Mais qu’est-ce qu’on se fait chier dans le monde du libre actuellement !

Désolé pour le titre un peu scatologique, mais c’est un constat que je dresse et qui pourrait remonter à plusieurs années, en remontant en gros jusqu’en 2015.

Quelles sont les nouveautés vraiment « marquantes » depuis 5 ans ?

  1. L’arrivée et la montée en puissance de Manjaro Linux
  2. L’arrivée et la montée en puissance de Proton pour les jeux
  3. L’arrivée et le chemin de croix des paquets universels pour se faire une place au Soleil
  4. L’abandon de l’environnement Unity par Canonical courant 2016 ou 2017
  5. L’arrivée du système de fichiers BTRFS sur Fedora

Vous l’avez compris, je me suis placé du côté utilisateur, celui qui est le plus simple à voir en terme de changements. J’ai dû oublier quelques faits marquants, mais ce sont les faits qui m’ont le plus marqué. Il suffit de voir le remplissage de Distrowatch entre deux gazettes hebdomadaires. Il y a encore 5 ans, c’était une bonne dizaine d’articles, maintenant si on arrive à la demi-douzaine, on peut sabrer le champagne 🙂

Je l’ai exprimé plusieurs fois sur le blog, mais depuis en gros 2015, le monde du libre n’avance plus vraiment que par petite touche. Les générations de distributions se suivent et se ressemblent. Les nouveauté réelles se font de plus en plus rares, et on est dans une évolution lente. Entre deux versions majeures d’Ubuntu, qu’est-ce qui change mis à part les outils de bas niveau et l’environnement de bureau qui sont synchronisés par rapport à ce qui est disponible en amont ? Rien ou presque.

Les distributions de niches comme la NuTyX – pour prendre un exemple francophone – peuvent se permettre des nouveautés qui n’intéresseront qu’une minorité de barbus adeptes d’une masturbation intellectuelle qui fait penser à la querelle sur le sexe des anges alors que Constantinople était sur le point de chuter dans les mains ottomanes.

Mais je ne suis pas le seul à faire ce constat. Un site autrement plus visité que le mien, Dedoimedo, se lache dans un billet fleuve intitulé « The Year of the Linux dissatisfaction ».

Un passage m’a fait particulièrement plaisir, je le cite :

[…]Then, from around 2015 onwards, nothing happened really. The Linux desktop has pretty much the same set of capabilities it had back then. True, the desktop as a platform has not changed much since, but the ecosystem around it has. And the Linux desktop has not caught up. Not only have things plateaued, in some areas there’s real degradation of quality, manifesting itself in bugs and regressions. This too can be quite disheartening, as you watch something you love and enjoy slowly wither away.[…]

Une traduction rapide ?

[…]Puis, à partir de 2015 environ, rien ne s’est vraiment passé. Le bureau Linux possède à peu près le même ensemble de fonctionnalités qu’à l’époque. Il est vrai que le bureau en tant que plate-forme n’a pas beaucoup changé depuis, mais l’écosystème qui l’entoure a changé. Et le bureau Linux n’a pas rattrapé son retard. Non seulement les choses ont plafonné, mais dans certains domaines, il y a une réelle dégradation de la qualité, qui se manifeste par des bogues et des régressions. Cela aussi peut être assez décourageant, car les choses que l’on aime et que l’on apprécie s’étiolent peu à peu.[…]

Je dois dire que je suis entièrement d’accord avec ce passage et avec la quasi-totalité de l’article. Je sais très bien que je vais être traité d’oiseau de mauvais augure dans les commentaires, mais je m’en contrefiche.

Je ne crois plus depuis longtemps que le bureau libre s’imposera un jour. Le logiciel libre est trop balkanisé pour que cela arrive. C’est simplement dommage.

42 réflexions sur « Mais qu’est-ce qu’on se fait chier dans le monde du libre actuellement ! »

