NuTyX Sekong RC2 : la distribution basée sur Crux et Linux From Scratch renaît de ses cendres.

J’ai eu un passé mouvementé avec la NuTyX, inutile de s’apesantir dessus. Mais avec la sortie de la RC2 de la Sekong, j’ai eu envie de faire un nouveau test de cette distribution un peu atypique.

Au menu, dixit l’annonce de publication : une noyau Linux 3.4.33 (C’est un noyau LTS donc long time support, ce qui justifie largement sa présence), KDE SC 4.10, Gnome 3.6.2, Xfce 4.10, Lxde 0.5.10, LibreOffice 3.6.x, Mozilla Firefox 19, et plein d’autres choses.

Après avoir récupéré la mini ISO, d’une taille de 79 Mo et vérifier qu’elle était correcte, j’ai lancé une machine virtuelle VirtualBox, ayant des ralentissements effroyables lors de mes tests avec Qemu 🙁

Pour des raisons pratiques, j’ai fait un partitionnement simple : une partition root de 124 Go et 4 Go pour le swap.

Le formatage se fait simplement, la partition de swap étant autodétectée.

Ensuite, la configuration du réseau se fait simplement, étant donné que la mini-iso propose une installation en ligne.

Après avoir sélectionné le noyau à installer et l’environnement, on peut rajouter des paquets complémentaires par catégorie. J’ai choisi de rajouter Mozilla Firefox, LibreOffice, les extras de Xfce 4.10, le greffon Adobe Flash, VLC, Gimp, Cups et les outils en relation.

Pour le dépot de paquets, je suis resté sur le dépot primaire, ignorant l’état de la mise à jour des miroirs.

Une fois la sélection terminée, la récupération des paquets commence. A noter un léger bug graphique, lors de la récupération des paquets complémentaires, un double affichage de chaque téléchargement efféctué.

Une fois l’installation terminée, on ajoute le mot de passe root et le compte utilisateur.

Et Grub est installé dans la foulée. Sur les versions précédentes il fallait penser à installer Grub… Et un oubli est si vite arrivé… 🙁

Xfce démarre directement, et nous demande de la configuration qu’on veut mettre en place.

Avec un bug légèrement ennuyeux. L’heure est décalée. Cela se règle en modifiant le fichier /etc/sysconfig/clock et en mettant sur 1 la valeur UTC. Celle-ci est sur 0 par défaut, à cause de MS-Windows qui gère mal l’heure en dual-boot.

Que rajouter ? L’installation de la version 64 bits est devenue simplissime, ainsi que le processus tout court. On voit qu’un travail énorme de simplification et d’automatisation a été effectué pour rendre la distribution plus attrayante.

Reste trois points noirs : l’absence d’une partition /home séparée par défaut, et l’heure qui est – pour des raisons compréhensibles en cas de dual-boot – resté en localtime au lieu d’utiliser UTC.

Ultime point : il manque certains logiciels, apparemment absent des ports, comme Exaile ou encore Quodlibet. Dommage, mais maintenir une distribution est un travail conséquent.

Il reste à savoir comment sera gérée la vie de la NuTyX Sekong. Mais on ne peut que tirer son chapeau à la petite équipe derrière la distribution pour lui avoir redonné quelques couleurs.

8 réflexions sur « NuTyX Sekong RC2 : la distribution basée sur Crux et Linux From Scratch renaît de ses cendres. »

  1. Salut
    C’est cool que tu es testé nutyx 😉
    Tu dis « A noter un léger bug graphique, lors de la récupération des paquets complémentaires, un double affichage de chaque téléchargement efféctué »
    Il ne s’agit pas d’un bug mais du téléchargement du md5sum de chaque paquet pour vérifier l’intégrité .
    Voila ; donc un bug de moins 😉
    @+

  2. Ouah, super cool ce test. Je note que tu utilises la commande « su ». Si je peux te donner un conseil, il est préférable d’utiliser la commande « su – » afin de profiter de l’initialisation de l’environnement (ici root). Cet oubli peut te jouer de drôles de tours par ex si la definition de certaines variables diffèrent en root et en utilisateur (ex PATH).
    Petite question ? As-tu fais ces test lors du premier login (cad sans avoir rebooter) ou il y avait déjà eu un reboot entre temps?
    Petite correction « le bug graphique » est un soucis (encore un) de busybox qui ne supporte pas ou partiellement l’utf8. Et comme NuTyX est 100 % « écrit » en utf8 ça donne ce genre de probs.
    Sinon, un tout grand merci pour ce test.
    Reste le bug du « erreur d’entrée / sortie », le comble c’est que j’avais résolu le truc avec netsurf ensuite ajouté midori, mais le comble c’est que par défaut Xfce ne reconnait pas midori, il faut aller cocher dans « Applications favorites »

    Bien à toi

    1. Pour su, c’est noté, mais je préfère sudo, cependant.

      As-tu fais ces test lors du premier login (cad sans avoir rebooter) ou il y avait déjà eu un reboot entre temps?

      Pour la capture vidéo, je suis parti d’une NuTyX fraichement rebootée.

      Petite correction « le bug graphique » est un soucis (encore un) de busybox qui ne supporte pas ou partiellement l’utf8. Et comme NuTyX est 100 % « écrit » en utf8 ça donne ce genre de probs.

      Merci pour l’info concernant le bug graphique. Tant que l’installation se déroule bien, c’est rien 😉

      Sinon, un tout grand merci pour ce test.

      L’installation étant largement moins ennuyeuse à effectuer que sur les précédentes versions, spécialement grace à l’automatisation de certaines étapes, dont celle de notre ami Grub. Et c’est agréable d’avoir une ISO d’installation par le réseau, c’est plus pratique et on est toujours sûr d’avoir un système à jour au premier démarrage.

      Reste le bug du « erreur d’entrée / sortie », le comble c’est que j’avais résolu le truc avec netsurf ensuite ajouté midori, mais le comble c’est que par défaut Xfce ne reconnait pas midori, il faut aller cocher dans « Applications favorites »

      L’histoire du serpent qui se mord la queue, donc.

  3. Oublié de mentionner: tu peux quasi tout faire via sudo, et le petit bonus bien agréable, les 4 commandes de base qui agissent sur une install (get, del, up et sync) peuvent même être directement exécutées en compte « normal » sans même utiliser sudo.
    Bien à toi

    Thierry

    1. Je ne savais pas si sudo était présent ou pas dans l’installation.

      Et merci pour la précision complémentaire. Si l’installation pouvait proposer une option partition /home séparée, ce serait une distro encore meilleure, avis purement personnel, bien entendu !

  4. La partition séparé pour /home il y a des pours et des contres c’est un long débat, on pourrait en discuter des heures. A l’occasion, faudra vraiment qu’on en discute 😉
    autour d’une bonne bière belge peut-être 😀

    A +

    Thierry

    1. Par expérience, je sais que je préfère avoir mes données sur une partoche séparée… Ca m’a sauvé plus d’une fois la mise en cas de réinstallation.

      Et pour la bière, désolé, je ne bois pas de boisson alcoolisée.

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