ForeSight Linux 2.0.3 : tour rapide de la distribution.

La distribution ForeSight Linux est une distribution qui existe aussi bien en x86 qu’en AMD64.

Après avoir récupéré l’image ISO du DVD en AMD64, j’ai lancé une machine virtuelle avec l’équipement habituel : 32 Go de disque, 768 Mo de mémoire vive, un circuit son es1370, et un clavier français.

Donc, dans un terminal :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 for203.img 32G
Formatting 'for203.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -localtime -hda for203.img -soundhw es1370 -cdrom foresight-2.0.3-x86_64-dvd1.iso -boot d &

A noter qu’en plus de grub, un outil nommé extlinux est proposé pour le démarrage. A noter que c’est Anaconda, un outil développé pour la distribution Fedora qui est utilisé par la ForeSight Linux« >Foresight Linux.

Les programmes de démarrage disponible sous Foresight Linux<br />

Temps annoncé de copie de fichiers d’installation : environ 10 minutes, selon les infos trouvées sur le site. Temps remarqué : 12 minutes. Comme quoi, pour une fois, ce n’est pas de la publicité mensongère 😉

Début de l'installation de Foresight Linux 2.0.3

Et 12 minutes plus tard :

Fin de l'installation, 12 minutes plus tard.

Au premier démarrage, on a droit à une première vérification des mises à jour disponible. Et malgré la jeunesse de la version, 9 mises à jour sont annoncées.

Et étant donné que j’ai eu des légers problèmes pour installer les mises à jour via l’outil graphique, j’ai utiliser la commande sudo conary updateall dans une console.

Coté logiciel, on a droit à du récent : Gnome 2.22.3 et Firefox 3.0 par exemple.

Firefox 3 et Gnome 2.22.3 sous Foresight Linux 2.0.3

Certains outils manquaient à l’appel, comme Gimp, ou encore VLC. J’ai du utiliser l’enrobage PackageKit de l’outil Conary pour les récupérer. A noter qu’OpenOffice.org n’est pas disponible en français par défaut. Ce qui est dommage pour les utilisateurs un brin allergique à l’anglais.

VLC semble par contre introuvable, car non empaqueté ?!

Comme avec ubuntu Linux, il n’y a pas d’accès direct à root. Si on veut y accéder, il faut passer par sudo ou gksu.

Bilan : distribution très à jour, mais dont le système de paquet est d’une lenteur effrayante – même yast ou yum sont plus rapides. Une distribution intéressante, mais il est dommage cependant qu’on ait l’impression d’avoir une distribution mal « fagotée », voire mal équipée à cause de l’absence de Gimp dans l’installation par défaut.

Il est vrai que le format de paquet conary ne semble pas être un avantage énorme au final, vu le manque de certains logiciels.

Au contraire, avoir dès le départ des greffons comme flash est un avantage pour l’utilisateur lambda.

Un rapide tour du propriétaire pour la distribution ArchLinux 2008.06 alias Overlord.

Archlinux est une excellente distribution qui m’avait donné beaucoup de plaisir durant deux mois. C’est donc avec la sortie de sa version 2008.06 que j’en profite pour l’installer dans une machine virtuelle KVM.

La dite machine suivant mon protocole classique : clavier français, disque virtuel de 32 Go, 768 Mo de mémoire vive et un circuit son es1370. Donc les classiques commandes dans un terminal :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 arch.img 32G
Formatting 'arch.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -localtime -hda arch.img -cdrom archlinux-2008.06-core-x86_64.iso -soundhw es1370 -boot d &

L’installateur a été refondu. D’ailleurs, si on fouille dans les options du menu de démarrage, on peut trouver un clone d’un célèbre jeu vidéo. Pour y accéder ? Menu Tools / Space Invaders !

Accès à Space Invaders avec l'Archlinux.

Le début de la partie...

Fin de partie

L’installation se fait comme d’habitude. Après le premier démarrage, j’ai ajouter au fichier /etc/pacman.conf le serveur d’Archlinux.fr pour avoir accès à Yaourt. Donc, j’ai rajouté le dépot situé à l’adresse http://repo.archlinux.fr/x86_64/.

