Coup de gueule : Ubuntu devient-il vraiment le Microsoft du logiciel libre ?

Je voudrais pousser un coup de gueule contre Ubuntu et les technologies qu’elles developpent pour forcer à l’utilisation de sa distribution au détriment des autres distributions.

L’exemple parfait est la technologie desktopcouch, surcouche de couchdb. Conçue pour fonctionner plus ou moins uniquement sur ubuntu, même si on peut trouver des références sur le site freedesktop, elle est une des composantes essentielles de la future version de Gwibber, la 2.30 (?).

On appelle ceci d’une manière très claire : la méthode du cheval de Troie.

J’ai relaté dans un billet précédent mes doutes concernant l’intérêt des développeurs de gwibber pour les autres distributions qu’Ubuntu.

A la suite de commentaires où l’on m’a fait comprendre que j’étais paranoiaque, une partie d’un commentaire a levé le lièvre dont j’attendais la confirmation :

Ce n’est pas la faute des développeurs Ubuntu si DesktopCouch est cassé sur Arch mais bien la faute des mainteneurs Archlinux.

C’est toi qui te fous de la gueule du monde a réclamer de la stabilité et un fichier INSTALL sur une version trunk. C’est comme si j’espérais que tout soit parfait sur Lucid Lynx 3 mois avant sa sortie

Et surtout :

Maintenant je ne peux que t’encourager a lire cette page : http://doc.ubuntu-fr.org/desktopcouch et quand tu aura compris que DesktopCouch ne fonctionne pas sur ta machine alors peut être que tu reverra ton jugement.

Le plus con pour la personne qui a balancé ce commentaire, c’est que j’ai pu utiliser des versions de Gwibber utilisant desktopcouch et qui était fonctionnelle, comme pour l’article où je parlais justement de cette nouvelle version revampée de Gwibber.

En ce qui me concerne, je ne toucherais plus à Gwibber et je resterais à la version 2.0 du logiciel, en attendant que Pino ou un autre client pour twitter et identi.ca vraiment léger sorte.

J’ai adoré utiliser les versions d’Ubuntu entre la Dapper et la Jaunty, soit deux ans et demi, mais trop c’est trop.

Y en a marre de cette équation Ubuntu = GNU / Linux qui pourrit la vie des utilisateurs qui sont passés par Ubuntu puis à une autre distribution.

PS : merci à Stricore pour sa dernière réflexion : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=3401&cpage=1#comment-11995

« gros boulet »….

Je n’en attendais pas moins.

40 réflexions sur « Coup de gueule : Ubuntu devient-il vraiment le Microsoft du logiciel libre ? »

  1. Change de distribution… Je trouvais il y a quelques années que la communauté d’Ubuntu pullulait de gamins qui croyaient avoir tout compris de la vie puisqu’ils utilisaient Linux depuis au moins 6 mois. Visiblement ça n’a pas trop changé. Je trouve en général la qualité du contenu web bien inférieure lorsqu’elle parle de Ubuntu que Debian, Fedora, Gentoo, … Ubuntu n’est peut-être pas le Microsoft du logiciel libre, mais c’est pour moi devenu la distribution « bidouille », un monde bien à part, moins intéressant et moins excitant que GNU/Linux en général.

    1. Cela fait 9 mois que je suis sur archlinux. Donc, changer de distribution ? En tout cas, je suis parti du planet-libre. Du moins, ma demande de désinscription a été envoyé. Marre d’un flux qui est à 90% du ubuntu par ci, ubuntu par là.

