Plus ça va, moins je comprends le monde du logiciel libre.

Cela fait environ 14 ans que j’utilise en mono-démarrage des distributions GNU/Linux (Ubuntu, puis ArchLinux et ponctuellement Frugalware Linux), et je me demande parfois si une partie du monde du libre n’est pas bloqué avec des réflexes qui datent de l’époque des premières Ubuntu, en gros vers 2004-2005.

Je vois toujours autant de distro-hopping alors que près de la moitié des distributions à destination bureautique sont soit dérivées de Debian ou d’Ubuntu ou soit d’une base RPM (principalement Fedora, OpenSuSE et les deux soeurs ennemies nées de la mort de Mandriva).

Comme si une distribution basée sur la dernière Debian stable ne ressemblait pas comme deux gouttes d’eau à une autre dérivée de Debian stable, modulo l’environnement de bureau ou encore la logithèque. Ou comme si une base Ubuntu changeait du tout au tout entre deux distributions qui en sont dérivées.

Il y a aussi dans le monde archlinuxien une incongruité : les ArchJaro. En gros des distributions qui partent d’une base Archlinux en forkant les outils les plus intimes de Manjaro (tout ce qui est lié à la gestion des noyaux ou des pilotes non libres).

Cela a donné feu la SwagArch, l’abandonnée Namib GNU/Linux et récemment le projet Garuda Linux qui a fait une énorme erreur en mettant sur AUR ses paquets spécifiques. J’aurais pu en parler en vidéo, mais le principe même d’une ArchJaro est casse gueule au possible. Je ne donne pas cher de la survie des dits paquets si un trusted user tombe dessus.

Non seulement, je pense que Garuda connaîtra le même sort que SwagArch et la Namib GNU/Linux, mais que cela ne fera que jeter de l’huile sur le feu entre le monde Archlinux – dont les plus extrémistes conchient allègrement Manjaro Linux – et la communauté de cette dernière.

Est-il normal qu’en 2020 les distributions toutes moins utiles les unes que les autres – car dans le domaine des distributions la maturité a été atteinte – se multiplient comme des bactéries dans un bouillon de culture ?

Ce qui est vrai pour les distributions l’est aussi pour les environnments de bureau : le besoin en nouvel environnement de bureau est-il si prégnant ? Ne serait-ce pas mieux que des environnements non terminés le soit ? Comme LXQt pour ne pas le citer par exemple.

Des personnes me répondront par pure idéologie que c’est normal, qu’il n’y aura jamais assez de choix. Ah, l’argument du choix. Combien de fois cet argument fallacieux a-t-il dispersé les efforts qui auraient permis de ne pas réduire le Linux bureautique à 2% du grand public ?

Ou encore les parangons du « ça pue, c’est pas libre » qui font les distributions 100% libre sont des projets qui sont si caricaturaux que cela donne la honte aux personnes un tant soit peu pragmatiques ?

Je sais bien que la prose que je déroule ici sera illisible pour certaines personnes, et je dois dire que je m’en contrefiche. Comme disait un certaine Vladimir Illitch Oulianov : « Les faits sont têtus ». Mais en cette période de post-vérité où même la pire intoxication sera considéré comme recevable, je ne m’étonne plus de rien.

Comme disait feu mon grand-pềre qui aurait eu 111 ans cette année : « tu ne feras jamais boire un âne qui n’a pas soif ». Méditez cette simple phrase, du moins si vous en avez envie !

37 réflexions sur « Plus ça va, moins je comprends le monde du logiciel libre. »

  1. pff oui pas evident de concilier notre environnement preferer et notre distribution preferee.
    ubuntu c’est bien, modulo les snap
    xfce, j’adore modulo pas d’integration des calendrier en ligne
    cinnamon est vraiment top, mais nativement c’est surtout pour linux mint
    j’aime enormenent manjaro. actuellement je teste avec gnome pff j’ai du mal à acrocher, je vais revenir a xfce (ou cinnamon, c’est pas une officielle…mais bon)
    j’ai windows a coté, c’est lourd certes, mais tout marche bien, l’interface est plutot pratique (une fois qu’on a mis ses icones en acces rapide), modulo la vie privée et soft indesirable…
    etc etc etc…
    on a beau dire et essayer de se contenter, ya toujours des grains de sable XD

  2. J’ai résolu le problème en ne cherchant plus à comprendre. J’observe de loin tout ce monde réinventer ad libitum, enfin, tenter de réinventer la roue, et je reste sur mes valeurs sures. De toute manière, la liberté sans frein générant toujours l’excès, quel que soit le domaine, pourquoi le logiciel libre échapperait-il à la règle ? Depuis le temps que ça dure, et au rythme où ça continue, je doute de voir la rationalisation de mon vivant, à moins que Microsoft ne mette tout le monde d’accord par une pirouette improbable dont eux seuls ont le secret…

