Un exemple concret d’utilisation d’Iced Tea.

Iced Tea dont j’ai parlé dans un article précédent est vraiment une version alpha très puissante. En effet, on peut lancer tranquillement des projets assez gros. Par exemple, la dernière version en date du logiciel de p2p en java, j’ai nommé Azureus.

Nommée actuellement Vuze (alias Azureus 3.0), on peut trouver une version béta 3.0.3.4. La version linux 32 bits est disponible via ce lien, la version 64 bits par ce lien-ci.

Après avoir décompacté l’archive, on peut lancer tranquillement le logiciel. Comme le prouve cette capture d’écran, alors que je récupérais l’image live-CD de la Fedora 8 test 3.

Azureus 3.0.3.4 avec Iced Tea sous Ubuntu Linux 7.10 AMD64

Pas mal pour une machine virtuelle en version alpha 😉

IcedTea ou le Java libéré…

Il y a environ un an, Sun annonçait l’ouverture du code source de son langage phare, Java. Bien que cela ne concernait pas Java 6 – quasiment terminé à l’époque – cela concerne la version 7 du langage. Et cela pourrait permettre d’avoir enfin un greffon java dans Firefox / Konqueror / Opera pour les versions 64 bits sous Linux.

IcedTea, c’est le nom de code du projet pour recompiler avec du logiciel libre l’ensemble du kit de développement de Java7, connu sous le nom d’OpenJDK.

Bref, c’est une excellente nouvelle pour avoir un java vraiment multiplateforme.  Même si une version est fournie avec la dernière livraison de la Ubuntu Linux ou encore avec les versions de tests de la Fedora 8, il faut avouer que c’est de la qualité « alpha ».

Or, pour Ubuntu Linux (Kubuntu / Xubuntu / Gobuntu) 7.10, un dépot créé par un des codeurs d’Ubuntu Linux existe et permets d’avoir des versions plus récentes.

Pour l'activer, il suffit d'ajouter les ligne suivantes à votre /etc/apt/sources.list

# iced-tea updates
deb http://people.ubuntu.com/~doko/ubuntu/ gutsy/
deb-src http://people.ubuntu.com/~doko/ubuntu/ gutsy/

Ensuite, après avoir mis à jour les dépots, il suffit de prendre la dernière version d’IcedTea (la b22) avec les paquets icedtea-java7-jre, icedtea-java7-bin et icedtea-java7-plugin. Et enfin, on peut avoir un greffon java sous Firefox pour Linux 64 bits 😉

Une petite vidéo postée par mes soins – désolé pour le redimensionnement de l’image – et on voit la version d’IcedTea au travail 😉

Historique des Kubuntu Linux – Suite et fin.

Voici donc la deuxième partie de l’historique. Continuons avec Kubuntu 6.06.1 LTS. Basée sur le même coeur que la ubuntu 6.06.1 LTS, Gnome 2.14.1 est remplacé par KDE 3.5.2. Toujours aucune nouvelle de Firefox, ni de KOffice par ailleurs.

L’écran de connexion est toujours aussi froid, mais le fond d’écran fourni par défaut, tout en subtilité allège l’ensemble 😉

L'écran de connexion de  Kubuntu Linux 6.06.1 LTS

Les infos technique de Kubuntu Linux 6.06.1 LTS

La quatrième version de Kubuntu, la 6.10 nous propose KDE 3.5.5, en lieu et place du Gnome 2.16.1 de la ubuntu 6.10. Le look est plus « soft », plus « clinquant », au moins pour le logo. Les couleurs sont un peu plus prononcées que dans les versions précédentes, et on sent que la version est une suite un peu rapide de la Kubuntu Linux 6.06.1 LTS, comme cela fut le cas pour la Ubuntu Linux 6.10.

Les infos technique de Kubuntu 6.10

Pour en finir avec les versions « historiques » de Kubuntu Linux, voici donc la 7.04. Comme la Ubuntu 7.04, elle se base sur le noyau linux 2.6.20, x.org 7.2, et utilise KDE 3.5.6 à la place du Gnome 2.18.1 de la Ubuntu 7.04.

Les couleurs employées sont plus pastels que la version précédente, et on sent que l’équipe de Kubuntu Linux a eu le temps de fignoler cette version, comme le prouve l’accès rapide à Amarok, Kopete, Konqueror et Kontact.

