Installons et utilisons une Fedora 13 sans la moindre ligne de commande. Ou GNU/Linux pour Madame Michu…

Une idée reçue veut qu’une distribution linux passe par l’utilisation forcée de la ligne de commande (horreur suprême, quoique quand on voit le calvaire d’installation de logiciels sous Windows, hein… )

C’est ce qu’on pourrait appeller le syndrome de Mme Michu (désolé pour les personnes portant ce patronyme avec cette écriture, qui ne serait que 3 en France, si on en croit les Pages Blanches) qui ne veut pas se prendre la tête à apprendre à utiliser un ordinateur. Comme disait JM Morandini dans la préface de son deuxième livre, « L’enfer du décor » :

[…]
De vous, je sais que vous êtes la fameuse ménagère de moins de 50 ans. Celle que courtisent tous les publicitaires et que tous les producteurs et animateurs rêvent de conquérir. Selon les statistiques vous êtes 10,5 millions de Françaises agées de vingt-cinq à cinquante ans qui décidez des achats de votre foyer. Plus de 10 millions de Madame Michu.
[…]

Bref, les seules lignes de commande concerne le lancement de la machine virtuelle habituelle :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Fedora-13-x86_64-Live.iso -usb -boot d &

J’ai donc décidé de montrer qu’on pouvait installer une distribution GNU/Linux (la Fedora 13), la mettre à jour et la personnaliser sans la moindre ligne de commande.

L’installateur, avec les options par défaut. Le seul moment où le clavier est utilisé, c’est pour entrer le mot de passe administrateur et la création d’un compte utilisateur.

Il est vrai que pour Madame Michu, lui faire comprendre qu’un utilisateur de base ne doit pas avoir la possibilité de faire tout et n’importe quoi doit dépasser son niveau de compréhension…

Les mises à jours et autres correctifs se passent en mode graphique, même si deux vagues de mises à jour sont nécessaires.

Il est vrai que pour Madame Michu, lui faire comprendre qu’un logiciel est un outil vivant qui est modifié constamment et qui doit être mis à jour doit dépasser son niveau de compréhension…

Continuer la lecture de « Installons et utilisons une Fedora 13 sans la moindre ligne de commande. Ou GNU/Linux pour Madame Michu… »

Frugalware 1.3rc1 64 bits… Où comment j’ai encore trouvé un petit bug à la c**.

Etant donné l’absence d’images ISO 64 bits pour les préversions de chaque Frugalware Linux, je suis passé par un contournement classique : une installation minimale avec la version stable, puis passage en current pour avoir une version récente utilisable.

J’ai donc récupéré avec wget l’image d’installation en ligne de la Frugalware Linux 1.2 pour processeur x86_64.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-1.2-iso/frugalware-1.2-x86_64-net.iso
–2010-08-01 13:25:26– http://www7.frugalware.org/pub/frugalware/frugalware-1.2-iso/frugalware-1.2-x86_64-net.iso
Résolution de www7.frugalware.org… 88.191.250.131
Connexion vers www7.frugalware.org|88.191.250.131|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 64839680 (62M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «frugalware-1.2-x86_64-net.iso»

100%[======================================>] 64 839 680 2,31M/s ds 28s

2010-08-01 13:25:54 (2,22 MB/s) – «frugalware-1.2-x86_64-net.iso» sauvegardé [64839680/64839680]

Puis j’ai créé mon environnement habituel de test : qemu avec 1500 MiO de mémoire vive, 32 GiO de disque virtuel.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw frug.img 32G
Formatting 'frug.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda frug.img -cdrom frugalware-1.2-x86_64-net.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 est un raccourci pour :


alias kvm64='qemu-system-x86_64 -enable-kvm -localtime -soundhw all -k fr -m 1500 -net user -net nic,model=rtl8139'

Coté installation, j’ai utilisé le partionnement habituel :

Ensuite, j’ai installé le minimum.

L’installation se déroule sans problème. Une fois l’installation terminée, c’est à ce moment précis que j’ai eu droit à un vilain bug.

