PlayOnLinux : la MAUVAISE réponse à un VRAI problème.

Parmis les erreurs qui circulent autour des OS basés sur du logiciel libre, une des plus fréquentes : c’est un autre Microsoft Windows.

Ce qui est une énorme erreur. Les distributions linux et les BSD libres ne sont pas des Windows-bis. Ce sont des OS à part entière, ayant des logiques propres à eux… Et une logithèque franchement monstrueuse, sauf dans le cas des jeux (mais pour cela il y a des consoles de jeux).

Le gros hic, c’est l’absence de grands noms des logiciels non-libres, que ce soit la suite bureautique de Microsoft, les logiciels de PAO et de retouche de photos d’Adobe pour ne citer que les plus gros qui viennent spontanément à l’esprit.

Deux solutions, profitable à l’environnement du libre, reste alors :

  1. Forcer la main aux éditeurs pour qu’ils pondent une version native linux / BSDs libres
  2. Utiliser les logiciels libres équivalents aux grands noms sus-nommés qui existent aussi la plupart du temps sous MS-Windows : LibreOffice, Gimp (pas nécessaire d’avoir Adobe Photoshop pour retoucher 3 photos par an), etc…

Et il existe une méthode plus facile, mais franchement dommageable : l’utilisation d’outils d’interprétation, comme l’excellent Wine, via des interfaces en Bash et Python comme PlayOnLinux.

Ma réflexion est partie d’une réaction épidermique :

fredbezies Comment tuer libreoffice…♺ @planetlibre: [PlayOnLinux] Microsoft Office 2010 est disponible !… http://www.planet-libre.org/?post_id=8624

L’article avait été entre temps modéré par Christophe Gallaire qui a pondu un joli pavé lié à ma gueulante.

Pour moi, cette possibilité d’émuler Microsoft Office 2010 sous GNU / Linux (et BSDs libres ?) signifie que :

  1. LibreOffice pue de la bouche, que c’est un logiciel immature…
  2. Mieux vaut utiliser un logiciel à 170 € (en violant le CLUF, car l’utiliser en dehors d’un MS-Windows, où est la légalité ?) qu’un logiciel qui fait parfois aussi bien sinon mieux pour 0 €…
  3. Envoyer paître les codeurs qui se battent à faire du code portable, donc pouvant aider les utilisateurs à connaître autre chose qu’un certain nombre d’entre eux se procurent de manière peu orthodoxe 🙂

Maintenant, à vous de voir si vous préférez soutenir le choix et le logiciel libre, ou un quasi-monopole de fait avec des logiciels d’interprétation de code comme Wine.

44 réflexions sur « PlayOnLinux : la MAUVAISE réponse à un VRAI problème. »

  1. Salut,
    mon commentaire juste pour tempérer un peu ton point de vue. Je suis tout à fait d’accord qu’il faut défendre le Libre et de ce fait LibreOffice.

    Mais tu dis « un logiciel qui fait parfois aussi bien sinon mieux pour 0 €… »
    OK LibreOffice propose des possibilités que n’offre pas MS Office, mais c’est tout à fait réciproque. Je pense par ailleurs notamment au tableur : Excel est nettement plus puissant que Calc.
    De plus le point majeur pour un utilisateur lambda : l’ergonomie !! Il n’y a pas à dire, mais l’environnement MS est nettement plus agréable à utiliser (ne serait-ce à l’œil)… après chacun ses goûts, mais je pense qu’une majorité de personne pense ainsi. Que personne ne vienne me dire que LibreOffice est ergonomique.

    Je prendrais l’exemple de mes parents que j’ai essayé de convertir à OpenOffice (LibreOffice n’existait pas en ce temps là :P). Eux se fiche totalement de cette histoire de logiciel proprio/Libre, ce qu’ils veulent, c’est un logiciel qui leur permette de faire ce qu’ils veulent !
    Seulement hier ma mère à toucher un peu du doigt ces problèmes de compatibilité MS Office/OOo avec un simple diaporama format .ppsx… elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas l’ouvrir correctement sur aucun des logiciels qu’elle a sur son ordi (elle n’a MS Office qu’en version je-ne-sais-combien mais pas la 2007 ni 2010) Et malgré mes explications, je n’ai pas réussi à lui faire prendre conscience de la problématique.

    Alors oui adoptons LibreOffice, adoptons le Libre dans sa globalité, mais il va falloir faire un choix. Soit nous voulons que tout le monde suive, et de ce fait proposer des émulateurs quitte à ce que tout le monde ne prenne pas conscience de toute l’éthique qui tourne autour du Libre, soit nous restons en communauté « d’érudits » et abandonnons ces émulateurs.

  2. Pour Calc, OK. Mais il faut dire qu’Excel est une vraie usine à gaz 😀

    « Il n’y a pas à dire, mais l’environnement MS est nettement plus agréable à utiliser  »

    Euh, vu le nombre de personnes qui ont gueulé avec l’arrivée de l’interface ruban lors de MS-Office 2007, laisse-moi exprimer un doute 😉

    « Seulement hier ma mère à toucher un peu du doigt ces problèmes de compatibilité MS Office/OOo avec un simple diaporama format .ppsx… elle ne comprenait pas pourquoi elle ne pouvait pas l’ouvrir correctement sur aucun des logiciels qu’elle a sur son ordi (elle n’a MS Office qu’en version je-ne-sais-combien mais pas la 2007 ni 2010) Et malgré mes explications, je n’ai pas réussi à lui faire prendre conscience de la problématique. »

    Elle doit avoir MS-Office 2003. Il n’y a pas eu de versions intermédiaire entre MSO 2003 et 2007, sur PC + MS Windows.

    Il est vrai que les personnes qui ont commencé avec Office 2007 ne font pas attention à la compatibilité avec les versions plus anciennes. Ce qui est une source de souffrance 🙁

    « Soit nous voulons que tout le monde suive, et de ce fait proposer des émulateurs quitte à ce que tout le monde ne prenne pas conscience de toute l’éthique qui tourne autour du Libre, »

    Désolé de faire mon « con », mais c’est une approche plus dommageable qu’autre chose.

    Le vrai problème : la frilosité des éditeurs à faire DU CODE PORTABLE. Le noeud du problème est là.

