Manjaro Linux 0.8.5-pre1 : vive l’absence du syndrome Not Invented Here !

La Manjaro Linux 0.8.5-pre1 (en gros, la première version alpha) continue d’avancer dans son idée de proposer une ArchLinux pour être humain normaux

Contrairement à la distribution qui veut stabiliser tous les 6 mois le dépot unstable de la Debian GNU/Linux et qui veut toujours réinventer la roue (en clair, le Not Invented Here) avec par exemple le projet au nom de feu une station spatiale des années 1990, la Manjaro Linux voulant économiser de précieuses ressources a joué la carte de la récupération intelligente.

Une des grosses critiques est l’absence d’un installateur en mode graphique. Seul la Chakra Linux, jadis basée sur ArchLinux propose avec Tribe un installateur graphique. Pour pallier à ce manque, l’équipe de la Manjaro Linux a repris l’installateur de la Linux Mint Debian Edition.

J’ai donc récupéré une image iso en 64 bits de la Manjaro Linux 0.8.5 pre1 avec l’environnement Xfce, en suivant les liens proposés sur l’article du site officiel.

J’ai ensuite lancé VirtualBox pour éprouver l’ensemble.

Dès le démarrage, une mise à jour est disponible de l’installateur. Côté logiciels ? C’est le retour de LibreOffice 3.6.5, de Mozilla Firefox (la version 19.0). Nous avons aussi Xfce 4.10 et un noyau linux 3.7.10.

L’installateur est très simple d’accès. Pour la langue ?

Le choix du fuseau horaire.

Le clavier ?

L’ajout d’un compte utilisateur ?

A noter que le mot de passe root n’est pas défini par défaut. Pour forcer l’utilisation de sudo ?

Seul hic, c’est au niveau de la gestion du partitionnement de disque. Le partitionnement automatisé offre quelque chose qui n’est pas très « archlinux-ement correct ». Au lieu de proposer le schéma habituel : /boot, swap, / et /home, il n’offre qu’un partitionnement des plus basique : une partition de swap, puis la partition complémentaire !

J’ai donc du jouer avec gparted pour avoir un partitionnement plus « archlinux-ement correct ».

Ce qui est dommage, car même si certaines personnes ne sont pas complètement d’accord, j’ai toujours trouvé un partitionnement qui sépare le système des données personnelles comme une sécurité intéressante. Enfin, les goûts et les couleurs, hein…

J’ai donc modifié les partitions avec gparted, puis lancer la copie des fichiers. Et y a pas à dire, c’est à croire que l’installateur doit être dopé. En l’espace de 15 minutes, tout est installé, et on peut redémarrer sur la Manjaro Linux.

J’ai fait une vidéo pour montrer le système fraichement installé. Dommage – et vous pourrez le voir – que Steam bloque tout, et se plante avant la fin de sa mise à jour… Quand on vous dit qu’il faut se méfier des logiciels non-libres… 😀

Ce qui est agréable, c’est de voir que l’équipe de Manjaro Linux préfère prendre un outil qui fonctionne au lieu de réinventer la roue… Que c’est bon, même si on pourrait envoyer le thème d’icones Faenza vers /dev/null 🙂

En tout cas, pour une première version alpha, ça donne envie de voir la suite.

5 réflexions sur « Manjaro Linux 0.8.5-pre1 : vive l’absence du syndrome Not Invented Here ! »

  1. C’est vraiment sympa, je vais enfin pouvoir abandonner ma mint pour aller chez Archlinux par contre petite question, les drivers wi-fi et graphiques sont reconnus ou il faut les installer manuellement comme chez debian ?

  2. Ah il a l’air vachememt sympa l’installateur de la LMDE, il a changé depuis la dernière fois que je l’ai testé (plus de 6 mois).

    Ce que je trouve dommage, c’est la multiplication des installateurs. Celui d’Arch Linux est mort, Anaconda est utilisé dans pas mal de distributions (Fedora, RHEL, Foresight, etc: http://fedoraproject.org/wiki/Anaconda/Distros), et maintenant celui de LMDE qui semble avoir remporté du succès.

    L’idée de Chakra de reprendre Kapudan est une bonne illustration de «ne pas réinventer la roue».

    Mais bon, c’est un peu la même connerie que la multiplication des gestionnaires de paquets. A-t-on vraiment besoin d’Ubiquity, de l’installateur Debian, d’Anaconda, de l’installateur de Chakra, de celui de la LMDE, etc? Pourquoi ne pas envisager deux ou trois installateurs modulables et extensibles?

    1. Les scripts d’installation d’arch sont très bon. Quant à l’ancien installateur, il est toujours disponible si tu sais chercher.

      « Mais bon, c’est un peu la même connerie que la multiplication des gestionnaires de paquets. A-t-on vraiment besoin d’Ubiquity, de l’installateur Debian, d’Anaconda, de l’installateur de Chakra, de celui de la LMDE, etc? Pourquoi ne pas envisager deux ou trois installateurs modulables et extensibles? »

      Oui. Car chaque installateur utilise des subtilités liées au gestionnaire de paquetages de la distribution. Et une personne qui trouvera l’installateur de la debian très bien, une autre l’aura en horreur.

  3. L’installateur graphique est facile à utiliser.

    Pour le partitionnement, on peut aussi le préparer en amont, dans la live-session avec gparted (mot de passe ‘manjaro’).

    L’installation, tout compris, chez moi a pris 10 minutes montre en main.

    Pour l’instant, pas d’option d’enlever le DVD au reboot ; ça devrait venir.

    Une remarque pour ceux qui voudraient essayer cette manjaro : avant de lancer l’installation, mettre le live-installer à jour avec l’outil ‘pamac’ (étoile verte dans le panneau). Vous bénéficierez ainsi des dernières retouches.

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