  1. L’année 2015 a marqué la généralisation de systemd dans la grande majorité des distributions.
    Il est vrai que le concept des paquets universels est sans doute l’avancée majeure sous Linux depuis quelques années, puisqu’il vise à rendre les applications indépendantes du système d’exploitation de base, mais force est de constater que la mise en oeuvre est loin d’être idéale et pas encore très répandue.
    De mon avis de simple utilisateur, j’ai quand même constaté la démocratisation de l’installation des distributions, c’est dorénavant accessible au plus grand nombre sans que ça n’occulte, bien entendu, le travail à fournir derrière pour paramétrer et maintenir son OS. D’ailleurs, même si des efforts ont été fournis en ce sens par plusieurs distributions, un handicap encore majeur sous Linux reste le manque d’interface graphique de gestion et de maintenance du système, se taper de la ligne de commande en 2020 pour mettre à jour son OS ou installer un paquet c’est juste pas crédible !
    Après le débat sur le manque d’applications libres pour venir concurrencer les logiciels propriétaires m’apparaît stérile : je ne vois pas l’intérêt de cloner les solutions existantes sous prétexte de les passer sous le statut open-source, aucun utilisateur n’envisagerait de sonder le code de l’application pour l’adapter ou le modifier selon ses besoins. Et je ne parle pas là de sortir des logiciels gratuits pour faire la nique aux licences payantes :-).
    Chaque écosystème (Windows, MacOS, Linux, Androïd) a ses partisans et ses détracteurs, à chacun de faire ses choix selon ses attentes, ses besoins et la communauté d’utilisateurs à laquelle il souhaite adhérer.
    Linux n’arrive pas à sortir de l’image de geek barbu en sandales qui lui colle à la peau, c’est ainsi et ça le restera tant qu’il n’y aura pas un minimum de convergences au niveau du système de base et de concentration des moyens humains et financiers pour mettre le paquet sur l’interopérabilité avec les autres OS et générer une plus grande force de frappe technique et commerciale. A cet égard, si la communauté des développeurs et des utilisateurs Linux pouvait déjà parler d’une seule voix à l’égard des fabricants de matériels, on pourrait peut être avoir plus de pilotes libres pour une large panoplie de composants ou, à tout le moins, pouvoir faire fabriquer ou intégrer des machines qui puissent fonctionner sans souci sous Linux (GPU et wifi inclus 🙂 )

    1. Globalement d’accord avec toi, sauf sur le paragraphe concernant les applications.

      L’avantage d’avoir des logiciels libres tenant la dragée haute, voire damant le pion à leurs concurrents propriétaires (on a le droit de rêver 🤩), c’est que ça permettrait de ne pas dépendre d’une entreprise qui cherchera tôt ou tard à coincer l’utilisateur pour l’empêcher d’aller voir ailleurs et donc de créer une situation de monopole (ou de quasi-monopole) lui permettant d’imposer ses vues. Quelques exemples au hasard 😉:
      – Microsoft qui crée un format de document propriétaire (.doc/.xls/.ppt puis .docx/.xlsx.pptx), certes performant (c’est bien là le nœud du problème, si c’était nul ça arrangerait nos affaires), mais difficile à rendre compatible avec d’autres formats, y compris ouverts. Idem avec VBA qui sert notamment pour les macros Excel.
      – À nouveau Microsoft qui refuse de proposer sa suite bureautique sur Linux. Certes, ça lui coûterait de l’argent pour sans doute peu de retour financier, mais leur logique était sans doute en partie (et au moins pendant les années 2000) d’éviter que Linux puisse concurrencer sérieusement Windows. Sans suite bureautique parfaitement compatible avec des millions (milliards ?) de documents plus ou moins complexes à travers le monde, à quoi bon utiliser un OS différent, même gratuit.
      Je ne prétends pas qu’il s’agit de la seule ni de la principale raison qui a empêché Linux de décoller, hein 😉. Je veux simplement montrer par cet exemple qu’une entreprise peut très bien élaborer une stratégie économique qui empêche volontairement de rendre ses logiciels multiplateformes.
      – Google qui, avec son écosystème d’applications (la plupart propriétaires: Google Search, GMail, Google Drive, YouTube, etc.), permet une intégration parfaite à son navigateur Chrome et, à travers lui, Google peut quasiment imposer les futurs standards du web.
      Sans parler de l’aspirateur à données personnelles que tout cela représente puisqu’il s’agit là du modèle économique choisit par les dirigeants de Google. Nul doute que si toutes ces applications (certes, web donc multiplateformes) étaient libres ou même open source (surtout le moteur de recherche !), le monde n’aurait sans doute pas le même visage.

      Donc en conclusion: si ! C’est TRÈS important d’avoir des applications libres au top du top. Quitte à ne faire que copier sans vergogne dans un premier temps (à condition quand même de respecter les brevets et licences, pour ne pas se prendre de retour de flammes) et innover dans un second temps. Après tout, c’est comme ça que la Chine s’est hissée au rang de première puissance économique mondiale en parité pouvoir d’achat en une trentaine d’années.

      1. Il n’y a que deux positions tenables pour Linux :
        – soit on trace son propre chemin en étant étanche vis-à-vis du monde propriétaire et, alors, il faut construire un écosystème complet (OS + applications + services dérivés) totalement indépendant du côté obscur de la force et proposer une véritable alternative techniquement et économiquement crédible pour les utilisateurs particuliers et/ou professionnels et là….. le libre n’est clairement pas à ce niveau de stratégie 🙂
        – soit on fait contre mauvaise fortune bon coeur et, en reconnaissant humblement que les éditeurs propriétaires ont pris une avance certaine voire définitive dans certains domaines, on établit des passerelles entre le libre et le proprio pour un maximum d’interopérabilité entre les deux rives du Styx et proposer aux utilisateurs des systèmes fiables, cohérents et pérennes peu importe qu’il y ait de l’open-source et du (satanique)-non libre dedans la machine, l’essentiel n’étant pas la licence mais l’usabilité de l’outil.