# pacman -S yaourt
# yaourt -S libx86 xorg hwd

Configuration de Xorg :

# hwd -u : hwd -xa

Ajout de Gnome ; je me suis basé sur l’article que j’avais jadis rédigé sur le wiki d’Archlinux.fr.

# yaourt -S gnome gnome-extra gnome-system-tools

Pour le support du gvfs, il suffit d’ajouter le module « fuse » à la ligne qui va bien dans le fichier /etc/rc.conf

Ajout du serveur Pulse-Audio, en se basant sur cet autre article que j’avais traduit depuis le wiki d’Archlinux.org.

Ensuite, j’ai crée un compte utilisateur en lui donnant les droits d’accès sur : wheel, audio, storage, optical, stb-admin et pulse-access.

J’ai utilisé GDM pour lancer le Gnome 2.22.2 installé.

Gnome 2.22.2 sous Archlinux

Pour finir, j’ai voulu voir s’il était facile de compiler Shiretoko.

J’ai ensuite utilisé le tarball du code source que j’utilise sur mon Ubuntu, et j’ai lancé la recompilation de Shiretoko avec le .mozconfig suivant :

. $topsrcdir/browser/config/mozconfig

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize= »-Os -march=native -w -pipe »
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests
ac_add_options –enable-default-toolkit=cairo-gtk2
ac_add_options –enable-strip

40 petites minutes d’attente, et voici un Shiretoko qui nous donne un aperçu du test Acid3.

Shiretoko sous Archlinux.

Que dire de plus ? Qu’Archlinux est toujours une aussi bonne distribution, mais que devoir parfois trifouiller les tripes de l’OS est lassant 🙁

Piratage, ennemi du logiciel libre, allié du logiciel propriétaire ?

Derrière ce titre volontairement provocateur, je voudrais démontrer une vérité. Le logiciel libre a tout à perdre du piratage.

Mais le plus simple, c’est de dire que le logiciel propriétaire, même s’il critique – avec quelques raisons – le piratage en a extrêmement besoin.

En 1998, un certain William Gates sort la phrase suivante à l’université de Washington :

« About 3 million computers get sold every year in China, but people don’t pay for the software. Someday they will, though. As long as they are going to steal it, we want them to steal ours. They’ll get sort of addicted, and then we’ll somehow figure out how to collect sometime in the next decade. »

Ce qui donne traduit :

« Environ 3 millions d’ordinateurs sont vendus chaque année en Chine, mais les personnes ne payent pas les logiciels. Un jour, ils le feront. Aussi longtemps qu’ils les volent, autant qu’ils volent les notres. Ils en deviendront accrocs, et alors nous verrons comment nous faire payer dans la prochaine décennie ».

Et le principe pourrait être le même pour la musique, même si les intermédiaires que sont les majors jurent du contraire, et se font des testicules en or en vendant de l’excrément – qui a dit Star’Ac ? Nouvelle Star ? – qui finiront la plupart du temps dans un placard au mieux, dans une poubelle au pire.

Il est vrai que le « formatage » est tellement poussé, qu’imaginer qu’il existe quelque chose en dehors de Windows, d’Internet Explorer, Windows Media Player, Nero Burning Rom est inconcevable pour nombre de personnes.

Et c’est surtout un réflexe « moutonnier », être sûr d’être pareil que les autres, bref, se fondre dans la masse.

Après tout, la différence a fait toujours peur. Et il est vrai que dans le monde du logiciel libre, mis à part deux ou trois distributions payantes (RHEL, Mandriva Powerpack, Vector Linux SOHO), le reste est souvent gratuit. Ce qui entretient finalement la confusion entre liberté et gratuité.

Je voulais pousser un petit coup de gueule, car il fallait bien le faire 🙂

Et OpenSuSE 11.0 version KDE ?

Comme on me l’a fait remarquer, SuSE est assez proche de KDE. Donc, je vais faire un tour rapide du propriétaire de l’OpenSuSE 11.0 avec le live CD KDE pour AMD64. Le protocole de test est similaire à celui de l’article précédent. A savoir : une image disque de 32 Go, une machine virtuelle avec 768 Mo de mémoire vive, un circuit sonore es1370, le clavier français.