    « soit nous restons en communauté « d’érudits » et abandonnons ces émulateurs »

    Je n’ai jamais voulu dire cela. Le problème est dans la qualité du code, et l’obstination à ne vouloir faire du code que pour une seule plateforme, comme jadis à l’époque du monopole d’IE6, de faire du code « IE6-only » pour la toile…

    Avec les dégats que l’on connait.

    Mais je pense que la montée en puissance du MacOS, même si certains plans est une prison, va aider à la multiplication du CODE PORTABLE et donc du vieux rêve : « Write once, run everywhere ».

    1. « Euh, vu le nombre de personnes qui ont gueulé avec l’arrivée de l’interface ruban lors de MS-Office 2007, laisse-moi exprimer un doute »
      Comme à tout nouveau changement, il y en a qui râle 🙂 Dans mon entourage, personne ne trouve à redire à l’interface ruban. Ne l’utilisant pas moi-même c’est vrai que je ne peux pas vraiment juger, au temps pour moi. Mais je pense tout de même que ce changement a fait du bien à MS.

      « Il est vrai que les personnes qui ont commencé avec Office 2007 ne font pas attention à la compatibilité avec les versions plus anciennes. »
      Peut-être que les gens ne font pas attention… où tout simplement ne savent pas qu’il peut y avoir des problèmes ! C’est bien là l’un des vices de MS à fournir des formats propriétaires ET sans compatibilité ascendante… ce qui force (ou pas d’ailleurs) les gens à leur acheter la dernière version Office.

      « Désolé de faire mon « con », mais c’est une approche plus dommageable qu’autre chose. »
      Et tu ne fais pas ton « con » car je pense comme toi. À vrai dire je me fiche que le grand public vienne utiliser Gnu/Linux. S’il n’en a pas envie, ce n’est pas à nous de lui forcer la main. J’utilise personnellement Fedora car j’en avais envie, que tout cet « univers » , cette « éthique », m’intéresse. J’aime l’idéologie qui s’en dégage, j’aime cette diversité. Et le must, c’est que j’en profite sans que personne ne me surveille, pas de « Big Brother » derrière mon dos à vérifier que je fais ce que les « bonnes mœurs » voudraient que je fasse. Pour ça que j’essaye d’abandonner petit à petit tous ces systèmes proprios.

      Et maintenant le cœur du débat est effectivement au niveau de la portabilité. Il faut arrêter de faire croire au grand public qu’il est obligé d’acheter un logiciel à 170€ (je pensais même pas que c’était autant -_-) Mais il faut aussi que MS arrête de se dire « Ils n’utilisent pas Windows, je vais les faire chier, je vais les empêcher d’utiliser mes outils ». Pour moi l’informatique (au même titre que la culture) est là pour aider les gens, pour les accompagner, pas pour leur faire dépenser tout leur argent ! L’informatique se développe toujours plus, dans de plus en plus de domaines… encore faudrait-il qu’elle parte sur des bases saines !
      Enfin j’aurais pleins de choses à dire sur le sujet, mais je vais m’arrêter là 😉

  3. Je comprend tout a fait votre réaction et celle du planet. Il était minuit quand j’ai posté la news et j’ai pas vraiment fait attention que je postais sur le planet. J’ai discuté avec l’administrateur, je n’ai d’ailleurs pas été très agréable avec lui et assez maladroit et je m’en excuse encore. Nous avons par ailleurs décidé qu’il était préférable que PlayOnLinux ne poste plus sur le planet-libre, car je comprend tout à fait que notre vision des choses puisse choquer les personnes qui se battent pour imposer la philosophie du logiciel libre.

    Maintenant je tiens tout de même à justifier le point de vue de POL.

    L’idéal est, dans la mesure du possible d’utiliser des solutions libre, je partage clairement ce point de vue.

    Maintenant, il existe certaines personnes qui ont besoin de logiciels propriétaires comme Office. Ce sont en général des entreprises. Leurs clients utilisant Office 2010/2007 ou 2003, les entreprises veulent pouvoir être sur que leur document .docx sera exactement, chez le client, comme il était sur leur ordinateur. Ces entreprises n’ont-elles pas le droit d’utiliser GNU/Linux pour autant ?

    L’utilisation de ces logiciels avec Wine est en général assez instable, mais ils sont suffisant pour s’assurer qu’un document créé avec Open Office s’affiche correctement sous Word et, éventuellement faire une toute petite correction si nécessaire.

    PlayOnLinux ne prône pas l’utilisation des logiciels propriétaires, contrairement à ce que les gens ont tendance à penser. Nous sommes neutre, nous ne voulons ni imposer l’utilisation de logiciels libres, ni l’empêcher. En d’autres termes, notre rôle est de dire « Vous voulez Office 2010 ? C’est possible, mais c’est votre problème »
    Après, peut-être pourrions nous dans la fenêtre d’installation de Office 2010 prévenir l’utilisateur que des équivalents libres fonctionnent mieux sous cet OS, et qu’ils sont largement recommandé. Personnellement, je pense que les utilisateurs savent très bien qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles avec Wine, mais la discussion est ouverte, nous pouvons accepter ce genre de suggestions.

    Linux répond très largement aux besoins de la majorité des utilisateurs, comme vous l’avez bien montré avec The GIMP qui est largement suffisant pour retoucher 3 photos par ans. Seulement, Linux est encore insuffisant pour un certain public, notamment pour certains professionnels. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un photographe ira plutôt acheter un Mac, d’autre entreprises préféreront Windows pour pouvoir utiliser Outlook, EBP, ou encore les DJs utiliseront Traktor Studio sous Mac ou Windows.

    La vrai question à poser est donc : Doit-on interdire Linux à ces gens la ?
    Si on veut respecter la liberté de l’utilisateur, on serait plutôt tenté de répondre « non » à priori. Dans ce cas, une autre question se poser par la suite : Comment répondre aux besoins de tout ces gens là ? Et c’est la le vrai problème.