    2. « D’ailleurs, même si des efforts ont été fournis en ce sens par plusieurs distributions, un handicap encore majeur sous Linux reste le manque d’interface graphique de gestion et de maintenance du système, se taper de la ligne de commande en 2020 pour mettre à jour son OS ou installer un paquet c’est juste pas crédible ! » Vraiment? Pour info, le mode « installation guidée » du prochain installeur de Slint sera entièrement en ligne de commande. Et je songe même ensuite à ajouter une version sans serveur graphique (ce qui n’empêche pas de regarder des videos, mpv notamment fonctionne très bien en mode console). Bon, je reconnais que pour le GIMP, Scribus ou Inkscape ça va être un peu plus difficile 😉

      Incidemment, beaucoup de tâches son exécutées plus rapidement en ligne de commande. Par exemple Slint inclut une version graphique de gestionnaire de paquets (gslapt) mais je ne m’en sers quasiment pas. Pour mettre à jour, « slapt-get -u » suivi de « slapt-get –upgrade » ou « slapt-get -i  » pour installer c’est nettement plus rapide qu’un clickodrome.

      1. Ce n’est pas une question de rapidité mais d’ergonomie pour l’utilisateur de base qui n’ouvrira jamais un terminal pour taper une ligne de commande à laquelle il ne comprendra pas un traître mot.
        La démocratisation de Linux passera nécessairement par le développement des interfaces graphiques de gestion et de maintenance du système voire par l’automatisation de certaines fonctionnalités en tâches de fond totalement transparentes pour l’opérateur.
        Au passage sais-tu combien de personnes utilisent Slint régulièrement ? 🙂

        1. Non, je ne sais pas combien de personnes utilisent Slint régulièrement, ni même combien téléchargent l’ISO, depuis qu’elle n’est plus chez sf.net. Sûrement beaucoup moins sans commune mesure que Windows et même les distributions plus connues. Mon but n’est pas de répondre à tous les besoins, mais d’en bien satisfaire quelques-uns. Cela dit je te rassure l’ISO d’installation inclut KDE, LXDE, Mate, XFCE et plusieurs gestionnaires de fenêtres supplémentaires: blackbox, fluxbox, FVWM, TWM (l’ancêtre, oui) et WindowMaker. On peut démarrer en mode console mais aussi en mode graphique avec au choix gdm, kdm, lightdm ou lxdm comme gestionnaire de connexion. Oui c’est beaucoup, il va me falloir songer à faire un peu de ménage 😉

          1. Sans renier le fait que ton OS s’adresse en priorité à un public bien particulier, tu dois reconnaître que tu es loin de mobiliser les foules 🙂 Ça ne me choque pas que des éditeurs (propriétaires ou libres) conçoivent des applications ou des systèmes d’exploitation adaptés à des besoins de niche c’est de la haute couture ou de l’hyper-spécialisation qui peut s’entendre, mais à côté il doit y avoir des choses pour le grand public qui soient un tant soit peu standardisées et homogènes dans leur fonctionnement. Rien que les formats de paquets sous Linux c’est à mourir de rire : aucun éditeur qui voudrait durer dans le temps et gagner sa vie correctement ne proposerait 4 ou 5 types de paquets à installer qui ne seraient pas compatibles entre eux, ça segmente trop le grand marché et c’est suicidaire du point de vue économique (trop coûteux à développer et maintenir pour un chiffre d’affaires qui ne serait pas à la hauteur).
            En résumé, il nous faut :
            – un noyau générique qui nous assure une reconnaissance matérielle exhaustive, y compris au moyen de bloabs, drivers, firmwares non-libres si c’est nécessaire
            – un seul système d’initialisation et un standard d’outils de maintenance exploitables en interface graphique
            – un seul format de paquets ou alors un gestionnaire de paquets qui soit en capacité d’installer plusieurs formats ou encore un format de paquets universel, le tout en mode graphique
            – éventuellement un seul gestionnaire de bureau ou au maximum 3 ou 4 DE disponibles à condition qu’ils offrent tous un niveau minimal d’intégration et d’outils bureautiques
            et là on serait bien chez nous 🙂

