L’avenir des distributions linux à destination du « bureau » appartient-il aux « rolling releases » ?

Il y a un peu plus de deux mois, je faisais un article fortement commenté (55 commentaires !) sur lequel j’exprimais mon point de vue en ce qui concerne le modèle de publication semestrielle des distributions actuelles.

Je me cite :

Je me demande si l’avenir n’est pas plus dédié à des distributions qui proposent à un instant T une version installable, puis qui serait continuellement mise à jour, à l’image de ce que propose ArchLinux ou encore la version de développement de la Frugalware Linux.

Car l’informatique – libre ou pas – est en constante évolution. Et ce qui semblait être le haut de gamme se retrouve 6 mois plus tard complètement obsolète. Je ne prétends pas détenir la vérité, mais j’ai pu constater depuis mon retour sur Archlinux (en mai 2009) que je n’ai jamais prise la distribution à défaut. Et j’ai connu quand même 4 versions majeures du noyau (de la 2.6.28.x à la 2.6.31.5 actuellement), deux générations de Gnome (la 2.26 et la 2.28), sans oublier une nouvelle génération d’OpenOffice.org.

En gros, on peut rajouter une génération de noyau de plus avec l’arrivée entre temps du noyau 2.6.32.x

Si je déterre la hache de guerre, c’est pour citer le cas d’un outil qui est devenu dans notre informatique actuelle le nerf de la guerre : le navigateur internet, et dans notre cas, Mozilla Firefox qui est sorti en version 3.6 assez récemment.

Même si – au moment où j’écris cet article – la version 3.6 n’est pas la version officiellement disponible sur archlinux stable, elle est toujours disponible dans le dépot « testing »

fred ~ $ yaourt -Si firefox
Dépôt : testing
Nom : firefox
Version : 3.6-2
URL : http://www.mozilla.org/projects/firefox
Licences : MPL GPL LGPL
Groupes : —
Fournit : —
Dépend de : xulrunner=1.9.2 desktop-file-utils
Dépendances opt. : —
Est en conflit avec : —
Remplace : firefox3
A télécharger : 1017,93 K
Taille (installé) : 3676,00 K
Paqueteur : Biru Ionut
Architecture : x86_64
Compilé le : jeu. 21 janv. 2010 22:47:31 CET
somme MD5 : 29c91c303201d5da689c07304dd3e03d
Description : Standalone web browser from mozilla.org

Donc d’ici quelques jours, si je le désire, ma machine pourra utiliser Mozilla Firefox 3.6 sans passer par le dépot testing.

Voyons donc comment les grands noms des distributions linux ont géré le passage de la version 3.0 à 3.5 de Mozilla Firefox, qui sauf grand changement stratégique appliqueront la même politique pour la transition Mozilla Firefox 3.5 vers la version 3.6. A savoir : une nouvelle version majeure de Mozilla Firefox sera disponible dans la future nouvelle version stable.

Je vais prendre les trois principaux noms : Fedora, Ubuntu et OpenSuSE. Et prendre chaque version qui correspond au passage de la version 3.0 à la version 3.5 de Mozilla Firefox, à savoir :

  • Fedora 10
  • Ubuntu 9.04
  • OpenSuSE 11.1

Je me suis basé sur ce choix en utilisant la page suivante sur le site Distrowatch : http://distrowatch.com/dwres.php?resource=major

Commençons par la Fedora. A sa sortie en novembre 2008, la Fedora 10 proposait Mozilla Firefox 3.0. Mozilla Firefox 3.5 est sorti le 30 juin 2009, donc pile dans la durée de vie de la Fedora 10, qui a pris fin courant décembre 2009.

Ayant installé et mis à jour une Fedora 10 installé depuis sa version liveCD, j’ai donc voulu voir quelle était la dernière version mise à disposition des utilisateurs.

C’est une version 3.0.15 qui accueille finalement les utilisateurs.

Firefox 3.0 - Fedora 10 à jour

Si on veut une version plus récente (la 3.5 ou la 3.6), la seule solution est de passer par le dépot de Remi Collet. Ce qui sera surement la même chose pour la Fedora 11 dont la fin de support sera en juin prochain, soit un mois après la sortie de la Fedora 13.

Firefox 3.6 - Fedora 10 avec le dépot de Rémy Collet

Parlons maintenant d’Ubuntu. Et donc de la Jaunty Jackalope ou Ubuntu 9.04.

Même si officiellement, la seule version supportée est la 3.0.xx, on peut installer Mozilla Firefox 3.5, oui, mais en passant par un paquet disponible dans le dépot universe… Via la commande :

sudo aptitude install firefox-3.5

Et encore, c’est une version démarquée de Mozilla Firefox qui est proposée, à savoir Shiretoko.