  2. Toujours le même problème :
    – Ubuntu attire les développeurs car il a une grosse part de marché
    – les développeurs d’Ubuntu se foutent un peu des autres distros
    – les utilisateurs vont préférer Ubuntu car les softs y tournent avec des versions récentes
    Non, Ubuntu n’est pas encore le Microsoft du libre. Mais il se dirige vers 2 choses dangereuses pour les utilisateurs :
    – la très (trop) grande majorité du petit monde des 1%
    – l’éloignement du libre et le besoin de finances
    Je pense être bien placé pour critiquer Ubuntu, car je l’utilise. C’est ma distribution de paresseux du style PC Minitel qui marche sans faire d’efforts (presque du Windows). Et j’adore m’en servir pour lancer des machines virtuelles (et je n’y vois même plus l’hôte). Je préfère d’autres distribs plus fraîches qui demandent peut être plus de temps pour la prise en main mais qui restent vraiment libres et ouvertes. Mes références sont toujours à base Debian, mes 1ers pas sous Linux.

  3. bjr.La je confirme, tu dois vraiment etre parano. Avec tout ce qu’Ubuntu fait pour le monde du libre , tu trouves quand meme le moyen de lui reṕrocher un fait mineur qui n’est meme pas encore totalemnt confirmé(ce nest qu’avec la sortie du nouveau gwibber qu’on sera vraimnt fixé). Excuse moi, mais de pareilles reflexions n’apportent rien si ce n’est crées la division parmis les utilisateurs de distributions linux, qui n’en n’ont absolument pas besoin.

      1. Peut-être que les développeur n’ont jamais voulut investir le marché des clients itenti.ca pour GNU/Linux et Gnome justement, peut-être qu’il veulent se contenter du marché Ubuntu, et malgré toute l’arrogance qu’ils peuvent avoir (et je suis d’accord avec toi sur se point) ça reste leur droit non?

    1. Un fait mineur ? Juste la volonté de capter des utilisateurs et de tuer les autres distributions par voie de conséquence.

      Ubuntu divise très bien les utilisateurs de linux en amenant de kikoolol qui croit se trouver face à un windows bis.

  4. Perso, j’ai laissé Ubuntu pour migrer sur Fedora (depuis la version 11 – aujourd’hui sur la 12), j’ai vite vu ce qu’Ubuntu devenait/allait devenir.

    Fedora n’est qu’une étape (je pense à migrer un jour sur Arch) et je n’aime pas ce que fait/devient Ubuntu, même si elle «démocratise» GNU/Linux (mais dans quel sens?).

    Perso pour Twitter j’utilise Twitux et Seesmic Web et çà me satisfait pleinement.
    Ubuntu n’est pas QUE GNU/Linux et inversement.
    Je n’aime pas/plus leur politique, ce que çà devient, vers là où çà va.
    Et je ne peux qu’apporter mon soutien à l’avis de fred !!
    Auquel je souscris pleinement.

    Tout (ou presque) est fait POUR Ubuntu, les .deb y sont très très souvent, mais les rpm…..
    Compil mon frère….
    Le favoritisme à ce niveau là ne me plaît pas.
    On pourrait parler longtemps encore des avantages/inconvénients de cette situation, en faire un livre même mais là n’est pas le propos.
    Ce qui se passe et se prépare avec l’ACTA, LOPPSI et HADOPI me semblent bien plus grave.
    Good sunday.

  5. Je ne comprend.

    Résumé de la situation :

    1/ Tu râles (et tu as raison) parce que la version trunk est cassée sur arch. Chance, le bug a déjà été rapporté.

    2/ Les dev répondent que ça marche sur Ubuntu et qu’il est à priori légitime de penser que le problème vient de desktopcouch.

    3/ Ce commentaire (que tu as visiblement oublié) confirme que le bug est reproductible sous ubuntu

    4/ Tu tests et rapporte que ça ne marche toujours pas avec une version trunk de desktopcouch

    5/ Tu déduis justement qu’il s’agit surement d’un problème de dépendance.

    2 jours se passent sans nouvelles… (les dev ont le droit à une vie aussi)

    5/ Tu laisse tomber et tu conclus que Ubuntu c’est le windows du libre.

    Je ne vois absolument AUCUNE logique dans un tel raisonnement.

    De plus, je te conseillerais d’aller relire le principe d’une version trunk avant de monter sur tes grands chevaux.

    1. Sur les deux jours, chaque tentative de lancement s’est résumé à un crash.

      Tu oublies une étape : le cassage de gueule en règle de la part de Strycore dans les commentaires du précédent articles.

