Les brevets logiciels ? De la bétise pure et dure.

Récemment, Microsoft a prouvé que les brevets logiciels sont de la bétise pure et simple… Il a déposé un brevet pour les touches « Page Up » et « Page Down » qui existent sur les claviers depuis des années… Et sûrement depuis le premier IBM PC de 1981.

Mais ce n’est pas le premier coup d’éclat de Microsoft dans ce domaine. Un brevet est passé un peu plus inaperçu. Le brevet 6,775,781 déposé en 2000 et accepté en 2004 décrit le fonctionnement de Sudo, outil qui date de 1980 !

Dans le jargon technique, on décrit comment un processus initié par un utilisateur simple peut être autorisé à avoir les pleins pouvoir pour effectuer une tache administrative : installation de logiciels par exemple.

Sudo est un outil qui date de l’époque ancestrale des premiers BSD (1980) et qui donc est la preuve de l’existence de ce concept largement avant le dépot du brevet.

On peut lire sur la page de l’outil sudo :

« Sudo was first conceived and implemented by Bob Coggeshall and Cliff Spencer around 1980 at the Department of Computer Science at SUNY/Buffalo. It ran on a VAX-11/750 running 4.1BSD. An updated version, credited to Phil Betchel, Cliff Spencer, Gretchen Phillips, John LoVerso and Don Gworek, was posted to the net.sources Usenet newsgroup in December of 1985. »

Ce qui donne traduit :

« Sudo a été conçu et implementé par Bob Coggeshall et Cliff Spencer aux alentours de 1980 au département de science informatique de SUNY/Buffalo. Il se lançait sur un VAX-11/750 utilisant 4.1BSD. Une version mise à jour, à mettre au crédit de Phil Betchel, Cliff Spencer, Gretchen Phillips, John LoVerso et Don Gworek a été posé sur le forum Usenet net.sources en décembre 1985 ».

Le code source de l’outil « asroot » devenu « sudo » est toujours disponible et lisible via google groups.

L’UAC – introduite avec une préversion de la béta 2 de Windows Vista en février 2006 – n’est que la partie graphique de ce mécanisme. Cependant, l’UAC n’est pas la première interface graphique dans ce domaine.

GKSu existe depuis pas mal de temps. Cet outil graphique pour Su et Sudo existe depuis… février 2004 ! On peut en effet récupérer le code source de gksu 1.0.3 depuis cette page : http://people.debian.org/~kov/gksu/old_stuff/1.0/

La preuve en image… GKSu à l’oeuvre avec une Ubuntu 5.10 (octobre 2005) dans une machine virtuelle sous VirtualBox 2.0.

GkSu sous Ubuntu 5.10

Comme quoi, quand vous verrez des articles élogieux sur telle ou telle fonctionnalité de tel ou tel OS (Windows, Linux, MacOS-X), vérifiez donc que ce n’est pas la pâle copie d’une technologie qui existe déjà.

gNewSense 2.1 : vraiment libre ? ;)

Derrière ce titre polémique se cache le test de la dernière gNewSense en date : la version 2.1. Cette distribution dérivée de la Ubuntu 8.04 LTS se veut libre des pilotes propriétaires et de tout ce qui n’est pas libre, au sens développé par la Free Software Foundation. J’avais déjà testé une version au moins d’avril dernier.

Parmis les nouveautés agréables de cette distribution qui n’a pas encore de version 64 bits, un écran de démarrage comme celui des distributions classiques. J’ai utilisé une machine virtuelle kvm avec les lignes de commandes habituelles :

fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f raw gnew.img 32G
Formatting 'gnew.img', fmt=raw, size=33554432 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda gnew.img -k fr -localtime -soundhw es1370 -usb -cdrom gnewsense-livecd-deltah-2.1.iso -boot d &

Ecran de démarrage de gNewSense 2.0

Après une installation simplissime, et avoir trafiqué le fichier xorg.conf pour avoir une résolution 1024×768 à la place d’une résolution 1280×800, j’ai un environnement aux jolis tons bleutés.

