Puisque la Manjaro Linux semble être en sommeil prolongé…

…pourquoi ne pas se faire une ArchLinux avec un environnement Xfce dessus ? Autant voir ce qu’on peut faire sans passer par la Manjaro Linux, non ? 😉 Il y a bien une distribution « obscure » du nom de Bridge Linux qui a se que j’ai pu en voir est une version dérivée d’Archbang avec des fichiers de configuration qui nécessite des ajustements constants et certains outils comme LightDM qui refusent de prendre en compte une version francophone 🙁

J’ai donc utilisé la dernier version ISO non officielle d’installation, alias Archboot pour faire le tutoriel qui suit. Non seulement, si vous avez envie de le reproduire, vous aurez une Archlinux « xfce-isée » récente, mais vous aurez le plaisir de pouvoir de vous dire : j’ai réussi une installation 😉

Pour récupérer l’iso, voici par exemple son emplacement sur le miroir archlinuxfr : http://mir.archlinux.fr/iso/archboot/latest/

L’installation durera entre 30 minutes et une heure, tout dépendant de la vitesse de votre connexion.

Pour ce tutoriel, j’ai pris ma machine virtuelle kvm, j’ai mis un ajout si vous préférez utiliser VirtualBox au niveau de la partie qui concerne l’installation de Xorg pour que tout fonctionne bien.

J’ai choisi une version 64 bits, mais la version 32 bits sera identique à l’installation.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 32G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom archlinux-2012.01-1-archboot.iso -boot order=cd &

Après le démarrage, on arrive dans l’installateur. On commence par définir le clavier, et l’affichage des caractères. Pour un utilisateur français, ce sera fr-latin9 + lat9w-16.

On passe ensuite au fuseau horaire, en commençant par la région, puis par le pays. Dans le cas français, c’est Europe/Paris. Ensuite – et comme c’est une machine qui n’utilise pas Windows, on peut rester avec le réglage horaire UTC.

On passe à la préparation du disque dur. On nous demande successivement, la taille de la partition /boot, celle du swap, celle de la partition racine, le reste étant réservé à la partition personnelle.

Mais avant de passer au partitionnement du disque, on nous demande si on veut utiliser l’ancien système de gestion de partition (utilise pour les disques inférieurs à 2 To) ou le système GPT. Même si je n’ai utilisé qu’une disque virtuel de 32 Go, j’ai pris le système GPT. Ce qui implique l’utilisation du chargeur de démarrage grub2.

Coté taille de partitions ?

  • La première, 128 Mo
  • La deuxième, celle de swap, j’ai mis 2048 Mo, en clair la taille de la mémoire vive
  • La troisième, j’ai conservé la valeur par défaut, car il faut déjà arriver à installer plus de 7 Go de logiciels, hein 🙂

Pour le système de fichiers à utiliser, je suis resté prudent, j’ai utilisé du bon vieux ext4fs. On peut valider l’étape qui suit le partitionnement sans se poser de questions.

On passe à l’installation des logiciels. Quand la source a été demandée, j’ai choisi l’installation par réseau, car au moins, on est certain d’avoir les dernières versions en date. Le réseau se configure tout seul, et on passe au dépot à utiliser. Pour des raisons géographiques, j’ai pris le miroir mir.archlinux.fr.

Pour gagner du temps, j’ai refusé à ce que le dépot [extra] soit pris en compte dès cette étape. Coté groupe, je me suis limité à base et base-devel. J’ai cependant rajouter : dbus-core, glib2, iptables, ncurses, net-tools, sudo, xz et zlib.

Une fois les paquets installés, on nous pose deux questions. La première si on veut récupérer les réglages réseaux, et la deuxième si on veut utiliser l’autodétection du matériel. Autant il faut répondre oui à la première, autant on peut répondre non à la deuxième. Le noyau a été configuré pour que l’autodétection ne soit pas vraiment utile, bien qu’apparemment conseillé 😀

Dans l’étape suivante, il y a trois fichiers à modifier.

Le premier, c’est le fichier /etc/rc.conf. Voici les valeurs à modifier, et à adapter en fonction de votre pays d’origine 😉

LOCALE="fr_FR.UTF-8"

Et un peu plus bas :

HOSTNAME=fredo-arch-xfce

Bien entendu, vous pouvez mettre autre chose dans HOSTNAME. Cependant, il faut que cette valeur soit rajouté à la ligne 127.0.0.1 du fichier /etc/hosts. Pour Xfce, c’est un pré-requis, sinon, il hurle à la mort.