Shiretoko sous ubuntu Jaunty Jackalope

Donc pour les utilisateurs d’Ubuntu, deux possibilités : soit attendre l’arrivée de la Lucid Lynx, soit installer Mozilla Firefox 3.6 via le ppa correspondant : https://launchpad.net/~ubuntu-mozilla-daily/+archive/ppa

Finisson enfin avec OpenSuSE. Après avoir récupéré la version live CD pour Gnome d’OpenSuSE 11.1, et l’avoir installé et appliqué les mises à jour, le Mozilla Firefox fourni est la version 3.0.16. Seule porte de sortie : installer la version 11.2 de la distribution.

Firefox 3.0 - OpenSuSE 11.1 à jour

On tombe sur le talon d’achille des distributions à cycle semestriel : dès qu’un logiciel aussi important qu’un navigateur internet connait une mise à jour majeure, soit on est obligé de passer par un dépot tiers – pas franchement la joie – soit d’attendre la nouvelle version de la distribution. Ce qui peut faire des attentes allant de quelques semaines à quelques mois.

Le même scénario peut se répéter pour des logiciels autrement plus lourd, comme une suite bureautique ou même une environnement de bureau. Evidemment, il faut éviter de se jetter comme un affamé sur une version .0 d’un logiciel, mais quand même, c’est mieux de pouvoir l’avoir sans tripatouillage intense qui peut avoir des conséquences non négligeables lors du passage à une nouvelle version de la distribution en question.

22 réflexions sur « L’avenir des distributions linux à destination du « bureau » appartient-il aux « rolling releases » ? »

  1. Tout à fait d’accord avec toi… dans la théorie.

    J’ai comme toi une Archlinux qui tourne au poil et qui ne nécessite quasiment aucun entretien.

    À l’opposé, j’ai installé une Ubuntu LTS à mon père, qui commence maintenant à dater. J’ai activé tous les dépôts de backports possibles, mais ça n’a pas suffit à lui apporter un client MSN à jour pour le support de la webcam (un besoin temporaire). Résultat, il a été obligé de se faire prêter un PC sous Windows pour pouvoir utiliser la webcam sous MSN.

    Au final c’est l’Ubuntu de mon père qui nécessite le plus d’entretien (une réinstallation si on veut être à jour)… paradoxal pour une distrib user-friendly.

    En revanche, je pense que les distribs de « débutants » ont toute choisi ce modèle de mise à jour parce que c’est celui qui présente potentiellement le moins de problème.
    En ce moment c’est plutôt calme sous Archlinux, mais parfois, avec certaines machines, il y a des mises à jour qui présentent des risques. Par exemple, une mise à jour musclée de Xorg peut nécessiter quelques manipulations dans les fichiers de config.
    Pour une Ubuntu-like c’est facile, ce type de tâches est délégué à l’installateur. Dans le cas d’une rolling-release, c’est fatalement l’administrateur qui doit s’en occuper.
    À moins de développer toute une série d’outils pour faire le boulot au cours d’une install « vivante »… mais ces outils ont intérêt à être vachement bien testés et à fonctionner du premier coup, sinon patatra. C’est compliqué car on n’a pas d’état initial connu (dans quel état sont les différents fichiers de config, etc.).

    Au final je pense que tout le monde aimerait appliquer le modèle de mise à jour des rolling-release dans des distribs comme Ubuntu. Mais les risques et les besoins que cela peut entrainer sont incompatibles avec la prérogative de facilité d’utilisation des distributions de débutants.

    1. « Au final je pense que tout le monde aimerait appliquer le modèle de mise à jour des rolling-release dans des distribs comme Ubuntu. Mais les risques et les besoins que cela peut entrainer sont incompatibles avec la prérogative de facilité d’utilisation des distributions de débutants. »

      Ce serait l’idéal, en effet. J’approuve les idées de ton commentaire, c’est pour cela que je ne cite que le dernier paragraphe.

      La facilité est souvent un « faux problème », car travaillant dans une association qui propose de l’initiation à l’informatique, le premier contact avec un ordinateur (PC sous Windows, sous Linux ou encore Mac) sera toujours une épreuve pour une personne débutante.