Pas de Mozilla Firefox, mais un Epiphany renommé WebBrowser.

epiphany-2.22.2 sous gNewSense

Il semblerait que gNewSense ait « virer sa cutie » et propose des logiciels utilisant Mono, implémentation libre du .net framework de Microsoft qui est tout sauf une technologie libre de tout brevet. Ce qui ne donne pas franchement envie d’utiliser une telle technologie, surtout avec le passé remplis de cadavre de la firme de Redmond (Netscape, OS/2, Wordperfect, Lotus-1.2.3 etc…)

F-spot, logiciel en mono sous gNewSense

Qui nous piquait déjà une crise pour un simple logo dans Mozilla Firefox ? 🙂

Comme dans mon précédent article, flash est remplacé par Swfdec, et Java par IcedTea.

flash à l'action sous gNewSense

java sous gNewSense

Que dire pour conclure : que gNewSense semble enfin être utilisable par des personnes qui sont des fanatiques du logiciel libre, mais vraiment les fanatiques de chez fanatiques 🙂

Shiretoko : le port pour QT est fusionné.

Il y a une dizaine de jours, je vous parlais du retour du support du toolkit QT pour le code de développement de Shiretoko.

C’est maintenant officiel. Le bogue 448989 vient d’être fermé comme corrigé. Le titre est assez clair :

Merge mozilla-qt branch into mozilla-central ce qui donne traduit : « Fusionner la branche mozilla-qt dans mozilla-central ».

Désormais, il sera possible – même si le port est assez brut de décoffrage de compiler le code source en utilisant le toolkit Qt à la place du toolkit GTK.

Une bonne nouvelle pour les personnes qui ne jurent que par KDE et qui trouve konqueror un peu trop limité par rapport à Gecko ou Webkit.

Deux astuces en ligne de commande bien pratique.

J’ai toujours considéré que pour certaines choses, la ligne de commande était plus que supérieure à l’interface graphique. Il est vrai que mon premier ordinateur n’avait pas d’interface graphique pour interagir avec l’utilisateur 😉

Voici deux exemples qui prouvent la puissance de la ligne de commande.

Continuer la lecture de « Deux astuces en ligne de commande bien pratique. »

Ah, l’auto-initiation au langage C ;)

J’ai toujours été curieux de comprendre les rudiments du langage C. Bien que le site du Zéro propose un cours intéressant, il n’est pas assez « linuxisé » pour moi. En faisant quelque recherches, je suis tombé sur ce site qui propose un cours pour débutant en C.

Voici donc un programme que j’ai rédigé en C avec gedit pour un truc basique : l’application du théorème de pythagore. Il est tout sauf prémuni contre les mauvaises saisies. Je débute en C, et cela doit faire 3 heures que je le pratique, bien qu’ayant quelques notions de programmation grâce à Python.

C’est du brut de décoffrage, z’êtes prévenu. Pour les pros du C, merci de ne pas m’envoyer des missives enflammées. Je voudrais avoir des rudiments de C, cela peut toujours servir 😉

/* Programme 12 du cours de C pour Linux.

Calcul de l’hypothénuse. Pythagore.

Il faudra insérer les fonctions maths de C => #include
et donc rajouter à la ligne de compilation -lm

D’après le chapitre 4 du cours de C pour linux :

http://lesouriciergris.free.fr/linux_cours_c.html

Bouh, que je suis nul en C 😉

*/

// On commence par les includes
// racine carrée => sqrt()
// Pythagore => racine carrée de a²+b²

# include <stdio.h>
# include <math.h> // prise de tête !!!! 🙂

int main () // Boucle principale
{
// Il faut deux valeurs entière, les deux cotés a & b
// et une valeur float nommée hypo qui sera sqrt(a²+b²)

// Valeurs entières a & b, initialisée par défaut à 0.
int a,b = 0; // les deux cotés

float hypo; // hypothénuse, float pour le calcul de la racine.