    Vous allez me dire « Mais pourquoi ces gens la auraient besoin de Linux ? »
    À mon sens, plein de personnes se plaignent sans arrêt de l’instabilité de Windows et iront même en vouloir à l’informatique en règle général. (« C’est trop compliqué pour moi »). La simplicité d’utilisation de certaines distributions est déjà une très bonne raison de vouloir passer dans le monde de Linux. Il suffit juste de comparer un Windows XP qui vient juste d’être formatté et un Live CD de Ubuntu pour s’en rendre compte. Sous XP, il faut plusieurs heures pour trouver tout les drivers nécessaires pour avoir Wifi, son, résolution d’écran correcte, ethernet, … Sous Ubuntu, ça marche direct.

    Pour en revenir à votre article,
    1 – LibreOffice ne « pue pas de la bouche » comme je l’ai expliqué, je conseille son utilisation plutôt que Office 2010
    2 – Pas de violation de CLUF (en France en tout cas). La loi DADVSI précise bien que le contournement de protections est autorisé pour des problèmes d’interopérabilité. Et par ailleurs, on ne contourne aucune protection et on ne modifie aucun code Microsoft.
    3 – PlayOnLinux soutient le développement de logiciels libres, et désapprouve totalement le piratage. C’est la raison pour laquelle, entre autre, nous somme la seule interface de Wine qui ne contient aucune option pour monter des .iso (Cette fonctionnalité a déjà été réclamé).

    Si vous le souhaitez, je suis prêt à écouter vos suggestions pour que PlayOnLinux soit un peu plus respectueux envers les logiciels libres.

  4. « Maintenant, il existe certaines personnes qui ont besoin de logiciels propriétaires comme Office. Ce sont en général des entreprises. Leurs clients utilisant Office 2010/2007 ou 2003, les entreprises veulent pouvoir être sur que leur document .docx sera exactement, chez le client, comme il était sur leur ordinateur. Ces entreprises n’ont-elles pas le droit d’utiliser GNU/Linux pour autant ? »

    Où ai-je dit cela ? Nulle part. Donc, il semblerait que vous ne soyez légèrement hors sujet.

    Déjà quand on voit comment la compatibilité descendante est passée à l’as avec la génération Office 2007…

    « La vrai question à poser est donc : Doit-on interdire Linux à ces gens la ?
    Si on veut respecter la liberté de l’utilisateur, on serait plutôt tenté de répondre « non » à priori. Dans ce cas, une autre question se poser par la suite : Comment répondre aux besoins de tout ces gens là ? Et c’est la le vrai problème. »

    Ou ai-je dit cela ? Nulle part. Le problème est aussi au manque de code portable sur les logiciels non-libres.

    « À mon sens, plein de personnes se plaignent sans arrêt de l’instabilité de Windows et iront même en vouloir à l’informatique en règle général. (« C’est trop compliqué pour moi »). La simplicité d’utilisation de certaines distributions est déjà une très bonne raison de vouloir passer dans le monde de Linux. Il suffit juste de comparer un Windows XP qui vient juste d’être formatté et un Live CD de Ubuntu pour s’en rendre compte. Sous XP, il faut plusieurs heures pour trouver tout les drivers nécessaires pour avoir Wifi, son, résolution d’écran correcte, ethernet, … Sous Ubuntu, ça marche direct.  »

    Maintenant des PCs dans une association, je suis entièrement d’accord.

    J’ai écris cet article pour exprimer ma pensée. J’ai eu un coup de sang en voyant cette « promotion » d’un logiciel non-libre.

    Personnelement, je considère que le noeud du problème est la non-volonté des éditeurs de porter leurs logiciels.

  5. Tout à fait d’accord avec votre dernière phrase, le problème est la non-volonté des éditeurs à porter leurs logiciels. Maintenant que ceci est dit, quelles solutions suggérez-vous pour permettre aux utilisateurs qui ont besoin de logiciels propriétaires (Je reviens pas sur mes nombreux exemples) d’utiliser Linux ?

    (C’est ici que la phrase « Ces entreprises n’ont-elles pas le droit d’utiliser GNU/Linux pour autant ? » se ramène à la question, je suis désolé pour mon expression parfois maladroite)

    1. Leur montrer qu’une alternative existe. Et le logiciel libre n’est pas uniquement l’OS. Faire de la pédagogie. Bref, montrer que le monde de l’informatique personnelle ne se limite pas à la firme à la pomme et à celle du papillon.

      1. Mais justement, il se trouve que l’alternative n’est pas toujours suffisante. Je ne critique pas LibreOffice car étant moi-même programmeur d’un petit logiciel qui fait quelques lignes de codes, je me rend compte à quel point le travail est énorme pour créer un logiciel comme ceci.

        Mais que faites vous du designer qui doit fournir un fichier .ai a son imprimeur ?
        – Du DJ qui a besoin d’un logiciel qui reconnaisse sa table de mixage
        – Du photographe qui a besoin de fonctionnalité très poussées (Je ne parle pas de l’adolescent qui crack photoshop et qui ne sait pas en utiliser 1/5ème des fonctionalités)

        Nous sommes dans un grand cercle vicieux. Les développeurs ne s’intéressent pas à Linux, car il n’y a pas assez de monde à s’en servir. Et il n’y a pas assez de monde à s’en servir car Linux ne peut pas encore répondre à tout les besoins spécifiques.

        L’unique but de PlayOnLinux est de casser ce cercle vicieux. Il a été créé dans l’espoir de finir par devenir inutile.

        1. « Mais que faites vous du designer qui doit fournir un fichier .ai a son imprimeur ?
          – Du DJ qui a besoin d’un logiciel qui reconnaisse sa table de mixage
          – Du photographe qui a besoin de fonctionnalité très poussées (Je ne parle pas de l’adolescent qui crack photoshop et qui ne sait pas en utiliser 1/5ème des fonctionalités)  »

          Que l’imprimeur devrait peut-être revoir ses bases ?
          Que le DJ demande aux fabricants de matos de se sortir les doigts du popotin ?
          Pour le photographe, idem ci-dessus, en faisant pression sur Adobe.

          « Nous sommes dans un grand cercle vicieux. Les développeurs ne s’intéressent pas à Linux, car il n’y a pas assez de monde à s’en servir. Et il n’y a pas assez de monde à s’en servir car Linux ne peut pas encore répondre à tout les besoins spécifiques. »

          Pas franchement. Ce n’est pas une histoire de part de marché, mais de peur. De la peur du logiciel libre, de la peur de devoir montrer que le logiciel a été codé avec les pieds.

