Fedora Linux 18 alpha : oh, la vache…

Après plusieurs reports, la première alpha de la Fedora Linux 18 est sorti ce 18 septembre. Note : j’ai commencé le test le 18 au soir, et fini le 19 matin pour des raisons pratiques. La vidéo a été faite le 19 au matin.

Inutile de me jeter le premier pavé qui vous vient sous la main par rapport au jeu de mots du titre. Etant donné que le nom de code de la Fedora 18 est « Spherical Cow »… Je sais, j’ai honte.

Mais trève de honte, passons aux choses sérieuses. J’ai donc récupéré l’image ISO 64 bits de la version Gnome, et utilisant ce bon vieux VirtualBox 4.2, j’ai créé une machine virtuelle pour voir à quoi ressemble cette première préversion de la Fedora Linux 18.

La grande nouveauté visible, c’est la nouvelle génération d’Anaconda, l’installateur graphique. Au lieu du classique : « on valide chaque étape à la suite, puis un récapitulatif, et on passe à l’installation », tout se gère en un seul écran qui sert de tableau de bord.

A noter l’humour des développeurs de l’installateur…

J’avoue que je ne suis pas un adorateur de cette nouvelle version de l’installateur. Oui, cela permet de prendre son temps pour configurer les options, d’avoir une vue d’ensemble, de ne sauter aucune étape, mais ça fait quand même lourd.

Pour le clavier, l’interface en alpha est si lente qu’il est plus simple de supprimer les encodages inutiles 🙁

Très mauvais point de cette version alpha : l’installateur est très très long à finir sa tache. la copie des fichiers a pris plus de 20 minutes ! J’ai même pensé à un moment que l’installation était plantée !

Le premier démarrage propose la création d’un compte classique. J’ignore si c’est un bug de la version alpha, mais seul le clavier qwerty était disponible. A noter que j’ai du rajouter epiphany (le navigateur natif de Gnome) et plus ennuyeux, l’outil ntp, car le temps sur réseau n’est géré au démarrage.


su -c 'yum install ntp'
su -c 'systemtcl enable ntpd.service'

Ce que j’ai trouvé bizarre, c’est l’extrème lenteur au démarrage, et à l’utilisation. Je pense que ce doit être un mélange entre :

  1. L’utilisation d’un noyau linux 3.6 en version rc6
  2. L’utilisation d’une distribution qui doit contenir encore pas mal de code débogage
  3. La non utilisation des outils additionnels de VirtualBox, mais vu l’état alpha de la distribution, je n’ai pas préféré prendre de risques

Comme c’est de l’alpha, ça casse de temps à autre, comme l’outil d’ajout de comptes en ligne qui est inutilisable (mauvaise mise à jour ?) ou l’obligation d’installer à la main l’outil ntp.

Cependant, la version de Gnome fournie me fait poser des questions. Pourquoi n’y a-t-il plus l’option de se déconnecter, uniquement l’extinction / redémarrage, alors que l’option est disponible même avec un seul utilisateur sous Gnome 3.4 ?

Quel délire a pris les codeurs de faire cela ? Désolé, mais même en tant que fan de Gnome, y a des limites à ne pas dépasser.

Fedora Linux 18 sera surement un grand cru de la distribution, mais la castration progressive de Gnome 3.x me laisse un peu sur ma faim. Et pas qu’un peu d’ailleurs.

3 réflexions sur « Fedora Linux 18 alpha : oh, la vache… »

  1. J’ai testé aussi Fedora 18 alpha dans VBox 4.2,
    Je suis assez déçu, config minimale, temps de chargement long, idem pour les mises à jour.
    Arch est encore le meilleur, aucun doute.

  2. Je viens de refaire deux install de Debian, y a pas à dire je suis fan de leur installateur que je trouve meilleur que celui d’Ubuntu (chez Debian je trouve même le « non graphique » plus clairque le graphique). Fedora, pas essayé. Je me souviens avoir installé une Suse la toute première fois : l’installateur m’avait paru très pro et bien léché (venant de Windows)…

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