// On affiche le but du programme :

// Saisie du coté a puis du coté b, deux entiers.

printf (« Valeur de a : « );
scanf (« %d », &a); // scanf va prendre en compte la saisie du clavier
// %d => nombre entier, &a => variable a.
// et de même pour b.

printf (« Valeur de b : « );
scanf (« %d », &b);

// calcul de l’hypothénuse.

a = a*a; // a² please.
b = b*b; // b² please.
hypo = sqrt(a+b); // racine de la somme des deux cotés au carré.

printf (« L’hypothénuse a donc une valeur de %.3f :\n »,hypo);
// 3 chiffres après la virgule.

return(0); // On quitte proprement, voyons.
}

Je sais, ce code est moche, lourd, mal optimisé, mais je débute en C… Et j’avoue être content d’avoir réussi sans regarder la solution 😉

NB : les indentations n’ont pas été conservées.

Cela se compile sans problème avec mon gcc 4.2 sous Linux. Des retours de la compilation de ce code sous d’autres compilateurs ?

Vrac’ons librement et rapidement ;)

Un « en vrac » rapide consacré au logiciel libre :

  • Sortie de la version alpha2 de Shredder : pas mal de nouveautés dont une meilleure intégration dans MacOS-X, support IMAP amélioré, filtre antispam amélioré. Pour une liste des bogues corrigés, il suffit d’aller sur le Rumbling Edge.
  • Firefox 3.0.2 et 2.0.0.17 sont prévus pour les environs du 3 septembre, dixit le Firefox Extension Guru’s Blog.
  • OpenArena basé sur le code source de Quake 3 Arena est en version 0.80. Et cerise sur le gateau, un exécutable AMD64 pour linux existe 😉
  • La 3ième RC du noyau linux 2.6.27 vient de sortir. Et selon Linus, le pilote ath9k a été rajouté dans le code du noyau. Dommage que cela ne concerne pas mon circuit wifi atheros 5007eg 🙁
  • WordPress 2.6.1 béta2 est disponible. Pour tout dire, n’ayant vu aucun bug dans la version 2.6.0, je ne sais pas si je n’attendrais pas la version 2.7.0 avant une nouvelle migration du logiciel.

ZenWalk 5.2 « Gnome Edition » : un petit tour du « propriétaire »

La ZenWalk est dérivé de la distribution slackware, tout en incluant des paquets assez récent. Bien qu’utilisant principalement l’environnement Xfce, une version utilisant l’environnement gnome est disponible. Du moins, en version béta 😉

Ayant téléchargé l’image ISO, j’ai créé une machine virtuelle et comme la distribution est assez légère, je ne lui ai donné que 16GiO de disque. Et avec une mémoire vive de 768 Mo, j’ai donc utilisé la ligne de commande suivante :


fred@fred-laptop:~/download$ qemu-img create -f raw zenw.img 16GFormatting 'zenw.img', fmt=raw, size=16777216 kB
fred@fred-laptop:~/download$ kvm -m 768 -hda zenw.img -k fr -localtime -soundhw all -cdrom zenwalk-gnome-5.2beta.iso -boot d &

L’installation se fait en mode semi-graphique, dans un anglais assez simple, et le tout est assez automatisé. J’ai pu noté que le formatage des partitions d’installation (une / et une /home) utilise le format xfs au lieu du classique ext3fs.

Après l’installation des paquets, l’ajout de l’utilisateur et le support du circuit son sont effectués au premier redémarrage. Ensuite, on arrive sur un écran de connexion tout ce qu’il y a de plus classique.

écran de connexion de la Zenwalk 5.2 gnome edition

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Et si le logiciel libre était répulsif à cause de la liberté de choix qu’il propose ?

Chaque année depuis 1998, on nous promet que ce sera l’année de l’envol pour Linux version bureau. Et chaque année, de repousser cet avènement à l’année suivante.

Si un OS alternatif à Windows commence à lui tailler des croupières, c’est bien le bon vieux Mac, qui s’est offert avec MacOS-X dans les années 2001 une cure de jeunesse bienvenue à un MacOS mis à jour constamment depuis ses premières versions datant de 1984…

Cependant, la répartition est toujours du genre : 95% de Windows (grace à la vente liée et à la création d’un marché captif par la facilité de pirater Windows), 4% de MacOS-X, et 1% pour Linux et autres OS libre.