          Si Mac a explosé, c’est que c’est aussi une plateforme fermée.

          « L’unique but de PlayOnLinux est de casser ce cercle vicieux. Il a été créé dans l’espoir de finir par devenir inutile. »

          Ne pas le créer aurait été encore plus réaliste. Nous ne serons surement pas d’accord, mais j’en reviens toujours au même noeud : les éditeurs refusent – par peur du logiciel libre et des codes sources librement lisible – de se porter sur linux.

          Tant pis ou tant mieux. La taille unique n’est pas dans la nature du logiciel libre, mais dans celle du logiciel privateur.

          1. Et tu pense que c’est réaliste que le photographe aille faire pression sur Adobe ? Et en attendant il gagne sa vie comment ? Pareil pour le DJ et pour tout les autres métiers. En même temps vous avez raison, ils n’ont qu’à utiliser un Mac si ils sont content avec. Et c’est ce qu’ils font.

            Donc adobe voit encore moins l’intérêt d’aller porter leur logiciel sous Linux puisque d’une part les photographes n’utilisent pas Linux, d’autre part, si ils le font, il y aura toujours des bloggeurs pour aller crier au scandale.

            Il ne faut pas s’étonner si Linux représente une toute petite part du marché après. C’est quand même la seule communauté où on a vu des gens qui sont allés critiquer Valve lorsqu’ils ont commencé à porter Steam sous Linux.

          2. « Et tu pense que c’est réaliste que le photographe aille faire pression sur Adobe ? Et en attendant il gagne sa vie comment ? Pareil pour le DJ et pour tout les autres métiers. En même temps vous avez raison, ils n’ont qu’à utiliser un Mac si ils sont content avec. Et c’est ce qu’ils font.  »

            Tu as donc la réponse à ta question, ce qui rend ton logiciel INUTILE !

            « Il ne faut pas s’étonner si Linux représente une toute petite part du marché après. C’est quand même la seule communauté où on a vu des gens qui sont allés critiquer Valve lorsqu’ils ont commencé à porter Steam sous Linux. »

            Il est vrai que vouloir un logiciel de qualité…

          3. J’ai envi de répondre à ce message d’une façon bête. Si PlayOnLinux est inutile, il nous vous gène pas alors ? Donc ça ne sert à rien de critiquer.

            Et puis entre nous … Je n’ai pas à me plaindre du nombre d’utilisateurs de PlayOnLinux

          4. Inutile pour faire progresser SEREINEMENT la cause du logiciel libre. Point final. Que tu n’acceptes pas la critique, c’est un point. Maintenant, tu remarqueras QUE JE N’AI CENSURÉ aucun de tes messages…

            Pas comme toi qui voue aux gémonies les utilisateurs d’adblock en leur donnant mauvaise conscience quand on arrive sur ton site…

        2. Rapport avec mon message ? Aucun.

          Si je n’acceptais pas la critique j’aurais même pas pris le temps de débattre sur ce blog, j’en aurais plutôt rien eu à foutre tu vois ? Je suis même prêt à adopter un compromis autre que « fermer PlayOnLinux ».

          Pour AdBlock, c’est pareil, il faut redescendre sur Terre, un serveur ça coute de sous, tu comprends ? Alors bien, sur tu es contre PlayOnLinux, tu vas me dire d’arrêter ce massacre immédiatement, comme ça j’aurais même pas besoin d’afficher des pubs. Mais sache qu’il y a des gens qui ne pensent pas comme toi et qui trouvent que PlayOnLinux, c’est utile. Si si, ça existe je te promet. Je peux te donner des chiffres, voire même des noms d’entreprise si t’es pas convaincu. Ah non, j’avais oublié, les statistiques c’est mal, ça porte atteinte à la vie privé des utilisateurs.

          C’est clair, c’est inutile de faire progresser sereinement le libre. Alors croisons nos bras et écrivons des articles pour aller dire au visiteur ce qui est bien et ce qui est mal.

          1. « Rapport avec mon message ? Aucun. »

            Il n’y a pas pire aveugle que la personne qui ne veut pas voir, ni pire sourd que la personne qui ne veut pas écouter.

            « Si je n’acceptais pas la critique j’aurais même pas pris le temps de débattre sur ce blog, j’en aurais plutôt rien eu à foutre tu vois ? Je suis même prêt à adopter un compromis autre que « fermer PlayOnLinux ». »

            s/débattre/soliloquer

            « Pour AdBlock, c’est pareil, il faut redescendre sur Terre, un serveur ça coute de sous, tu comprends ? Alors bien, sur tu es contre PlayOnLinux, tu vas me dire d’arrêter ce massacre immédiatement, comme ça j’aurais même pas besoin d’afficher des pubs. Mais sache qu’il y a des gens qui ne pensent pas comme toi et qui trouvent que PlayOnLinux, c’est utile. Si si, ça existe je te promet. Je peux te donner des chiffres, voire même des noms d’entreprise si t’es pas convaincu. Ah non, j’avais oublié, les statistiques c’est mal, ça porte atteinte à la vie privé des utilisateurs. »

            Si j’utilise adblock, c’est pour une chose : marre des pubs dans la vie réelle, alors en ligne…

            Quant à ta dernière phrase, aucun commentaire de plus n’est à apporter.

            « C’est clair, c’est inutile de faire progresser sereinement le libre. Alors croisons nos bras et écrivons des articles pour aller dire au visiteur ce qui est bien et ce qui est mal. »

            En lui permettant de se vicier avec des logiciels bien utiles parfois ?

            Je dis simplement : PlayOnLinux est UNE MAUVAISE solution pour aider à la propagation du logiciel libre. Point barre. Ce n’est pas en faisant ainsi qu’on fera connaître les avantages du libre, ne serait-ce que son adaptabilité.

  6. Salut Fred,

    Ta réaction épidermique est bien légitime. Ce qui l’est moins, c’est que tu donnes le lien avec le Planet-Libre. Tu devais bien te douter, quelque part dans un petit coin de ta conscience, il devait bien y avoir une lumière allumée pour te signaler que ce lien allait mourir. Il aurait été préférable, au moins pour les gens qui te suivent, d’avoir le lien direct avec l’article de POL.

