci, les pistes forment un tout. Un monde en lui-même. Impossible de sortir une piste pour la mettre en avant, car on sent que le groupe maitrise ses instruments sur le bout des doigts. Dire qu’on se prend une claque est la meilleure image que je puisse donner. Mais le genre de claque qu’on aime à recevoir 🙂

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En vrac’ rapide de fin de semaine.

Pour finir la dernière semaine du printemps 2015, un en vrac’ rapide et plutôt varié.

Commençons par le panier de crabes informatique, j’ai nommé le logiciel libre 🙂

Sur le plan culturel ?

Bon week-end !

En France, on a peut-être pas de pétrole, mais des bons groupes de métal symphonique !

En fouillant les catégories de bandcamp, ma mine d’or pour trouver des albums et des groupes qui n’ont pas l’opportunité de passer à la radio et à la télévision, je suis tombé sur le premier EP d’un groupe grenoblois, du nom d’Ossonor.

Avec les lillois d’Alwaid et les parisiens de Unseelie (plus orienté gothique, d’accord !), voici que je tombe sur une troisième pépite orientée métal symphonique avec chant féminin, mon péché mignon.

L’album commence avec une introduction tout ce qu’il y a de plus classique dans ce domaine. Une mise en bouche avant « A Momentary Lapse in Hell » qui reprend tous les canons du genre avec un duo chant clair féminin et chant guttural masculin.

Ça envoie vraiment et ça donne la patate 🙂

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« A solution To Everything » des Model Village : merci Bandcamp !

Comme j’ai déjà pu le dire, Bandcamp est un site merveilleux. Une vraie mine d’albums de très bonne qualité. D’ailleurs, j’en suis à plus de 150 albums déjà acheté sur Bandcamp. Il y a quelques jours, en fouillant les meilleures ventes, et les recommandations liées aux dites ventes, je suis tombé sur un petit bijou pop folk d’outre Manche : Model Village.

C’est un groupe de pop-folk originaire de Cambridge et de Londres. Leur prermier album est sorti en avril 2012, et s’appelle « A Solution To Everything ».

Proche des créations d’un groupe comme « Belle and Sebastian », Model Village propose des mélodies qui mélange avec beaucoup de succès les rythmes folk (la première piste commence même avec un peu d’accordéon), les rythmes pop, et des mélodies parfois plus intimes, comme « Country Claimed Me » ou encore « Tiny Hands ».

Des morceaux comme « Josefina » sont plus proche du folk-rock que de la folk pop classique. Les pistes s’enchainent pour le plaisir de l’auditeur, qui ne voit pas le temps passer, et se régale durant les presques 40 minutes de l’album.

Leur premier album est disponible en version physique, et uniquement en 70 exemplaires. Autant dire que c’est un album assez collector. Inutile de me le demander, oui, j’ai commandé un des exemplaires restants 🙂

« When the broken bow : We, the Dangerous Weapons », merci Bandcamp !

Bandcamp, dois-je le répéter encore une fois ? – est une mine d’or. Surtout quand on prend le temps de fouiller un peu, et surtout d’utiliser les recommandations.

Grace à Bandcamp, j’ai fait exploser ma bibliothèque musicale. Et il y a quelques jours, je tombe sur une recommandation qui m’intrigue : « We, the Dangerous Weapons » du groupe « When The Broken Bow ». J’avoue que la pochette d’un album joue beaucoup pour me forcer à l’écouter.

Je mets le le lien de coté, et le soir même, je lance la lecture. Et boum ! La claque, dès les premières secondes.

Et arrivé à la moitié des pistes, j’avais déjà dégainé mon compte paypal pour acheter l’album. Mais parlons d’abord rapidement du groupe. C’est un trio, formé par Ali Ippolito (piano et chant), Justin Stimson (à la basse) et Quentin Whitman (percussions), originaire de Portland, Oregon.

Le trio propose un rock assez doux, très classique et très mélodique. La piste d’intro propose une musique appaissante, presque une berceuse. Cette mise en bouche permet d’introduire un rock reposant, dont le duo piano-chant d’Ali Ippolito apporte un coté « sucré ».

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Serais-je devenu un addict de Bandcamp ?

C’est la question que je me suis posé, après avoir reçu dernièrement le CD de Kyrstin Pixton.

J’ai donc effectué quelques fouilles dans ma musique « morte » (traduire sous forme de support physique, qui prend de la place, mais qu’on peut toujours copier à volonté), et j’ai fait quelques photos pour montrer l’étendue des dégats 🙂

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Et un mercredi musical, un :)

Y a des jours on se dit : bah, j’aurais aucun courrier intéressant, ou au mieux que de la publicité. Ce matin, je m’étais levé avec cette idée… Mais après avoir attendu le passage du facteur, j’ai du conclure le contraire…

Et c’est très varié : du rock progressif déjanté, de l’electro-pop gipsy ou encore de la folk-rock classique 🙂

J’ai reçu, par ordre alphabétique :

Autant dire que 5 albums d’un coup, ça fait vraiment plaisir, surtout que je n’ai plus de CDs en attente, enfin presque… J’ai acheté un album « mythique » de la fin des années 1970, d’un certain Gary Numan, « The Pleasure Principle ».

Dont voici l’un des morceaux principaux en live, en 1979, « Down in the park ».

En gros, la même période (à deux ou trois ans près) d’un certain… Klaus Nomi. Autre extraterrestre musical 🙂

Quelques albums de Bandcamp sous licence Creative Commons.

