Griseus d’Aquilus : du métal symphonique de haut vol ?

Je m’intéresse depuis quelques temps au métal symphonique, comme le prouve les billets sur Eidon et Seven Nails.

Fouillant Bandcamp, je suis tombé sur le premier album d’Aquilus, un groupe australien. C’est un groupe qui mélange le métal symphonique, avec des influences folk, du progressif et des influences néo-classique.

Un mélange détonnant. Mais un mélange qui vous emporte facilement. Dès la première piste, Nihil (qui dure 14 minutes !), on est saisi par le mélange des genres qui ne laisse pas indifférent. Soit on adore, soit on déteste.

Et les 14 minutes de la première piste sont bien remplis. On passe de rythme typiquement métal et lourd à des envolées lyriques.

Et si vous pensez que 14 minutes, c’est long, alors, trompez-vous ! L’ultime piste dure 17 minutes 30 ! La piste la plus courte, seulement 5 minutes 35. Mais on ne peut pas parler d’un album en se basant sur la longueur de ses pistes. Chacune d’entre elles développe son univers qui lui est propre.

Loss, la deuxième piste est largement plus teinté néoclassique, avec un départ très éthéré, puis une ambiance plus lourde par la suite, avec des choeurs en chant « growl » qui laisse une ambiance que n’aurait pas rejeter Vlad Tepes.

Smokefall commence en reprenant les accords classique du métal. A noter que c’est une des plus courtes pistes de l’album, avec seulement 7 minutes au compteur ! Et ce qui fait le succès des autres pistes s’y retrouvent. Après du gros métal bien lourd, on a droit à une plage plus légère, inspirée folk.

La quatrième piste, « In Lands of Ashes » est sûrement le morceau le plus mélancolique de la première moitié de l’album. C’est une piste qui fait une respiration toute acoustique, avant le morceau le plus court et avec l’introduction la plus lourde de l’album « Latent Thistle ».

L’album continue ensuite dans « ses classiques », et se termine en beauté avec les 17 minutes de la dernière piste.

L’album s’écoute d’une traite, et sans lassitude. J’ai franchement adoré. A vous de voir, maintenant. Et oui, inutile de poser la question, j’ai acheté un digipack qui est allé rejoindre ses 500 petits camarades (boitiers classiques, digipack ou galettes gravées).

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