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 os11.img 32GFormatting 'os11.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda os11.img -cdrom openSUSE-11.0-KDE4-LiveCD-x86_64.iso -soundhw es1370 -k fr -localtime -boot d &

Un des écrans d'installation de la version KDE d'OpenSuSE 11.0

Comme pour la version sous Gnome, les mises à jour sont automatisées, bien qu’un peu plus lourde que pour la version Gnome. On doit télécharger 500 Mo de mises à jour environ. Dont fait partie un certain Mozilla Firefox 3.0.

Récupération des mises à jour sous OpenSuSE et KDE 4.0

D’ailleurs, désirant tester Konqueror 4.0.4, je me suis aperçu d’un bogue : il lui a été impossible de se connecter, alors que le firefox 3.0 fourni s’est connecté sans problème.

Firefox 3.0 et Konqueror 4.0.4 sous OpenSuSE 11.0

Sinon, l’interface est assez rapide à l’utilisation, quoiqu’un peu « fouillie ». Le menu est tout aussi peu ergonomique que le Slab pour Gnome. Mais, peut-être est-ce mon coté « vieux con » qui parle ici.

Voila, j’ai fait un tour rapide, même si KDE me donne de l’urticaire, et que mon record de survie sous cet environnement a été d’une petite semaine.

OpenSuSE 11.0 : un tour du « propriétaire ».

Dans le but de faire un rapide tour du propriétaire – l’expression est assez malheureuse, j’en conviens – de la dernière mouture de la distribution de Novell, j’ai récupéré l’image ISO de la version Gnome LiveCD pour AMD64 via le tracker torrent d’opensuse.org. En effet, la récupération de l’image du DVD en AMD64 est d’une lenteur effroyable…

Ensuite, j’ai créé une image disque de 32 Go, et lancé une machine virtuelle avec 768 Mo de mémoire vive, un circuit sonore es1370, le clavier français. En clair, en ligne de commande :


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 os11.img 32G
Formatting 'os11.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda os11.img -cdrom openSUSE-11.0-GNOME-LiveCD-x86_64.iso -soundhw es1370 -k fr -localtime -boot d &

Lors du démarrage, on peut choisir la langue et la résolution écran, ce qui fait penser aux autres liveCD de distribution, comme celle d’Ubuntu ou encore celle de Fedora. Après une grosse minute pour le démarrage, on arrive sous un gnome « allégé », et assez « windowisé ».

L’installateur est assez simple, et se résume à une série de pression sur le bouton « suivant », et de cocher / décocher une ou deux cases de temps à autres. Le seul hic, est que l’installateur est en anglais. Sûrement une limitation de la version LiveCD ?

L'installation de l'OpenSuSE depuis son liveCD.

La partie la plus longue de l’installation, la copie des fichiers dure une grosse dizaine de minutes. Ensuite, après le rédémarrage, on propose l’ajout des dépots supplémentaires, pour pouvoir étendre les possibilités de la distribution.

La gestion des dépots logiciels sous OpenSuSE 11.0

D’ailleurs, après le premier démarrage, il est annoncé une récupération de 256 Mo de paquets, dont environ 60 à 70 Mo sont constitués par les traductions françaises de logiciels.

L'installation des traductions et de quelques mises à jour de l'OpenSuSE 11.0

Le rajout du support du MP3 et des autres formats « propriétaires » se fait via l’installation des paquets : gstreamer good, bad et ugly.

Coté logiciels installés ?

Banshee 1.0, OpenOffice.org 2.4.0, le moteur de recherche Beagle, Gnome 2.22.1, Firefox 3.0 béta 5 font partie du lot.

Et surtout le peu agréable – et soi disant « ergonomique » – menu SLAB pour Gnome.

Le menu SLAB pour Gnome

Il me fait un peu penser au menu disponible dans KDE4, ou encore au nouveau menu démarrer, jadis introduit avec Microsoft Windows XP en 2001.

En résumé, dans le positif :

  • Des logiciels assez récents
  • Un ensemble assez agréable à la vue
  • yast semble enfin plus rapide
  • Un démarrage aux hormones 🙂

Et dans le négatif :

  • Le menu slab
  • Les logiciels en mono omniprésent : beagle, banshee, un client bittorrent aussi en mono…
  • L’autoconnexion automatique cochée par défaut lors de l’installation

Bref, apparemment une version intéressante, mais c’est l’omniprésence de la version libre de la technologie .Net de Microsoft qui est ennuyeuse 🙁

Mea culpa, je suis me suis planté !