Les infos techniques de Kubuntu Linux 7.04

Une question me taraude, cependant.

Pourquoi Koffice n’est pas installé à la place d’OpenOffice.org dans Kubuntu Linux ?

Etant donné que Firefox n’est pas installé par défaut, pourquoi installer un logiciel comme OpenOffice.org qui n’utilise pas les possibilités techniques de KDE ?

Historique des Kubuntu Linux – Première partie.

Après une série sur les versions historiques d’Ubuntu, voici des captures d’écran de la série des Kubuntu. L’article sera scindé en deux, vu le nombre de versions à aborder.

D’abord les versions qui ne sont plus maintenues, et dans un deuxième article, les versions récentes, à partir de la 6.06.x LTS.

J’ai utilisé VMWare Workstation 6.0.2 x86_64 (et oui, j’utilise un logiciel commercial pour une fois !) en version d’essai 30 jours, avant de peut-être m’acheter une clé d’utilisation sur le plus long terme. Tout est possible 😉

Pour les images ISO des Kubuntu 5.04 et 5.10, j’ai utilisé le site : http://old-releases.ubuntu.com/releases/kubuntu/

Commençons par le commencement.

La première version officielle de Kubuntu fut la 5.04, alias Hoary Hedgehog. Si le coeur est identique à celui de l’Ubuntu de la même époque, l’interface graphique est KDE 3.4.0. KOffice n’est pas encore inclus, et OpenOffice.org 1.1.3 est la trousse bureautique fournie avec le la distribution.

Ce que j’avais indiqué pour les articles concernant les mises à jour des versions Warty, Hoary et Breezy d’Ubuntu est toujours valide.

Les captures d’écran de la Kubuntu 5.04 : l’écran de connexion – très beau et un écran d’info avec les infos techniques, et le gestionnaire de paquet, Kynaptic, ancêtre d’Adept… A noter que Firefox n’est pas installé par défaut avec Kubuntu 5.04 🙂

le joli écran de connexion de Kubuntu 5.04

les infos technique de Kubuntu 5.04

Kynaptic, l'ancêtre d'adept

Deuxième version de Kubuntu, la 5.10 alias Breezy Badger. La version de KDE est la 3.4.3. Ni Firefox, ni KOffice ne sont installés – ou les raccourcis sont alors absent dans le menu K ? – et Adept fait son arrivée. Cf les captures d’écran ci-dessous. Et je trouve que l’écran de connexion est moins « agréable » que celui de son prédecesseur.

L'écran de connexion de Kubuntu 5.10

Les infos techniques de Kubuntu 5.10

Adept dans Kubuntu 5.10

Rendez au prochain article pour les Kubuntu 6.06.1 LTS, 6.10 et 7.04.

Et après on dira que je suis un trolleur gnomiste, hein;)

C’est officiel : je suis un troll gnomiste ou comment se faire descendre en flamme sur les forums d’ubuntu-fr.org

Tout a commencé avec cet article, somme toute assez gentil, où j’invitais les personnes à utiliser les protocoles torrent en lieu et place des serveurs ftp.

Un adhérent du forum ubuntu-fr.org m’a alors traité pire que de l’excrément de chien, car je n’avais pas osé citer des liens vers Kubuntu ou encore Xubuntu…

Je cite la prose de cette personne apparemment un intégriste (???) KDEien :

« Pourquoi j’ai toujours cette sale sensation de la part des gnomistes ubuntiens qu’ils se croient seuls au monde et qu’ils foncent tête baissée en cavalier seul, petit soldat ou en bons kékés des plages*, pâquerette à la braguette ?

Le billet type du gars qui appelle à la rescousse ses amis gnomes – trolls – sans même se soucier de la biodiversité du paysage Linux, on dirait qu’on en a encore trouvé un.

Allez, tiens >> si vous voulez sauver la Planète et soulager les serveurs de Kanonical, vous avez AUSSI les torrents Kubuntu que vous pouvez grâcement aider de votre généreuse bande passante << enfin celle de votre FAI.

Merci pour tous les pingouins et autres manchots de gnomistes. Et vive Debian ! »

Que rajouter ? Si je n’apprécie pas KDE, c’est car c’est trop « windows-like » dans la présentation par défaut, que je trouve KDE lourd, touffu, et je n’aime pas l’apparence des applications QT.