      « De plus, je te conseillerais d’aller relire le principe d’une version trunk avant de monter sur tes grands chevaux. »

      Dommage pour toi, cela fait environ 7 ans que je n’utilise que des versions trunk de Mozilla Firefox (nommé Phoenix en septembre 2002).

      Desktopcouch est une technologie développée pour ubuntu, donc coté portabilité, zéro ?

      La logique semble apparaître ou pas ?

      1. La logique n’apparait pas car ça fonctionnait très bien avant 😉
        Vu que les dev n’ont pas l’air très présent sur le rapport de bug, as tu essayé de les contacter via IRC ou sur une mailing list ?

        Bref, je concevrais que tu râles si le bug est toujours présent lors de la prochaine release de Gwibber, mais sur une version trunk à peine une semaine après que le bug ai été rapporté, je trouve ça légèrement exagéré.
        (je suis surement trop concilient, mais dans d’autres projets j’ai rapporté des bugs très gênants qui sont toujours ouverts après plusieurs mois…)

        Quand à Strycore, on est d’accord, c’est un idiot. (mais je ne vois toujours pas le rapport avec Ubuntu).

        1. Les codeurs semblent surtout s’en contrefoutre du bug. Du moins, c’est l’impression que j’en ai eu.

          Utilisant des nocturnes de firefox et thunderbird depuis des années – des projets largement plus gros qu’un gwibber – je reconnais une communauté de développeurs qui savent pondre du code portable. Et c’est une sacré différence.

          Strycore semble être un développeur ubuntu, donc… 😉

          1. Bug non résolu dans la semaine => les codeurs se contrefoutent du problème.

            Je serais toi je porterai plainte et demanderai des dommages et intérêts.

            On ne peut pas non plus comparer les trunk mozilla et gwibber, c’est pas la même dimension, pas les mêmes règles de commit…
            En pratique, beaucoup de projets cassent leurs trunks de temps en temps. Ce n’est ni normal ni un scandale.

            Et je te rappel qu’il a été confirmé que ce bug affectait également ubuntu, donc ton argumentation tombe un peu à plat, non ? (à moins que je n’ai pas tout compris, ce qui est possible)

            Strycore semble être un développeur ubuntu

            Non, c’est un contributeur comme un autre.
            Et même si c’était le cas, son avis n’engage que lui.
            (et plein d’autres personnes t’ont répondu de façon constructive, pourquoi se focaliser sur lui ?)

          2. C’est surtout que les correctifs autres ont afflués, environ une cinquantaine de révisions depuis. Donc, coté intérêt pour un bug qui viande littéralement le logiciel, hein…

            Mais casser un trunk sans l’admettre, c’est quoi ?

            « (et plein d’autres personnes t’ont répondu de façon constructive, pourquoi se focaliser sur lui ?) »

            Les insultes de sa part, par exemple. J’ai horreur de ce genre de personnes qui te prennent pour de la merde car tu oses l’ouvrir et que tu ne sais pas coder.

          3. Ils n’ont pas réfuté l’avoir cassé.
            (ça va peut-être te détendre, je viens de voir que le dernier paquet .deb auto-généré à partir de trunk a c’est prit une bonne grosse erreur de compilation ;))

            Les insultes de sa part, par exemple. J’ai horreur de ce genre de personnes qui te prennent pour de la merde car tu oses l’ouvrir et que tu ne sais pas coder.

            Et bien ignore le.
            Soit plus intelligent que lui.

          4. Et au passage d’ailleurs, as-tu jeté un œil à ses paquets ?

            Ils contiennent forcément la liste des éventuelles dépendances qu’il te manque.
            (il faut juste faire la traduction entre les nom des paquets Ubuntu et leurs équivalents Arch).

            Bref, quand on est assez motivé pour utiliser du trunk, on se débrouille quoi. Tu en veux vraiment aux dev qu’ils ne se montent pas une arch pour reproduire le bug ?
            (et toutes les autres distrib au passage, pour être sûr que ça soit bien compatible)

          5. J’y ai jeté un oeil, mais c’est quand même plus agréable d’avoir une liste clair que de devoir faire de l’ingéniérie inverse.

