DreamLinux 5.0 : quand le rêve n’est pas au rendez-vous.

La DreamLinux, c’est un mélange de Debian GNU/Linux Testing, avec Xfce et Plank (un outil à la Cairo Dock développé par l’équipe d’Elementary OS). Je sais que présenté ainsi, c’est pas extraordinaire. Mais même si j’avais entendu parler de cette distribution – à une époque payante, à moins que je confonde avec une autre distribution basée sur Debian GNU/Linux et Xfce ? – je n’avais jamais eu l’envie de m’y plonger.

J’ai donc lancé mon petit wget, et j’ai récupéré l’image ISO uniquement en 32 bits de la distribution.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://ftp.snt.utwente.nl/pub/os/linux/dreamlinux/Dreamlinux-5.iso
–2012-01-09 10:59:12– http://ftp.snt.utwente.nl/pub/os/linux/dreamlinux/Dreamlinux-5.iso
Résolution de ftp.snt.utwente.nl… 2001:610:1908:a000::149:20, 130.89.149.20
Connexion vers ftp.snt.utwente.nl|2001:610:1908:a000::149:20|:80…connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse…200 OK
Longueur: 1011875840 (965M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : «Dreamlinux-5.iso»

100%[====================================>] 1 011 875 840 513K/s ds 2h 6m

2012-01-09 13:05:40 (130 KB/s) – «Dreamlinux-5.iso» sauvegardé [1011875840/1011875840]

Et j’ai créé un disque virtuel de 32 Go en taille fixe, pour éviter des ralentissements à l’utilisation. Il faut dire que la distribution semble assez gourmande coté place demandée, la page officielle annonçant 8 Go requis pour l’installation

HARDWARE REQUIREMENTS:
i686 CPU – 32bits, 512 MB RAM, DVD drive,
8GB free HDD or Flash Disk.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ dd if=/dev/zero of=disk.img bs=1G count=32
32+0 enregistrements lus
32+0 enregistrements écrits
34359738368 octets (34 GB) copiés, 533,035 s, 64,5 MB/s
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom Dreamlinux-5.iso -no-frame -boot order=cd &

Au premier démarrage, il ne faut pas oublier que la clavier est en anglais.

L’installation se fait simplement. Un redémarrage, puis on peut créer le compte utilisateur, et après un dernier démarrage, DreamLinux est utilisable. Même si un petit passage de l’outil « Dream Linux / Distro upgrade » n’est pas du luxe 😀

Le passage à une autre langue que l’anglais ? Il faut passer par la recherche dans Synaptic. Ensuite un ensemble de paquets est installé… Dont un certain LibreOffice, au moins partiellement 🙂

Cependant, une étape supplémentaire est nécessaire, et il faut passer par la ligne de commande. Comme indiqué sur le site officiel, il faut lancer les deux commandes suivantes :


sudo apt-get install locales
sudo dpkg-reconfigure locales

Une fois la langue choisie, il suffit de se déconnecter / reconnecter pour avoir la traduction appliquée. On a connu largement plus simple !

Le bilan est au final très mitigé. Pourquoi proposer des logiciels comme la suite (obsolète chez l’éditeur) SoftMaker 2008 alors que LibreOffice fait très bien son travail ? Idem pour FoxIt Reader dont la version linux n’a pas été mis à jour depuis 2009 et que des lecteurs de fichiers PDF libre font aussi bien sinon mieux ?

C’est triste à dire, mais ce n’est pas la distribution que je conseillerais à une personne qui veut découvrir Linux. Une Fedora Linux, une Linux Mint voire une Ubuntu (soyons fou) sera mon choix.

3 pensées sur “DreamLinux 5.0 : quand le rêve n’est pas au rendez-vous.”

  1. Bonjour Frédéric,

    Avant de commencer laissez-moi vous
    souhaiter une douce année 2012 et vous
    remercier pour tout le travail abattu depuis…

    Je viens de découvrir votre blog. Et, j’ai été
    tour à tour agréablement surpris et heureux
    de constater que votre analyse des
    distributions est ce que je recherche depuis
    quelques mois.
    C’est-à-dire un passionné qui fait essaie une
    distribution et qui donne son avis sur ce qui
    n’a pas fonctionné sans pour autant chercher
    le troll ou la polémique à 2 sous.

    Je me fie désormais à votre analyse. Aussi,
    je vais désormais me fier à votre opinion
    avant d’essayer ou de conseiller une distribution
    à mes proches.

    Je vous encourage à continuer dans la même
    lancée. Puisse le libre libérer réellement notre
    monde…

    Salutations cordiales,

    Charles N.

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