Les distributions GNU/Linux pour puristes : quel bilan actuellement ? Première partie.

Pour les barbus de chez barbus, les puristes de chez les puristes, il ne faut utiliser aucun logiciel non libre. Le saint Graal des puristes. Ayant pris la liste des distributions officiellement déclarées « compatibles » avec les idéaux de la Free Software Foundation, je n’ai conservé que celle qui ont pour but d’être aussi neutre que possible sur le plan de l’utilisation qu’on peut en faire.

J’ai donc pris par ordre alphabétique :

  1. La Blag Linux
  2. La Dragora
  3. La gNewSense
  4. La Parabola GNU/Linux
  5. La Trisquel
  6. La Ututo
  7. La Venenux

Dans cette première partie, je vais parler de la Blag Linux et de la Dragora Linux. Pour chacune d’entre elle, j’ai récupéré, si c’est possible, la version 64 bits. Et chacune dans une machine virtuelle qemu, en recyclant le disque dur virtuel utilisé.

La Blag Linux se base sur le code de la Fedora Linux. Développé par le Brixton Linux Action Group, elle propose pour le moment en version stable une base de Fedora Linux 14, la version alpha étant basée sur la Fedora Linux 16, comme on peut le constater à cette adresse : ftp://blag.fsf.org/160000/en/iso/

Je suis resté avec la version stable pour cette partie du test. On sent que c’est une distribution qui a des « couilles », ne serait-ce que l’écran de démarrage.

C’est du Gnome 2.32 qui nous accueille. La fraicheur logicielle n’est pas franchement au rendez-vous, vu l’age de la dernière ISO stable, juste 18 mois. Cependant, elle reste utilisable. L’installateur est celui de la Fedora Linux, donc aucune surprise. Ca s’installe sans problème.

Cependant, j’ai du faire la mise à jour à la main, sinon, ça coinçait. Une fois la mise à jour faite, même s’il y a du progrès coté version disponible des logiciels, c’est assez ancien. La version de Mozilla Firefox à la sauce Free Software Foundation, IceCat, n’est qu’une version 5.0.

Ci-dessous, une rapide vidéo d’aperçu de l’ensemble de la distribution en version 140000.

Et la version 160000, basée sur la Fedora Linux 16 ? En lieu et place de Gnome, on se retrouve avec Xfce. Surement à cause de la présence de Gnome Shell dès la Fedora Linux 15. Après l’installation, on se retrouve avec un Xfce en anglais. Le problème se corrige en modifiant le fichier /etc/sysconfig/i18n en terminal root.

Après la mise à jour, on se trouve avec un environnement largement plus récent, et donc plus utilisable. A noter l’absence notable d’IceCat, remplacé par Midori et uzbl. Et comme pour la version 140000, voici une vidéo rapide de présentation.

Ci-dessous, une rapide vidéo d’aperçu de l’ensemble de la distribution en version 160000. L’ensemble est un peu plus récent, même si certains logiciels ont un peu d’age, ne serait ce que le noyau linux, qui n’est qu’une version linux-libre 3.1. Reste à savoir quand une nouvelle version stable sera rendu disponible, car les sorties semble assez espacées dans le temps.

La deuxième distribution de la liste, c’est la Dragora Linux. D’origine argentine, c’est une distribution aux publications irrégulières. Elle sort quand elle est prête. Point barre. L’installateur est en mode texte, interactif, un peu comme celui de la Slackware Linux, en plus coloré cependant. Certains outils sont disponibles pour configurer le clavier par exemple.

Après avoir partitionné le disque dur, j’ai choisi une partition pour le swap, et monté les partitions aux références qui vont bien.

L’installateur propose un environnement Xfce par défaut. J’ai laissé l’ensemble des paquets installables être installé. On est ainsi tranquille et on évite des oublis malencontreux 😉

Et les étapes sont très bien décrites, assez didactiques, que ce soit pour le fuseau horaire, le choix de l’environnement ou encore les services à lancer au démarrage.

Après le rédémarrage, j’ai créé un utilisateur normal avec la commande adduser.

La documentation bien que réduite est assez claire, spécialement sur le système d’init utilisé, runit. Dès le départ, on sent que le système est rapide. Cependant, et à moins que j’ai très mal cherché, aucun paquet n’est disponible en mise à jour. Bizarre. J’ai fouillé le site de fond en comble, rien sur un dépot de mises à jour.

Voici donc une petite vidéo de présentation de la Dragora Linux 2.2 en action. A noté que j’ai lancé à la main Xfce. Xdm est disponible, mais j’ai toujours joué de malchance avec cet outil.

Il existe une ISO complémentaire, mais son contenu est assez léger : emacs, gnash, et deux ou trois autres outils. A noter aussi que j’ai du batailler un peu avec le clavier qui ne voulait pas passer en français.

Cette distribution m’a un peu intrigué, surtout par l’absence de mises à jour disponible. Bizarre.

Bon, prochaine étape ? Le duo gNewSense / Parabola GNU/Linux.

6 réflexions sur « Les distributions GNU/Linux pour puristes : quel bilan actuellement ? Première partie. »

  1. Hello ! Je voudrais savoir si tu as une adresse de contact pour ton blog à laquelle je pourrais te contacter ?
    Merci d’avance, et merci à toi de parler avec tant de passion du logiciel libre. 🙂

  2. J’ai testé, il y a quelques temps, Trisquel (version 4) qui est une très bonne distribution, très réactive et élégante (ce qui ne gache rien). Mais il est très facile d’intégrer des paquets non libres dans la distribution quand on bidouille un peu le sources.list …
    Très bon article, fred ! @+

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