            Et ce serait la moindre des choses qu’ils testent leur code sur fedora ou encore slackware. Pas sur une distribution marginale (au sens premier du terme) comme archlinux ou frugalware.

          6. Pas pour du trunk 😉
            (si il fallait le faire à chaque commit…)

            C’est là tout l’intérêt des release de développement et des rapports de bug tel que celui dont on parle.
            Et puis si tu parviens à résoudre le problème par « rétro-ingénierie » soumet un patch pour le fichier INSTALL !

            It’s just free software, nothing less, nothing more !

          7. Mais comme l’on m’a souti « mordicus » qu’une des dépendances nouvelles ne fonctionnait pas, je ne vais pas le faire. Je ne suis pas codeur, et ce n’est pas mon rôle de faire le boulot des développeurs à leur place.

          8. Ce n’est pas « leur » boulot. (rappel moi où est mentionné l’obligation de résultat dans la définition d’un logiciel libre ?)

            Et oui, un commentaire d’un dev disant « This is likely caused by » implique qu’on te soutiens mordicus que tu as tord.

            Mais je crois avoir compris, en fait tu interprète la période de 2 jours sans aucun mouvement sur le rapport (même pas un up de ta part) comme étant purement délibéré et réfléchis.
            Tu penses que les devs savent comment régler le problème mais ne le font pas parce que tu as eu le malheur de dire que tu étais sur arch.

            S’il te plait, dis moi que j’ai tord, sinon c’est limite grave.

          9. « Ce n’est pas « leur » boulot. (rappel moi où est mentionné l’obligation de résultat dans la définition d’un logiciel libre ?) »

            Nulle part, malheureusement 🙁

            « Et oui, un commentaire d’un dev disant « This is likely caused by » implique qu’on te soutiens mordicus que tu as tord. »

            Le problème est que le logiciel fonctionnait avant la modification de la révision 503. Plus après.

            « Mais je crois avoir compris, en fait tu interprète la période de 2 jours sans aucun mouvement sur le rapport (même pas un up de ta part) comme étant purement délibéré et réfléchis. »

            J’ai tenté de résoudre le problème par moi-même, en tentant une compilation avec une version de développement de DC. En vain. Donc, si le résultat était identique avec la version stable ou celle de développement de DesktopCouch…

            « Tu penses que les devs savent comment régler le problème mais ne le font pas parce que tu as eu le malheur de dire que tu étais sur arch. »

            Je ne dis pas cela. Je dis simplement que cette révision est responsable, et qu’apparemment, ce bug n’est pas important à leur yeux.

            C’est la personne qui m’a insulté qui m’a annoncé que la techno DC est typique à ubuntu, et donc que la faute était automatiquement du coté d’archlinux.

            « S’il te plait, dis moi que j’ai tord, sinon c’est limite grave. »

            Je t’ai donné mon explication. Mais l’arrivée d’une cinquantaine de révisions supplémentaires alors que passer le patch à rebours histoire de déboguer temporairement le problème aurait pu aider à d’autres personnes – et donc d’autres distributions – de corriger des problèmes lié à l’apparent développement « ubuntu-only » de cette nouvelle version de gwibber.

            Que je me sois emporté, c’est certain. Mais qu’on me traite de boulets, parano et compagnie, hein…

          10. Mais ils ne veulent pas reconnaitre la culpabilité de la révision 503 sur d’autres distributions. Ce qui est un peu fort de café.