Une des raisons du succès de Windows, c’est d’offrir du « pré-maché », même s’il faut rajouter sur un windows – quelque soit sa génération – au minimum un duo anti-virus et anti-espiogiciel. Ce dernier ayant pris de l’importance depuis une bonne demi-douzaine d’années environ.

Si on regarde un windows typique, tout est « prémaché » pour l’utilisateur :

  • Pour la navigation internet : Internet Explorer.
  • Pour la lecture des fichiers multimédia : Windows Media Player
  • Pour le courrier : Outlook Express devenu Windows Mail sous Windows Vista

Même si ce sont des outils loin d’être parfaits, ils forment une limite basse de qualité. Il suffit de comparer la qualité du rendu ou du niveau de support des normes internationales en matières de pages internet que propose la concurrence à Internet Explorer, en l’occurence les navigateurs basés sur Gecko, sur Webkit ou encore le navigateur Opera. IE est à chaque fois battu à plate couture.

L’ignorance de l’existance de la concurrence et / ou le codage des pages ont permis à IE de conserver un niveau de parts de marché de 75% environ en Europe. Soit une chute de 20 points en l’espace de 4 ans.

Ce qui est vrai pour IE, l’est aussi pour les autres outils que fournit Microsoft, comme le montre la liste aussi longue que le bras de paquets de codecs pour Windows Media Player ou encore le nombre de clients courriers pour Windows : Mozilla Thunderbird, The Bat!, Claws Mail, etc…

Malgré les défauts souvent énormes, Windows et les logiciels Microsoft conservent leur place de logiciels étalons.

Prenons le monde du logiciel libre. Pour chaque tache, il suffit de voir que le nombre d’outils de trois, voire plus.

Par exemple, pour naviguer sur internet, l’on a le choix entre des navigateurs utilisant Gecko (Mozilla Firefox, Epiphany jusqu’à ses versions 2.22.x), Konqueror utilisant KHTML qui serait remplacé à terme par Webkit, Midori (utilisant Webkit, le coeur de Safari d’Apple), Opera.

On veut lire un fichier multimédia ? VideoLanClient, Mplayer, Totem sont proposés.

Du traitement de texte ? OpenOffice.org Writer, Abiword, Kword sont disponibles.

Du tableur ? OpenOffice.org Calc, Gnumeric, Kspread sont disponibles.

Et contrairement à Windows, l’interface graphique n’est pas autant figé. On peut choisir entre :

Si on veut du plus léger ? Les gestionnaires de fenêtres sont alors très nombreux : fvwm, fluxbox, openbox, windowmaker, etc…

Et que dire du choix des distributions ? On peut tout choisir dans le monde libre. C’est peut-être donc ce choix hypertrophié fait peur aux personnes qui veulent quelque chose de louable : quelque chose qui fonctionne sans que l’on se pose de question, mettant aux toilettes un point primordial : c’est au logiciel de s’adapter à l’utilisateur et non l’utilisateur à s’adopter au logiciel.

Vers un coeur commun entre Shiretoko, Shredder et SeaMonkey 2 ?

C’est une idée envisageable, étant donné que le dépot du code source de Shredder et de SeaMonkey pré-2.0 viennent de migrer, abandonnant le vieux dépot CVS vers un dépot mercurial.

Si l’on veut compiler soit-même le code source dit du « tronc » des logiciels de la Fondation Mozilla, que ce soit Shiretoko, Shredder ou SeaMonkey pré-2.0, il faut maintenant passer par des dépots mercurial.

Si le développement de Shiretoko est maintenant bien ancré sur un dépot mercurial, à savoir mozilla-central, c’est loin d’être le cas pour Shredder et SeaMonkey pré-2.0. Voici donc comment compiler Shredder ou SeaMonkey en utilisant le dépôt mercurial comm-central.

Déjà, il faut avoir autoconf 2.13 et mercurial pré-installé. Pour cela, il faut se conférer à la documentation de votre distribution pour savoir comment faire.

