Au moins, sauf contre ordre, pas de Shiretoko Alpha 3 ;)

Selon ce compte rendu de la Fondation Mozilla, le code de la version béta1 de Firefox 3.1 (connu sous le nom de code Shiretoko) est prévu pour être gelé le 9 septembre prochain. En ce qui concerne la version alpha2, selon ce billet du Firefox Extension Guru’s Blog, la sortie de la version alpha2 est prévue pour le 11 septembre.

En tout cas, il est certain d’une chose : il n’y aura pas d’alpha3. J’utilise une version de développement officielle pour rédiger ce billet, comme le prouve la capture d’écran :

Une préversion béta1 de Shiretoko sous Ubuntu Linux

Voir le bogue 452778 pour suivre la sortie de la version alpha2.

gNewSense 2.1 : vraiment libre ? ;)

Derrière ce titre polémique se cache le test de la dernière gNewSense en date : la version 2.1. Cette distribution dérivée de la Ubuntu 8.04 LTS se veut libre des pilotes propriétaires et de tout ce qui n’est pas libre, au sens développé par la Free Software Foundation. J’avais déjà testé une version au moins d’avril dernier.

Parmis les nouveautés agréables de cette distribution qui n’a pas encore de version 64 bits, un écran de démarrage comme celui des distributions classiques. J’ai utilisé une machine virtuelle kvm avec les lignes de commandes habituelles :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f raw gnew.img 32G
Formatting 'gnew.img', fmt=raw, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda gnew.img -k fr -localtime -soundhw es1370 -usb -cdrom gnewsense-livecd-deltah-2.1.iso -boot d &

Ecran de démarrage de gNewSense 2.0

Après une installation simplissime, et avoir trafiqué le fichier xorg.conf pour avoir une résolution 1024×768 à la place d’une résolution 1280×800, j’ai un environnement aux jolis tons bleutés.

Pas de Mozilla Firefox, mais un Epiphany renommé WebBrowser.

epiphany-2.22.2 sous gNewSense

Il semblerait que gNewSense ait « virer sa cutie » et propose des logiciels utilisant Mono, implémentation libre du .net framework de Microsoft qui est tout sauf une technologie libre de tout brevet. Ce qui ne donne pas franchement envie d’utiliser une telle technologie, surtout avec le passé remplis de cadavre de la firme de Redmond (Netscape, OS/2, Wordperfect, Lotus-1.2.3 etc…)

F-spot, logiciel en mono sous gNewSense

Qui nous piquait déjà une crise pour un simple logo dans Mozilla Firefox ? 🙂

Comme dans mon précédent article, flash est remplacé par Swfdec, et Java par IcedTea.

flash à l'action sous gNewSense

java sous gNewSense

Que dire pour conclure : que gNewSense semble enfin être utilisable par des personnes qui sont des fanatiques du logiciel libre, mais vraiment les fanatiques de chez fanatiques 🙂

Tracemonkey has landed.

Derrière ce détournement d’une phrase célèbre prononcée en 1969 – wikipedia est votre ami – le compilateur JIT pour le module javascript que j’évoquais hier vient d’arriver sur le code de développement du tronc de Shiretoko, dont la version alpha2 est prévue pour bientôt.

En effet, ce matin, réveillé à 4 h 30 par mon chiot labrador de 9 mois, j’ai allumé l’ordinateur tout en sirotant mon thé. Et après le duo habituel hg --verbose pull ; hg --verbose update pour mettre à jour le code source, j’ai pu lire ceci :


pulling from http://hg.mozilla.org/mozilla-central/
searching for changes
adding changesets
adding manifests
adding file changes
added 1167 changesets with 2340 changes to 146 files

Quoique l’arrivée du code n’est pas encore super bonne. Après une tentative de compilation avortée, j’ai viré le répertoire de compilation, et relancé la dite compilation. Mais il semble y avoir un léger problème au niveau du fichier libxul.so… 🙁


