ArchBang : un clin d’oeil – décevant – à la CrunchBang Linux.

J’ai parlé dans un billet précédent de la CrunchBang Linux. J’ai eu envie par la suite de voir son pendant en version ArchLinux, j’ai nommé ArchBang.

J’ai donc récupéré l’image ISO de la version 2011.11, que j’ai utilisé dans un environnement qemu-kvm classique.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk-ab.img 32GFormatting 'disk-ab.img', fmt=qed size=34359738368 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm -hda disk-ab.img -cdrom archbang-2011.11-x86_64.iso -boot order=cd &

L’écran de démarrage est très beau, ce qui ne gâche pas le plaisir.

L’installation se fait très simplement. Dès qu’on clique avec le bouton droit, il y a un lien « Install » qui apparait. L’installateur est en mode texte, proche de celui de la Archlinux officiel, bien que simplifiée. Un bon niveau en anglais est quand même recommandé.

Tout se fait en choisissant des menus. Que ce soit pour l’heure (UTC si on a rien d’autre sur la machine, sinon localtime pour ne pas déranger MS Windows), le partitionnement du disque, qui propose des partitions en reiferfs 3 par défaut, et après l’installation, la configuration du mot de passe de root et de la création d’un compte utilisateur. On peut de manière optionnelle modifier certains réglages, mais j’ai voulu faire les modifications après l’installation.

L’écran de connexion de la distribution installé est agréable, mais est-ce pour cacher certains points plus sensibles ?

Après un premier démarrage, l’environnement est en anglais. Cependant, en modifiant le fichier /etc/rc.conf, le fichier /etc/locale.gen et le fichier /etc/X11/xorg.conf.d/10-evdev.conf, on obtient un environnement en français. Il ne juste pas oublier de lancer un petit sudo locale-gen pour avoir l’activation des traductions 😉

Pour le /etc/rc.conf, il faut modifier deux lignes : LOCALE en insérant « fr_FR.UTF-8″, et KEYMAP= »fr »

Pour le fichier /etc/X11/xorg.conf.d/10-evdev.conf, dans la section qui commence avec :

Section « InputClass »
Identifier « Keyboard Defaults »

Il faut rajouter :

Option "XkbLayout" "fr"

Un redémarrage après, un petit sudo pacman -Syu permet de mettre à jour l’ensemble installé.

ArchBang ne donne pas une aussi bonne impression que la distribution d’origine. Non seulement, la logithèque proposée est pauvre, mais il faut jouer dans les fichiers textes pour modifier les options de la barre du bas, ne serait-ce qu’avoir la date affichée autrement. Sans oublier un bug qui est signalé sur la page d’accueil et qui permet d’avoir une seule icone d’information de connexion réseau.

Point très négatif : pas de logiciel bureautique de base, même pas un pauvre Abiword 🙁

Cependant, si on connait les commandes de bases d’une ArchLinux, on peut rajouter LibreOffice.

Gros point noir qui est pour moi un non sens, c’est de proposer Mozilla Firefox en version alpha. Surtout que le paquet utilisé n’a pas été mis à jour, et qu’il faut compiler le paquet pour que ce soit le cas.

J’avoue que je suis déçu par cette distribution dont j’attendais plus et surtout à moins devoir jouer des fichiers de configuration. Dommage…

9 réflexions sur « ArchBang : un clin d’oeil – décevant – à la CrunchBang Linux. »

      1. Non non, promis, rien de tout ça. Et puis, ce n’est guère étonnant, c’est même plutôt la suite logique. Pour des questions précises, tu pourras trouver CalimeroTeknik sur IRC (#ctkarch@irc.freenode.net, quoiqu »il soit aussi présent sur #arch-fr-off et #archlinux-fr). Bon test. 😉

  1. Pour les répertoires (me basant sur ton observation concernant Firefox), il peut-être assez facile, je crois, de passer à une ArchLinux « normale » mais donc déjà configurée en changeant les répertoires accédés (/etc/mirrorlist et /etc/pacman.conf).

    Cela dit : à quand un essai de Parabola ? Sur une machine vaudrait mieux, je crois.

      1. Donc en somme, un nouveau pas trop sûr quant à l’installation d’ArchLinux pourra passer par là, et commenter juste une ligne. Bon à savoir. :p

        Ah tiens, je n’avais pas cherché jusque là. Cela dit, pour passer à Parabola, je crois que le chemin classique est plutôt d’abord Archlinux, puis un changement des répertoires.

        Le ‘souci’ avec Parabola c’est la compatibilité matérielle, justement. Donc il aurait été intéressant de montrer une « situation réelle ». Mais soit.

        1. Ah tiens, je n’avais pas cherché jusque là. Cela dit, pour passer à Parabola, je crois que le chemin classique est plutôt d’abord Archlinux, puis un changement des répertoires.

          Tu as aussi une iso d’installation qui pointe vers les dépots spécifiques à parabola. Sinon, je peux te dire que mon portable (qui jadis a utilisé trisquel) peut fonctionner avec du libre. C’est un Acer Aspire 5520, circuit vidéo GeForce 7000M (donc avec nouveau), et le circuit wifi, un atheros de la génération 5k, donc avec le module ath5k.

          https://wiki.parabolagnulinux.org/Get

          Mais tu peux aussi partir d’une base archlinux existante 😉

          Et cela semble être assez à jour, coté noyau linux-libre :

          http://repo.parabolagnulinux.org/libre/os/x86_64/

          linux-libre-3.1.2-1-x86_64.pkg.tar.xz.sig 24-Nov-2011 20:59 64
          linux-libre-3.1.4-1-x86_64.pkg.tar.xz 02-Dec-2011 07:25 41333580

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