    3. J’allais ajouter que beaucoup de réfractaires à la ligne de commande n’ont jamais connu que des interfaces graphiques mais ça me fait penser à un contre-exemple. Je corresponds par listes de diffusion avec un certain John Boyer qui utilise Debian Bullseye en mode graphique. A mon avis il ne se facilite pas la vie car il est sourd et aveugle, et utiliser une plage braille relayée par le lecteur d’écran Orca est possible, mais avec quelques limitations. Pourtant John connaît la ligne de commande, il est octogénaire (et développeur, personne n’est parfait)…

      1. J’ai commencer l’informatique en ligne de commande avec MS-DOS 6.22,j’étais comptant d’avoir une interface comme windows 95,quand j’avais essayé linux en 1995 c’était retour en arriére

    4. « un handicap encore majeur sous Linux reste le manque d’interface graphique de gestion et de maintenance du système, se taper de la ligne de commande en 2020 pour mettre à jour son OS ou installer un paquet c’est juste pas crédible ! »

      Je te conseille cockpit, bien qu’à la base l’outil sert à gérer les serveurs, mais je l’utilise pour mettre à jour toutes mes maches sur le même réseau (serveurs ou ordinateur de bureau) à partir de la même interface graphique.
      Les seules fois où j’ai du taper la ligne de commande, c’est au moment où la mise à jour d’une machine qui tourne avec un debian instable, refuse la maj via l’interface graphique

  2. Bonjour Frederic,
    C’est vrai, comme vous je pense que le bureau libre ne s’imposera pas dans le court terme dans les usages (trop de distros, querelles de « barbus » opaques pour les lambda comme moi, etc…). Cependant, je suis optimiste pour la prise de conscience générale sur l’importance de participer et de faire vivre le monde du logiciel libre. 😀
    La preuve: grâce à vous je suis récemment passé sous Linux. J’étais pourtant un Apple addict depuis des années, mais les choix trop propriétaires de la pomme m’ont fait basculer. Tant mieux: peu à peu j’apprends à prendre le contrôle de mon ordinateur et j’adore ça. Encore une fois merci à vous Frédéric pour le temps que vous prenez ici.

  3. Je ne suis pas certain que cette apparente stagnation soit une si mauvaise chose.
    Après tout, cela permet une certaine stabilisation de la galaxie Linux, un renforcement des bases si on veut.
    Et ce n’est peut-être pas si mal.
    Et derrière ça repartira encore plus fort (en tout cas je le crois).

    Je ne suis pas un geek barbu, même si je m’y connais probablement plus que la moyenne des utilisateurs ayant navigué d’IBM1130 en VAX750, de TRS80 en PET Commodore, d’Apple II en Amiga et autres IBM PC et machines assemblées maison.
    Et après 16 ans de va-et-vient entre diverses distributions (Ubuntu, Voyager, Mint Mageia… entre autres) et Windows, j’ai fini par abandonner ce dernier et passer définitivement sur Manjaro fin 2018.
    Parce que j’ai enfin trouvé une distribution où je me suis trouvé bien (et accessoirement grâce à Proton je peux jouer! Et pas qu’à Tux 😉 )

    Sinon, à mon avis l’obstacle à l’adoption en fait n’est pas tant que ce soit Linux plutôt que Windows ou MacOS.
    Le système d’exploitation est (relativement) transparent pour l’utilisateur lambda, et c’est bien ainsi. Non, ce qui pose problème, c’est plutôt le manque d’applications « standards », j’entends par là les applications auxquelles monsieur ou madame lambda est habitué dans sont quotidien professionnel.
    Alors oui, il existe souvent des équivalents, mais justement, ce sont des équivalents.
    Et pas l’appli habituelle, celle pour laquelle les réflexes sont acquis.
    Et ne parlons pas des « applis métier » si spécifiques…
    Alors certes ça fait mal au geek barbu de se dire que MS ou Adobe ou SAP ou autres pourraient investir l’espace Linux et en tirer encore plus de profits.
    Mais c’est peut-être ça qui sortira Linux de son statut anecdotique auprès du grand public.

  4. Bonjour,
    De mon côté, je pense que depuis 2005,06 s’était déjà terminé pour Linux face à l’hégémonie de Microbe$oft qui a totalement fermer le marché du PC avec l’argent en achetant les manufacturiers. Aucun autres secteurs économiques œuvrant dans un libre marché fonctionne comme celui du PC. Je reviens souvent avec ma figure de style mais imaginons que tous les modèles automobiles aient 2 variantes de moteur soit le moteur de base (windows Home) et la version Pro (windows Professionnel) du moteur et ce depuis 30 ans. Peu importe le manufacturier automobile, le style etc. Vous avez toujours la même merde de moteur…

    Ceci dit, il y a pas mieux que l’univers du logiciel libre pour creuser sa tombe lui-même. La multiplication stupide des distributions valorisées chaque semaine sur Distrowatch pour ne pas le nommer ajoute de nombreux autres coup pelle mécanique au trou. Oui Oui Oui c’est vrai le choix le choix le choix…
    Cette maladie mentale discrédite tous ceux qui œuvrent dans des projets crédibles, sérieux qui sont beaucoup plus nombreux que tous les autres que j’appel affectueusement les Don Quichotte du libre. Allez-y les amis un coup d’épée d’icônes, un autre coup de fond d’écran, aller encore un petit coup d’épée dans vide oups la barre de tâche placer à droite quel coup ! Aller encore un autre coup d’épée et cette fois un thème et voilà une distribution est née… Incroyable quelle contribution géniale au monde du logiciel libre… Wow tous bluffé! MicrobeSoft peu aller se rhabiller.