  2. Dans le monde de l’entreprise (en tout cas dans la mienne qui compte plus de 900 salariés et dans celles que je cotoie), je ne ressens pas cette nécessité de suivre les évolutions tant des distributions que des logiciels. Pour être honnête, le faite qu’elles soient toutes équipées de windows et du pack office n’est sans doute pas étranger à ce non désir d’évolution qui coûte cher en licences. Par contre, nos chers admins ne peuvent nous sortir de I.E.6 à cause de certaines applications non compatibles.
    Bon, je parle ici du monde de windows dans l’entreprise et je n’ai pas d’exemple sur Linux mais quelles sont les réelles attentes, compétences et exigences des utilisateurs dans l’entreprise ? Hormis un logiciel de messagerie, un navigateur internet, un tableur et un traitement de texte qui sont fournis dans les distributions libres, le reste releve d’applications internes (en java dans ma boutique).
    A part l’entreprise spécialisée dans le développement informatique, une bonne distribution fiable sur un support LTS doit à mon avis satisfaire le quotidien des utilisateurs.
    En tout cas ton billet à le mérite une fois de plus de poser la question et d’ouvrir le débat alors… Merci.

  3. En ce qui concerne Ubuntu 9.04, il s’agit d’une version LTS, qui n’a pas vocation a voir ses logiciels mis à jour (mis à part les mises à jour de sécurité).
    Ubuntu 9.10 Karmic Koala a Firefox 3.5, mais Firefox 3.6 n’arrivera effectivement sûrement pas officiellement avant la prochaine version.

    L’idéal serait à mon sens de distinguer le cœur du système des logiciels d’usage courant. Avoir un noyau, des librairies système stables, et avoir la possibilité de mettre à jour à la demande les logiciels tiers.
    En ce sens, j’aime bien le système des Universal Binaries de MacOSX, bien qu’il soit largement perfectible ; les PPA d’Ubuntu sont également un début de solution.

    Mettre sur le même plan les mises à jour du système et des logiciels tiers n’a imho que peu d’intérêt pour l’utilisateur « standard’, et serait difficile à maintenir d’un point de vue stabilité pour une distribution « grand public » (qui n’est pas vraiment la cible de la soit-dit en passant excellente ArchLinux)

    Donc, en résumé, dans l’idéal :
    – système de base : figé
    – logiciels tiers : rolling-release

    J’ai l’impression de me répéter, ayant déjà commenté sur ce blog à ce sujet, mais je maintiens fermement mon avis 🙂

    1. 1) C’est la 8.04 la .LTS, pas la 9.04 😉

      2) « Ubuntu 9.10 Karmic Koala a Firefox 3.5, mais Firefox 3.6 n’arrivera effectivement sûrement pas officiellement avant la prochaine version. » Pour un logiciel qui pèse une grosse quinzaine de mégas…

      3) « Avoir un noyau, des librairies système stables, et avoir la possibilité de mettre à jour à la demande les logiciels tiers. »

      C’est à double tranchant, ne serait-ce que pour le support matériel qui dépend énormement du noyau. Donc un noyau figé trop longtemps est un « défaut » plus qu’un avantage.

      Firefox est un logiciel tiers, donc il devrait être en rolling release, non ?

      Je considère que le rolling release sera toujours « supérieur » en terme de souplesse à des distro à date de release fixe.

      Je respecte ton avis, même si je ne le partage pas.

      1. Mea culpa pour la LTS 🙂

        « C’est à double tranchant, ne serait-ce que pour le support matériel qui dépend énormement du noyau. Donc un noyau figé trop longtemps est un « défaut » plus qu’un avantage. »

        Tout dépend des usagers ciblés. La mise à jour du kernel est quelque chose d’absolument critique, il s’agit là de trouver le bon compromis entre stabilité et support matériel. Ceci dit, rien n’empêche d’installer de nouveaux pilotes afin d’améliorer le support matériel d’une version du noyau. Même une éventuelle phase de compilation pourrait être automatisée et transparente pour l’utilisateur, j’en veux pour preuve le système d’akmod, que l’on trouve je crois sous Fedora.

        « Firefox est un logiciel tiers, donc il devrait être en rolling release, non ? »

        Absolument. Je ne dit pas que le fonctionnement d’Ubuntu me convient, je dis juste que les PPAs apportent un début de solution, ce qui est (très) loin d’être parfait.
        Je ne connais pas de distribution fonctionnant sur le principe de la séparation système / locigiels tiers.

        « Je considère que le rolling release sera toujours « supérieur » en terme de souplesse à des distro à date de release fixe. »

        Entièrement d’accord. Mais il ne faut pas oublier que tous les utilisateurs n’ont pas les mêmes exigences. Personnellement, j’aime énormément Arch pour son côté KISS et bleeding-edge.
        La majorité des utilisateurs ne veut cependant qu’une chose : que cela fonctionne simplement, sans risques, et sans ligne de commande. À ce titre, et malgré toutes les virulentes critiques que je réserve à leur politique commerciale, Apple a fait un travail absolument excellent, que ce soit sur MacOSX ou l’iPhone.

