Installons ArchLinux avec l’iso 2012.07.15, et les arch-install-scripts.

ArchLinux a proposé durant de nombreuses versions pour s’installer l’outil AIF. Cependant, celui-ci est mis temporairement de côté. Si vous n’avez pas envie d’utiliser les ISOs non officielles ArchBoot, la nouvelle et future ISO officielle proposera des scripts d’installation.

Ils sont assez arides, mais cependant, reste utilisable et laisse quand même une Archlinux installable plus facilement qu’une Gentoo. Merdre, c’est vrai, c’est pas trolldi 🙂

J’ai donc récupéré sur le miroir irlandais l’image ISO 2012.07.15. Elle ne fonctionne qu’en réseau, et propose par défaut de pouvoir démarrer aussi bien avec un noyau 32 que 64 bits. Une page de wiki explique les grandes lignes.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://ftp.heanet.ie/mirrors/ftp.archlinux.org/iso/2012.07.15/archlinux-2012.07.15-netinstall-dual.iso
–2012-07-18 16:54:03– http://ftp.heanet.ie/mirrors/ftp.archlinux.org/iso/2012.07.15/archlinux-2012.07.15-netinstall-dual.iso
Résolution de ftp.heanet.ie… 2001:770:18:aa40::c101:c140, 193.1.193.64
Connexion vers ftp.heanet.ie|2001:770:18:aa40::c101:c140|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 387973120 (370M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : «archlinux-2012.07.15-netinstall-dual.iso»

100%[======================================>] 387 973 120 531K/s ds 9m 53s

2012-07-18 17:03:57 (639 KB/s) – «archlinux-2012.07.15-netinstall-dual.iso» sauvegardé [387973120/387973120]

[fred@fredo-arch ISO à tester]

Coté chargeur de démarrage, grub. La première chose que je fais, c’est de charger le clavier français, ce sera plus pratique.


loadkeys fr

Pour cet article, je suis resté assez simple. Partitionnement simple : 3 partitions, à savoir /boot sur hda1, la partition / en hda2, le swap en /hda3 et la dernière partition, /home en hda4. Les partitions /home et / en ext4, /boot en ext2. J’utilise l’ancien système de partitionnement, ayant peur de faire des bétises avec le GPT. Et comme gparted est actuellement indisponible… 🙂

Pour le formatages des partitions :

mkfs.ext2 /dev/sda1
mkfs.ext4 /dev/sda2
mkfs.ext4 /dev/sda4
mkswap /dev/sda3
swapon /dev/sda3

La partition / étant /dev/sda2, on va la monter avec la commande suivante :

mount /dev/sda2 /mnt

On va ensuite monter les partitions /boot et /home :

mkdir /mnt/boot && mount /dev/sda1 /mnt/boot
mkdir /mnt/home && mount /dev/sda4/mnt/home

Il faut ensuite se connecter au réseau, et c’est ici qu’on apprécie d’être en connexion filaire. Il suffit d’entrer dhcpcd eth0

On passe à l’installation du coeur de l’installation. Il suffit d’entrer un petit :

pacstrap /mnt base{,-devel}

L’installation de grub2 refusant de se faire, je suis resté avec grub. On peut aussi utiliser syslinux.

pacstrap /mnt grub

On génère le fichier /etc/fstab avec genfstab -p /mnt >> /mnt/etc/fstab, puis on entre dans l’installation fraichement terminée avec arch-chroot /mnt

On configure par la suite le nom de la machine en modifiant le fichier /etc/hostname. Pour avoir l’heure qui colle bien, on sélection le fuseau horaire. Par exemple, pour le fuseau horaire de Paris :

ln -s /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime

Pour les langues à avoir, il faut modifier le fichier /etc/locale.conf, avec par exemple le français en UTF-8 : LANG="fr_FR.UTF-8". Pour générer les traductions, il suffit de modifier le fichier /etc/locale.gen et décommenter les lignes (enlever le #) qui nous intéressent. Ensuite, un petit locale-gen génère les traductions.

Si nécessaire, on modifier le fichier /etc/mkinitcpio/conf, puis on lance la création de l’image de démarrage avec un petit : mkinitcpio -p linux

Vient la partie dangereuse : il faut vérifier et installer le gestionnaire de démarrage. Etant donné que seul le vieux grub est installable, il faut vérifier que dans la ligne kernel du fichier /boot/grub/menu.lst le paramètre root pointe bien vers la bonne partition. Dans mon cas, il pointait sur la partition /dev/sda3, alors que ma partition / est en dev/sda2. Une fois modifié, il suffit de faire un petit : grub-install /dev/sda.

On génère le mot de passe de root avec passwd root. Enfin, on quitte la distribution installée en tapant exit, et on démonte les partitions montées avant de rédémarrer.


umount /mnt/boot
umount /mnt/home
umount /mnt

Et normalement, on obtient quelque chose qui ressemble à ceci.

Bon, j’ai rajouté une ligne au grub. Personnellement, avant de redémarrer, j’ai modifié le fichier /etc/rc.conf et le fichier /etc/hosts.

Seul regret de ces scripts : grub2 n’est pas proposé par défaut au lieu de grub… Et vu la simplicité d’installation de celui-ci… C’est une très bonne idée pour une installation « simple » au sens d’outil ne faisant pas aussi le café. Pour les personnes moins intrépides mais qui n’ont pas peur de mettre les mains dans le cambouis quand c’est nécessaire, il reste encore les ISO archboot… Bien utilise, au moins pour ma bête noire, l’installation de Grub2 😐

11 réflexions sur « Installons ArchLinux avec l’iso 2012.07.15, et les arch-install-scripts. »

  1. Pas de partitionnement GPT ? ni de Grub2… Mouais… et est-ce qu’il peut démarrer en UEFI ?
    Je sens que je suis pas prêt de laisser Archboot, moi…
    Où peut-on déposer une mention pour qu’ Archboot devienne la version officielle de l’installeur ? 🙂

    1. 1. Il est possible de partitionner en GPT avec parted.
      2. Il est possible de booter sur du GPT qu’on soit BIOS ou UEFI : Grub2 le fait très bien depuis des années maintenant (paquet grub-bios ou grub-efi-i386).

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