Bien choisir sa distribution GNU/Linux – 2019

Voici la nouvelle version, nécessaire suite à des modifications intervenues entre temps. Cette page complète et rend obsolète la version dite « de 2018 ».

Il m’arrive de recevoir des courriers électroniques qui me demandent : quelle distribution choisir ? Avec 306 distributions indexées encore vivantes, début janvier 2019 sur la bible de l’actualité linuxienne, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin sans avoir de détecteur de métaux pour se simplifier la tâche.

Voici donc une série de cinq commandements pour vous permettre de dégrossir votre recherche. Les listes ci-dessous sont aussi exhaustives que possible.

Premier commandement : Tu n’iras pas au-dela de la première génération descendante des distributions mères.

Par distribution mère, je parle des distributions nées entre 1992 et 2002 et toujours en vie de nos jours. Par ordre alphabétique :

  1. Archlinux (née en 2002)
  2. Debian GNU/Linux (née en 1993)
  3. Gentoo Linux (née en 1999) et sa « jumelle » Funtoo Linux plus simple d’accès par endroit
  4. Red Hat Linux (née en 1994) surtout connue pour son projet communautaire Fedora Linux (né en 2003)
  5. Slackware Linux (née en 1993)
  6. SuSE Linux (née en 1994) surtout connue pour sa dérivée OpenSUSE.

Si on prend leurs descendantes directes les plus connues, cela donne principalement :

  1. Manjaro Linux et les saveurs complémentaires (Openbox et Mate principalement) Tuxnvape.
  2. Ubuntu et ses saveurs officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubuntu Mate, Ubuntu Kylin et Ubuntu Budgie.
  3. La Calculate Linux
  4. CentOS Linux ou encore la Scientific Linux. Sans oublier l’excellent Viperr.
  5. SalixOS
  6. GeckoLinux pour la OpenSuSE.

Pour la Debian GNU/Linux, je rajouterai des projets comme la DFlinux par exemple. Les rares exemples de distributions « petites-filles » qui valent la peine ? LinuxMint, Emmabuntüs (classique ou en saveur Debian) ou encore MXLinux pour citer les premiers noms qui me viennent à l’esprit.

Deuxième commandement : toujours l’original à la copie tu préféreras.

Nombre d’environnements sont portables dans le monde GNU/Linux. Ce qui permet souvent d’avoir un environnement spécifique disponible sur les bases listées ci-dessus. Cependant, il y a un principe à appliquer. Si un environnement est proposée par une distribution, la meilleure expérience qu’on pourra en avoir est sur la dite distribution.

Troisième commandement : les petites communautés, autant que possible tu éviteras.

Il y a beaucoup de distributions qui ont des petites communautés de développeurs et d’utilisateurs. Si cela est plaisant et donne l’impression de faire partie d’une famille, cela a aussi ses inconvénients, en terme de support techniques.

Il y a toujours des exceptions, et je citerais entre autres : Solus Project ou la Void Linux. Ce sont des petites distributions avec des petites communautés, mais elles sont réactives et solides.

Quatrième commandement : les versions améliorées, autant que possible tu éviteras.

Des personnes bien intentionnées proposent des versions complétées en relation aux brevets logiciels. Comme « la route de l’Enfer est pavé de bonnes intentions », on finit par se retrouver parfois avec des distributions tellement lourdes qu’on se demande comment l’ordinateur fait encore pour ne pas succomber à une crise d’asthme au démarrage.

Un exemple ? Oh, l’Updated Ubuntu Mate, projet mort, pour ne citer que lui.

Cinquième commandement :
des clés USB et de la virtualisation, tu abuseras.

Nombre d’images ISO téléchargeables sont désormais hybrides. On peut tout aussi bien les écrire sur des clés USB que sur des CD-RW ou des DVD-RW, et l’énorme majorité des distributions proposent des ISOs « live » pour voir l’ensemble en action sur son ordinateur sans prendre aucun risque.

Pour la virtualisation, même si ce n’est pas la panacée, elle permet de se familiariser avec une distribution, ses spécificités, ses outils avant de faire le grand saut ou pas.

Il n’y a aucune recette miracle, mais si cela vous permet de nettoyer un peu les écuries d’Augias du logiciel libre, pourquoi pas ?

Éclaircissements : comme précisé au début de l’article, et demandé dans les commentaires, voici une « catégorisation » en fonction de la difficulté d’installation.

  1. Pour débutant(e)s : la série des Ubuntu, Linux Mint, Emmabuntüs et DFLinux et MXLinux, ou pour les débutants courageux, Manjaro citée aussi dans le point suivant.
  2. Pour les personnes ayant déjà quelques connaissances, et voulant approfondir : Fedora, Viperr, Debian GNU/Linux, CentOS, Manjaro Linux, Calculate Linux, Solus Project et SalixOS
  3. Pour les personnes aimant bidouiller leurs systèmes et n’ayant pas peur de la ligne de commande : Archlinux, Void Linux, Slackware Linux, Gentoo Linux et Funtoo Linux.

Après, c’est à vous de voir.

7 réflexions sur « Bien choisir sa distribution GNU/Linux – 2019 »

  1. bonjour, j’ai lu, linux, enfin GNU-linux c’est beaucoup de versions !

    Venant de windows XP, puis 7 après un passage par vista, j’avais un PC stable pour de la bureautique, du surf, un peu de retouche photo et visionner mes séries.

    Désireux de changer de matos pc de ma tour de 8, ans avec un i3 2émé génération, j’ai,opté pour un montage avec un i3 8100 et ce qui va avec, j’ai galéré pour installer windows7, pour finir a avoir des problèmes de reconnaissance matériel, usb non valide etc….j’ai hésité a installer windows10, mais vraiment pas convaincu par cet OS, avec une sensation de ne pas être maitre a bord ! depuis que j’entends parler de linux !

    j’ai compris en grande ligne, que c’est une base, que certains groupes ont personnalisé pour en faire un OS avec une orientation vers une utilisation spécifique.

    pour un novice que je suis, c’est ubuntu ou linux Mint ? en lisant les commentaires pour l’année 2018, je m’aperçois qu’il y a beaucoup de pro, telle ou telle version!! je pensais que c’était pareil, tout dépendait de l’utilisation de son PC?!

    Comme beaucoup, je veux une version, que je puisse utiliser un certains temps, je lis que beaucoup change de version, mais ils arrivent a garder leurs données, ou chaque fois tous sauvegarder et réinstaller?

    Ubuntu c’est installé rapidement, reconnu mon matériel, il me faut installer mes dossiers, photos etc…je ne sais pas si je peux réinstaller mes favoris firefox sous windows dans la version linux.

    Blog intéressant et instructif de frederic, merci.

    1. C’est trop de versions. Le tout est de trouver quelque chose qui te convient et d’y rester.

      Pour Mozilla Firefox, tu peux récupérer tes profils facilement. Sinon, tu peux utiliser Firefox Sync qui te permet de synchroniser entre plusieurs installations de ton navigateur, que ce soit sur ordinateur ou portable.

  2. bon article, j’ai bien aimé les commandements il y a des choses que j’ai apprises.

    je regarde souvent sur distrowatch.com les dernières versions sorties et les classements.

    je tourne sous Lubuntu (pour l’instant) mais j’ai été longtemps sous Puppy Linux qui m’a fait apprendre beaucoup de choses (mes premiers pas)

    bonne continuation

     

     

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