Mais pour autant, je ne vous pas aux pires tortures qui existent une personne que  je rencontre et qui aime KDE.  Si Ubuntu a l’origine a pris Gnome comme environnement par défaut, c’est car le cycle de développement collait avec l’idée de faire deux versions par an.

Kubuntu est une très bonne idée pour les fans de KDE, et Xubuntu, idem pour les fans de Xfce.

Ensuite, Hymn-to-life (dont voici le blog, suffit de savoir chercher)  m’a traité de tous les noms pour mon ultime remarque, tout en  mettant en doute mon intégrité, sans oublier de tomber dans une éxagération de bon aloi.

D’abord, je remets ma phrase d’origine :

Et montrer aux mythomanes majors du disque (Sony-BMG, EMI, Vivendi, etc…) que le téléchargement en peer-to-peer ne se limite pas à la musique et aux films sous droits d’auteurs, en clair, aux daubes commerciales.

Réponse pas piquée des hannetons, mais suivre le fil cité plus haut est intéressant…

Tu te fous de la gueule de qui, là ? C’est toi qui parles de « daubes commerciales » et qui insultes donc des millions d’artistes, et ensuite tu veux qu’on soit sympa avec toi ? Faut pas rêver, mec, t’es pas au pays des bisounours

Déjà, il serait étonnant que les majors du disque gèrent plusieurs millions d’artistes, quelques milliers et on doit être dans une fourchette plus réaliste.

Je disais simplement que les majors qui payent 1,5 € par CD vendus aux artistes ne savent plus produire que de la daube, de la bouse, de la merde.

Il suffit de citer les bons albums innovants sur les 5 dernières années… Et la liste sera surement aussi courte que vide.

Ah, la famille élargie des *buntus…

Voici une liste non exhaustive des *buntu, elles même basée sur la branche instable (ou SID) de Debian. Depuis la première version en octobre 2004, il y a :

Versions officiellement supportées par Canonical :

  1. Ubuntu (Gnome) – http://www.ubuntu.com/
  2. Kubuntu (KDE) – http://www.kubuntu.org/
  3. Xubuntu (Xfce) – http://www.xubuntu.org/
  4. Edubuntu (pour l’éducation) – http://www.edubuntu.org/
  5. Gobuntu – version entièrement libre – http://www.ubuntu.com/products/whatisubuntu/gobuntu

Versions « confessionnelle » :

  1.  Ubuntu Christian Edition – http://www.whatwouldjesusdownload.com/christianubuntu/ ; actuellement basée sur Ubuntu Linux 7.04
  2. Ubuntu Muslim Edition – http://www.ubuntume.com/ ; actuellement basée sur Ubuntu Linux 7.04
  3. Ichtux – http://www.ichthux.com/ ; actuellement basée sur Kubuntu Linux 6.06.1 LTS, dédiée elle aussi aux chrétiens.

Versions « multimédia » :

  1. Ubuntu Studio – http://ubuntustudio.org/
  2. Linux Mint – http://linuxmint.com/
  3. MythBuntu – http://www.mythbuntu.org/

Versions « allegées » :

  1. Ubuntu Lite – http://ubuntulite.tuxfamily.org/
  2. gNewSense – http://www.gnewsense.org/ ; l’ancêtre de GoBuntu.
  3. Fluxbuntu (fluxbox) – http://www.fluxbuntu.org/

D’une distribution officiellement supportée en 2004, on en est à 5 en 2007 et 9 distributions dérivées.

Mis à part l’utilité douteuse des versions confessionnelles, quel est le pourcentage d’utilisation des dites versions dérivées par rapport aux versions « historiques » d’Ubuntu ?

Sortie de Firefox 2.0.0.8.

Infomation masquée par la grève d’hier et la sortie d’Ubuntu Linux Gutsy Gibbon,  Firefox 2.0 continue son bonhomme de chemin avec sa 8ième révision. Si la version 2.0.0.7 n’était destinée qu’aux utilisateurs du couple Windows + Quicktime (cf le bulletin MSFA 2007-28), cette version concerne les principales plateformes (Windows, MacOS-X, Linux).