Toute tentative de mise à jour me mettait le système en l’air. Après en avoir discuté avec un des principaux codeurs de la Frugalware Linux, il s’avère que c’est l’absence d’une dépendance dans libarchive qui mettait tout en l’air !

D’ailleurs, des notes de pré-publication concernant le passage de la Frugalware Linux 1.2 vers la 1.3 indique la marche à suivre concernant pacman

Tout est résumé techniquement dans ce message de la liste de publipostage de la Frugalware Linux.

Ensuite, j’ai suivi le tutoriel de post-installation. Tutoriel en cours de révision, histoire de prendre en compte le nouvel Xorg entre autre.

Donc, en attendant, il faut penser à rajouter :


xorg-server
xf86-video-cirrus

pour avoir un xorg fonctionnel dans qemu. Sans oublier pour avoir la bonne résolution, le fichier 50-monitor.conf comme je l’avais déjà expliqué dans un ancien article : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=3922

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De retour en vrac’ :)

Je suis de retour, officiellement, même si j’ai posté quelques billets durant ma période de « repos » officielle.

Il faut dire qu’un déménagement, cela pompe de l’énergie. Et ce qui est le plus ennuyeux, c’est la durée pour transférer une ligne internet d’un point à un autre d’une même ville.

Bref, voici un petit en vrac’ rapide et libre pour reprendre les bonnes habitudes.

  • Fossunet ferme à cause – censure d’une dizaine de jurons bien pensés – de spammeurs… La solution proposée ? GNewBook. A voir 😉

Fin de fossunet :(

C’est tout pour aujourd’hui. J’ai encore des cartons à déballer 🙁

Sabayon Linux 5.3 édition Xfce : tout en légèreté ;)

J’avais déjà parlé (et pas qu’en bien) de la version 5.1 de la Sabayon Linux édition Gnome.

Ayant lu sur distrowatch qu’une édition avec Xfce était disponible pour Sabayon, je l’ai téléchargé.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c ftp://ftp.nluug.nl/pub/os/Linux/distr/sabayonlinux/iso/Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso
–2010-07-21 07:39:27– ftp://ftp.nluug.nl/pub/os/Linux/distr/sabayonlinux/iso/Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso
=> «Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso»
Résolution de ftp.nluug.nl… 192.87.102.42, 192.87.102.43, 2001:610:1:80aa:192:87:102:43, …
Connexion vers ftp.nluug.nl|192.87.102.42|:21…connecté.
Ouverture de session en anonymous…Session établie!
==> SYST … complété. ==> PWD … complété.
==> TYPE I … complété. ==> CWD (1) /pub/os/Linux/distr/sabayonlinux/iso … complété.
==> SIZE Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso … 695560192
==> PASV … complété. ==> RETR Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso … complété.
Longueur: 695560192 (663M) (non certifiée)

100%[======================================>] 695 560 192 535K/s ds 18m 2s

2010-07-21 07:57:30 (628 KB/s) – «Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso» sauvegardé [695560192]

La distribution tient sur un CD. Autant dire qu’elle doit être assez légère sur le plan des logiciels installés. J’ai donc lancé l’installation dans la machine virtuelle habituelle :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Sabayon_Linux_5.3_amd64_XFCE.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 correspond à :


alias kvm64='qemu-system-x86_64 -enable-kvm -localtime -soundhw all -k fr -m 1500 -net user -net nic,model=rtl8139'

L’outil d’installation n’est autre qu’Anaconda, autant dire que l’installation se fait « nasodigitalement » 😉

Continuer la lecture de « Sabayon Linux 5.3 édition Xfce : tout en légèreté 😉 »

Ah, les RMLL 2010 :)

Ok, j’avais promis de ne rien poster, mais quand même, les RMLL 2010, cela valait la peine d’y aller.