            Et coté erreur de compilation, je connais, cela arrive une fois par mois en moyenne avec les logiciels de la fondation mozilla…

  6. Je ne suis pas en désaccord avec ton billet, mais si on tombe dans ce genre de considérations, on peut aller loin. Après tout, linux n’est pas le seul noyau libre, il y a entre autres par exemple freebsd ou solaris (on peut en citer d’autres) qui sont compatibles avec des environnement tels que gnome. Dans ce registre, on peut dire que le noyau linux a la part belle, car les applications libres sont souvent en premier lieu développées pour celui-ci, et, si on a de la chance et qu’on est en face de développeurs à l’écoute et compétents, celles-ci seront portables, et portées sur ces systèmes. Tout ça pour dire que quelque part, de la même façon que les gens se mettent à croire que GNU/linux = ubuntu, ils pensent noyau libre = linux. Tu limites le problème à ubuntu, alors que c’est peut-être quelque chose de plus général.

    Je trouve moi aussi parfois inquiétant que l’on laisse de côté les utilisateurs de systèmes exotiques, mais je me rend aussi compte que la raison principale à cela est justement qu’une application est un compromis entre portabilité et largeur du public. Je dis « le plus souvent », car heureusement tous les développeurs ne sont pas comme ça. Si on va voir du côté des outils suckless, on trouve de l’utile et du bien codé. Par contre, ces outils ont peu d’utilisateurs. Le but principal de leurs développeurs est de faire du code propre, pas de toucher le maximum de gens. Aucun compromis n’est fait. Tout ce qui ne relève pas du rôle de l’outil est écarté. Dans les applications cherchant à maximiser le nombre d’utilisateurs, au contraire, on ajoute volontiers toutes les features les plus débiles, du moment que ça augmente le nombre de gens qui les utilisent.

    Si je t’ai bien lu, les développeurs de gwibber n’ont pas très envie de se pencher sur les problèmes arrivant sous archlinux. Ils font partie de ces développeurs qui codent pour augmenter la taille du public. D’un côté, ils obéissent aux lois du marché, mais de l’autre, c’est une démarche qui restreint la diversité des plates-formes supportées (et donc des utilisateurs), et donc, à mon sens, qui restreint la liberté. Faut-il leur en vouloir de considérer que l’impact de leur logiciel sur le large public est plus important? Je crois que non. Supporter plusieurs plateformes est une lourde tache. On ne peut pas tout tester. Développer pour une seule plateforme est une activité suffisament compliquée. Par contre, du point de vue méthode de développement, je crois que c’est une erreur de ne pas tester le logiciel sur autre chose qu’ubuntu. Avoir une fedora sous la main dans une machine virtuelle ne serait pas du luxe et permettrait probablement de détecter plus de bugs. Mais bon, ça, c’est leur problème…

  7. Je pense que l’equation gnu linux = ubuntu est le fruit des grands efforts de la communautee ubuntu, et pas juste par ce qu’il est marron.
    C’est pour cela que les developpeurs d’applications se concentrent sur les distributions phares d’abord, pour avoir avoir le plus d’utilisateurs possibles.
    Arch est une distro formidable, mais elle n’a pas la popularite de ubuntu ou fedora. Donc pour que gwibber marche sur arch c’est aux archeurs de bouger.
    amicalement.

    1. Et aux codeurs de pondre du code propre, qui ne nécessite pas un paquet de rustines énorme pour fonctionner sur toute distribution linux. Arch est une distribution qui ne patche presque pas. Je maintiens – après les avoir adopté et / ou adapté – liferea-svn, transmission-svn-gtk, pan-git, et aucun d’eux n’a de fichier patch spécifique… Etonnant, non ?

  8. Je comprend pas trop la cassage sur Ubuntu en fait… D’après ce que j’ai compris à l’histoire (corrigez moi si je me trompe) :

    [Entité A] développe un composant libre et ouvert et l’intègre à son produit.
    [Entité B] se sert de ce composant pour faire fonctionner un version en développement de son produit

    => Réaction de la communauté : taper sur [Entité A] (beaucoup) et sur [Entité B] (un peu).

    Et si on parlait des « concurrents » de [Entité A] qui n’ont rien fait pour intégrer le fameux composant à leur produit (alors, encore un fois que tout est libre et ouvert, depuis les spécification jusqu’au code) ?

    Et si on attendait que [Entité B] déclare sa nouvelle version « stable » avant de crier au loup ?