  5. Par mon commentaire, j’aimerais faire part du pourquoi et du comment de mon entrée dans le monde Linux en 2018. Ce qui m’a poussé à franchir le pas fut les documentaires/films sur la surveillance de masse, Paf LeGeek avec ses vidéos sur la sécurité informatique, et l’affaire Snowden.
    Alors départ! Recherche: top 10 linux pour débutant. Visites de sites. Avis sur des forums. Vidéos d’installation. Découverte de DistroWatch… Whaaaaaa mais quel merdier total!!! Comment choisir une distribution??? Tout le monde avait ses propres goûts et avis… Bon, pas de panique, Paf LeGeek ne jurait que par Debian et Fedora. Sans aucun doute, Debian n’était absolument pas pour les débutants donc…
    L’installation de Fedora se passa les doigts dans le nez. Mais… Quoi? Il y a pas d’icônes sur le bureau? C’est quoi cette mauvaise qualité d’image? Quoi? Mettre RPM Fusion pour le pilote Nvidia? Quoi DNF? C’était pas du RPM? Quoi? Ouvrir le terminal? QUOI??? … À l’époque, j’avais vraiment besoin d’une démonstration visuelle. J’étais complètement perdu avec Gnome. Et je ne comprenais rien au vocabulaire technique de Fred et d’Adrien D. À propos de ce dernier avec sa dernière vidéo soutenant que Fedora Cinnamon pourrait remplacer Mint pour les débutants linuxiens, hahahahaha! Bref.
    Je ne fut pas découragé et je découvris Actualia qui était en admiration totale et temporaire (2 semaines) pour Linux Mint. Avec son langage simple et son utilisation basique, j’ai pu entrer définitivement dans Linux. Et il faut aussi dire que Cinnamon est bien plus ergonomique et intuitif.
    Par la suite, je n’ai pas arrêter d’apprendre surtout grâce aux vidéos de Fred. Je suis passé sur Manjaro et maintenant sur EndeavourOS. Et je regarde que partiellement les vidéos d’Actualia.
    Je pense qu’il manque vraiment un Youtuber comme Actualia mais avec beaucoup plus de continuité sur une distribution pour accompagner et fidéliser le nouveau linuxien.

    De mon côté, j’essaie de sensibiliser mon entourage à Linux. Mais je me rends compte que les gens s’en fichent complètement de la surveillance de masse, du concept du libre, de la vie privée ou de la gratuité de Linux. Que pouvons-nous faire face à la stupidité de l’utilisateur, qui pense juste à publier son dernier selfie?
    Mais ce qui me surprend particulièrement, c’est comment les banques, assurances et hôpitaux, qui traitent des informations sensibles et personnelles, utilisent du Windows…
    Informaticiens, rebellez-vous! Imposez du Linux au travail.

    1. Informaticien de métier, il est très compliqué que de changer la globalité d’un parc de PC en Linux.
      Différencions trois types de PC : utilisateurs, serveurs, production.
      Dans le cas d’un hopital, par exemple, les utilisateurs sont les postes des infirmières pour rendre leur rapport ou consulter les dossiers, l’accueil, la direction..
      Les serveurs, ce sont les quelques machines dans le local technique qui retiennent les données, qui sont sauvegardés, automatisé et configure les accès de toutes les machines au reseau, leurs droits..
      La production quand a elle, c’est tout les PC qui sont directement reliés a des machines de mesures.

      Commençons par le plus simple, les PC de production. Souvent ils sont reliés a du matos très spécifique, qui demandent des pilotes et des logiciels qui ne fonctionnent que sur tel systeme, et qui surtout, dépendent rarement de l’informaticien en dehors de sa maintenance la plus basique. Le passage sous Linux est très compromis, développement de logiciel, recherche et achat de materiel compatible, changements de partenaires, formation du personnel a utiliser ces nouveaux logiciels et instruments.. Bref le cout est demesuré tout ça pour mécontenter le personnel qui veut juste que « ça marche ».