Arrivé en fin de matinée à l’université de Bordeaux I qui accueillait cette année les RMLL, j’ai visité plusieurs stands : ceux de l’April (où j’ai gagné un badge), celui de Mozilla Europe, de la FSF Europe (un t-shirt GPL v3 + le mug pour la somme de 26 €… Bon, mais les deux valaient la peine), de Framasoft, de Fedora, d’Enlightenment France, de FreeBSD, de Wikipedia, la quadrature du net, et sans oublier un stand où j’ai été gentiment chambré, celui d’Archlinux.fr

Pris en photo par Gyo (avec la casquette) avec un autre archlinuxien (d’ailleurs, petit appel à Gyo, tu pourrais m’envoyer la photo ? merci !) j’ai pu aussi rencontrer d’autres libristes qui m’ont reconnu alors que je ne pensais pas l’être aussi facilement.

J’ai eu aussi le plaisir de rencontrer Kooda (désolé pour la photo, mais j’ai été torturé par exceed sur #frugalware.fr pour la poster).

Ce que j’ai retiré de cette manifestation, c’est que le stéréotype du geek barbu à longs cheveux et discutant de sujet informatique pointu a encore de longs jours devant lui. Et aussi des t-shirts dont certains étaient pas mal : comme des t-shirts debian avec dessus un petit :

apt-get install anarchism

Sur un stand, j’ai pu acheté de la musique Libre, proposée par Culture Libre sur le stand du groupe qui organisera l’édition 2011 des RMLL, à Strasbourg. Il s’agit de la compilation « Renversement », 17 titres entièrement sous licence Art Libre.

J’ai pu aussi découvrir le clavier bépo, qui est assez étrange, surtout pour la disposition des touches. Le contact un peu satiné avec le clavier m’a donné envie de découvrir cette disposition différente, même si le clavier n’est pas franchement donné (quelque chose comme 80 €).

J’ai bien aimé aussi le parapluie Debian sur leur stand.

Cependant, ce que j’ai un peu moins apprécié – même si c’est mérité parfois – c’est des critiques sur le stand Ubuntu-fr, qui dixit un participant : « eux, c’est du commerce, rien d’autre ».

Il faut dire que tout était payant sur leur stand, même le badge à épingle de base…

Pour finir, voici une photo des goodies que j’ai pu acquérir lors de mon passage aux RMLL de Bordeaux :

  • Un mug de la FSF europe
  • Un t-shirt gpl v3
  • Une dragonne Mozilla Firefox
  • Des badges April, mozilla firefox, mozilla test pilot
  • Des autocollants Dogmazic et Quadrature du net
  • Un écusson Archlinux pour ma machine

J’espère au moins que je pourrais passer une journée l’année prochaine aux RMLL de Strasbourg, cela me ferait plaisir.

Bon, je retourne en hibernation, en laissant les commentaires ouverts sur cet article, même si la modération sera en mode plus que ralenti 🙂

En vrac’ rapide plus ou moins libre ;)

Un petit vrac’ de liens que j’avais envie de faire en ce chaud et dernier jour de Juin 2010.

C’est tout pour aujourd’hui 😉

Mozilla Firefox 4.0 béta 1 pour bientôt ?

Comme chaque matin, j’ai fait recompiler à ma machine un code source de développement de Mozilla Firefox (alias Minefield) mis à jour… Et le numéro de version est assez intéressant…

Oui, c’est bien :

Build identifier: Mozilla/5.0 (X11; U; Linux x86_64; en-US; rv:2.0b2pre) Gecko/20100629 Minefield/4.0b2pre

Autant dire que la version 4.0 béta1 va bientôt arriver. Donc, voici les tests g33k habituels : acid3, html5test et v8 pour tester la vitesse de l’interprétation de JavaScript.