J’annonçais dans l’article concernant l’arrivée de Firefox 3.0 RC1, que je cite :

Je pense que la RC2 sera “squeezée” au profit de la 3.0 finale qui devrait sortir d’ici quelques jours.

J’aurais mieux fait de ne rien dire. La version 3.0rc2 vient d’arriver dans le dépot Hardy Proposed, comme annoncé sur le bogue 237690 de Launchpad.

Firefox 3.0rc2 dans Ubuntu, via le dépot hardy proposed

Alexander Sack en parle sur son blog, et plus spécialement dans cet article.

Encore un clou dans le cercueil de ce qui « cassaient » Canonical pour avoir intégré Firefox 3.0 béta5 dans la version 8.04 d’Ubuntu Linux…

D’ici quelques heures, voire quelques jours, les paquets migreront vers le dépot hardy updates, et seront proposés aux utilisateurs n’ayant pas activé le dépot avec les paquets à tester en vue de leur intégration en tant que mises à jour.

Tout comme cela sera le cas avec la sortie de Firefox 3.0 final, d’ici une grosse semaine.

Ubuntu Linux 8.04.1 en avance ?

En tout cas, c’est ce que pourrait laisser penser l’arrivée d’une nouvelle version du paquet « base-files » qui donne un petit Ubuntu 8.04.1 quand on tape dans une console : cat /etc/issue.net

Il faut pour constater cela avoir le dépot « hardy proposed » activé. Comme cela est le cas sur ma machine depuis une dizaine de jours.

Et comme mon noyau est un 2.6.24-19, cela prouve bien que j’utilise le dépot « hardy proposed » avec ma machine 😉

Vers une version 8.04.1 plus précoce que prévue ?!

Cependant, si on en croit la feuille de route, la version 8.04.1 est toujours prévue aux alentours du 3 juillet prochain.

Les grognons vont fermer leur clape-m**** sur ubuntu-fr.org ;)

Ceux qui utilisent Ubuntu 8.04 LTS et geignent à cause de l’absence d’une version plus « aboutie ». La RC1 – oui, je sais la RC2 est sortie, mais c’est déjà cela – est officiellement disponible dans les dépots hardy updates.

Je pense que la RC2 sera « squeezée » au profit de la 3.0 finale qui devrait sortir d’ici quelques jours.

Source ? Ce billet d’Alexander Sack, trouvé via le fil de planet-ubuntu.

“Today, we finished the verification process and copied firefox 3 RC1 from hardy-proposed to hardy-updates!”

Ce qui donne traduit :

« Aujourd’hui, nous avons fini le processus de vérification et copié firefox 3 RC1 depuis hardy-proposed vers hardy-updates!

Alors, les geignards ? 😉

Nota bene : en cas de problème de traduction, il faut réinstaller le paquet langage-pack-fr-base. On peut lire qu’il contient les fichiers suivants :

/usr/lib/firefox-addons/extensions
/usr/lib/firefox-addons/extensions/langpack-fr@firefox-3.0.ubuntu.com
/usr/lib/firefox-addons/extensions/langpack-fr@firefox-3.0.ubuntu.com/chrome.manifest
/usr/lib/firefox-addons/extensions/langpack-fr@firefox-3.0.ubuntu.com/install.rdf
/usr/lib/firefox-addons/extensions/langpack-fr@firefox-3.0.ubuntu.com/chrome
/usr/lib/firefox-addons/extensions/langpack-fr@firefox-3.0.ubuntu.com/chrome/fr.jar
/usr/lib/xulrunner-addons
/usr/lib/xulrunner-addons/extensions
/usr/lib/xulrunner-addons/extensions/langpack-fr@xulrunner-1.9.ubuntu.com
/usr/lib/xulrunner-addons/extensions/langpack-fr@xulrunner-1.9.ubuntu.com/chrome.manifest
/usr/lib/xulrunner-addons/extensions/langpack-fr@xulrunner-1.9.ubuntu.com/install.rdf
/usr/lib/xulrunner-addons/extensions/langpack-fr@xulrunner-1.9.ubuntu.com/chrome
/usr/lib/xulrunner-addons/extensions/langpack-fr@xulrunner-1.9.ubuntu.com/chrome/fr.jar

Quoi de neuf dans le dépot « hardy proposed » ?

