LibreOffice 3.6.0 est sorti il y a trois jours environ, cependant, la très dynamique Archlinux ne la propose pas encore. Ayant demandé pourquoi sur la liste de publication arch-general, la réponse a été lapidaire et cependant justifiée :
3.6.0 won’t go into our repos. It’s only for early adopters and not ready for production use. Maybe I’ll package 3.6.1 for testing repo once it’s out.
Ce qui donne traduit :
La 3.6.0 ne sera pas dans nos dépôts. C’est uniquement pour les utilisateurs avancés et pas encore prête pour un usage en production. J’empaqueterais peut-être la 3.6.1 dans testing quand elle sortira.
Etant curieux de nature – et voulant tester la 3.6.0 qui a de la gueule sur le plan des fonctionnalitées – j’ai donc lancé deux commandes magiques pour récupérer les fichiers d’empaquetages pour Archlinux.
NB : c’est une action à réserver aux patients et aux personnes qui n’ont pas peur de perdre des données si ça tourne mal. Vous êtes prévenus.
NB 2 : Si vous voulez recompiler LibreOffice pour votre Archlinux, il existe des paquets RPMs et deb, voici une archive contenant les deux PKGBUILD à mettre dans libreoffice et libreoffice-i18n. Pour info, j’ai viré la partie concernant KDE, utilisant Gnome.
yaourt -G libreoffice
yaourt -G libreoffice-i18-n
Pour récupérer le code et les traductions. J’avais noté la présence d’un fichier dans chaque portant le nom de PKGBUILD.36… .36 ? Et oui, de quoi faire compiler la toute nouvelle version. J’ai donc commencé en modifiant le PKGBUILD.36 des traductions pour le rendre fonctionnel.
Puis après la génération des traductions, et il y en a un sacré paquet (une grosse centaine), je me suis attaqué au coeur, au lourd, c’est à dire à LibreOffice en lui-même.
Après avoir adapté le PKGBUILD, j’ai lancé une première compilation en mode graphique… Au bout de 4 heures, il en était à 75%, quand j’ai fait la bétise de lancer une machine virtuelle VirtualBox… Au bout de 10 minutes, le noyau s’est emballé, et j’ai été de prendre des mesures disproportionnée… Passage en console virtuelle, et redémarrage avec un sudo reboot !
Une fois redémarré, j’ai décidé de gagner du temps, et de me la jouer linuxien des années 1998-2000, mes débuts… Puisque la compilation en mode graphique prenait un temps effroyable, j’ai décidé de passer en console. J’ai donc ouvert un terminal gnome, et j’ai entré :
sudo /etc/rc.d/gdm stop
Gnome a été clos proprement, je me suis connecté en tant qu’utilisateur normal, et j’ai lancé la commande makepkg dans le répertoire de libreoffice.
2 h 30 plus tard, j’observais les paquets en train de se compacter… Et je peux vous dire que voir les paquets être créé les uns après les autres, ça fait serrer les fesses.
J’ai par la suite fait une copie des paquets générés. Et ayant redémarré ma session gnome, j’ai installé les paquets faits maison. Cependant, par sécurité, j’ai fait une copie de mon profil de LibreOffice 3.5, et j’ai enlevé la version originale. Il existe un bug lié au correcteur d’orthographe qui sera corrigé dans LibreOffice 3.6.1, comme précisé dans les notes de versions.
J’ai ensuite enfin cliqué sur l’icone de LibreOffice, et ce fut la libération…
Bon, maintenant, je vais pouvoir faire « mumuse » avec LibreOffice 3.6, en espérant que je ne perdrais aucun document précieux… d’ici la première version des paquets compilés par les développeurs d’Archlinux


décision à la con de la part du packageur. les précédentes versions dispo dans les repo n’étaient pas les pour « daily use », alors que la 3.6 l’est (il n’y a pas de version plus stable dispo sur la page de ddl de libreoffice).
enfin bon, son argument ne tient pas la route, sauf si j’ai pas tout lu sur le site de libreoffice (ce qui n’est pas impossible)
au pasage, +1 pour le wallpaper