Ensuite, il faut récupérer le code source commun à Shredder et SeaMonkey pré-2.0 :

hg clone http://hg.mozilla.org/comm-central/ src

Une fois le code récupéré, il faut récupérer le complément à savoir le code en commun avec Shiretoko :

python client.py checkout

Pour cette partie, l’outil CVS configuré correctement est indispensable. En clair, il faut que la variable CVSROOT soit définie ainsi :

export CVSROOT= »:pserver:anonymous@cvs-mirror.mozilla.org:/cvsroot »

Vient le moment stratégique, préparer le .mozconfig pour les options de compilation. Il faut ajouter les deux lignes suivantes :

ac_add_options --enable-application=mail
mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/objdir-tb

Et virer un . $topsrcdir/mail/config/mozconfig qui aurait pu s’y trouver si on récupère un vieux fichier .mozconfig

Voici pour information mon .mozconfig pour Shredder :

#
# See http://www.mozilla.org/build/ for build instructions.
#

ac_add_options –enable-application=mail
mk_add_options MOZ_OBJDIR=@TOPSRCDIR@/objdir-tb

# Options for ‘configure’ (same as command-line options).
ac_add_options –enable-optimize= »-Os -march=native -w -pipe »
ac_add_options –disable-debug
ac_add_options –disable-tests
ac_add_options –enable-default-toolkit=cairo-gtk2
ac_add_options –enable-static
ac_add_options –disable-shared

Ensuite, il suffit de lancer la compilation et d’attendre.

Et voici ce que donne une boite « about » d’un Shredder compilé avec le code source du dépôt mercurial comm-central.

Shredder pré-alpha2 ?

Les pages qui m’ont aidé pour rédiger cet article :

http://wiki.mozilla.org/SeaMonkey:hg-based_build
http://developer.mozilla.org/en/docs/Mozilla_Source_Code_(Mercurial)
http://developer.mozilla.org/en/docs/Comm-central_source_code_(Mercurial)
http://developer.mozilla.org/en/docs/comm-central

Debian 5.0 alias Lenny… Deuxième reprise ;)

Au mois de mai dernier, j’avais fait un tour rapide de la Debian Lenny. Maintenant que la version finale de Lenny approche à grand pas – elle est prévue pour septembre ou octobre prochain – j’ai téléchargé une version de développement récente (image iso datée du 21 juillet) pour voir ce que donne cette version 5.0 de la distribution Debian.

Je passe sur les détails techniques de la machine virtuelle qui sont toujours les mêmes. J’ai utilisé le nouvel installateur graphique en version « graphique expert ».

Lancement de l'installation de la Debian Lenny en mode graphique expert

Après avoir choisi le français, l’installation est très simple, et se résume à une série de saisie d’informations et de presse bouton qui donne un coté « simple » à cette opération d’une complexité non dissimulée 😉

Notons qu’un noyau 2.6.25 est proposé à l’installation. Un noyau aussi récent pour une debian, cela dépote 😉

Noyau 2.6.25 sous Debian Lenny

Notons aussi que Grub 2 est proposé par l’installateur. Bien qu’encore expérimental, j’ai décidé pour cette machine virtuelle d’installer cette version.

Grub ou grub 2 ?

L’écran de démarrage graphique est du plus bel effet et donne un coté jeune à la Debian.

Grub 2 en action

Une fois l’installation terminée, une vingtaine de mises à jour sont proposée, dont OpenOffice.org 2.4.1. La version débianisée de Firefox, le dénommé IceWeasel est toujours en version 3.0, et que Gnome est en version 2.22.3.

Iceweasel et Gnome 2.22.3 sous Debian Lenny

Le seul gros problème, c’est que la résolution de X est trop faible.