Ce dépot est celui qui sert à tester les nouvelles versions de logiciels avant leur « validation » et leur mise à disposition dans le dépot « updates ».

En dehors des mises à jour de logiciels de « bas niveau » (comme le noyau ou des pilotes), il y a des logiciels « utilisateurs lambda » qui sont en version de tests. Entre autre, OpenOffice.org en version 2.4.1rc2 et la version rc1 (donc un brin obsolète !) de Firefox 3. Captures d’écran à l’appui :

OpenOffice 2.4.1rc2 dans Hardy Proposed

Firefox 3.0rc1 dans Hardy Proposed

Versions qui seront – avec un peu de chance – celle de la version 8.04.1 LTS, premier « service pack » – pour prendre un parallèle à la Microsoft – pour Ubuntu Hardy qui doit sortir en juillet.

Vers un support des circuits Atheros 5007eg pour les distros linux 64 bits ?

Un des points ennuyeux avec mon portable, c’est son circuit Wifi, un Atheros 5007eg, qui nécessite l’utilisation du pilote windows XP 64 Bits pour se connecter en sans fil 🙁

Hors, en suivant le bug concernant ce problème sur le site de madwifi, une solution – fonctionnelle – a été apportée.

Testée et approuvée par mes propres soins. Ce n’est cependant pas une solution officielle, mais au moins, cela évite l’utilisation de ndiswrapper et du pilote windows 😉

1ière étape : virer tout ce qui est en rapport avec ndiswrapper, pour éviter des conflits par la suite :

$ sudo ndiswrapper -e net5211
$ sudo modprobe -r ndiswrapper
$ sudo apt-get remove --purge ndiswrapper-common ndiswrapper-utils ndisgtk

2ième étape : récupération du code de madwifi et du correctif pour le support du circuit en 64 bits, qui est apparemment originaire d’un utilisateur de FreeBSD 🙂


$ svn co http://svn.madwifi.org/madwifi/trunk madwifi
$ wget http://people.freebsd.org/~sam/ath_hal-20080528.tgz

On passe ensuite à l’installation du code, puis à sa compilation.


$ cd madwifi
$ mv hal hal.old
$ mkdir hal
$ cd hal
$ tar xvf ../../ath_hal-20080528.tgz
$ mv ath_hal-20080528/* .
$ cd ..
$ sudo make install BINDIR=/usr/bin MANDIR=/usr/share/man
$ sudo depmod -ae
$ sudo modprobe ath_pci

Ensuite, menu Système / Administration / Pilotes de périphérique

Et activez le module « Support for Atheros 802.11 wireless lan cards ».

Un redémarrage plus tard, la connexion fonctionne. Et cela fait plaisir. Pour information, voici ce que me donne un iwconfig :


fred@fred-laptop:~$ iwconfig
lo no wireless extensions.

eth0 no wireless extensions.

wifi0 no wireless extensions.

wlan0 IEEE 802.11g ESSID:"Livebox-XXXX" Nickname:""
Mode:Managed Frequency:2.457 GHz Access Point: XX:XX:XX:XX:XX:XX
Bit Rate:54 Mb/s Tx-Power:16 dBm Sensitivity=1/1
Retry:off RTS thr:off Fragment thr:off
Power Management:off
Link Quality=59/70 Signal level=-37 dBm Noise level=-96 dBm
Rx invalid nwid:0 Rx invalid crypt:0 Rx invalid frag:0
Tx excessive retries:0 Invalid misc:0 Missed beacon:0

Bref, que du bonheur 😉

Un petit aperçu de Debian 5.0 alias Debian Lenny.

J’ai voulu voir à quoi ressemble actuellement Lenny, alias Debian 5.0.

Pour cela, j’ai récupéré l’image dite debian installer beta1 pour Lenny, une version plus récente me confrontant à un bogue de Xorg qui me laisse sans interface graphique reconfigurable.