    « L’article avait été entre temps modéré par Christophe Gallaire qui a pondu un joli pavé lié à ma gueulante. »

    Et oui… modéré et, comme te l’a dit Quentin Pâris, l’abonnement de POL au Planet-Libre a été supprimé. Je ne reviendrai pas sur le détail de nos échanges qui ont conduit à cette suppression. Disons, pour faire court, qu’il y a divergence.

    Maintenant, si tu relis mon mail Fred, tu te rendras compte que je ne t’ai pas dit que j’avais commis ce pavé sur à cette gueulante précisément. Non, ce pavé, comme tu dis, a été écrit la veille. Mais, il te répond par avance :

    « L’on sait d’expérience que l’on juge plus facilement de certains faits ou de certains principes au-dehors du cadre où ils ont cours habituellement ; le changement de point de vue terrifie parfois même le regard.

    Pour sortir de cette illusion, comme le professait Épictète, il faut d’abord décider de vouloir ce qui arrive. C’est à ce prix seulement que le Planet-Libre deviendra ce que nous — administrateurs, modérateurs, abonnés et lecteurs — voulons qu’il soit… et qu’il n’est pas encore. Cep, Cyrille Borne, Fred Bezies compris. »

    Si tu vois ce que je veux dire…

    Maintenant, sur le fond de cette affaire, je ne suis pas tout à fait du même avis que toi et que ceux qui sont intervenus dans le fil de commentaires. Je vais faire court.

    Oui, POL est selon moi une mauvaise réponse parce qu’il tente de répondre à un faux problème. Pourquoi ?

    J’ai beaucoup de mal à croire que les gens qui utilisent les produits M$ n’ont pas acquis, d’une manière ou d’une autre, une licence pour l’OS entier. Auquel cas, je trouve complètement absurde de vouloir faire tourner ce genre de cochoncetés sur un autre OS… qui plus est libre.

    Dans le cas où les gens n’ont pas cette licence, qu’ils l’achètent s’ils ne peuvent vraiment pas s’en passer, si les produits de M$ leur sont si nécessaires que cela. Idem pour les autres solutions propriétaires.

    Le logiciel propriétaire n’est pas une solution… c’est un vrai problème.

    Alors quand Quentin Pâris nous dit : « À mon sens, plein de personnes se plaignent sans arrêt de l’instabilité de Windows et iront même en vouloir à l’informatique en règle général… » Il faut s’en plaindre auprès de leur fournisseur ou changer de crémerie. Pourquoi venir « pourrir » un OS libre avec des solutions qui ne le sont pas ? Ici, la réponse est invariablement la même : moi, moi, moi…

    Cet indivualisme exacerbé (culture narcissique) qui fait primer le petit confort personnel, la commodité, sur le bien commun : « Si on veut respecter la liberté de l’utilisateur… » nous dit Quentin Pâris.

    Qu’est-ce que c’est que cette « liberté de l’individu » que l’on reporte sur la liberté logicielle ? La confusion est assez insupportable. Elle le serait moins si la vision qu’elle recelait était moins naïve. Cette prétendue liberté individuelle de tout pouvoir faire… En fait, je n’ai pas tellement envie de répondre à ça maintenant. J’y ai tellement répondu que cela en devient fatiguant… c’est toujours la même histoire.

    Voir :

    1. http://www.road2mayotte.org/blook/?article40/culture-libre (facile)
    2. http://www.road2mayotte.org/blook/?article15/chronique-linguistique-vi (un peu moins facile)

    1. Merci pour les précisions, Ô grand maitre Christophe.

      Cependant, je pense que cela ferait du bien en terme de « crédibilité » grand public que certains éditeurs se sortent les doigts du popotin…

      L’idéal étant bien entendu, de rester – tant que cela est possible – dans le logiciel libre.

    2. Merci pour cet éclairement sur les liberté logicielle et individuelle. Je n’avais en effet pas fait le discernement.

      Je ne vais pas argumenter plus longtemps, et de toute façon je vais finir par être à court d’arguments. Comme vous l’avez bien dit, il y a divergence de point de vue mais ceci n’est pas le problème.

      Je regrette d’avoir posté une news sur cette compatibilité qui a du passé pour une incitation à installer Office 2010.
      Je regrette également ma réaction sèche d’hier

      Je m’interrogeais en fait à la question suivante :
      – En quoi le fait qu’un utilisateur décide de pourrir son ordinateur avec des logiciels propriétaires puisse porter atteinte aux libertés de la communauté en générale ?

      Si j’ai bien compris ce que vous vouliez dire, c’est du au fait que la « promotion » d’un logiciel propriétaire « casse » le travail des développeurs ?

      Comme je l’ai dit, c’est un point de vue que je comprends très bien. Mais que recherchez-vous exactement ? À éradiquer les logiciels propriétaires ? Ne faudrait-il pas pour cela que l’utilisateur comprenne par lui-même que le logiciel libre est meilleur ?

      1. @Quentin

        Je ne crois pas nécessaire de se battre pendant des heures en effet. Nos points de vue divergent.

        Le problème n’est pas tant… « qu’un utilisateur décide de pourrir son ordinateur avec des logiciels propriétaires… »

        Dans le fond, il peut bien faire ce que bon lui semble l’utilisateur sur sa propre machine. Le problème se pose quand la « communauté du libre » va dans le sens du propriétaire en favorisant sa pénétration sur un OS Libre plutôt que de favoriser des solutions libres.