../../staticlib/components/libgklayout.a(nsCanvasRenderingContext2D.o): In function `nsCanvasRenderingContext2D::PutImageData()':
nsCanvasRenderingContext2D.cpp:(.text+0x4165): undefined reference to `js_ArrayToJSUint8Buffer'
/usr/bin/ld: ../../staticlib/components/libgklayout.a(nsCanvasRenderingContext2D.o): relocation R_X86_64_PC32 against `js_ArrayToJSUint8Buffer' can not be used when making a shared object; recompile with -fPIC
/usr/bin/ld: final link failed: Bad value
collect2: ld a retourné 1 code d'état d'exécution
make[4]: *** [libxul.so] Erreur 1
make[4]: quittant le répertoire « /home/fred/logs/fox/src/objdir-fx/toolkit/library »
make[3]: *** [libs_tier_toolkit] Erreur 2
make[3]: quittant le répertoire « /home/fred/logs/fox/src/objdir-fx »
make[2]: *** [tier_toolkit] Erreur 2
make[2]: quittant le répertoire « /home/fred/logs/fox/src/objdir-fx »
make[1]: *** [default] Erreur 2
make[1]: quittant le répertoire « /home/fred/logs/fox/src/objdir-fx »
make: *** [build] Erreur 2

Bref, c’est pas encore cela… Je sens que je vais ouvrir un petit bogue malgré la tentative pour que la compilation se fasse en code 64 bits, si j’en crois cette révision rajoutée récemment


author David Anderson
Thu Aug 21 18:07:26 2008 -0700 (at Thu Aug 21 18:07:26 2008 -0700)
changeset 18331 7098e0020929
parent 18330 91fe6b5784bd
Fixed x86_64 build issue (accidentally trying to build 32-bit nanojit).

J’ai rapporté le bogue 451669. On verra bien 😉

Euh, après une petite recherche, il semblerait que le bogue 451242 soit responsable ici… Oups 😉

Shiretoko : le port pour QT est fusionné.

Il y a une dizaine de jours, je vous parlais du retour du support du toolkit QT pour le code de développement de Shiretoko.

C’est maintenant officiel. Le bogue 448989 vient d’être fermé comme corrigé. Le titre est assez clair :

Merge mozilla-qt branch into mozilla-central ce qui donne traduit : « Fusionner la branche mozilla-qt dans mozilla-central ».

Désormais, il sera possible – même si le port est assez brut de décoffrage de compiler le code source en utilisant le toolkit Qt à la place du toolkit GTK.

Une bonne nouvelle pour les personnes qui ne jurent que par KDE et qui trouve konqueror un peu trop limité par rapport à Gecko ou Webkit.

Sortie de WordPress 2.6.1

Aujourd’hui est sortie une version de maintenance de WordPress, la version 2.6.1.

Au menu des nouveautés :

  • Un meilleur support pour les langues qui s’écrivent de droite à gauche (hébreu, langues arabes entre autre)
  • Un bogue mystérieux lié à gettext a mordu la poussière.
  • Les utilisateurs du serveur Microsoft IIS voient les problèmes de permaliens résolus.
  • Les utilisateurs d’Internet Explorer auront moins de problèmes avec l’insertion d’image.
  • WordPress répond mieux pour les utilisateurs qui ont des extensions nombreuses.

En tout une grosse soixantaine de bogues ont été corrigés, en attendant la version majeure 2.7 qui pointera le bout de son nez vers le 10 novembre prochain.

Deux astuces en ligne de commande bien pratique.

J’ai toujours considéré que pour certaines choses, la ligne de commande était plus que supérieure à l’interface graphique. Il est vrai que mon premier ordinateur n’avait pas d’interface graphique pour interagir avec l’utilisateur 😉

Voici deux exemples qui prouvent la puissance de la ligne de commande.