J’ai utilisé une image ISO en AMD64, récupérée à cette adresse :

http://cdimage.debian.org/cdimage/lenny_di_beta1/amd64/iso-cd/

Disque virtuel de 32Go :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 deb50.img 32G
Formatting 'deb50.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB

Lancement de l’installation :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -soundhw es1370 -hda deb50.img -cdrom debian-testing-amd64-CD-1.iso -boot d &

Par la suite, la ligne de commande utilisée était la suivante :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -k fr -soundhw es1370 -hda deb50.img -cdrom debian-testing-amd64-CD-1.iso -boot c &

Lors de l’installation, j’ai volontairement décoché la recherche de sources complémentaires.

Une fois ma debian lenny installée, j’ai modifié le fichier /etc/apt/sources.list en insérant la ligne suivante (en suivant les instruction du man sources.list), tout en utilisant la console en super-utilisateur (root)

deb ftp://ftp.debian.org/debian lenny main contrib non-free

Une fois les dépots mis à jour, j’ai rajouté synaptic, puis lancer l’installation des mises à jour. Donc la série de commande en console en super-utilisateur (root) :

# apt-get update
# apt-get install synaptic
# apt-get dist-upgrade

Parmis les changements : noyau linux 2.6.22 remplacé par un 2.6.24, Gnome 2.20.3 par 2.22.1 (en cours d’intégration apparemment, car Nautilus est encore version 2.20), Iceweasel 2.0.0.12 par un 2.0.0.14 (le paquet iceweasel-l10n-fr offrant l’interface en français), et Xorg 7.3 par une préversion de la 7.5 (la 1.4.0.90 comme me l’indique un x -version en ligne de commande) comme pour la distribution Fedora 9.

Iceweasel 2.0.0.14 sous Debian Lenny avec un noyau 2.6.24 pour AMD64

A noter que seul un raccourci vers Epiphany est proposé par défaut. Manque aussi OpenOffice.org, que l’on peut rajouter par la suite si on le désire. La version 2.4.0 est proposée.

VLC est disponible en version 0.8.6c, Mplayer en version 1.0rc2.

Cependant, au rédemarrage, grub propose toujours les deux noyaux par sécurité.

Le démarrage de Debian Lenny avec les deux noyaux 2.6.22 et 2.6.24

Pour l’utilisation des évènements sonores, il faut installer le paquet gnome-audio. Pour flash, le paquet swfdec-mozilla installe une version assez récente du logiciel swfdec (la 0.6.6).

A moins que je n’ai pas regardé au bon endroit, il ne semble pas qu’OpenJDK soit présent. Pour les fanatiques du papotage en ligne, Pidgin est en version 2.4.1, aMSN en version 0.97.

AMsn et Pidgin sous Debian Lenny

KDE ? Bien que Debian Lenny sera équipé lors de sa sortie du dernier KDE 4.0.x disponible, seule une version 3.5.9 peut être installée actuellement.

Voila, je ne voulais pas faire un test de 350 pages sur Debian Lenny, mais faire un tour rapide du propriétaire de la version 5.0 de la distribution Debian qui devrait sortir au mieux en septembre prochain.

25 ans bientôt ?

C’est en lisant cette « geekscotte » que j’ai eu envie de voir les infos que je pouvais trouver sur la naissance de la Free Software Foundation, et de son projet principal, GNU/Hurd.

Après quelques recherches via un certain google, j’ai pu trouver ce message daté du 27 septembre 1983 d’un certain Richard Stallman :

Je cite le chapeau de l’article en question :

Starting this Thanksgiving I am going to write a complete
Unix-compatible software system called GNU (for Gnu’s Not Unix), and
give it away free to everyone who can use it. Contributions of time,
money, programs and equipment are greatly needed.

Ce qui donne traduit :

A partir du prochain Thanksgiving, je vais commencer à écrire un système logiciel complet compatible Unix appellé GNU (pour Gnu N’est pas Unix), et le donner librement à toute personne voulant l’utiliser. Des dons de temps, d’argent de programmes et d’équipements sont vraiment nécessaire.

Et dire qu’environ 8 ans plus tard, un certain Linus posta un article sur comp.os.minix, le 25 août 1991…

Hello everybody out there using minix –

I’m doing a (free) operating system (just a hobby, won’t be big and
professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing
since april, and is starting to get ready.