Sur Bandcamp, où l’on trouve le meilleur comme le pire sur le plan musical, à vue de nez 90% c’est du « Tous droits réservés » classique. Cependant, voici quelques artistes / groupes proposant une partie ou la totalité de leurs créations sous license Creative Commons.

Liste non-exhaustive, bien entendu. J’ai juste ouvert mes marques-pages signets et jeté un oeil sur les droits de publication. Il y en a pour tous les goûts côté genre musicaux, je liste juste, à vous de choisir et de découvrir !

En CC-BY-NC-SA :

En CC-BY-NC-ND :

Je n’ai cité que les albums que j’ai aimé et acheté. Des sites comme Le Blog de Grégory, Destination Passions ou encore A diffuser, sans oublier Auboutdufil sont des sources à fouiller.

Et n’oubliez pas, il n’y a pas que le boeuf bourguignon avarié (réhabilitons la daube !) cuisiné à longueur d’années par les maisons de galettes plastifiée.

Derniers coups de coeur musicaux sur Bandcamp.

Voici mes derniers coups de coeur sur Bandcamp. Faut que j’arrête vraiment de fréquenter le site, c’est un peu trop dangereux pour la carte bleue 🙂

  • Vous connaissez l’album « Pretty Hate Machine » de Nine Inch Nails ? Imaginez donc ce que donnerait les titres en utilisant les circuits audio des vieilles machines comme celle du Commodore 64, de la NES ou encore de la Sega Master System ? Des titres instrumentaux assez sympathiques. C’est l’album « Pretty Eight Machine » d’Invert Phase. J’avoue que des titres comme « Head Like I/O » ou encore « SYNCtified » sont étonnants 🙂
  • Les groupes de rock progressif ont tendance à avoir des titres d’albums à rallonge. Ce n’est pas le cas du groupe iamthemorning, dont l’album s’appelle « ~ ». Du rock progressif très inspiré classique avec beaucoup de piano, quelques cordes et une voix féminine qui fait passer des frissions.
  • Vous aimez les musiques électroniques planantes, aux longues plages qui font passer des frissons dans l’échine ? Dans ce cas, « Chasing After Shadows​.​.​.​Living with the Ghosts » du groupe Hammock est pour vous.

C’est tout pour aujourd’hui coté musique mais y a déjà de quoi écouter !

« Home » des Novels Idea : encore un bon album sur Bandcamp !

Bandcamp, c’est comme une mine d’or. Le plus dur, c’est de trouver le bon filon. Je suis tombé sur l’album des Novel Ideas en suivant une recommandation. J’avais été écouté une reprise d’un titre des « Magic Man » par le groupe « And The Giraffe ». Je suis alors tombé sur la page du groupe Novel Ideas. le poster sur la photo ci-dessous avait tendance à se révolter 🙁

Home - The Novel Ideas

Bref, de liens en liens, je tombe sur l’album « Home », et j’appuie sur le bouton pour lancer la lecture… Et bang ! Coup de coeur dès la première piste. Il propose une folk douce, rythmée, sans tomber dans le larmoyant. C’est d’ailleurs ce côté doux et rythmé à la fois de la première piste « The Blue Between Us » qui m’a fait craqué.

Le deuxième titre « Back And Forth » est plus traditionnel dans sa composition, et même un peu plus country, avec un fond de banjo.

« Saint Marie » est un titre que l’on sent plus « militant », plus engagé, presque militaire. La légèreté fait son retour avec « Lonesome George », même si les paroles ne sont pas des plus joyeuses. « Running Speed » est une ballade acoustique. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser bercer par le titre.

« Not Enough » est un titre un peu plus rythmé, qui me fait un peu penser à la première piste côté rythmique. Un titre à deux voix, et j’avoue qu’une voix féminine sur un titre folk-pop, ça m’a toujours fait plaisir à entendre. La piste suivante « Promise » est un titre assez rapide, qui contraste avec d’autres pistes qui ont précédées, avec le même duo de voix sur cette piste que sur la précédente.

Les deux derniers titres « Heart Of Stone », assez country-folk et « News », une ballade acoustique, concluent cet album en beauté. Si vous voulez visiter le site officiel du groupe, n’hésitez pas.

Dernières découvertes musicales bandcampienne.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas parler de mes découvertes musicales sur Bandcamp.

La première est l’album « Out Of The Wall » des polonais de Sinusoïdal. C’est un mélange de trip-hop, de musique électronique et d’une voix féminine éthérée. L’album coûte 10 €, mais il les vaut largement. Ecoutez-le, vous verrez bien si vous accrochez ou pas 🙂

Toujours dans le domaine du trip-hop, mais mélangé avec du jazz, et un soupçon de rythme hip-hop, voici l’album « Foolish Things » du suédois YLWFRND. L’album coût 56 SEK (couronnes suédoise), donc quelque chose comme 6,34 €.

Vous aimez la folk instrumentale avec des mélodies agréables, une voix qui n’est pas pesante ? Dans ce cas, écouter donc les opus de Derek Clegg. Son dernier opus « 35 » est un petit bijou. Et cerise sur le gateau, ses albums sont sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci à Agnes de Destination Passion de m’avoir fait redécouvrir ce musicien.

Toujours dans le domaine de la douceur, l’album d’Epilogues. Du pur sucre acoustique, planant, doux… Rahhh, lovely.

Pour finir en beauté cette rubrique, je tiens à vous faire connaître l’album « Fire EP » du groupe anglais « Trojan Horse ». Vous aimez le rock progressif des années 1970 ? Celui de King Crimson, Genesis de l’époque Peter Gabriel ? Dans ce cas, écoutez donc cet album qui dépote.