Si l’on en croit les notes de publications :

  • Prise en compte d’Apple MacOS-X 10.5 (connu sous le nom de code de Leopard qui sort le 26 octobre prochain).
  • Rajout des traductions en géorgien et roumain. Une version de test est disponible pour le kurde.
  • Corrections de 8 failles de sécurité (2 de niveau critique, 4 modérées dont une ne touchant que Windows, et 2 basses).

La mise à jour se fera comme d’habitude de manière automatique. Sinon, vous pouvez télécharger la version complète depuis le site de la Fondation Mozilla européenne (seul site officiel en Europe, et non sur des portails de téléchargement à la qualité plus que discutable… Qui a parlé de telechager-point-com ?) 😉

Pour les utilisateurs des distributions Linux, la mise à jour doit être en cours de test… Suffira d’attendre un peu 😉

La version 2.0.0.8 de Thunderbird sortira dans une quinzaine de jours environ. Du moins, si l’on en croit les notes de la réunion hebdomadaire du staff de la Fondation Mozilla du 8 octobre 2007.

Retrouver l’aperçu audio sous Ubuntu Linux 7.10 dans Nautilus.

Durant le développement de la Ubuntu Linux 7.10, le serveur audio ESD a été remplacé par PulseAudio.

Cela a entrainé la perte du support de l’aperçu audio des fichiers dans Nautilus. Pour le rétablir, il suffit d’installer les paquets suivants dans Synaptic :

  • mpg321
  • ubuntu-restricted-extras
  • PulseAudio
  • PulseAudio-esound-compat
  • libasound2-plugins

Accroc de la ligne de commande ? Suffit d’entrer :

sudo aptitude install mpg321 ubuntu-restricted-extras pulseaudio pulseaudio-esound-compat libasound2-plugins

C’est le bug 125739 de la base de données d’Ubuntu. En espérant que cela ne soit plus qu’un mauvais souvenir pour la prochaine LTS, Ubuntu Hardy Heron, qui sortira en avril 2008.

Distribution Ubuntu Linux Gutsy Gibbon (7.10) : utilisez les torrents pour la récupérer !

Un message simple et rapide : utilisez – si possible – les fichiers torrents pour récupérer la (les) image(s) ISO qui vous intéressent. N’utilisez pas les serveurs FTP, car avec le protocole torrent, vous êtes certains d’avoir des images ISO impeccables.

Pour les liens torrent :

http://releases.ubuntu.com/7.10/

Notes de publications :

http://www.ubuntu.com/getubuntu/releasenotes/710tour

Et par pitié, si vous utilisez les torrents, ne soyez pas égoiste ; restez en sources après avoir fini votre téléchargement !

Et montrer aux mythomanes majors du disque (Sony-BMG, EMI, Vivendi, etc…) que le téléchargement en peer-to-peer ne se limite pas à la musique et aux films sous droits d’auteurs, en clair, aux daubes commerciales.

Un peu d’histoire des versions d’Ubuntu – La 6.10 alias Edgy Eft.

Ultime article de cette série sur les versions historiques de la Ubuntu Linux. La version 7.04 alias Feisty Fawn étant encore pour quelques jours la dernière version stable officielle, nul besoin d’en parler 😉

En octobre 2006, après seulement 4 mois de développement, Ubuntu Linux connait sa cinquième version, la 6.10 alias Edgy Eft, qu’on peut traduire par triton « énervé ».

C’était une version qui comme son ancètre la Warty Warthog servait à lancer un nouveau cycle de 4 distributions, la 4ième étant une LTS.

Premier cycle : Warty Warthog (4.10), Hoary Hedgehog (5.04), Breezy Badger (5.10), Dapper Drake (6.06 LTS).

Deuxième cycle (en cours) : Edgy Eft (6.10), Feisty Fawn (7.04), Gutsy Gibbon (7.10), Hardy Heron (8.04 LTS ?)

Bref, cette version se devait d’être innovante, avec des versions assez récentes des logiciels. C’est d’ailleurs à cette époque que les bureaux 3D ont commencé à apparaitre, et officiellement, Edgy Eft devait être la première à intégrer Compiz. Ce qui ne fut pas le cas, car trop immature à l’époque et trop peu de temps pour le stabiliser.

Ubuntu 7.04 alias Feisty Fawn (le « faon intrépide ») l’inclue, même si la fonctionnalité doit être activée manuellement.  Seul Gutsy l’activera automatiquement et encore, l’utilisateur pourra désactiver les effets si c’est nécessaire.