        En incitant à l’installation de solutions propriétaires on laisse croire que la solution pour le libre… c’est de se suffire du propriétaire. Et, effectivement, ça n’encourage pas le développement d’autres solutions. C’est en partie pour ça qu’il y a une atteinte au libre. Je dis bien en partie…

        « Ne faudrait-il pas pour cela que l’utilisateur comprenne par lui-même que le logiciel libre est meilleur ? »

        Meilleur ? Il l’est du point de vue de son « ouverture », c’est certain. Reprenons l’exemple de Gimp et la gestion de la quadrichromie. J’ai pris celui-là parce que la solution n’est pas encore intégrée directement sous Gimp. Il faut passer par le plugin separate+. Il existe d’autres solutions mais parlons de celle-là. Cette fonctionnalité devrait apparaître sous Gimp3 nativement. Même si elle n’existe pas encore directement, aujourd’hui je peux malgré tout travailler en CMJB en installant ledit plugin par le paquet « gimp-plugin-registry ». Ce n’est peut-être pas aussi confortable que d’autres solutions propriétaires que je ne connais pas mais c’est parfaitement viable. Une pareille solution ne peut arriver que si on la soutient en l’utilisant, etc. Le logiciel libre est intéressant aussi par ce qu’il n’est pas encore… C’est en ce sens-là qu’il est « meilleur ».

  7. « Du photographe qui a besoin de fonctionnalité très poussées (Je ne parle pas de l’adolescent qui crack photoshop et qui ne sait pas en utiliser 1/5ème des fonctionalités) »

    Je suis curieux de savoir de quelles fonctionnalités tu parles… Le seul souci que je vois, c’est la quadrichromie et encore… c’est possible.

    http://www.e-nef.com/linux/images/

    Pour le reste… je ne vois pas.

    « Nous sommes dans un grand cercle vicieux. »

    Quel cercle vicieux ? Des gens qui veulent tout, le beurre, l’argent du beurre, le sourire de la crémière, etc.

  8. À propos de la quadri… en fait, je vais avouer une chose : comme on ne m’a jamais demandé aucun fichier CMJB/CMYK… ben… ça n’a jamais été un problème. Mais la solution existe bel et bien et depuis quelques années déjà sous Gimp : http://wiki.gimp-attitude.org/FonctionsFaqGimp24icc

    C’est le seul souci qui me vienne à l’esprit… sinon le calibrage des écrans… et c’est parfaitement possible. Soit dit en passant, je ne connais pas, perso, de photographes que s’en font un réel souci, quel que soit l’OS…

  9. Question conne : Skype c’est de la grosse merde, on est bien d’accord ? C’est quoi tes arguments pour que celui qui est sous windaube passe à une soluce de visioconférence qui soit moins crade ?

    Question encore plus conne que la première : Skype se tape le coude avec une saucisse de linux, la preuve, on a version 32 bit merdique qui est toujours en bêta et qui a chier ! T’as une autre solution que wine pour avoir un skype qui tiens la route ?

    C’est bien marrant de cracher dans la soupe. Ca fait 15 ans que je suis dans le monde du GNU/Linux. C’est encore et toujours le même problème.

    L’absence de personnes qui soit assez couillu pour faire une campagne promotionnelle assez imposante du monde du libre pour que les gens puissent enfin prendre en compte que le libre s’est pas juste un truc de NERD ! Et me parle pas du hippie sixties ou de l’autre manchot qui est aussi froid que le carrelage des chiottes !

    Il est ou le GNU/Linux sur les tablettes ? C’est quoi le problème ? Pourquoi est ce qu’il y a qu’ubuntu qui est capable de ça ? Tant que l’on aura pas résolu le souci de la communication avec le reste du monde, je crois que ce genre de soluce à la con, risque de perdurer encore très longtemps !

  10. Bof, on ne peut pas cracher sur POL. Tout d’abord parce qu’il est vraiment loin d’être parfait, personnellement je n’ai jamais pu faire tourner un seul jeu dessus. Soit il y avait un problème avec la reconnaissance du CD, soit le jeu ne se lançait pas. On obtient de meilleurs résultats en bidouillant wine à la main.

    Ensuite il y a bien une compatibilité Linux sur les systèmes BSD, est-ce qu’on vient râler pour dire « *BSD n’est pas un Linux en mieux » ?

    Le problème se situe ailleurs, arrêtons de tirer sur l’ambulance en agressant des projets libres sous prétexte que ce qu’ils font « c’est mal m’voyez ».

    Et puis bon, l’argumentaire d’OpenOffice c’est limite, parce qu’effectivement c’est une suite bureautique loin d’être parfaite, mais alors ultra loin. Déjà c’est lourd et lent au point que j’ai du utiliser Powerpoint dans wine pour pouvoir faire un diaporama sans devenir dingue. Ensuite l’interface qui nous ramène au temps de Office 97, on prétexte que c’est pour ne pas déstabiliser madame Michou, mais elle pas toujours pratique. Des projets comme KOffice ou Lotus Symphony ont tenté de la modifier et cela a donné des résultats plutôt intéressants.

    1. « Et puis bon, l’argumentaire d’OpenOffice c’est limite, parce qu’effectivement c’est une suite bureautique loin d’être parfaite, mais alors ultra loin. Déjà c’est lourd et lent au point que j’ai du utiliser Powerpoint dans wine pour pouvoir faire un diaporama sans devenir dingue. »

      Quelle version d’OpenOffice ? Car LibreOffice est largement plus véloce.

      « Ensuite l’interface qui nous ramène au temps de Office 97, on prétexte que c’est pour ne pas déstabiliser madame Michou, mais elle pas toujours pratique. Des projets comme KOffice ou Lotus Symphony ont tenté de la modifier et cela a donné des résultats plutôt intéressants. »

      Office 97 ? Et pourquoi Office 4.2 tant que tu y es ? Il te faut donc du ruban qui est tout sauf ergonomique mais tellement plus « bling bling » donc indispensable ?

      Désolé, mais je trouve que LibreOffice est largement plus ergonomique que le ruban de MS-Office depuis sa version 2007.

    2. Pour POL on a corrigé les problèmes de détection de CD récurrents.

      Pour les autres bugs, n’hésite pas à nous en parler, nous prenons aussi du temps pour aider les utilisateurs à régler leurs soucis dans la mesure du possible

  11. @k

    Ce serait pas mal si tu restais un peu poli… cela dit, je ne comprends strictement rien à ce que tu racontes sinon que :

    1. Skype c’est de merde (Tous OS confondus) ;
    2. Linux n’est pas sur les tablettes…

    Et alors ? Tu veux faire de la vision moins crade avec Skype qui est meilleur sous W$… ben… s’il n’y a que la solution W$ qui t’aille, où est le problème ? Utilise donc ce qui te va… Idem si tu as vraiment besoin d’une tablette.