J’ai donc du modifier le fichier /etc/X11/xorg.conf et modifier les sections Device, Monitor et Screen pour avoir quelque chose de potable : du 1024×768…

Section « Device »
Identifier    « Configured Video Device »
Driver        « cirrus »
EndSection

Section « Monitor »
Identifier    « Configured Monitor »
HorizSync    30-70
VertRefresh    50-160
EndSection

Section « Screen »
Identifier    « Default Screen »
Monitor        « Configured Monitor »
Device        « Configured Video Device »
Device        « Configured Video Device »
DefaultDepth    24
SubSection « Display »
Depth    24
Modes    « 1024×768 » « 800×600 » « 640×480 »
EndSubSection
EndSection

Mis à part ce bogue, la debian lenny s’annonce sous les meilleures auspices. J’attends avec impatience la version finale de cette distribution pour peut-être y migrer, ou l’installer sur un PC fixe qui n’a pas besoin des derniers logiciels en date 😉

Quand Linus prend sa revanche du Theo De Raadt…

En juin 2005, le fondateur du projet OpenBSD avait descendu en flamme le projet linux, déclarant entre autre que :

« It’s terrible, » De Raadt says. « Everyone is using it, and they don’t realize how bad it is. And the Linux people will just stick with it and add to it rather than stepping back and saying, ‘This is garbage and we should fix it.' »

Ce qui donne traduit :

« C’est terrible, » déclare De Raadt. « Tout le monde l’utilise, et ils ne réalisent pas à quel point c’est mauvais. Et les linuxiens restent avec et ajoute des trucs au lieu de faire marche arrière en disant : ‘c’est de l’ordure et on devrait corriger cela. »

Un peu plus de trois ans plus tard, dans un courrier concernant la sortie de la version 2.6.25.10, Linus Torvalds prend sa revanche.

Je cite :

Btw, and you may not like this, since you are so focused on security, one
reason I refuse to bother with the whole security circus is that I think
it glorifies – and thus encourages – the wrong behavior.

It makes « heroes » out of security people, as if the people who don’t just
fix normal bugs aren’t as important.

In fact, all the boring normal bugs are _way_ more important, just because
there’s a lot more of them. I don’t think some spectacular security hole
should be glorified or cared about as being any more « special » than a
random spectacular crash due to bad locking.

Security people are often the black-and-white kind of people that I can’t
stand. I think the OpenBSD crowd is a bunch of masturbating monkeys, in
that they make such a big deal about concentrating on security to the
point where they pretty much admit that nothing else matters to them.

To me, security is important. But it’s no less important than everything
*else* that is also important!

Ce qui donne traduit :

A propos, et vous ne pourriez pas aimer cela, puisque vous êtes tellement concentré sur la sécurité, une raison pour laquelle je refuse de m’ennuyer avec tout le cirque sécuritaire est car je pense que cela nous entraine dans une mauvaise direction.

Cela fait des « héros » des personnes de la sécurité, comme si les personnes qui corrigeaient les bogues n’étaient pas aussi importantes.

En fait, tous les ennuyeux bogues normaux sont bien plus important, car ils y en a beaucoup plus. Je ne pense pas qu’un spectaculaire trou de sécurité devrait être glorifié ou plus pris en compte comme quelque chose de « spécial » qu’un plantage aléatoire et spectaculaire du à un mauvais verrouillage.

Les personnes s’occupant de la sécurité sont souvent des personnes voyant tout en noir et blanc et cela m’insupporte. Je pense que les gens d’OpenBSD sont un paquet de singes se masturbant dans le sens où ils se concentrent tellement sur la sécurité au point qu’ils finissent par admettre que rien d’autre n’existe pour eux.

Pour moi, la sécurité est importante. mais ce n’est pas moins important que *tout* le reste qui est aussi important.

J’avoue que je suis d’accord en partie avec Linus, même si j’avoue avoir un petit faible pour le cryptique OpenBSD. Mais après tout, entre deux grandes gueules comme Linus Torvalds et Theo de Raadt, que demander de plus ? 😉

Vrac’ons librement.

Un en’vrac rapide consacré au logiciel libre.