Fermons cette parenthèse. C’est aussi une des versions les « moins aimées » de la série des ubuntu, surtout à cause de son court temps de développement, et du nombre d’options ayant été abandonnées en cours de route (dont le bureau 3D).

Les logiciels fournis sont (version d’origine, puis version actuellement disponible) :

Parmis les nouveautés : la possibilité de passer de la version 6.06 LTS à la 6.10 via une simple ligne de commande : gksu "update-manager -c".

L’écran de démarrage est simplifié, une simple barre indiquant le niveau d’avancement du chargement de l’OS.

écran de demarrage d'edgy eft

Upstart rend le démarrage plus rapide que l’ancienne méthode, basée sur le deamon /sbin/init. L’interface est plus « léchée » (arrondissement des bords). Et aussi le thème musical change, avec des tambours au démarrage, au lieu d’un son cristallin. X.org 7.1 est utilisé, ainsi que le futur Pidgin qui s’appellait à l’époque Gaim 2.0 béta 3.

C’est aussi l’arrivée d’outils en langage C# se basant sur mono, comme Tomboy ou encore f-spot. Quand à l’espace pris, on arrive à peine à 2,4 Go.

fspot et un terminal indiquant la taille prise par une ubuntu edgy nue et mise à jour.

Voila, c’est le dernier article de la série. Mon but n’était pas de faire une thèse pour soutenir un doctorat, mais montrer les étapes du projet ubuntu depuis sa naissance. Et aussi à quel point la distribution a évolué, tout en sachant rester relativement légère.

Des 1,8 Go de la Warty Warthog, on arrive à 2,4 ou 2,5 Go pour une Gutsy Gibbon, 3 ans plus tard, pour une installation nue, bien entendu.

Et sur les 3 années, de combien a augmenté la taille d’entrée de gamme d’un disque dur ?

J’ai pu voir des machines avec 500 Go de disque récemment, la taille devait tourner dans les 80 à 100 Go il y a trois ans, non ? 😉

Un peu d’histoire des versions d’Ubuntu – La 6.06 LTS alias Dapper Drake

Avant-dernier billet de la liste que je compte écrire, le dernier sera consacré à la Ubuntu 6.10 alias Edgy Eft.

En juin 2006, après deux mois de retard, Ubuntu Linux connait sa quatrième version, la 6.06 LTS alias Dapper Drake, qu’on peut traduire par canard pimpant.

C’est une étape importante : première version LTS (long time support), elle introduit enfin le live-cd installable, tout en laissant l’option d’utiliser un CD d’installation au format texte, appellé « alternate ».

installation graphique d'une ubuntu 6.06 LTS

Pour cette version, j’ai du employer VirtualBox 1.5.0 OSE, étant donné un étrange bug d’incompatibilité entre la 6.06 LTS et VMWare Server (?!)

Cette version est la plus ancienne encore maintenue de nos jours, elle le sera pour sa version bureau jusqu’en avril 2009, la version serveur devant être supportée jusqu’en avril 2011. Un version « point release » (un peu comme les service pack de Microsoft) est sortie en août 2006.

Sinon, sur une version 6.06 fraichement installée (et pour passer en 6.06.1), il faut télécharger quelques 271 mises à jour, soit environ 260 Mo à télécharger 😉

Les logiciels fournis sont (version d’origine, puis version actuellement disponible) :

Parmis les nouveautés : X.org en version 7.0, l’arrivée de gdebi, l’installateur simplifié de paquet deb, le panneau d’ajout-suppression de programmes qui est le même que celui actuellement disponible. C’est aussi à cette époque que l’interface « human » fait son apparition. Et c’est la première fois qu’une version de Gnome est mise à jour dans une version d’Ubuntu Linux.

gnome 2.14.3 sous Ubuntu 6.06.1 LTS

Coté taille prise, pour une installation nue mise à jour, c’est à peine 2,3 Go. Il est vrai qu’un "sudo aptitude clean" fait baisser cela à 2 Go. Ce qui est quand même notable, c’est le peu de différence de taille avec les ubuntu 4.10 (1,8 Go), 5.04 et 5.10 (2 Go chacune).

espace pris avec une ubuntu 6.06.1 LTS

Et comme d’habitude, les captures d’écran de Firefox 1.5.0.3 (version d’origine de la 6.06 LTS) et la dernière version en date, la 1.5.0.12.

firefox 1.5.0.3 sous Ubuntu 6.06.1 LTS

firefox 1.5.0.3 sous Ubuntu 6.06.1 LTS

Un peu d’histoire des versions d’Ubuntu – La 5.10 alias Breezy Badger

En octobre 2005, Ubuntu Linux connait sa troisième version, la 5.10 alias Breezy Badger, qu’on peut traduire par blaireau désinvolte.

