Assiste-t-on à un murissement du marché des distributions GNU/Linux ?

Quand j’ai commencé à ce blog, il y a 5 ans et 9 mois environ, le nombre de distributions GNU/Linux vraiment différentes étaient intéressantes ; En septembre 2005, j’avais des distributions à base de paquets .deb (avant l’offensive *buntu), d’autres à bases de rpms, des distributions avec des formats de paquets exotiques, comme la feu nasgaïa, des distributions en meta-sources, d’autres copiant la hiérarchie windowsienne (GoboLinux), etc…

Cependant, depuis quelques mois, pour ne pas dire une grosse année, le choix s’est appauvri. On ne compte plus le nombre de ubuntu-like qui souvent n’ont changé qu’un ou deux logiciels / thèmes, les dérivées de la Fedora qui souvent rajoute des logiciels non libre par défaut.

Si on prend le top 10 actuel de distrowatch en cette fin juin 2010 :

  1. Ubuntu
  2. Linux Mint (ubuntu like)
  3. Fedora
  4. Debian, la mère d’Ubuntu sur certains plans
  5. OpenSuSE
  6. ArchLinux
  7. PCLinuxOS (mélange de Mandriva, Fedora et OpenSuSE)
  8. Puppy (basée sur Ubuntu, et largement dégraissée)
  9. CentOS (version libre de la RedHat Linux Entreprise)
  10. Sabayon (une gentoo pour humain)

Donc, 50% basé sur des paquets deb, 30% sur des paquets rpm, et les deux dernières sur des paquets tiers ou meta source.

Certains détracteurs disent qu’il y a des milliers de distributions linux… Mais combien de vraiment originale ? Pas grand monde…A noté l’absence dans le top 10 de grand noms, comme Gentoo, Mandriva, Slackware

Comme quoi le marché des distributions commence à murir, et même si un certain nombre de distributions dérivées d’Ubuntu sorte à chaque fois, rare sont celles qui arrivent à se démarquer vraiment…

4 réflexions sur « Assiste-t-on à un murissement du marché des distributions GNU/Linux ? »

  1. PCLinuxOS (mélange de Mandriva, Fedora et OpenSuSE)

    Il faut ajouter aussi qu’il utilise apt, donc on y retrouve des relent « debianiste », j’aime le présenter comme la transition ou le clin d’oeil des « debianistes » vers les rpm. mais il faut noter que ce classement est tributaire des fréquentes sorties aussi. je m’explique, si une distribution met du temps à sortir, une nouvelle version, elle a tendance à baisser dans le classement. Il faut ajouter aussi les problèmes rencontrés auprès des utilisateurs.

    1. Il faut ajouter aussi qu’il utilise apt, donc on y retrouve des relent « debianiste », j’aime le présenter comme la transition ou le clin d’oeil des « debianistes » vers les rpm.

      Dommage que sur le plan solidité, ce soit un peu une « régression », cassant par habitude plus facilement une distribution rpm qu’une distribution deb.

      je m’explique, si une distribution met du temps à sortir, une nouvelle version, elle a tendance à baisser dans le classement. Il faut ajouter aussi les problèmes rencontrés auprès des utilisateurs.

      Il est vrai que la fréquence des annonces joue. Mais l’écart est faible.

      Au 30 juin 2011 :

      1 Ubuntu 2296
      2 Mint 2192
      3 Fedora 1582
      4 Debian 1500
      5 openSUSE 1323
      6 Arch 1054
      7 PCLinuxOS 915
      8 Puppy 883
      9 CentOS 782
      10 Sabayon 729

      Les deux premiers se tiennent à moins de 200 pages vues, les 3ième et 4ième, bient que plus loin, se tiennent à moins d’une centaine de visites.

      Entre la première et la 10ième, on passe du simple au tiers… Ce qui n’est pas si énorme que cela…

  2. Je ne comprends pas bien où est le « mûrissement ». Il y a toujours eu 450 000 distributions plus ou moins minables, et seulement une dizaine réellement utilisées. C’était le cas il y a 5 ans et c’est toujours le cas aujourd’hui.

    La « sélection naturelle » s’applique à l’informatique, et elle se révèle impitoyable, sauf si on a des dollars pour compenser la médiocrité d’un produit bien entendu. Mais ce n’est pas le cas ici.

    1. Je ne comprends pas bien où est le « mûrissement ». Il y a toujours eu 450 000 distributions plus ou moins minables, et seulement une dizaine réellement utilisées. C’était le cas il y a 5 ans et c’est toujours le cas aujourd’hui.

      450000 ? Vraiment ? Je pense que s’il y a eu 500 distros (en dehors de versions spécifiques correspondant à des besoins spécifiques), c’est le bout du monde.

      Le murissement, c’est au niveau des formats de paquets : deb, rpm, et les paquets compactés (tar.xz, tar.bz2).

      Les autres formats ? Disparus. Comme les distributions trop atypiques.

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