Pour le dernier test, il faut savoir que mon ordinateur est équipé d’un AthlonX2 II 215, dont voici les infos via cat /proc/cpuinfo :

[fred@fredo-arch ~]$ cat /proc/cpuinfo
processor : 0
vendor_id : AuthenticAMD
cpu family : 16
model : 6
model name : AMD Athlon(tm) II X2 215 Processor
stepping : 2
cpu MHz : 800.000
cache size : 512 KB
physical id : 0
siblings : 2
core id : 0
cpu cores : 2
apicid : 0
initial apicid : 0
fpu : yes
fpu_exception : yes
cpuid level : 5
wp : yes
flags : fpu vme de pse tsc msr pae mce cx8 apic sep mtrr pge mca cmov pat pse36 clflush mmx fxsr sse sse2 ht syscall nx mmxext fxsr_opt pdpe1gb rdtscp lm 3dnowext 3dnow constant_tsc rep_good nonstop_tsc extd_apicid pni monitor cx16 popcnt lahf_lm cmp_legacy svm extapic cr8_legacy abm sse4a misalignsse 3dnowprefetch osvw ibs skinit wdt npt lbrv svm_lock nrip_save
bogomips : 5426.71
TLB size : 1024 4K pages
clflush size : 64
cache_alignment : 64
address sizes : 48 bits physical, 48 bits virtual
power management: ts ttp tm stc 100mhzsteps hwpstate

processor : 1
vendor_id : AuthenticAMD
cpu family : 16
model : 6
model name : AMD Athlon(tm) II X2 215 Processor
stepping : 2
cpu MHz : 800.000
cache size : 512 KB
physical id : 0
siblings : 2
core id : 1
cpu cores : 2
apicid : 1
initial apicid : 1
fpu : yes
fpu_exception : yes
cpuid level : 5
wp : yes
flags : fpu vme de pse tsc msr pae mce cx8 apic sep mtrr pge mca cmov pat pse36 clflush mmx fxsr sse sse2 ht syscall nx mmxext fxsr_opt pdpe1gb rdtscp lm 3dnowext 3dnow constant_tsc rep_good nonstop_tsc extd_apicid pni monitor cx16 popcnt lahf_lm cmp_legacy svm extapic cr8_legacy abm sse4a misalignsse 3dnowprefetch osvw ibs skinit wdt npt lbrv svm_lock nrip_save
bogomips : 5426.68
TLB size : 1024 4K pages
clflush size : 64
cache_alignment : 64
address sizes : 48 bits physical, 48 bits virtual
power management: ts ttp tm stc 100mhzsteps hwpstate

C’est un processeur dont la fréquence d’horloge varie de 800 à 2700 Mhz en fonction des besoins…

Alors, quand arrivera Mozilla Firefox 4.0 béta 1 ? Bonne question, merci de l’avoir posée 😉

Fedora 13 : un mois déjà.

Le 25 mai dernier, la 13ième version de la Fedora Linux sortait. J’ai voulu voir l’état de la distribution un mois après qu’elle fut rendue disponible. J’ai donc récupéré via Bittorrent l’image ISO 64 bits pour la version live Gnome.

C’est plus un rapide aperçu qu’un test approfondi.

D’ailleurs, c’est avec ce petit genre de tests qu’on peut se faire un premier aperçu d’une distribution… qui peut donner envie d’aller plus loin ou pas du tout 🙂

Et j’ai ensuite lancé mon environnement de test habituel : à savoir une machine virtuelle doté de 1,5 GiO de mémoire vive, 32 GiO de disque dur virtuelle, donc les habituelle lignes de commande.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Fedora-13-x86_64-Live.iso -boot d &

Pour mémoire, kvm64 est un raccourci pour :


qemu-system-x86_64 --enable-kvm -m 1500 -k fr -localtime --soundhw all

Après l’installation et la création d’un compte utilisateur, j’ai ouvert un terminal en compte root pour effectuer un petit « yum update » qui m’a installé les mises à jour depuis la date de la sortie. Et seulement 254 paquets à mettre à jour, ce qui est peu finalement.

Parmis les nouveautés, on trouve un certain… Mozilla Firefox 3.6.4 🙂

Continuer la lecture de « Fedora 13 : un mois déjà. »

html5test… Troisième :)

Après un deuxième article sur le html5test il y a une dizaine de jours, j’ai voulu faire un nouveau point. Cette fois, je prends :

Chromium n’a pas augmenté son score, mais reste en haut du podium avec 217 points.

La version de développement de Mozilla Firefox 3.7 qui deviendra la 4.0 d’ici quelques mois, a pris du galon.