Continuer la lecture de « Deux astuces en ligne de commande bien pratique. »

Vrac’ons librement et rapidement ;)

Un « en vrac » rapide consacré au logiciel libre :

  • Sortie de la version alpha2 de Shredder : pas mal de nouveautés dont une meilleure intégration dans MacOS-X, support IMAP amélioré, filtre antispam amélioré. Pour une liste des bogues corrigés, il suffit d’aller sur le Rumbling Edge.
  • Firefox 3.0.2 et 2.0.0.17 sont prévus pour les environs du 3 septembre, dixit le Firefox Extension Guru’s Blog.
  • OpenArena basé sur le code source de Quake 3 Arena est en version 0.80. Et cerise sur le gateau, un exécutable AMD64 pour linux existe 😉
  • La 3ième RC du noyau linux 2.6.27 vient de sortir. Et selon Linus, le pilote ath9k a été rajouté dans le code du noyau. Dommage que cela ne concerne pas mon circuit wifi atheros 5007eg 🙁
  • WordPress 2.6.1 béta2 est disponible. Pour tout dire, n’ayant vu aucun bug dans la version 2.6.0, je ne sais pas si je n’attendrais pas la version 2.7.0 avant une nouvelle migration du logiciel.

ZenWalk 5.2 « Gnome Edition » : un petit tour du « propriétaire »

La ZenWalk est dérivé de la distribution slackware, tout en incluant des paquets assez récent. Bien qu’utilisant principalement l’environnement Xfce, une version utilisant l’environnement gnome est disponible. Du moins, en version béta 😉

Ayant téléchargé l’image ISO, j’ai créé une machine virtuelle et comme la distribution est assez légère, je ne lui ai donné que 16GiO de disque. Et avec une mémoire vive de 768 Mo, j’ai donc utilisé la ligne de commande suivante :


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f raw zenw.img 16GFormatting 'zenw.img', fmt=raw, size=16777216 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda zenw.img -k fr -localtime -soundhw all -cdrom zenwalk-gnome-5.2beta.iso -boot d &

L’installation se fait en mode semi-graphique, dans un anglais assez simple, et le tout est assez automatisé. J’ai pu noté que le formatage des partitions d’installation (une / et une /home) utilise le format xfs au lieu du classique ext3fs.

Après l’installation des paquets, l’ajout de l’utilisateur et le support du circuit son sont effectués au premier redémarrage. Ensuite, on arrive sur un écran de connexion tout ce qu’il y a de plus classique.

écran de connexion de la Zenwalk 5.2 gnome edition

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Le hold up planétaire : 10 ans après – suite et fin

Voici donc la dernière partie des articles consacrés au « Hold-up planétaire », avec 10 années de recul. Texte qui n’a pas trop mal vieilli dans l’ensemble.

Commençons avec un certain Microsoft Windows NT4… Et sur les différences entre la version Serveur et client de base…

Page 78 :

« […]Pour comprendre à quel point la notion de prix est artificielle dans le monde Microsoft, il n’y a pas mieux que le cas d’école du système d’exploitation WindowsNT. La firme commercialise deux versions de WindowsNT : l’une, NT Workstation, pour les stations de travail (c’est-à-dire la machine client, qui reçoit l’information) vendue environ 2 000 francs. L’autre, NT Server, pour les serveurs (la machine qui diffuse l’information), vendue 6 000 francs. Cette dernière contient en outre une série de logiciels supplémentaires pour serveurs comme Internet Information Server, que Microsoft proclame être « gratuits ».
Or, que constate-t-on quand on regarde ce que contiennent vraiment les CD-Rom ? Si on enlève tout ce qui est artificiellement « gratuit », les deux programmes ont exactement les mêmes lignes de code… à quelques bits près. Il s’agit d’une entrée dans la base des registres qui contient « Workstation » ou « Server », plus un autre petit bit, bien caché, pour compliquer la tâche aux petits malins qui souhaiteraient épargner les quelque 4 000 francs de différence de prix.
Conclusion : si Microsoft dit vrai, c’est-à-dire que tous les logiciels compris dans NT Server (IIS, etc.) sont gratuits, alors ces deux petites clefs occupant quelques bits, sont facturées… 4 000 francs. Difficile, alors, de se débarrasser de la très désagréable sensation d’avoir été non seulement bernés, mais aussi arnaqués.[…] »

Affaire qui fit grand bruit à l’époque… Et certains utilisateurs ont préféré acheter la version serveur de Windows Vista pour en faire une utilisation « bureau »

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Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 3

Troisième partie de cet article consacré à un bilan du « Hold Up planétaire » de Roberto Di Cosmo.