C’est la première avec laquelle j’ai fait véritablement « mumuse », en l’installant sur mon mac mini G4 à l’époque. J’ai encore la pochette envoyé par le service Ship-it. Ce fut par ailleurs la première version pour processeur PowerPC. Ce doit être un sacré collector de nos jours 😉

pochette 5.10 pour mac

contenu pochette 5.10 pour mac

Pour les tests, j’utilise un VMWare Server 1.0.4 installé « manuellement » sur ma Ubuntu Linux Gutsy Gibbon AMD64. Pour cette version, j’ai utilisé l’image 32 bits de la distribution.

Comme pour les deux premières versions, Ubuntu linux 5.10 est disponible en deux images : installation et live. Et le logo commence à être plus « travaillé », plus proche du logo actuel, tout en étant dans les tons « dorés ».

écran d'installation de la ubuntu 5.10

L’installation est en mode texte, assez rudimentaire, mais fonctionnel. Ce sera la dernière version a être dans ce cas. Et comme le support a été abandonné, j’ai été obligé de faire comme pour la Warty et la Hoary à savoir :

Les mises à jour se font « normalement » dans la deuxième partie de l’installation. J’ai été obligé de les faire post installation, à cause de la fin du support de cette version depuis près d’un an environ. Ce point est faisable grace au dépot disponible ici :  http://old-releases.ubuntu.com/ubuntu/dists/

Les logiciels fournis sont (version d’origine, puis version ultime disponible sur les dépots officiels le cas échéant) :

L’installation nue pèse environ 2 Go. A comparer au 1,8 Go de la version 4.10 et 2 Go de la 5.04. La taille de l’installation semble se stabiliser.

Ce qui est étonnant, surtout dans le domaine des OS où la taille disque demandée augmente énormément à chaque version.

espace disque pris par la ubuntu 5.10

Nouveautés ? L’arrivée du logo Ubuntu à la place du logo Gnome dans le menu principal, le fond d’écran est assez mystique, et le panneau d’ajout-suppression de programmes commence à ressembler à celui des versions récentes.

La distribution commence vraiment à se « professionaliser ». L’outil de gestion des langues arrive aussi, et le démarrage est enfin graphique 😉

démarrage d'ubuntu linux 5.10

Et comme d’habitude, les deux firefox disponibles. 1.0.7 avec l’installation d’origine, 1.5.0.11 avec les dernières mises à jour disponibles.

Firefox 1.0.7 sous ubuntu 5.10

Firefox 1.5.0.11 sous ubuntu 5.10

Un peu d’histoire des versions d’Ubuntu – La 5.04 alias Hoary Hedgehog

En avril 2005, Ubuntu Linux connait sa deuxième version, la 5.04 alias Hoary Hedgehog, qu’on peut traduire par hérisson chenu.

Pour les tests, j’utilise un VMWare Server 1.0.4 installé « manuellement » sur ma Ubuntu Linux Gutsy Gibbon AMD64. Pour cette version, j’ai utilisé l’image 32 bits de la distribution.

L’installation est aussi rapide que pour Warty Warthog, et bien entendu, deux images sont disponibles à l’époque : live et installable.

L’installation est toujours en mode texte, assez rudimentaire. C’est à cette époque qu’arrive l’installation en mode « server », minimal, bien pratique pour personnaliser l’installation par la suite. Etant donné l’abandon du support, j’ai été obligé de faire comme pour la Warty à savoir :

Les mises à jour se font « normalement » dans la deuxième partie de l’installation. J’ai été obligé de les faire post installation, à cause de la fin du support de cette version depuis près d’un an environ. Ce point est faisable grace au dépot disponible ici :  http://old-releases.ubuntu.com/ubuntu/dists/

l'écran de démarrage d'installation de la ubuntu linux 5.04

Les logiciels fournis sont (version d’origine, puis version ultime disponible sur les dépots officiels le cas échéant) :

L’installation nue pèse environ 2 Go. A comparer au 1,8 Go de la version 4.10. Qui a dit prise d’enbompoint ? 😉

taille installée de la Hoary Hedgehhog

Comme pour la Warty Warthog, l’installation et la configuration de départ sont essentiellement textuelle. Une énorme modification est le passage de XFree à Xorg (le 6.8.2 à l’époque).