  • Sortie de WordPress 2.6 ce matin. Pour avoir un aperçu des nouveautés en vidéo, cf cet article. La version française ne saurait tarder.
  • Sur son blog, Antistress nous annonce que Gnome 3.0 s’approche enfin. Et ce que ce serait la version 2.28 qui sera suivi par la 3.0. Donc, si le cycle des 6 mois est respecté, Gnome 2.24 en septembre prochain, la 2.26 en mars 2009, la 2.28 en septembre 2009. Donc Mars 2010 pour la version 3.0 ? 🙂
  • Ce matin, pour les utilisateurs d’Hardy Proposed, en plus d’une mise à jour de sécurité concernant pcre, on a droit à des mises à jour des traductions… Qui permettent d’avoir un firefox 3.0.1 entièrement traduit.

Voila, c’était du rapide, mais j’avais besoin de le faire 😉

Sortie du noyau linux 2.6.26 !

En jettant un oeil sur kernel.org, j’ai pu voir arriver un certain 2.6.26 après 9 versions rc. En attendant un résumé sur linuxfr.org, je suis allé sur Kernel Newbies histoire de voir les nouveautés de cette version.

En gros :

  1. Kvm a été porté sur architecture s390, powerpc et ia64. Sympa pour les utilisateurs de ces plateformes.
  2. Support des webcams améliorés. Joie 🙂
  3. Support du futur standard internet sans fil 802.11s.
  4. Ajout d’un débogueur au niveau du noyau
  5. Ajout d’un testeur de mémoire intégré au noyau
  6. Support des OLPC

Bref, pas mal de bonnes choses. Surtout un meilleur KVM, ce qui est quand même assez plaisant pour les fondus d’émulation dont je fais parti 😉

J’avoue attendre avec impatience le compte rendu sur linuxfr.org, car ce sont des articles souvent très intéressant, comme pour l’arrivée du noyau 2.6.25 en avril dernier.

Rajout à 11 h 25 : excellent article sur linuxfr.org concernant le noyau 2.6.26.

En suivant le flux « Planet-Debian »…

Je suis tombé sur cet article qui regroupe un certain nombre de projets libre ou open-source.

Devinette liée aux projets libres et open-source

J’en ai identifié 13 projets, bien que je pense en avoir raté un ou deux. Donc, quels sont les projets que vous avez identifié ? 🙂

Bien entendu, copier / coller les réponses tirés des commentaires de l’article source sera une forme de tricherie non acceptable 🙂

A vos réponses dans les commentaires 😉

Les aléas du dépot « proposed ».

Si utiliser le dépot « proposed » d’une distribution Ubuntu Linux est souvent intéressant, il y a parfois quelques effets de bords qui sont plus ou moins génants.

Si, en gros, 99% du temps, une mise à jour ne pose quasiment aucun problème, le dernier pourcent restant peut être ennuyeux, pour ne pas dire qu’il facilite franchement le transit intestinal.

Ce matin, les dépots proposed ont installés une mise à jour 3.0.1 pour un certain Firefox 3, ce qui :

  1. Laisse penser que Firefox 3.0.1 ne va pas tarder
  2. Que les équipes de veille d’Ubuntu Linux ont vraiment l’oeil à tout

Voici ce que l’on pouvait voir :

Firefox 3.0.1 dans Hardy Proposed

Bref, une mise à jour classique. Classique, pas franchement. Car désormais, les extensions sont vérifiées à chaque démarrage – en mode silencieux. Et manque de pot, les traductions ne sont pas « compatibles ». Voici le message d’erreur qu’on peut avoir :

Extensions incompatibles ?!

Moralité ? Le firefox disponible démarre alors en anglais. Voir le bogue 247494 en ce qui concerne le problème. Cela ne me dérange pas outre mesure, n’utilisant pas la version 3.0, et encore moins la traduction française qui souffre – selon moi – d’une mauvaise traduction du terme « bookmarks » en marque-pages alors que le terme de signets était utilisé auparavant.

Bref, il faudra attendre une mise à jour du paquet language-pack-gnome-fr-base qui contient les fichiers de traduction de Firefox et du xulrunner désactivé par sécurité. Quelques jours d’attente, donc, pas de quoi casser 3 pattes à un canard 😉