« Mother Earth » d’Ayten : encore un excellent exemple des heavenly voices.

Pour commencer cet article, une petite définition, un peu de culture n’a jamais tué personne, sauf preuve du contraire 😀

Les « heavenly voices« , merci wikipedia, sont :

[…] un nom de genre pour désigner globalement différents types de musiques atmosphériques faisant la part belle aux voix féminines éthérées et féeriques ; une musique souvent associée au mouvement gothique. On parle volontiers de « musiques féeriques » pour décrire l’heavenly voices, mais ce terme crée beaucoup de confusion et de malentendus car il recouvre en fait plusieurs tendances stylistiques distinctes bien qu’apparentées tels que l’ethereal wave, la darkwave néoclassique, la dream pop, le médiéval gothique1 ainsi que certaines formes de musiques du monde et folk centrées sur des voix etherées.

Parmis les grandes voix dans ce domaine, je citerais mon artiste lyrique préférée, Lisa Gerrard (Dead Can Dance) ou encore Elizabeth Frazer (Cocteau Twins et le premier album du supergroupe « This Mortal Coil »)

J’ai appris via sa page noomiz qu’Ayten mettait en précommande via le site de financement participatif PledgeMusic son premier album. Après avoir déposé un « don » de 20 € (et oui j’aime les bonnes vieilles galettes plastifiées), j’ai patienté en croisant les doigts en ce matin du 17 mars, j’ai eu le lien pour récupérer l’album en mp3 😀

C’est aussi le troisième projet que j’ai pu voir aboutir en utilisant le financement participatif, après l’album de Bryyn et celui des Lorraine McCauley and The Borderlands.

Si vous n’avez pas pu participé au financement, vous pouvez en savoir plus sur cette artiste, et écouter des morceaux de l’album « Mother Earth ». Avec un peu de chance, d’autres exemplaires – physique ou numérique – seront mis en vente par la suite sur le site officiel de l’artiste ?

L’album d’Ayten commence par le morceau « Libera Me » qui est très influencée par des mélodies moyen-orientales dans leur rhythmique.

La deuxième piste « Rainbow » est plus « occidentalisée », marquée par des grandes nappes de synthétiseur froides. Elle me fait penser aux production des Cocteau Twins aux alentours de leur album « Treasure », en légèrement plus rythmée. Contrairement au premier titre, le titre est en anglais.

La troisième piste « My Sweet Tender » reprend les influences orientales du premier titre, avec pas mal de cordes en toile de fond, et une batterie assez « militaire »

La quatrième piste « Innoncence » a des rythmes plus « contemporains », limite pop-rock aurais-je tendance à dire.

La cinquième piste est le titre éponyme de l’album, mais aussi le plus long de l’album : plus de 9 minutes ! Ici, on retrouve le style adapté par Lisa Gerrard pour sa carrière solo. Une introduction mystérieuse, suivi d’un chant éthérée, et des choeurs en arrière plan.

La sixième piste, « Enlightened Being » commence avec un solo de violoncelle. Et est accompagné d’un texte en anglais. L’ambiance à la « Cocteau Twins » revient de nouveau.

« Farewell » est le nom de la 7ième piste. Et pourquoi changer une recette qui gagne ? C’est un titre sublime, et j’avoue qu’il se déguste sans qu’il soit besoin de rajouter le moindre mot.

« Nymph » est l’avant dernier titre de l’album. Reprenant encore les ambiances orientales, elle joue sur les multiples plans vocaux.

L’ultime titre « Promise Of Eternity » conclue l’album en beauté, nous baignant dans les influences orientales et éthérées, et permettent d’émerger en douceur.

Une rythmique orientale prend la relève des choeurs, et donne la cadence du titre. En fermant les yeux, on se croirait dans le monde des contes des mille et une nuits. C’est surement le titre qui fait le plus voyager de la première partie de l’album.

L’album dure en tout et pour tout 61 minutes. C’est idéal pour se couper du monde pendant une heure, se ressourcer et repartir de plus belle.

Si vous ne connaissez pas Ayten, c’est une artiste à suivre. En tout cas, je ne regrette pas d’avoir précommandé l’album. Je me suis régalé du début à la fin.

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