    Et si en fait ce qui faisait peur à tout le monde c’est que pour une fois [Entité A] développe de son coté des composant sans attendre que quelqu’un d’autre le fasse pour lui, alors justement que le manque de contribution de [Entité A] au libre était un des points récurrents de polémique ?

    Quand Suse a dévoilé Compiz, je ne me rappelles pas avoir lu autant de polémique sur le fait que Suse = microsoft = on va tous mourir dans d’atroces souffrances enfermé dans des logiciel libre mais pas bien quand même.

    En somme, une tempête dans un verre d’eau. L’évolution technologique continue se route et pour une fois, les rolling releases n’en sont pas au premier plan, et doivent intégrer une technologie développée par une autre distribution. Pire que ca, en fait : tout le monde doit intégrer une technologie développée par un concurrent => Populaire <=. Et dont l'adoption risque d'être rapide. Une catastrophe, en somme.

  9. Il est normal que lorsqu’une distribution prend le pas sur d’autres, elle s’attire les foudre des autres. Je crains que ça ne soit le passage obligé d’une « démocratisation » de GNU/linux, du moins si on ne veut pas que notre noyau libre ne soit que l’apanage des geek de notre genre.

    Après je pense qu’il ne faut pas prendre l’avis d’un développeur ou même d’un groupe de développeur pour tout jeter. Gwibber c’est pas ubuntu tout de même. Que certains n’aient pas envie de s’emmerder à porter cet outil sur autre chose que sous ubuntu, ça les regarde, ça reste un logiciel libre, libre à toi ou à quiconque d’assurer un portage plus polyvalent.

    1. Faire le boulot que DEVRAIT faire les codeurs d’origine ? Il existe un logiciel en vala qui fait le même boulot que Gwibber pour twitter, et qui s’appelle pino. Coté dépendance, il n’y en a presque aucune, sauf le compilateur vala… A comparer aux dépendances de gwibber 2.0 par exemple…

      C’est au codeur d’origine de faire du boulot propre, pas aux mainteneurs de nettoyer le code.

  10. Ubuntu = Microsoft? Equation de gars frustrés ou d’intégristes.

    J’ai installé Ubuntu, et:
    – Je n’ai pas du payer.
    – Je n’ai pas vu de DRM ou d’outil de validation de version authentique
    – Je n’ai pas vu de vente liée/forcée avec Windows.
    – L’intégralité de la distro est libre*
    – Je n’ai pas vu de logiciels codés dans un langage propriétaire de Canonical
    – Open Office n’a pas été patché pour enregistrer dans un format propriétaire
    – Je n’ai même pas vu de codecs mp3 à cause de leur licence!

    * La distro est libre mais intègre quelques firmwares nécessaires pour avoir un bon support matériel. Si on ne les veut pas, il suffit de demander « logiciels libres uniquement » sur le menu de boot du CD d’installation. Ou alors on vire le paquet linux-restricted dans Synaptic. La plupart des distros intègrent ces firmwares, par défaut ou en option.

    Alors concrètement, qu’est-ce qu’on lui reproche?
    – Du mono: ça fait partie du projet Gnome, on y peut rien
    – Services commerciaux: il n’a jamais été interdit de gagner de l’argent avec du libre.
    – Simplification: c’est pas un mal, et ça ne bride aucune fonction.

    Fuite des développeurs vers Ubuntu? Dans 99,9% des cas leurs produits tournent très bien sur les autres distributions, et encore on ne peut pas dire que ce soit la faute à Ubuntu. Doit-on lui reprocher d’être attractive?

    Et sur un point de vue technique, je voudrais ajouter que c’est une des distributions les plus légères qui existent. Pour l’avoir fait tourner sur une plateforme Atom, je peux te dire qu’elle est bien plus rapide que Fedora par exemple.

    1. « Ubuntu = Microsoft? Equation de gars frustrés ou d’intégristes. »

      Non, d’une personne qui ose voir plus loin que le bout de son appendice nasal.