  12. «Le gros hic, c’est l’absence de grands noms des logiciels non-libres»

    Les utilisateurs réguliers de Photoshop, Cubase, 3dsmax n’utilisent tout simplement pas linux. Ils ne se posent pas la question «Est ce que j’installe POL ?», ils sont déja sous Windows. En effet quand on peut se payer une licence Photoshop ce ne sont pas 100 ou 300 € de Windows qui posent problème. Je ne pense donc pas que POL est un réel impact négatif sur le mouvement du libre. Par ailleurs, POL (ou Virtual box) permet au linuxien convaincu d’avoir une roue de secours pour ouvrir, sans quitter sa distrib favorite, un fichier MS Office récalcitrant.

    «Ici, la réponse est invariablement la même : moi, moi, moi… »
    La remarque de Christophe est juste. Toutefois il arrive souvent que les choix libristes fait dans notre vie privée interfèrent avec notre vie professionnelle. Dans ce cadre je vois mal comment critiquer l’égoïsme de l’utilisateur de POL.

  13. @tanguy

    « Toutefois il arrive souvent que les choix libristes fait dans notre vie privée interfèrent avec notre vie professionnelle. Dans ce cadre je vois mal comment critiquer l’égoïsme de l’utilisateur de POL. »

    Encore une fois, tanguy, il ne s’agit pas de remettre en cause ce que chacun de nous fait pour soi… Chacun fait avec sa conscience. Dans le cas de POL, qui publie sur le Planet-Libre, ce n’est plus l’individu qui est concerné dans les choix auxquels il se confronte, c’est une communauté.

    1. La on est d’accord, je n’aurais pas du poster cet article sur le planet-libre. Maintenant je fais ce que je pense être utile pour la communauté, je comprend tout à fait votre vision des choses mais je ne la partage pas, c’est juste ça. Par contre dire que POL est égoiste c’est assez rapidement dit. Ce qui aurait été égoïste, ce serait de faire mes petits scripts pour moi et moi tout seul et ne pas les partager. (Encore une fois ça dépend de notre point de vue de chacun).

      Sinon j’ai une autre question à vous poser : Comment, selon vous, les gens passionnés d’informatique doivent faire si ils veulent gagner leur vie dans le développement de logiciels tout en respectant les libertés des utilisateurs ?

      1. « Maintenant je fais ce que je pense être utile pour la communauté » = comme la hache est utile au bourreau. Mais sur ce point, nous ne SERONS JAMAIS en accord.

        Dommage qu’en voulant bien faire, vous fassiez – c’est MON point de vue et il est PARTAGÉ apparemment – plus de mal que de bien.

        « Ce qui aurait été égoïste, ce serait de faire mes petits scripts pour moi et moi tout seul et ne pas les partager. »

        Pas forcément. Wine n’est pas si complexe que cela à utiliser. Suffit de savoir lire de la documentation 😉

        « Sinon j’ai une autre question à vous poser : Comment, selon vous, les gens passionnés d’informatique doivent faire si ils veulent gagner leur vie dans le développement de logiciels tout en respectant les libertés des utilisateurs ? »

        J’avoue que c’est comme la quadrature du cercle : insoluble. Cependant, libre à vous de proposer cet outil. Vous ne ferez que contribuer – à votre corps défendant – à l’enfermement des utilisateurs.

      2. @Quentin

        « Sinon j’ai une autre question à vous poser : Comment, selon vous, les gens passionnés d’informatique doivent faire si ils veulent gagner leur vie dans le développement de logiciels tout en respectant les libertés des utilisateurs ? »

        La question est intéressante… RMS a consacré un article à cette question. Je ne vais pas reprendre ses arguments. Il les énonce mieux que moi. L’article est sur le site GNU. On ne peut pas le manquer si on le cherche.

        Par ailleurs, je crois que tu t’enfermes un peu dans tes raisonnements, Quentin. Pour ne parler que de l’équipe du planet-libre (voir les interviews), presque tous les membres sont passionnés d’informatique et travaillent dans… l’informatique. Je ne vois aucune quadrature du cercle… Je viens d’aller faire un tour sur le blog (très sympa) d’Olivier Meunier, l’un des développeurs principaux, en son temps, de DotClear. Il y parle de sa vie pro… Et bien, figure-toi que les propositions, apparemment, ne manquent pas. Il vient de commencer un nouveau boulot en… développement ! Et bien oui… on peut développer du libre et bosser dans le développement… rien là de bien obscur, aucune quadrature du cercle.

        Le problème existe pour les gens qui développent sans financement, dans leur garage, sans bosser pour une boîte et qui veulent gagner leur vie avec. C’est une démarche toute différente.

  14. @Fred

    « La taille unique n’est pas dans la nature du logiciel libre, mais dans celle du logiciel privateur. »

    +1. Touché. Le logiciel propriétaire, c’est un monde carcéral et uniforme.

  15. « Dans le cas de POL, qui publie sur le Planet-Libre, ce n’est plus l’individu qui est concerné dans les choix auxquels il se confronte, c’est une communauté.»

    Oui je comprends (je viens de relire tes 2 articles sur le sujet, cités plus haut).

  16. Sans vouloir manquer de respect, j’ai un peu survoler certes, mais la bureautique avec playonlinux, on s’en fou un peu !!
    comme son nom l’indique si bien, c’est aussi et surtout pour pouvoir jouer à des jeux !!!

    je tue le troll dsl -_^

    1. Je pense que « to play » ne se traduit pas uniquement comme jouer, mais aussi comme lire (comme sur une chaine hi-fi, car tu ne « joues » pas avec une cassette ou un CD, tu en lances la lecture), ou lancer, car même si le terme est imparfait, on dit qu’on lance un logiciel, non ? 😀

      Mais il est vrai qu’une grosse partie de la logithèque traduite par Wine, ce sont des jeux 😉

      1. En effet, Sabotage a raison. À la base, PlayOnLinux a été créé pour les jeux.

        D’ailleurs sur 403 logiciels supportés, 320 sont des jeux, soit 80%

        (http://www.playonlinux.com/repository/) Bon, ok y’a peut être des logiciels comme Trillian qu’on devrait très sincèrement enlever de la bibliothèque, d’ailleurs je le fais sur le champ.