      Pour les serveurs, tout dépends de leur utilisation. Pareil, des logiciels faisant office de serveur professionnels sont souvent développé pour windows, et la société qui l’installe en gère le suivi. La on a qu’une histoire de sous et de contrats, et c’est peu risqué.

      Pour les utilisateurs, c’est compliqué. Ils peuvent utiliser des logiciels qui ne fonctionnent que sous windows mais le gros du problème viens de la formation. Un changement d’environnement, c’est former le personnel a une nouvelle interface. Sur windows, la plupart des infirmière connaissent ctrl alt suppr et sont capable d’aller chercher le processus qui plante et le relancer. Mais ça, c’est pas forcément gagné, malgré leurs années d’experience.

      Donc pour résumer, oui c’est possible, mais ça coute extremement cher, parce qu’il faut que ça soit instantanée, global, coordonné, et fonctionnel. Ce qui est une utopie, sauf en cas de.. demarrage.

      1. Ça a tout l’air du parcours du combattant, mais c’est POSSIBLE! De la bonne volonté, le goût du risque et le courage feront bouger les choses. Initier à insérer encore plus du Linux dans le monde professionel permettera son expension.
        Ou alors arrêtons de se plaindre du fait que le développement et la part du marché de Linux stagnent.

    2. Moi aussi, je suis entré dans le monde de Linux et du libre il n’y a pas si longtemps (3 ans tout au plus). Je me rappelle avoir galéré à installer un vulgaire VLC sur Raspbian (oui, sur un Raspberry Pi 3) alors qu’aujourd’hui je pourrais le faire pour presque n’importe quelle distribution. C’est à ce moment que je me suis dit qu’il faudrait que je me renseigne plus sur ce monde, et je suis tombé sur un cours d’openclassrooms intitulé « Reprenez le contrôle à l’aide de Linux ». Certes un peu ancien, ce cours m’a donné un bon coup de pouce dans le domaine. C’est dommage que les nouveaux venus soient un peu lâchés dans le tas alors qu’on pourrait juste leur expliquer les bases et les renvoyer vers des cours voire des tutoriels.

    1. A noter que celle qui tiens le haut du pavé depuis de nombreux mois et devant Manjaro c’est MX linux cette Debian venue de grèce qui fonctionne sans systemD. Artix linux n’as pas passé la barre des 5 ans mais est sur une bonne voie également. Sinon pour un linuxien confirmé rien de mieux que les distributions mères, Fedora ou Archlinux. Pour la democratisation du bureau ça va etre compliqué. Si vous deviez ne garder qu’une distribution pour representer le bureau Linux se serait quoi le choix ?

      1. Pour moi les distros les plus abouties pour la bureautique classique et l’utilisateur standard sont Fedora, Opensuse, Debian et dérivées (Ubuntu, Mint, MxLinux).
        Pour des utilisateurs plus avertis sans être experts Linux je citerai Solus, Manjaro et Calculate avec peut être NuTyX en queue de peloton.
        Derrière ces OS on reste dans des sphères nichesques ou dans des distros pour geek mais çà se respecte bien entendu.

      2. @jp : oula oula oula ne nous emballons pas. MX Linux est majoritairement Etats-Unienne et PEUT OU PAS fonctionner sans systemD. C’est la descendante de Mepis (basée sur Debian stable) et utilise plusieurs outils d’antiX (Mepis + antiX = MX). Pour le coup, antiX n’utilise pas systemD et son principal développeur est anglo-saxon mais vit en Grèce.
        Voilà pour la petite histoire.

        1. MX Linux est passé no 1 sur distrowatch, il fallait s’y attendre. Mais pour combien de temps?
          Je l’ai essayé, et le passage de la version x à x+1 (genre, version 17 à 18) est impossible, puisqu’il faut réinstaller tout le système.
          Celà ne risque pas de changer, puisque les développeurs ont décidé d’utiliser une base stable de debian, pour soit disant avoir un système « stable », par contre les blings blings doivent absolument utiliser les dernières version des applications qui ne sont pas disponibles sur un debian stable. L’astuce est donc d’utiliser le système de backports, ce qui fait qu’ils utilisent une sorte de debian-frankestein. Je n’ai aucune idée de pourquoi ils ne passe pas directement par debian instable, qui n’est « instable » que de nom.

      3. Un classement de curiosité. Basé sur le nombre de clicks. Qui peuvent très avoir été générés par un script automatisé, en fonction de ce que les développeurs de la distribution ont versé comme dons à Distro-Watch.

        Pour information, une ouverture de descriptif ne signifie pas un téléchargement. Un téléchargement et un test en machine virtuelle ne veut pas non plus dire que la personne va l’instaleller en dur. Et une installation ne garantit en aucun cas que la distribution va rester installée plus d’une semaine dans la machine.

        Autrement dit, Distro Watch, c’est de la merde.