On continue en rajoutant le dépot archlinuxfr au fichier /etc/pacman.conf.

Après avoir donné un mot de passe au compte root, on arrive à l’installation du gestionnaire de démarrage. J’ai choisi Grub2.

Tout cela terminé, le système de base est installé. On peut redémarrer, et se connecter en root.

On commence par installer le logiciel yaourt qui permet de simplifier l’installation par la suite.

pacman -Syy yaourt

On continue par l’ajout d’outils de base qui nous seront bien utiles par la suite.

yaourt -S zip unzip vim nano gstreamer0.10-plugins alsa-utils ntp

Une fois cette installation faite, on lance alsamixer pour régler le niveau du son.

Une fois les réglages faits, on peut les sauvegarder en utilisant la commande :

alsactl store

Et au passage on va régler le fuseau horaire, histoire d’avoir toujours l’heure correcte, vérifiée au démarrage.

ntpdate fr.pool.ntp.org

On modifie le fichier /etc/rc.conf pour avoir la ligne DAEMONS suivante :

DAEMONS="syslog-ng network crond dbus alsa ntpd"

On va rajouter Xorg et les outils liés :

yaourt -S xorg-server xf86-video-vesa ttf-bitstream-vera ttf-dejavu ttf-liberation numlockx

On peut rajouter d’autres polices, comme ttf-droid par exemple ou encore pour les personnes aimant avoir beaucoup de choix ttf-google-webfonts, et si c’est indispensable, les ttf-ms-fonts (arial, times new roman, etc…)

Note : Si vous utilisez VirtualBox, voici une étape supplémentaires. Il faut commencer par ajouter le paquet virtualbox-archlinux-additions

yaourt -S virtualbox-archlinux-additions

Et rajouter à la ligne MODULES du fichier /etc/rc.conf : vboxguest vboxsf vboxvideo

On va rajouter Xfce et les outils de base liés à l’environnement.

yaourt -S xfce4 xfce4-goodies parole midori gvfs epdfview xdg-users-dirs

Cela nous permet d’avoir un lecteur multimédia, le navigateur web, un afficheur de fichiers pdf et deux outils bien pratique, car gvfs permet de gérer à chaud les supports de stockage.

On va compléter l’équipement logiciel. A noter que pour LibreOffice, il ne faut pas tout installer, sinon on se retrouver avec des dépendances de KDE, ce qui alourdit la note 😉


yaourt -S gimp libreoffice-fr libreoffice flashplugin icedtea-web-java7 lxdm wicd wicd-gtk quodlibet quodlibet-plugins

Dans la liste, il y a lxdm, le gestionnaire de session de Lxde. J’aime bien ce projet, c’est donc pourquoi je l’ai choisi, car son utilisation est assez intuitive. Et le gestionnaire de réseau Wicd.

Avant de relancer l’ensemble, j’ai créé un utilisateur normal, avec adduser.

Pour les groupes utilisateurs : wheel, audio, video, optical, storage, adm, lp, power

Pour pouvoir utiliser sudo, j’ai utiliser visudo et enlever le caractère # sur la ligne
%wheel ALL=(ALL) ALL

Enfin, j’ai modifié la ligne DAEMONS pour avoir ceci :

DAEMONS="syslog-ng !network crond dbus wicd alsa ntpd cupsd lxdm"

Au redémarrage, lxdm nous apparait. Il suffit de choisir « Session Xfce » en face de Bureau et « fr_FR » en face de Langage.

Une fois Xfce chargé, j’ai ouvert un terminal, et j’ai entré la commande xdg-user-dirs-update. Cela permet de créer des répertoires dédiés, comme « Documents », « Images », etc…

J’ai ensuite ajouté quelques gadgets, donc la gestion du volume sonore.

J’ai fait une vidéo qui montre le Xfce installé en action. D’ailleurs, vous pourrez voir que j’ai rajouté Claws Mail car j’avais oublié le client courrier 🙁

Voila, maintenant à vous de voir. Bien entendu, il manque le pare-feu, mais il existe une page sur le wiki anglophone d’archlinux qui permet d’avoir un pare-feu basique mais costaud.

Ce n’est pas ultra compliqué pour y arriver, suffit d’être ordonné et d’y aller étape par étape. Après, ce n’est pas une installation du matériel réel ici, mais c’est déjà une bonne base pour y arriver.

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