Continuons avec un sujet motif à facheries, les virus…

Pages 48 et 49 :

« Sans aucun doute. On peut certes, de temps à autre, être victime de virus dans le monde Unix. Mais ils n’ont accès qu’aux fichiers sur lesquels moi, utilisateur, j’ai le droit d’écrire… pas aux données des parents ou collègues avec lesquels je partage la machine ; et en aucun cas aux applications ou composantes sensibles du disque. Donc, sauf s’il existe dans le système une porte d’entrée qui n’avait pas été détectée, ces virus ne peuvent pas causer trop de ravages. Et les défauts de sécurité, dans le monde Unix, sont rapidement corrigés. Du coup, les pirates trouvent beaucoup moins amusant de créer de nouveaux virus…
Par contre, dans le monde DOS/Windows, ainsi d’ailleurs que dans le monde Macintosh, un virus est un programme comme les autres. Il n’exploite pas de bugs ; il se base simplement sur le fait que tout le monde — y compris lui — a le droit de toucher au système d’exploitation. Alors, il peut modifier le système, en sorte que chacune de vos initiatives, par exemple ouvrir un fichier, ait pour effet de réaliser trente-six copies de lui-même. Et, en plus, il peut causer au système des dommages vitaux : modifier vos données, altérer la façon dont fonctionnent vos applications, effacer entièrement votre disque dur, etc. »

Outre le fait que Mac soit maintenant basé sur un unix, le reste de la tirade est toujours aussi vraie. En rajoutant au passage espiogiciels et autres saloperies de ce style.

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Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 2

Suite de l’article précédent concernant « Le Hold-Up planétaire » de Roberto Di Cosmo.

Comme pour le précédent article, je cite des morceaux du texte en les éclairant avec 10 ans de recul. Et la suite commence de manière assez « hard »

Page 38 :

« […]Or, Microsoft se contente souvent de vendre la version bêta comme un produit final. Windows 3.0, par exemple, était pratiquement inutilisable : il fallait tout le temps redémarrer — en jargon informatique rebooter — sa machine. Et il était très difficile d’imprimer. Une honte ! Alors, Microsoft a corrigé les bugs et sorti Windows 3.1… que les utilisateurs ont, bien sûr, dû acheter à nouveau. L’éditeur de Seattle utilise ainsi très habilement ses dizaines de millions de clients de par le monde comme autant de bêta-testeurs. Et, en plus, il a l’aplomb de les faire
payer pour ce « privilège » ! D’ailleurs, cela continue : la version bêta de Windows 98, disponible au printemps dernier à certains salons informatiques, coûtait 30 dollars. Qu’on fasse payer une version bêta inutilisable, c’est du jamais vu dans l’industrie du software ![…] »

Doit-on rajouter avec le recul du temps un certain Windows Millenium ou plus récemment un certain Windows Vista et de son bug qui rendait la copie de fichiers atrocement lente ?

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Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 1

Je ne prétends pas avoir la culture de Roberto Di Cosmo, mais il me semble intéressant de faire le point sur cette oeuvre phare sur l’informatique personnelle et l’envie de Microsoft d’en faire son jardin. Le texte est récupérable sans aucun problème à cette adresse : http://www.pps.jussieu.fr/~dicosmo/HoldUp/

Je me contenterais de quelques remarques sur quelques points cruciaux évoqués par Roberto Di Cosmo, et de voir les différences 10 ans après. Il faut se souvenir quand le texte est sorti, MS-Windows 98 venait de sortir.

Continuer la lecture de « Le hold up planétaire : 10 ans après – partie 1 »

Vers Syllable 0.6.6.