        L’utilisateur moyen ne veut _pas_ se préoccuper du fonctionnement de sa machine. Peu lui importe d’avoir la toute dernière version du kernel, du moment qu’il puisse installer au besoin les drivers correspondant à son matériel.
        Ce qu’il veut, c’est simplement la dernière version de Firefox, de son logiciel de musique, etc…

        Au risque de me répéter, il est à mon sens primordial de trouver un moyen de combiner stabilité des distributions figées et facilité d’installation des mises à jour de logiciels d’usage courant. Laissons les distributions full rolling-release à ceux qui en ont vraiment l’intérêt.

  4. Ubuntu et Fedora sortent une nouvelle version tous les 6 mois. C’est pas la mort d’attendre quelques mois pour avoir un logiciel à jour. D’autant que la majorité du temps, il y a les ppa.

    Je pense pas que l’avenir soit au rolling release, ça réserve trop de surprises. Notre ami Etenil nous racontait que le php de archlinux lui avait pété à la figure: http://www.etenilsrealm.nl/weblog/?article14/archlinux-me-les-brise-mes-paquets

    Et en ce moment ce sont les posseurs d’ATI qui ont des soucis, puisque xorg est devenu incompatible avec le pilote Catalyst. On sait tous ce que vaut le Catalyst, c’est à dire pas grand chose, mais il vu qu’il y a une nouvelle version tous les mois, ça ne serait pas arrivé sur un debian ou une fedora ^^

    Après avoir testé les deux, j’en suis arrivé à la conclusion qu’un système de releases tous les 6 mois est le meilleur compromis. Le rolling release est bien si l’usage de la machine n’est pas critique (travail).

    1. « Ubuntu et Fedora sortent une nouvelle version tous les 6 mois. C’est pas la mort d’attendre quelques mois pour avoir un logiciel à jour. D’autant que la majorité du temps, il y a les ppa. »

      Attention aux PPA… On peut tout casser avec.

      Etrange qu’on voit de tels fils : http://forum.ubuntu-fr.org/viewtopic.php?pid=3232055

      Vraiment pas la mort d’attendre ?

      ATI et Linux ? Une histoire d’amour qui finit 98% du temps mal.

      Désolé, mais linux et tranquillité = nvidia…

      « ça ne serait pas arrivé sur un debian ou une fedora ^^ »

      Mouais, je me souviens d’une mise à jour qui explosait Xorg sur Ubuntu, à l’époque héroique de la Dapper Drake…

      « Après avoir testé les deux, j’en suis arrivé à la conclusion qu’un système de releases tous les 6 mois est le meilleur compromis. Le rolling release est bien si l’usage de la machine n’est pas critique (travail). »

      C’est ton avis. Pas le mien.

  5. Fedora a quand même une politique de mise à jour un peu plus « agressive » qu’ubuntu: pour la fedora 11, kernel 2.6.29 à sa sortie, 2.6.30 aujourd’hui, firefox 3.5 et thunderbird 3 tous les deux en beta lors de sa sortie …
    Après je suis passé à Arch entre autres car j’en avais marre d’activer des ppa sous ubuntu pour avoir les versions récentes, donc je suis d’accord avec le fond de ton billet, mais c’est pas si simple de faire une rolling-release. Arch ou sid demandent un peu plus d’attention qu’ubuntu, il faut être capable de réparer son système le jour où y a un truc qui pète.

  6. Je vois qu’il y a pas mal d’erreurs concernant Fedora.
    Chez Fedora, on met à jour les paquets dans leurs versions supérieurs la majorité du temps à quelques exceptions près :
    Firefox, GNOME, OOo, XFCE, X.org, GCC, Yum, RPM et quelques autres.

    Pourquoi ? Car ce sont des logiciels avec plein de dépendances et faut donc tout remettre à plat pour faire la mise à jour proprement, ce qui présente des risques de plantage au final car non stable mais aussi trop complexe.

    Par exemple KDE se met à jour, d’abord via en dépôt externe mais une fois qu’on a fait proprement dessus, on déplace sur le dépôt officiel. Mais ça c’est parce que l’équipe en charge de KDE fait des efforts de dingue pour y aboutir.

    Linux se met à jour quand la nouvelle version est jugée bien stable, pour éviter les problèmes majeurs.

    Et à part les quelques exceptions mentionnées, on met à jour tout, on est proche donc du modèle que tu avances.