        D’ailleurs, un utilisateur qui a choisi sa distribution une bonne fois pour toutes et qui ne veut pas s’emmerder à changer tous les 4 matins n’y met plus les pieds. Il fait fonctionner celle dont il se sert, puisqu’au final, elles sont toutes identiques à peu de choses près.

        Le crétin qui passe son temps à changer, finit toujours par se dire surpris d’avoir installé un système Gnu\Linux identique à n’importe quel autre. C’est aussi con que d’aller chez le marchand de poisson pour s’étonner de ne pas être reparti avec un steack. Plus con encore le mec qui va chez le boucher pour lui dire que son steack c’était du poisson.

         » Démocratisation  » . Encore des grands mots de la part de quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle.

        On ne va pas reprocher aux distributions et aux environnements de bureau d’être trop nombreux alors que ce sont les utilisateurs qui sont incapables de faire des choix et de s’y tenir.

        La version soviétique du numérique ça ne règle aucun problème.  » C’est trop compliquéé de choisir sa bagnole, alors tout le monde va rouler en Lada  » . C’est complètement con.

        En plus, pour ce qui est des distributions de bureau, dans certaines entreprises et autres administrations, c’est en place depuis longtemps. Et c’est justement Fedora, développé par Red Hat et Ubuntu qui tiennent le marché. Parce qu’il y a derrière ces projets de grosses entreprises qui offrent stabilité et sécurité. Pas de risque de voir une bande de guignols comme ceux de Mandriva bouffer la ferme à force de se prendre pour ce qu’ils ne sont pas. Puisque Red Hat, c’est IBM.

        Voilà pour un quelqu’un qui semble particulièrement passionné par les débats chers aux enculeurs de mouches.

        1. On ne va pas reprocher aux distributions et aux environnements de bureau d’être trop nombreux alors que ce sont les utilisateurs qui sont incapables de faire des choix et de s’y tenir.

          La version soviétique du numérique ça ne règle aucun problème. » C’est trop compliquéé de choisir sa bagnole, alors tout le monde va rouler en Lada » . C’est complètement con.

          Le capitalisme de Henry Ford ne fait pas mieux, je cite ce qu’il a annoncé

          « les gens peuvent choisir n’importe quelle couleur de la forde T, du moment que c’est noir. »

  6. Salut Fred,
    Effectivement, à part dire le noyau XY est sorti, les distributions A, B, C… passent maintenant à la version Z, il se passe pratiquement rien. Je trouve que cela touche l’informatique en général : tout se peaufine, rien de nouveau qui soit vraiment pertinent.

    Quant à la démocratisation de Linux dans le grand public, il y a rien à dire de plus, on sait les points qui ne vont pas mais personne bouge sous peine de se prendre un coup de latte si ça plaît pas. Perso je suis lassé de tout ça. En 2014 sur mon ancien PC je suis passé sur Xubuntu car j’en avais plus que marre des caprices de Windows 7. Autant la 14.04 était bien, autant à partir de la 16.04, c’est parti en couille, même le PC de ma mère avait du mal avec. Depuis que tout est sur Manjaro, RAS.

  7. Je vais juste dire qu’hier, le 20 octobre, c’était l’anniversaire de Patrick Volkerding, que l’on ne présente plus ici, je pense…

    54 ans, le bonhomme. J’aurais cru au moins 10 de plus, surtout pour le papa de la plus ancienne distribution encore en vie de nos jours et qui date de 1993 (27 ans ; faites le calcul : c’est justement l’âge qu’il avait ou allait avoir quand Slackware est née).

    1. J’ai cru qu’il était mort Patrick …… non je déconne 🙂
      Il était jeune à l’époque où il a créé Slackware, mais, de mémoire, Linus était étudiant quand il s’est mis à concevoir le kernel, donc la valeur n’attend pas le nombre des années c’est rassurant.
      Et je pense que nous devons être un bon paquet de gens de cette génération des années 60 à déblatérer sur le blog de Tonton Fred 🙂

  8. Vous avez employé le mot juste. Le MMX n’était que de la poudre aux yeux. Tout cela était plus marketing qu’autre chose. De son coté la 3dfx était une véritable innovation et les gains procurés étaient significatifs, en particulier en termes de qualité d’image. De son coté le MMX ne produisait aucune différence de qualité d’image, et une augmentation de perfs somme toute négligeable. Je n’ai plus les chiffres en tête, mais l’amélioration des perfs était tout simplement ridicule en comparaison des tonitruantes campagnes marketing qui n’étaient rien d’autre que du mensonge à l’état pure. Et je vous parle ici de POD, car ne parlons même pas des autres jeux qui pour la plupart ne faisaient absolument aucun usage des instructions MMX (ce qui au final ne change strictement rien, car comme on l’a vu la différence de perfs est négligeable).