Elle gagne 20 points, par l’ajout du webgl et des websockets. Pour un total de 196 points.

Après avoir récupéré la dernière version de développement d’Opera 10.60 trouvée via le blog des developpeurs d’Opera, ce dernier fait un bon immense… Il passe de 129 à 159 points…

Autant qu’en une dizaine de jours, cela a pas mal bougé 😉

Et si on utilisait un peu Minix ?

Minix, c’est à l’origine un OS développé à titre d’enseignement par Andrew Tannenbaum. C’est aussi en utilisant Minix que Linus Torvalds créa linux 0.0.1 en 1991.

Or, depuis sa version 3, le but est passé de l’enseignement à un OS réellement utilisable sur des machines restreintes en terme de capacités techniques.

J’ai voulu tester Minix 3.1.7, et voici ce que cela donne. J’ai commencé par récupérer l’ISO avec l’outil wget :

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://www.minix3.org/download/minix_R3.1.7-r7256.iso.gz
–2010-06-19 10:20:18– http://www.minix3.org/download/minix_R3.1.7-r7256.iso.gz
Résolution de www.minix3.org… 130.37.20.20
Connexion vers www.minix3.org|130.37.20.20|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 484985419 (463M) [application/x-gzip]
Sauvegarde en : «minix_R3.1.7-r7256.iso.gz»

100%[======================================>] 484 985 419 762K/s ds 10m 35s

2010-06-19 10:30:53 (746 KB/s) – «minix_R3.1.7-r7256.iso.gz» sauvegardé [484985419/484985419]

Pour l’émulation, j’ai utilisé une machine virtuelle différente de celle que j’utilise d’habitude. 8 Go de disque, 256 Mo de mémoire sont largement suffisant. Et comme c’est un OS en 32 bits, j’ai utilisé le binaire qemu qui propose une émulation uniquement en 32 bits, au lieu d’utiliser qemu-system-x86_64.

Mais trève de bavardage, voici les lignes de commandes utilisées :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 8G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=8589934592
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu -enable-kvm -k fr -m 256 -localtime -soundhw all -hda disk.img -cdrom minix_R3.1.7-r7256.iso -boot d &

Continuer la lecture de « Et si on utilisait un peu Minix ? »

Sidux 2010-01 « Hypnos » version Xfce : un petit aperçu de la version allégée.

J’ai déjà parlé de la Sidux 2010 en début de mois, mais c’était à l’époque une preview 1, et j’avais envie d’utiliser une autre « saveur » de la distribution, à savoir celle qui propose xfce.

J’ai donc récupéré l’image ISO correspondante.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c ftp://ftp.spline.de/pub/sidux/release/sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso
–2010-06-18 10:54:14– ftp://ftp.spline.de/pub/sidux/release/sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso
=> «sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso»
Résolution de ftp.spline.de… 130.133.110.66
Connexion vers ftp.spline.de|130.133.110.66|:21…connecté.
Ouverture de session en anonymous…Session établie!
==> SYST … complété. ==> PWD … complété.
==> TYPE I … complété. ==> CWD (1) /pub/sidux/release … complété.
==> SIZE sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso … 544210944
==> PASV … complété. ==> RETR sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso … complété.
Longueur: 544210944 (519M) (non certifiée)

100%[======================================>] 544 210 944 719K/s ds 11m 57s

2010-06-18 11:06:12 (741 KB/s) – «sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso» sauvegardé [544210944]

Et je l’ai lancé ensuite dans l’environnement de test habituel.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom sidux-2010-01-hypnos-xfce-amd64-201006131622.iso -boot d &

Je passerais les détails concernant l’installation, car c’est la même chose que pour la préversion jadis testée.

Le plus intéressant, c’est le démarrage de la session à partir de l’écran de connexion… Plutôt rapide, jugez-en par vous-même.

Après l’installation, j’ai effectué les mises à jour, puis j’ai activé, en suivant les infos du manuel, les dépots pour pouvoir accéder aux formats « non-libres », tel que le mp3.