    Cependant, l’avantage d’une version tous les 6 mois est de pouvoir tout casser, Fedora ne peut se permettre de faire des changements profonds dans GCC, Yum, RPM ou SELinux comme ça, si on veut en faire on doit bâtir la distribution autour pour que ça soit propre et fonctionnel, les risques sinon sont trop importants.

    Puis les dépôts externes, excuses moi mais chez Fedora on en a 2-3 comme Remi ou RPMFusion ou KDE-RedHat qui sont maintenus par des packagers officiels de Fedora, la qualité est donc au rendez-vous.

    Puis concernant nouVeau, Fedora a continuellement la dernière version, elle est très bien, la 3D n’est pas encore là mais ça arrive, et pour la 2D c’est mieux que tous les pilotes d’avant… Le pilote officiel c’est bien mais c’est proprio, donc pas de KMS, pas tous les avantages que le noyau offre, puis à maintenir c’est chiant car il ne suit pas les versions de X.org correctement.

    1. « Pourquoi ? Car ce sont des logiciels avec plein de dépendances et faut donc tout remettre à plat pour faire la mise à jour proprement, ce qui présente des risques de plantage au final car non stable mais aussi trop complexe. »

      Donc, si on suit ton propos, des distributions comme archlinux ne devrait pas fonctionner ?

      « Cependant, l’avantage d’une version tous les 6 mois est de pouvoir tout casser, Fedora ne peut se permettre de faire des changements profonds dans GCC, Yum, RPM ou SELinux comme ça, si on veut en faire on doit bâtir la distribution autour pour que ça soit propre et fonctionnel, les risques sinon sont trop importants. »

      SELinux ? La couche de sécurité imbuvable ? 😉

      Sinon, je me souviens avoir changer de version majeure de gcc depuis mon installation du mois de mai 2009, et je ne compte plus les autres mises à jour « importantes ».

      « Puis les dépôts externes, excuses moi mais chez Fedora on en a 2-3 comme Remi ou RPMFusion ou KDE-RedHat qui sont maintenus par des packagers officiels de Fedora, la qualité est donc au rendez-vous.  »

      => Nous, on est meilleur que les autres ? 😉

      « Le pilote officiel c’est bien mais c’est proprio, donc pas de KMS, pas tous les avantages que le noyau offre, puis à maintenir c’est chiant car il ne suit pas les versions de X.org correctement. »

      Peut-être, mais depuis mai dernier, j’ai du avoir un seul changement de pilote propriétaire nvidia problèmatique.

  7. Juste une petite précision en ce qui concerne la distribution Ubuntu, c’est un choix de leur part, c’est vraiment du au fait qu’il ne faut pas casser l’expérience utilisateur, car certaines mises à jour de certains logiciels, et même de la distribution en elle-même, peuvent amener pas mal de changements et désorienter l’utilisateur / le lambda. Dans leur cas donc, c’est une vraie politique qu’ils mènent dans ce sens. Sachant que la plupart des versions desktop sont maintenues 2 ans et 3 ans pour les LTS, l’utilisateur aura un système à jour, mais sans grand changement. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres distributions, mais évidemment, changer de versions est LA solution pour avoir toutes les nouveautés sans gratter dans les dépôts.

  8. « Il ne faut pas casser l’expérience utilisateur », ça part peut-être d’un bon sentiment mais c’est avec ce genre de théories qu’on finit par devoir réinstaller son OS tous les 6 mois pour avoir une version de Firefox à jour.


  9. Samaelh:

    Donc, en résumé, dans l’idéal :
    – système de base : figé
    – logiciels tiers : rolling-release

    Ce serait surement la solution idéale mais ou se termine le systeme de base et ou commencent les logiciels tiers ? Et là la réponse peut quand même beaucoup varier d’une personne a une autre.

    Personnellement je pense que tant qu’a avoir quelque chose de stable, autant qu’il soit stable longtemps. Donc dans ce cas prendre une debian stable par exemple. Ou une lts chez ubuntu.
    Et si on veut quelque chose qui soit a jour avec tous les risques que ca présente prendre une distribution avec rolling releases

  10. Bonjour,
    On pourrait aussi dire, que le problème c’est de ressentir le besoin d’une mise à jour… C’est à dire d’être face aux contraintes des bugs et limites d’une version actuelle… Alors pour l’utilisateur prendre le risque d’une MAJ par des dépôts tiers est tout relatif… comparé à l’attente avec une application ou un matériel qui dysfonctionnent. Il faut le rappeler, quand une application est MAJ, ce n’est pas que pour rajouter des fonctions inutiles et des bugs…

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