    Pour dire, les instructions MMX sont toujours présentes dans les CPU actuels, mais qu’elles soient ou non utilisé (une option à activer ou non lors de la compilation du programme), personne ne s’en occupe véritablement car la différence étant tellement minime. Il faut savoir que de nouvelles instructions ont aussi fait leur apparition (3dnow chez AMD, etc), la aussi dans un intérêt plus marketing qu’autre chose. Ce pseudo débat n’a donc pas lieu d’être.

    1. Non mais vous aller encore nous péter les couilles longtemps avec votre putain de MMX de mes deux ?

      Pour le dire clairement, on en a strictement rien à battre du MMX ou des perfs de merde dans vos jeux pourris auxquels personne ne joue plus depuis des années.

      Vous faites franchement pitié avec votre débat sorti tout droit de 1990, alors faites pas chier et achetez vous un PC d’occase sur leboncoin pour moins de 50 balles et vous aurez un truc dix fois plus balèze que tous vos MMX et autres 3dfx.

      1. Votre prose est un peu trop vulgaire à mon goût. Mais sur le fond, vous avez entièrement raison. Pour le dire ainsi, le MMX n’a absolument plus aucune importance de nos jours, si tant est qu’il n’en ai jamais eu. Quand aux 3dfx cela fait bien longtemps qu’elles sont dépassés. Les cartes graphiques actuelles sont nettement plus performantes que les 3dfx, qui il faut bien le dire, commencent à montrer leur age. Il n’en reste pas moins que la 3dfx était une réelle innovation à l’époque, et qu’elle a donné suite aux cartes que l’on trouve dans les machines d’aujourd’hui. A tel point qu’aujourd’hui une machine sans accélération 3D n’est plus concevable pour jouer à des jeux. Même sous Linux. Et même en dehors des jeux, je pense en particulier aux effets graphiques du bureau Gnome qui tirent partie des puces graphiques au point parfois de n’être plus utilisable en l’absence de la dite puce. Un comble.

  9. Le truc c’est que ce qui arrive sur le monde Linux est un phénomène qui vient du mobile et qui s’est transposé sur le PC et même avec windows. En fait sur les smartphone on se fou de iOS/Android ou que sais-je ce qui interresse les gens c’est les application pour utiliser son téléphone.
    Ben sur PC c’est la même on se fou complètement des distribution linux ou meme de windows 10. Ce qui interresse les gens c’est les jeux/les applications et comment bien utiliser son PC.

    Donc ben forcement le sous le capot de windows 10/manjaro/debian/ubuntu ou que sais je ca n’a plus aucune importance en fait. Et meme ca n’a plus aucun intérêts.

    La prochaine « révolution » qu’il faudrait sur Linux c’est revoir l’implémentation de l’empaquetage et distribution des application parce que actuellement vu que le monde linux a besoin d’empaqueteur d’application qui doivent faire ca a la mimine ca démontre clairement un problème de conception qu’il reste à ce niveau. Les appli universelle ont tenté de comblé ca mais sans succès pour le moment. Mais c’est clair qu’a terme il faudra qu’il n’y est plus besoin d’empaqueteur d’application

      1. J’ai une OpenBSD en dualboot et je n’ai aucun problème avec un Thinkpad avec un i5 et puce graphique Intel. Il a fallut modifier un fichier de config X11 pour résoudre un problème de « screen tearing » et puis c’est tout.

        Après niveau performance, c’est pas top. Il faut activer l’Hyper-threading manuellement et puis même, l’OS à un fameux problème de Giant Lock, à part le côté réseau. Bon après tous, c’est un OS de firewall à la base.

    1. On se fait chier oui, mais ça fonctionne impeccable. C’est aussi un signe de maturité, quand le bidule est au point, y a pas besoin d’y toucher. Avec le temps Windows a atteint une certaine forme de maturité, dont Linux et consorts sont encore bien loin. Et croyez moi, en entreprise, cela fait toute la différence. Que l’on ne s’étonne donc pas d’entendre que Linux n’est pas encore « prêt pour le desktop ». Non il ne l’est pas, et il ne le sera pas encore pour un bon moment si tant est qu’il le soit un jour.

  10. Il y a un paradoxe. Moins Linux est utilisé au niveau de la station de travail, plus il est utilisé au niveau des serveurs.

    Développer pour la station de travail n’est pas très porteur par les temps qui courent !

    1. D’où sortez vous cela ? Je demande car c’est tout à fait faux. L’utilisation au niveau station de travail n’a aucune incidence sur l’utilisation serveur. Au contraire, lors d’une utilisation station de travail on se tourne naturellement sur le même OS lorsqu’il s’agit d’un serveur. Votre affirmation n’a donc absolument aucun sens. CQFD.

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