En mars dernier, j’avais testé Syllable 0.6.5. La sortie d’une version de développement qui deviendra la 0.6.6 en temps.

Pour tester cette version, j’ai créé une machine virtuelle avec 8 Go de disque.

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 syl.img 8G
Formatting 'syl.img', fmt=qcow2, size=8388608 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda syl.img -k fr -localtime -soundhw all -cdrom SyllableDesktop-0.6.6-20080803.i586.iso -boot d &

L’installation est similaire à celle déjà abordé dans le précédent billet, et l’OS semble largement plus utilisable. La configuration du réseau se résume à l’activation du serveur DHCP.

Configuration du DHCP sous Syllable 0.6.6

La localisation en français bien qu’imparfaite est très facile à mettre en route.

Ajout d'une localisation dans Syllable 0.6.6

De même pour l’ajout d’un utilisateur avec son mot de passe.

Ajout d'un utilisateur sous Syllable 0.6.6

Mot de passe pour un nouvel utilisateur sous Syllable 0.6.6

Un nouveau navigateur Web, connu sous le nom de Webster utilisant Webkit est disponible. Bien que ce soit apparemment une vieille version ou alors l’intégration est encore en cours. Car le test acid3 n’offre qu’un résultat de 66 / 100. Mais le rendu est agréable à voir.

66 / 100 pour Webster sous Syllable 0.6.6

Ce qui ressort de ce test rapide : rapidité de démarrage, d’utilisation, souplesse, facilité de configuration. Bref, que du bonheur. Un grand OS en devenir !

Et si le logiciel libre était répulsif à cause de la liberté de choix qu’il propose ?

Chaque année depuis 1998, on nous promet que ce sera l’année de l’envol pour Linux version bureau. Et chaque année, de repousser cet avènement à l’année suivante.

Si un OS alternatif à Windows commence à lui tailler des croupières, c’est bien le bon vieux Mac, qui s’est offert avec MacOS-X dans les années 2001 une cure de jeunesse bienvenue à un MacOS mis à jour constamment depuis ses premières versions datant de 1984…

Cependant, la répartition est toujours du genre : 95% de Windows (grace à la vente liée et à la création d’un marché captif par la facilité de pirater Windows), 4% de MacOS-X, et 1% pour Linux et autres OS libre.

Une des raisons du succès de Windows, c’est d’offrir du « pré-maché », même s’il faut rajouter sur un windows – quelque soit sa génération – au minimum un duo anti-virus et anti-espiogiciel. Ce dernier ayant pris de l’importance depuis une bonne demi-douzaine d’années environ.

Si on regarde un windows typique, tout est « prémaché » pour l’utilisateur :

  • Pour la navigation internet : Internet Explorer.
  • Pour la lecture des fichiers multimédia : Windows Media Player
  • Pour le courrier : Outlook Express devenu Windows Mail sous Windows Vista

Même si ce sont des outils loin d’être parfaits, ils forment une limite basse de qualité. Il suffit de comparer la qualité du rendu ou du niveau de support des normes internationales en matières de pages internet que propose la concurrence à Internet Explorer, en l’occurence les navigateurs basés sur Gecko, sur Webkit ou encore le navigateur Opera. IE est à chaque fois battu à plate couture.

L’ignorance de l’existance de la concurrence et / ou le codage des pages ont permis à IE de conserver un niveau de parts de marché de 75% environ en Europe. Soit une chute de 20 points en l’espace de 4 ans.

Ce qui est vrai pour IE, l’est aussi pour les autres outils que fournit Microsoft, comme le montre la liste aussi longue que le bras de paquets de codecs pour Windows Media Player ou encore le nombre de clients courriers pour Windows : Mozilla Thunderbird, The Bat!, Claws Mail, etc…

Malgré les défauts souvent énormes, Windows et les logiciels Microsoft conservent leur place de logiciels étalons.

Prenons le monde du logiciel libre. Pour chaque tache, il suffit de voir que le nombre d’outils de trois, voire plus.

