Bridge Linux : quel intérêt ?

J’avais entendu parlé de la Bridge Linux il y a quelques semaines, sur une publication du Distrowatch Weekly. Poussé par la curiosité, j’avais décidé de voir ce que valait la distribution, à l’époque uniquement proposée avec Xfce.

J’avais tellement été déçu – une base ArchBang mal digérée – que je n’avais pas rédigé d’article.

L’auteur de la Bridge Linux vient de sortir 6 versions : KDE, Gnome et Xfce, à la fois en 32 et 64 bits.

J’ai donc récupéré l’image ISO de la version Xfce pour voir si des progrès étaient apparus.

L’étape suivante a été de créer l’habituelle machine virtuelle pour donner sa chance à la Bridge Linux.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ dd if=/dev/zero of=disk.img count=32 bs=1G
32+0 enregistrements lus
32+0 enregistrements écrits
34359738368 octets (34 GB) copiés, 450,478 s, 76,3 MB/s
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom bridge-xfce-2012.2-x86_64.iso -no-frame -boot order=cd &

Une fois le chargement terminé, on tombe sur un Xfce tout en dégradé de gris. Pas conseillé au personne qui aime les couleurs chaudes et vivantes 😉

L’installateur est assez « direct », et bien qu’en mode texte, il fait son travail, même si je ne comprend pas pourquoi le système de fichier proposé par défaut soit reiserfs.

La copie des fichiers s’effectue en deux temps.

Après la fin de la copie, on passe à la configuration du système : mot de passe root, création d’un utilisateur, mais étrangement la configuration pour avoir le système qui ait une interface qui ne soit pas en anglais ni un clavier QWERTY semble optionnelle ?!

Après un redémarrage, on est accueilli par LightDM. Une fois Xfce chargé, j’ai lancé la mise à jour avec un petit sudo pacman -Syu

150 mises à jour plus tard, et un redémarrage pour prendre en compte le noyau linux 3.2.8, j’ai utilisé l’outil Packer proposé par la distribution (bien que préférant yaourt, simple habitude) pour mettre à jour les paquets restants.

Un fichier README est disponible sur le bureaut, bien que les infos proposées soient parfois inexistantes voire fausses, comme les informations sur l’installation de Grub2 qui semblent être incorrectes par rapport au tutoriel disponible sur le wiki.

Bien qu’en appliquant cette méthode, la distribution se plante aussi avec une histoire de blocklists qui m’a paru suspecte, donc, réinstallation complète de la distribution…

J’avoue que l’intérêt de cette distribution passe au dessus de ma compréhension. Quel intérêt de proposer cette distribution alors qu’il est plus simple de faire une installation classique, comme décrit dans cet article de début février 2012, avec une Archlinux en rajoutant Xfce donne surement un résultat tout aussi probant et tout autant fonctionnel, sinon plus, et surtout largement moins morose.

Après, à vous de tester !

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