Ce qui donne traduit :

Bonjour tout le monde utilisant minix ici.

Je fais un système d’exploitation (libre) (rien qu’un hobby, il ne sera pas aussi gros et professionnel que GNU) pour les clones d’AT 386 (486). Cela a mijoté depuis avril et il commence à être prêt.

Le reste est de l’histoire 😉

Fedora 9 : vers un « grand cru » de la distribution ?

Dans le commentaire d’un précédent article, j’ai été accusé de faire du « fedora-bashing ». Je tenais à démentir ce propos, et pour cela, j’ai récupéré la dernière version de développement de Fedora 9 (dite « sulphur ») pour la tester et faire un tour rapide du propriétaire.

Alors que la distribution sort dans moins d’une semaine (le 13 mai prochain) et qu’une version dite « release candidate » n’a pas été distribuée publiquement – du moins si l’on se base sur la feuille de route de développement de la distribution – j’ai récupéré l’image ISO du DVD en 64 bits de la version dite « preview », sortie aux alentours du 17 avril dernier.

Pour le test dans une machine virtuelle KVM, équipée de l’habituel disque virtuel de 32 Go, de 768 Mo de mémoire vive, d’un clavier français, d’un circuit son émulé es1370.

Ecran de démarrage d'installation de la Fedora 9

Je ferai une installation « basique » de la distribution, ne modifiant rien à l’installation proposée par défaut. Ensuite, je ferai l’installation des mises à jour, et je terminerai par un rapide tour du propriétaire. Mon but est surtout de la comparer à la version Fedora 8 en 64 bits dont j’avais déjà parlé en novembre 2007 et qui m’avait laissé sur ma faim.

La récupération de l’image ISO a été effectuée via le tracker torrent du projet Fedora.

Création d’une image disque de 32 Go :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f qcow2 f9.img 32G
Formatting 'f9.img', fmt=qcow2, size=33554432 kB

Lancement de la machine pour l’installation de la fedora 9 dans la machine virtuelle :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda f9.img -localtime -k fr -soundhw es1370 -cdrom Fedora-9-Preview-x86_64-DVD.iso -boot d &

L’installateur est toujours aussi simple d’accès. Et cela se limite souvent à la sélection d’une option et d’un clic sur le bouton « suivant »…

Que demander de plus ? L’installation annonce la présence de 940 paquets à mettre en place. Ce qui n’est pas excessif au final, vu l’offre logiciel disponible : gimp, Gnome, OpenOffice.org, Firefox, Pidgin, Java (sous sa forme OpenJDK), et encore bien d’autres outils.

Installation de Fedora 9 en cours

La première partie de l’installation prend en gros vingt à vingt-cinq minutes . Peut-être que la compilation en parallèle d’un firefox pré-3.0rc a ralenti un brin le processus d’installation dans la machine virtuelle ?

En tout cas, c’est très rapide, et c’est agréable à voir. A croire que les distributions se sont données le mot pour que leur publication en 2008 soit sous le signe d’une vélocité améliorée.

Le temps de démarrage franchement amélioré doit être lié à l’utilisation d’Upstart, technologie utilisée par Ubuntu – et d’autres distributions – pour donner un coup de fouet au boot.

La deuxième partie de l’installation se résume à la création d’un compte utilisateur et de l’envoi ou non des données technique aux développeurs. On peut aussi configurer le réglage automatique de l’heure au démarrage via un daemon ntp. Ensuite, on peut accéder à un Gnome fraîchement installé.

Ecran de connexion de la Fedora 9

Cette deuxième partie nécessitant une modification de la ligne de commande utilisée pour KVM :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 - hda f9.img -localtime -k fr -soundhw es1370 -cdrom Fedora-9-Preview-x86_64-DVD.iso -boot c &

Ensuite, la mise à jour des paquets – suivant la publication de l’image ISO – prend une quarantaine de minutes, pour installer en plus de mises à jour correctives le noyau linux 2.6.25.

J’ai rajouté ensuite yumex, appréciant cet outil de gestion de paquet ; un simple « yum install yumex » dans un terminal en root a fait l’affaire.

Via le dépôt Livna, on peut installer facilement VLC, ou encore les paquets Gstreamer pour supporter les formats « non libres » comme le mp3 pour ne citer que celui-ci.