        Mais sinon Mozilla Firefox, Internet Explorer, Safari, Opera ça c’est pour les développeurs web
        Blender, il est libre (version Windows c’est pour certains scripts python qui ne fonctionne pas sous Linux, d’après la personne qui a créé le script)
        iZarc (c’est mal, je sais), mais j’en ai malheureusement déjà eu besoin pour extraire une archive bizarre (je sais plus ce que c’était mais croyez moi, j’avais essayé tout les utilitaires sous linux à l’époque)
        Autocad, Office, Photoshop et compagnie, je crois que tout a été dit dans les commentaires précédents, certains sont pour, d’autre sont contre ; si vraiment j’ai trop de plainte, je penserai à les virer mais pour le moment, ils sont assez utilisés. (D’ailleurs il n’y a pas d’équivalent libre à Fireworks à ma connaissance)
        Notepad++, ouai la c’est débile, mais bon… Il est libre donc je ne vois pas trop le problème.
        Inno Setup, ben la c’est pareil, je vois pas comment on peut trouver un équivalent sous Linux.. Un développeur de logiciels libres peut en avoir besoin pour créer un installateur de son programme pour Windows
        Spotify .. La version Linux nécessite un compte Premium (ils ont pris cette décision à cause des scripts qui trainent sur le net pour ne pas entendre la pub… Dommage)

        Après on ajoute les logiciels éducatifs comme Huckel 95, Adibou, … La c’est un peu comme les jeux.

        Finalement, la plupart des scripts sont plus ou moins justifiés, à moins d’être contre l’installation de jeux propriétaires sous linux, bien entendu.

  17. Cette discussion est intéressante.

    Elle montre combien des personnes sont devenus « intégristes » dans le libre.

    Oui, il y a deux visions dans le libre: celle des puristes (que j’appelle intégristes) qui veulent que du libre, donc que linux soit réservé à des experts en informatique, des bac+5, qui connaissent toutes les commandes du bash pour s’en sortir qu’en rien ne marche.

    et l’autre vision qui veux un linux populaire, avec principalement que du libre Mais qui accepte d’intégrer quelques éléments propriétaires lorsque cela est nécessaire. Actuellement on peut donc trouver les drivers propriétaires des cartes graphiques (des « drivers » libre existent… si vous êtes mode console ça suffit) et d’autres éléments.

    Si l’on revient au coeur du sujet. Prenons un exemple, mon frère doit bosser sur solidworks. Quelles solutions ?
    Installer windows en dual boot ? Il faut être fou. Le temps d’installer, de configurer, le temps de la maintenance… bref, une folie à ne pas faire. Et puis Windows ça s’autodétruit aussi …

    Donc la solution à été de l’installer en passant par Wine et ça marche très bien !

    Donc je dis Oui à Wine et dérivés si :
    – ça ramène du monde sur linux
    – ça permet d’utiliser des logiciels qui n’ont pas d’équivalent sur linux

    1. Solidworks est en cours de portage sous Linux non?

      Sinon je ne suis pas d’accord pour la version noire et blanche de Linux… il y a tout une nuance d’utilisateurs au milieu, dont je fais partie. D’un côté je méprise (n’ayons pas peur des mots) les intégristes qui se tirent dessus entre eux parce que le projet du copain n’est pas assez droit à son sens.

      Mais de l’autre côté je ne cautionne pas non plus l’idéologie de Ubuntu. La simplification d’accord, mais l’arrivée du marketing c’est très dangereux. Pourquoi? Parce que les « application store » sont des nids à logiciels douteux, qui ont tendance à pomper vos informations personnelles, comme cela arrive très souvent sur Android et iPhone.

      Je préfère que « Linux » continue son propre chemin comme avant. Si cela nous prive de logiciels propriétaires, tant pis. Si cela en apporte, tant pis aussi.

  18. Quelle discussion enflammée ! Les points de vue de chacun sont très tranchés.
    Personellement j’utilise Windows (oui c’est propriétaire, fermé et tout le reste) au boulot comme à la maison.
    Reste que de temps en temps je teste linux (par le biais d’une machine virtuelle) principalement Ubuntu. C’est la distribution la plus simple que j’ai trouvé et qui répond à mes attentes minimes. J’ai un intérêt pour le monde du libre par philosophie et sympathie.
    Ce qui m’étonne toujours ce sont les intégristes comme ça a été déjà dit. C’est assez incroyable et franchement repoussant. Se dire que ces types refusent tout logiciel ou bout de code parceque ce n’est pas libre et ouvert c’est flippant.
    Je pense que le développement de logiciel prend du temps et de l’argent (en tout cas pour le moment c’est comme ça) alors en vouloir aux logiciels fermés à ce point !
    Idem pour la pub, sur certain site je ne désactive pas la pub par Adblock parce que je suis conscient de l’apport financier.

    En vouloir à ce point à ce type qui fait tourner Office sous Linux c’est juste incroyable.

    De tout ce que j’ai vue sur cette page la question de liberté du code a été abordée, la question du prix également. Que faut il donc penser des logiciels payants ? 1/ non libre (j’assume 🙂 ) 2/ libre (si cela existe)

    1. En vouloir à ce point à ce type qui fait tourner Office sous Linux c’est juste incroyable.

      => c’est juste jeter à la poubelle la possibilité de faire connaitre une suite bureautique alternative. Et qui tourne de manière native sous Win, Linux, MacOS-X et les BSDs.

    2. @zemadmat

      « Se dire que ces types refusent tout logiciel ou bout de code parceque ce n’est pas libre et ouvert c’est flippant. »

      C’est peut-être parce que, tout simplement, tu n’en comprends pas les raisons ou n’est pas capable de les comprendre. C’est aussi un peu flippant de le constater…

  19. @zemadmat

    faut pas seulement les regarder les pub, faut cliquer dessus…

    l’inverse est réciproque, ce faire traiter d’intégriste sous prétexte que l’on aime la gpl, en bon apprentis hacker, on souhaite garder le contrôle de sa machine, de faire partager son code librement et aime sans apport financier, si pour toi on est intégriste, bah comment dire, t’es bien …

Les commentaires sont fermés.