Cependant, désirant avoir une expérience aussi « xfce« -ienne que possible, j’ai remplacé IceWeasel par Midori. J’en ai aussi profité pour rajouter Quodlibet pour lire les musiques.

Pour avoir une résolution écran suffisante, j’ai copié le xorg.conf suivant dans le répertoire /etc/X11/

Section « Device »
Identifier « Configured Video Device »
Driver « cirrus »
EndSection

Section « Monitor »
Identifier « Configured Monitor »
HorizSync 30-70
VertRefresh 50-160
EndSection

Section « Screen »
Identifier « Default Screen »
Monitor « Configured Monitor »
Device « Configured Video Device »
DefaultDepth 24
SubSection « Display »
Depth 24
Modes « 1280×800 » « 1152×768 » « 1024×768 » « 800×600 » « 640×480 »
EndSubSection
EndSection

Le dernier point a été l’installation de Gnash pour pouvoir lire les vidéos sur youtube par exemple. Pour ce point précis, j’ai utilisé le « tutoriel » que j’ai développé dans un autre article.

Une vidéo en flash en action sur Sidux avec Gnash

Coté logiciel, la bureautique est assurée par le duo Abiword / Gnumeric qui sont deux petits logiciels qui suffisent largement pour une utilisation bureautique basique.

Les outils bureautique de la Sidux Xfce

J’avoue que j’ai été séduit par la légèreté de cette version de la Sidux. Autant dire qu’elle conviendra très bien pour des machines assez légère en mémoire vive, comme des Pentium 3 ou 4 avec 256 Mo de mémoire vive.

Adieu flashplugin, bienvenu à… Gnash ;)

Avec la sortie de la version 10.1 de Flash Plugin, le port 64 bits qui avait été l’apanage de Linux 64 bits n’est plus maintenu.

C’est donc avec un petit peu d’appréhension que j’ai installé le plugin gnash, avec le support du ffmpeg dans gstreamer… Pourquoi ? Sinon, la moindre vidéo sur youtube (mon fournisseur principal de vidéo, Dailymotion refusant décidément de fonctionner avec Gnash)  ne fonctionne pas.

Sur mon Archlinux – à adapter selon votre distribution, cela s’est résumé à la ligne de commande suivante :

yaourt -S gstreamer0.10-ffpmeg gnash-gtk

Pour faire reconnaitre le plugin gnash dans mon Mozilla Firefox de développement, il m’a fallu faire un lien symbolique depuis /usr/lib/mozilla/plugins/libgnashplugin.so vers ~/.mozilla/plugins…

Et cela fonctionne… La preuve en image 😉

gnash 0.8.7 sur Youtube ;)

A propos, pour Youtube, si on ne bloque pas le cookie (via Edition / Préférences / Vie Privée), les vidéos ne sont pas affichées !

réglage pour les cookies ;)

OpenSuSE 11.3rc1… Au moins c’est une vraie RC1 :)

Après avoir récupéré via bittorrent l’image ISO live Gnome 64 bits de la OpenSuSE 11.3rc1, j’ai voulu voir ce qu’elle donnait dans une machine virtuelle KVM.

Au menu : xorg-server 1.8.0, un noyau linux 2.6.34, Gnome 2.30 et plein d’autres bonnes choses 😉

Mais passons à l’émulation proprement dite dans l’environnement de test habituel :


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=raw size=34359738368
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom openSUSE-GNOME-LiveCD-Build0676-x86_64.iso -boot d &

Bien que la résolution de départ soit en 800×600 (bien qu’ayant demandé du 1024×768), elle reste utilisable et lisible. L’installateur est classique.

Après la configuration de l’heure, le partitionnement propose directement l’existence d’une partition /home. Ce qui est essentiel en cas de problème 😉

Continuer la lecture de « OpenSuSE 11.3rc1… Au moins c’est une vraie RC1 🙂 »

Nutyx 2010 rc1 : où quand on confond rc1 et alpha1.

J’ai pu lire sur distrowatch la disponibilité de la première RC de la NutyX 2010. Ayant déjà testé cette distribution il y a quelques mois, j’ai voulu voir où en était la distribution.

