18 Mai 2012 : l’action de Facebook est côté à 38$. 16 août 2012, soit un trimestre plus tard : 20$.
En gros, la valeur – ou survalorisation de l’entreprise ? – a été divisée par deux. Perdre 50% de sa (sur)valeur, c’est tout de même énorme. A croire que la bulle 2.0, celle des réseaux sociaux est en train d’exploser en pleine tronche de son représentant le plus célèbre, Facebook.
Mais ce n’est pas la seule victime du dégonflement de la bulle des réseaux sociaux. Prenons la cotation de Zynga qui est l’un des principaux acteurs ludiques sur Facebook. Elle a perdu 70% de sa valeur en bourse. Oui, 70% ! Sur une période un peu plus longue, allant de décembre 2011 à août 2012, mais quand même 70%…
Dans un article que j’avais écrit à la fin de la semaine qui avait connu l’introduction en bourse de Facebook, je parlais que cela serait l’élément déclencheur pour que la bulle des réseaux sociaux crève.
Car Facebook n’a rien inventé. Il n’a fait reprendre l’envie des personnes d’être lié en un lieu unique, en regroupant une messagerie plus ou moins instantané, la possibilité d’ajouter une photothèque, des jeux plus ou moins (d’ailleurs souvent plus que moins) soi disant gratuit. Bref, reprendre les fondements de la toile (qui existe depuis en gros 20 ans) en l’enrobant dans une belle interface auto-générée grace à du code en PHP.
En gros, Facebook est le successeur de MySpace, de Second Life, et autre mondes virtuels ou réseaux sociaux qui ont déjà existés et qui ne sont plus que l’ombre d’eux même voire qui ont mis la clé sous la porte.
D’ailleurs voire que l’action de FaceBook est resté assez stable est une preuve supplémentaire que la bulle 2.0 ne va pas tarder à nous exploser dans les doigts. Car vendre du vent comme le fait Facebook, c’est génial, sauf quand on s’aperçoit que le vent, ce n’est que de l’air, et rien d’autre.
Et on s’aperçoit que le vent, donc l’air, ça coûte pas grand chose au final… Et ça rapporte encore moins. Crime menant à la peine capitale dans nos sociétés de capitalisme financiarisé à mort.
Donc le pari que j’ai fait dans l’article en question, même s’il n’est vieux que de 3 mois, est toujours valide :
Si dans 5 ans il doit rester un des deux réseaux sociaux que sont Google Plus et Facebook, je parierais sur Google pour au moins une bonne raison : l’écosystème google qui y est autour. On peut conchier Google, mais ses outils sont pratiques : que ce soit Picasa, la suite bureautique basique, Google Music (même si l’achat est impossible en dehors des Etats Unis), l’Agenda, le lecteur de flux RSS, le navigateur (faut aimer), bref, toute une galaxie de services que Facebook ne propose pas ou de manière incomplète.
Ayant récemment investi dans un téléphone androïd HTC Explorer, j’ai eu le plaisir de voir que le client pour mon compte google+ était parfaitement fonctionnel. Je ne saurais dire comment fonctionne le client Facebook s’il y en a un. Cela fait maintenant bien 6 mois que j’ai détruit sans le moindre regret mon compte Facebook. Et tant pis si je passe pour un extra-terrestre si je l’ai fait.
Maintenant, on verra dans un trimestre où en sera l’action Facebook, mais j’ai comme l’impression qu’elle sera plus proche des 10$ que des 30$…
Tu l’enterres un peu vite je pense. On ne pourra se faire une véritable idée uniquement quand Facebook aura publié ses comptes de résultat. Ça donnera une véritable indication sur sa situation financière et sa rentabilité, ce jour là on pourra réellement se faire une opinion.
Il est vrai qu’une boite qui perd 50% de sa valeur boursière et 4 de ses cadres dirigeants pète la forme
http://www.challenges.fr/revue-de-presse/20120813.CHA9603/dans-la-tourmente-facebook-perd-4-de-ses-dirigeants.html
Je pense que FaceBook a mangé son pain blanc, maintenant qu’il attaque son pain noir.
Ceci est une critique, mais à but constructif évidemment
Je trouve ton article un peu triste. Sur le fond, la seule chose que tu apportes est de relater la baisse des actions fb. Pour ensuite t’auto-citer, prouvant que tu avais raison il y a trois mois…
Le résultat est assez narcissique!
Néanmoins, ton avis sur le sujet reste intéressant… Comme LordPhoenix, je ne vendrai pas la peau de l’ours trop vite…
C’est un article écrit à la va-vite, sur un coup de tête.
Côté narcissisme, ce n’est qu’un blog personnel, pas celui d’un journaliste.
Quant à vendre la peau de l’ours trop vite, je crains que l’ours ne soit déjà un peu maigrichon…
Ah, Fred ce devin ! Oui bien joué, je pense que Facebook va se rattraper un peu mais mourir à terme. Mais il va encore durer quelques temps. Et bien sûr qu’il existe un client Android, mais je n’aime pas l’interface. De toutes façon, ça fait bien deux ou trois mois que je n’ai plus de compte Facebook, et que je ne suis actif ni sur Google+ (je n’aime pas la nouvelle interface d’ailleurs) ni sur Diaspora.
Honnêtement, blog + e-mail + jabber + SMS, pas besoin de réseau social !
P.S.: Android ! Pas d’accent sur le i…
Le réseau social a son utilité. C’est un outil, mais tout centrer autour du réseau social est une erreur qui se paye cash et avec les intérêts qui sont exorbitants.
Je ne pense pas que FaceBook va mourir d’un coup, mais lentement, un peu comme myspace qui n’est plus que l’ombre de sa période faste, les géants ont toujours des pieds d’argiles. Cf Enron qu’on pensait trop gros pour chuter…
Tu te doutes bien Fred que j’allais réagir à un tel article.
Moi qui depuis deux ans n’arrête pas de dire que le concept des réseaux sociaux (sur)vivra maxi 10 ans. Comme tu le dis si bien , ce n’est pas une invention en soi , ça n’apporte rien de nouveau et outre la situation boursière de facebook , un point important est à ne pas oublier. Quelle que soit la santé et la situation d’un réseaux et de son entreprise , ce sont les gens qui les font vivre. Et si à un moment ces derniers décident de ne plus suivre pas lassitude,ce qui va probablement arrivé dans un avenir pas si lointain, la santé , l’équilibre , la stabilité de ces entreprises auront beau être bonnes , ce sera la gamelle assurée. L’arrivée d’autres modes de communication est donc à prévoir dans l’avenir et perso , je ne tiendrais aucun pari sur le concept des réseaux car l’avenir se fera sans eux.