Cette version est un peu moins basique, plus complète que sa précédente incarnation. Synaptic s’améliore et le fond d’écran est franchement « space » 😉

Synaptic et le fond d'écran spécifique de la ubuntu linux 5.04

Ci joint les 2 firefox disponibles sous la Hoary Hedgehog. D’abord le 1.0.2 (fournie à l’origine), puis le 1.0.8.

Le premier firefox fourni avec Ubuntu Linux 5.04

L'ultime version de Firefox pour Ubuntu Linux 5.04

Un peu d’histoire des versions d’Ubuntu – La 4.10 alias Warty Warthog

Alors que la version RC de la Ubuntu Gutsy Gibbon vient de sortir, j’ai eu envie de faire une série de billets sur les versions « historique » de la distribution. A tout seigneur, tout honneur, la première, sortie en octobre 2004.

En octobre 2004, Ubuntu Linux connait sa première version, la 4.10 alias Warty Warthog, qu’on peut traduire par Phacochère Variqueux… Déjà des noms de codes assez « étrange », tradition qui a bien été continuée par la suite 😉

Pour les tests, j’utilise un VMWare Server 1.0.4 installé « manuellement » sur ma Ubuntu Linux Gutsy Gibbon AMD64. Pour cette version, j’ai utilisé l’image 32 bits de la distribution.

A l’époque, il existe deux images, une qui permet l’installation, et l’autre qui est uniquement un live CD. L’installation est assez rapide, la première partie étant bouclée en une dizaine de minutes – sempron 3100+ / 1 Go dont 512 accordés à la machine virtuelle.

L’installation est en mode texte, assez rudimentaire.

Les mises à jour se font « normalement » dans la deuxième partie de l’installation. J’ai été obligé de les faire post installation, à cause de la fin du support de cette version depuis près d’un an et demi environ. Ce point est faisable grace au dépot disponible ici :  http://old-releases.ubuntu.com/ubuntu/dists/

Les logiciels fournis sont (version d’origine, puis version ultime disponible sur les dépots officiels le cas échéant) :

L’installation nue pèse environ 1,8 Go. Mais nombre d’outils sont disponibles comme sur toute distribution linux qui se respecte.

un petit df -h sous une warty warthog fraichement installée et mise à jour.

Sur cette première version, le démarrage est entièrement en mode texte. Et on est obligé de configurer pas mal de choses à la main au premier démarrage : fuseau horaire, compte utilisateur, la configuration de X entre autres chose.

Le son de démarrage est cristallin, et le son de fermeture de session fait penser au son qu’on obtient lorsque l’on arrive au gestionnaire de connexion. Les couleurs sont dans les marrons…chocolat (!!!), et le logo gnome n’est pas encore remplacé par le logo tricolore dans la barre de menu. L’écran de connexion est assez classique, et le logo de démarrage assez « sec ». Mais est-ce le plus important ?

Cette version est assez basique, mais au moins, elle était bien utilisable, à l’époque, il y a déjà 3 ans de cela. Comme le temps passe vite 😉

Allez, pour les nostalgiques. Firefox 0.9.3, puis 1.0.8 :

Firefox 0.9.3 sous Warty Warthog

Firefox 1.0.8 sous Warty Warthog

En attendant la sortie de la version Release Candidate d’Ubuntu Linux Gutsy Gibbon

Un petit point sur la ubuntu linux Gutsy Gibbon (alias 7.10) en attendant la version RC qui sortira d’ici quelques heures.

Depuis le dernier billet, un nouveau noyau a été mis en ligne,  le support du flash pour AMD64 a été amélioré,  et surtout l’un des bugs graphiques ennuyeux – quand Compiz Fusion est utilisé – (le panneau du bas qui n’apparaissait qu’après un clic de souris) est enfin corrigé 🙂

La version RC risque d’être intéressante à installer, en espérant que le bug du son qui manque en fin de session ne soit plus bientôt qu’un mauvais souvenir