J’ai donc lancé mon environnement habituel de test, après avoir récupéré l’image iso via Bittorrent.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f raw disk.img 32G

Formatting ‘disk.img’, fmt=raw size=34359738368

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom NuTyX_i686-2010-rc1-KDE.iso -boot d &

Après un démarrage automatique, on peut facilement configurer le clavier, la date et l’heure. Le partionnement est manuel, cependant.

Après avoir formaté le disque, on choisit l’espace d’installation, et la copie des paquets commence. Sans autre forme de confirmation.

Une fois la base copiée, on passe à la création de mot de passe pour le compte root, puis le reste est installé, toujours en mode automatique.

Ce qui est pratique, mais ce qui laisse moins de souplesse à l’utilisateur final.

Une fois cette seconde copie terminée, on passe à la création d’un utilisateur classique avec son mot de passe.

L’ultime étape étant la copie des ports de logiciels. Opération longue, très longue. Après l’installation de grub, la distribution démarre directement, et on est accueilli par l’écran de connexion.

Et Kwin me claque entre les doigts. Après un redémarrage sauvage, j’ai droit à une résolution illisible…

Autant dire que cela ne donne pas envie de prolonger le test plus loin. Et qu’il semble assez ennuyeux, pour ne pas dire très dur de modifier la résolution écran pour avoir quelque chose de convenable.

Donc, j’avoue que malgré mon titre provocateur, c’est vraiment pour moi une version qui est TOUT sauf une release candidate, à moins de galvauder le terme.

Je terminerais avec plusieurs regrets :

J’ai horreur de casser une distribution, mais quand il faut mettre les pieds dans le plat, y a pas d’autre choix.

Et si le modèle du logiciel libre et open-source était plus capitaliste que celui du logiciel privateur ?

Un des angles d’attaques préférés de Microsoft (et d’autres ténors du logiciel privatif) est de dire que le logiciel libre – opensource est communiste. Tout cela à cause des diverses communautés liés aux différents logiciels.

Quand les néo-classiques mirent au point leur théorie en réaction au marxisme, ils ont mis au point un marché idéal, celui de la Concurrence pure et parfaite.

Il y a 3 points principaux abordés dans cette vision du marché.

  • atomicité des acteurs : en clair, un acteur seul ne doit pas pouvoir vérouiller le marché par sa propre volonté.
  • homogénéité des produits : les produits doivent être de qualités proches et peuvent être interchangés sans perte par le consommateur.
  • transparence de l’information : l’information doit pouvoir être disponible sans entrave.

Deux autres points sont plus dirigés vers la relation entre les marchés (libre circulation des facteurs de productions et libre entrée et sortie sur le marché).

Or, si on regarde les 3 premiers points, le modèle du logiciel libre et opensource colle vraiment.

Aucun acteur, quelque soit le domaine concerné n’est assez puissant pour vérouiller le marché dans sa spécialité : cf le nombre de navigateurs internet, l’existence d’alternatives viable à Apache (cf Cheerokee par exemple, ou encore lighthttpd), le nombre de distributions linux, le nombre de types d’OS libre (linux, BSDs libres, Haiku, etc…)

En ce qui concerne l’échange des produits, cela n’est pas complètement vrai, mais on peut trouver des logiciels dans certains domaines qu’on peut échanger modulo un léger temps d’adaptation (pino, choqok, gwibber dans le domaine du micro-blogging par exemple), les environnements de bureau, etc…

Le dernier point, avec la disponibilité du code source de chaque logiciel, donc des informations nécessaires à son fonctionnement / amélioration, on peut dire que ce point est plus que rempli.

Bien entendu, cet article n’est qu’un jus de cerveau rapide, mais qui au moins, essaye de tordre le coup à l’idée reçue : « logiciel libre / opensource = communisme ».

Il est vrai que sur le monde du logiciel privatif, MS-Windows n’est pas en situation de quasi-monopole, ni MS-Office, ni MS-Internet Explorer entre 2000 et 2004 🙂