      « La distro est libre mais intègre quelques firmwares nécessaires pour avoir un bon support matériel. Si on ne les veut pas, il suffit de demander « logiciels libres uniquement » sur le menu de boot du CD d’installation. Ou alors on vire le paquet linux-restricted dans Synaptic. La plupart des distros intègrent ces firmwares, par défaut ou en option. »

      => Non reconnu comme libre par la FSF, qui fait office de référence dans le monde du logiciel libre.

      « Et sur un point de vue technique, je voudrais ajouter que c’est une des distributions les plus légères qui existent. Pour l’avoir fait tourner sur une plateforme Atom, je peux te dire qu’elle est bien plus rapide que Fedora par exemple. »

      Assez faux sur certains plans, ne serait-ce que le nombre de services lancés au démarrage. Une distribution facile d’accès oui. Mais qui devrait rester une porte d’entrée vers des distributions plus éthique – ça y est, le mot est lancé – et qui sont vraiment stable. Et qui n’essayent pas de singer windows dans l’absolu.

  11. je fais parti d’un groupe qui développons un logiciel remplaçant apparence, sachant que l’on utilise gnome et ubuntu il risque de ne pas être portable, donc si je suis ton raisonnement c’est de la faute a ubuntu mais pas la notre, si on ne cherche pas à le rendre disponible pour les autres distributions, je trouve ta logique un peu bizarre.

    1. Ne pas rendre un logiciel portable dans le monde du logiciel libre, cela fait un peu étrange. Développer uniquement pour une seule distribution, cela tuera l’innovation à terme dans le monde du logiciel libre…

      Et c’est tout sauf souhaitable.

  12. @ludo255
    Non, pas déjà… mais presque.
    Mais Ubuntu a beaucoup gagné d’utilisateurs et codeurs qui étaient récemment sous Windows.
    Il suffit de lire les forums utilisateurs pour voir la parenté avec ceux de MS.
    Pour les codeurs, peut être qu’ils sont trop habitués à coder/penser mono OS . C’est une grosse gymnastique que de faire du code propre, d’envisager les autres environnements et surtout de tester.
    Alors pourquoi faire mieux si 90% des efforts ne seront vus/appréciés que par 10% des utilisateurs ?

  13. « Ce n’est pas « leur » boulot. (rappel moi où est mentionné l’obligation de résultat dans la définition d’un logiciel libre ?) »

    Nulle part, malheureusement 🙁

    Bien au contraire !
    L’avantage du libre c’est qu’on est plus que de simples consommateurs (du moins AMHA).

    apparemment, ce bug n’est pas important à leur yeux.

    Ah, l’apparence… 😉
    Si ils ne peuvent pas le reproduire, ils ne peuvent pas travailler à sa résolution. cqfd.

    Tu prenais l’exemple de mozilla plus haut. Crois tu que ce soit les dev windows qui test si leur code passe bien sous GNU/Linux, Mac… ?
    Toute proportion gardée, c’est un peu pareil ici.
    Que ce soit sous arch ou sous ubuntu, c’est basé sur le même code: le .tar.gz de la release.
    Si ça tourne sur l’un et pas sur l’autre c’est qu’il y a un problème quelque part. Ici ça peut être gwibber ou une de ses dépendances.

    Tu as à priori de bonnes raisons d’accuser la 503. Une chose constructive à faire serait par exemple de compiler toi même le trunk actuel en revertant ce commit (c’est très facile, vu que le patch est tout petit).
    Si ça marche, ça réglera déjà ton problème de packaging (dans le pire des cas tu publies la version patchée).

    Que je me sois emporté, c’est certain. Mais qu’on me traite de boulets, parano et compagnie, hein…

    Me voilà rassuré.
    L’emportement entrainant l’emportement… bref, faut rester constructif quoi 😉

      1. Pas de problème. Le problème est que j’ai autre chose à faire qu’à reverser des patchs en ce moment. Ma vie professionnelle m’absorbe beaucoup.

        Fin des commentaires sur cet article, assez de sang virtuel a été versé.

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