Par exemple, pour naviguer sur internet, l’on a le choix entre des navigateurs utilisant Gecko (Mozilla Firefox, Epiphany jusqu’à ses versions 2.22.x), Konqueror utilisant KHTML qui serait remplacé à terme par Webkit, Midori (utilisant Webkit, le coeur de Safari d’Apple), Opera.

On veut lire un fichier multimédia ? VideoLanClient, Mplayer, Totem sont proposés.

Du traitement de texte ? OpenOffice.org Writer, Abiword, Kword sont disponibles.

Du tableur ? OpenOffice.org Calc, Gnumeric, Kspread sont disponibles.

Et contrairement à Windows, l’interface graphique n’est pas autant figé. On peut choisir entre :

Si on veut du plus léger ? Les gestionnaires de fenêtres sont alors très nombreux : fvwm, fluxbox, openbox, windowmaker, etc…

Et que dire du choix des distributions ? On peut tout choisir dans le monde libre. C’est peut-être donc ce choix hypertrophié fait peur aux personnes qui veulent quelque chose de louable : quelque chose qui fonctionne sans que l’on se pose de question, mettant aux toilettes un point primordial : c’est au logiciel de s’adapter à l’utilisateur et non l’utilisateur à s’adopter au logiciel.

Debian 5.0 alias Lenny… Deuxième reprise ;)

Au mois de mai dernier, j’avais fait un tour rapide de la Debian Lenny. Maintenant que la version finale de Lenny approche à grand pas – elle est prévue pour septembre ou octobre prochain – j’ai téléchargé une version de développement récente (image iso datée du 21 juillet) pour voir ce que donne cette version 5.0 de la distribution Debian.

Je passe sur les détails techniques de la machine virtuelle qui sont toujours les mêmes. J’ai utilisé le nouvel installateur graphique en version « graphique expert ».

Lancement de l'installation de la Debian Lenny en mode graphique expert

Après avoir choisi le français, l’installation est très simple, et se résume à une série de saisie d’informations et de presse bouton qui donne un coté « simple » à cette opération d’une complexité non dissimulée 😉

Notons qu’un noyau 2.6.25 est proposé à l’installation. Un noyau aussi récent pour une debian, cela dépote 😉

Noyau 2.6.25 sous Debian Lenny

Notons aussi que Grub 2 est proposé par l’installateur. Bien qu’encore expérimental, j’ai décidé pour cette machine virtuelle d’installer cette version.

Grub ou grub 2 ?

L’écran de démarrage graphique est du plus bel effet et donne un coté jeune à la Debian.

Grub 2 en action

Une fois l’installation terminée, une vingtaine de mises à jour sont proposée, dont OpenOffice.org 2.4.1. La version débianisée de Firefox, le dénommé IceWeasel est toujours en version 3.0, et que Gnome est en version 2.22.3.

Iceweasel et Gnome 2.22.3 sous Debian Lenny

Le seul gros problème, c’est que la résolution de X est trop faible.

J’ai donc du modifier le fichier /etc/X11/xorg.conf et modifier les sections Device, Monitor et Screen pour avoir quelque chose de potable : du 1024×768…

Section « Device »
Identifier    « Configured Video Device »
Driver        « cirrus »
EndSection

Section « Monitor »
Identifier    « Configured Monitor »
HorizSync    30-70
VertRefresh    50-160
EndSection

Section « Screen »
Identifier    « Default Screen »
Monitor        « Configured Monitor »
Device        « Configured Video Device »
Device        « Configured Video Device »
DefaultDepth    24
SubSection « Display »
Depth    24
Modes    « 1024×768 » « 800×600 » « 640×480 »
EndSubSection
EndSection

Mis à part ce bogue, la debian lenny s’annonce sous les meilleures auspices. J’attends avec impatience la version finale de cette distribution pour peut-être y migrer, ou l’installer sur un PC fixe qui n’a pas besoin des derniers logiciels en date 😉