Yumex récupérant des logiciels

Coté bonne surprise, j’ai constaté que Rhythmbox apporte le support du greffon MTP (qui était absent sur Fedora 8), ainsi que la quasi-disparition du mélange de paquets 32 et 64 bits. La présence de Swfdec doit être sûrement à cette disparition du mélange.

Rhythmbox et VLC sous Fedora 9

Cette version est un très bon cru de la distribution Fedora. Autant la version 8 m’avait laissé un peu sur ma faim, autant cette version m’a très agréablement surpris.

Que restera-t-il à la concurrence au final ? Félicitations aux développeurs du projet Fedora.

Slackware 12.1 : la doyenne des distribution sort une nouvelle version.

Je dois avouer que la Slackware Linux est un peu ma distribution « chouchou ». C’est la première distribution linux que j’ai jamais utilisée. La première version que j’ai pu avoir, c’était une version de la distribution qui utilisait un noyau 1.2.xx de Linux, ce qui doit remonter vers… 1996.

Elle avait été proposée avec le numéro 6 du défunt magazine « PC Team ». Autant dire qu’à l’époque, Linux était loin d’être autant « user-friendly » que de nos jours.

Même si son créateur ne produit pas actuellement de versions 64 bits – les dérivés que sont Slamd64 et BlueWhite 64 s’en occupant – c’est toujours avec plaisir que je touche à cette distribution, qui se veut simple dans sa conception.

J’ai donc récupéré l’image ISO du DVD depuis le tracker torrent du site de la distribution, histoire d’avoir à éviter à jouer au « grille pain » avec les images ISO des CDs.

J’ai ensuite lancé une session KVM, avec une image disque de 32 Go, un clavier français, un circuit son es1370, donc la ligne de commande suivante :

fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda sl121.img -cdrom slackware-12.1-install-dvd.iso -k fr -localtime -soundhw es1370 -boot d &

Le disque a été partitionné en créant une partition principale de 30 Go, les 2 Go restant étant consacré au swap. Ensuite, je me suis contenté d’une installation en mode « full ».

L’installation en anglais a été toute simple, et j’ai pu avoir un lilo – à quand le grand saut vers Grub ? – de toute beauté.

l'écran de démarrage de la slackware 12.1

La configuration de Xorg se fait via l’outil xorgconfig – il faut choisir une profondeur de 16 bits, la profondeur de 24 bits provoquant des plantages de l’outil de terminal dans Xfce – et l’ajout d’un utilisateur via l’outil adduser. Je n’ai plus eu qu’à lancer KDM pour pouvoir ouvrir une session de KDE que j’ai configuré pour obtenir du français. J’aurais tout aussi bien ouvrir une session dans xfce, fluxbox, ou encore windowmaker.

L’équipement logiciel contient la totalité de KDE – qui pour une fois ne me donne pas cette impression de lenteur qu’on peut trouver dans d’autres distributions proposant KDE – dont KOffice.

Les infos techniques de la slackware 12.1

En effet, l’installation d’OpenOffice.org passe par le site slackbuilds.org qui est très agréable d’emploi.

OpenOffice.org 2.4.0 sous la slackware 12.1

Parmis les autres logiciels, on peut trouver Firefox 2.0.0.14, Gimp 2.4. Coté « entrailles », gcc est fourni en version 4.2, et le noyau de la slackware est un 2.6.24.5… Alors que la slackware avait une réputation de distribution assez conservatrice, cela est un peu étonnant à voir 😉

Que dire de plus ? Que cette distribution est toujours autant un plaisir à installer ? Et à utiliser ? Mon seul regret est l’absence de Gnome, mais cela, c’est une décision assez ancienne du créateur de la distribution, et je la respecte.

Bref, si vous voulez découvrir à quoi ressemble cette vénérable ancêtre, dont les premières versions remontent aux années 1992-1993, n’hésitez pas et vous ne serez pas déçus !

Sortons en vrac ;)

Un petit en’vrac consacrée aux sorties de la semaine.

Voila un rapide topo des sorties qui se sont succédées en cette fin de semaine. Je compte publier des articles sur OpenBSD 4.3, la Slackware 12.1 et l’OpenSuSE 11.0 béta 2 le plus vite possible.