    1. Je dis ça, je ne dis rien, mais Micromou
      – joue son présent et son futur sur le Cloud.
      – est un des plus gros si ce n’est le plus gros, contributeur Linux
      – a intégré Linux dans l’arborescence Windows 10
      Donc il se pourrait bien que l’avenir de Win daube (niveau sécurité s’entend ) n’est peut-être plus la priorité de la firme de Seattle…
      Quand au type de forks, que nombres de barbus conchient à souhait, il a désormais pour rôle essentiel d’attirer des développeurs novices dans l’univers du Libre. Qui se font pour la plupart la main sur des projets mineurs – parfois complexes – et non primordial. Plus tard, pour les meilleurs et les plus acharnés, on pourra les retrouver chez Red-Hat, Cannonical, SuSe ou autres IBM… Ce qui sera tout bénef pour l’univers des LL.

      1. Je ne réagirai que sur le dernier point : nombre de forks sont rapidement abandonnés, voire purement esthétique ce qui ne prouvent en rien le niveau techniques des personnes derrière les dits forks. Si 1% sera embauché par un des grands noms du libre, ce sera vraiment le bout du monde.

  3. En effet, dire que la plétore de distrib ne facilite pas la compréhension de l’OS et du monde libre en général, est plutôt vrai et tout le monde s’en accomodera
    Par contre, se servir de cet argument pour démontrer l’inverse, je cite « […] qui auraient permis de ne pas réduire le Linux bureautique à 2% du grand public », est juste une projection qui n’est ni vérifiable, ni démontrable.
    De mon point de vue, on aurait 10 distrib Linux que ce serait toujours à 2%.
    Parce que quand Martine sort de la FNAC avec son Asus, elle se dit pas « Chouette je vais pouvoir mettre mon super Linux ». Idem quand tu achètes le cadeau du petit pour ses 14ans, tu lui dit pas « Aller débale le truc, par contre y’a pas d’OS, va falloir que tu DL l’ISO et que tu l’installes. Par contre débrouille toi, moi je sais pas faire »
    Quand tu achètes une bagnole, tu rentres pas chez toi en te disant « Super ! Alors qu’est ce que je vais bien pourvoir mettre comme moteur là dedans ! »
    C’est le gars qui te vends le matos qui décide pour toi ce qui va être dedans. Que ce soit une voiture ou un PC. Et comme ce gars là, sa commission elle va pas venir de la communauté open-source, ba y’a 0 chance qu’il te conseil de le prendre avec un Linux tout beau tout neuf.
    D’autant que pendant des années, on a véhiculé l’idée que Linux c’était extrèmement compliqué (vrai ou faux, là n’est pas le débat), même en ayant eu le choix, personne n’en avait envie. Dell a tenté l’aventure, on voit ce que ca donne. Lenovo va en faire de même. Le résultat risque de ne pas être différent

    1. Il y a toujours la possibilité d’acheter du matériel avec Linux préinstallé, quelques (rares) vendeurs le proposent, y compris CDiscount, mais ça n’attire pas les foules c’est certain. Ce n’est pas tant que Windows soit massivement fourni avec les matériels, c’est surtout que Linux est trop peu connu des utilisateurs lambda et qu’il est considéré comme un truc de geek. Tant qu’il ne sera pas « imposé » d’une manière ou d’une autre dans certains milieux, je pense surtout à l’administration et dans les établissements scolaires et universitaires, il vivotera toujours autour de ses 2 % de parts de marché.

      1. « Tant qu’il ne sera pas « imposé » d’une manière ou d’une autre dans certains milieux, je pense surtout à l’administration et dans les établissements scolaires et universitaires, il vivotera toujours autour de ses 2 % de parts de marché. »
        +1000
        J’ai découvert les distributions GNU/Linux avec Ubuntu et Unity qui tournait par défaut sur les PCs de l’Université de Nantes. Je n’en revenais pas, ça marchait tellement bien. J’utilisais auparavant le vieux eMac familial et j’avais acquis un petit eeePC pour la fac avec le windows prévu spécialement pour cela. Moi qui n’avais jamais installé un OS, j’ai en très peu de temps installé Xubuntu dessus, en deux mois j’étais un mono-boot, puis Crunchbang. L’année suivante, passé dans une fac parisienne, on avait le dual boot entre ubuntu et windows avec un dossier utilisateur commun (à distance bien sûr). Aujourd’hui dans cette même fac j’y suis repassé il n’y a plus de distribution linux, ils ont renouvelé tout leur parc avec un Windows seul (en plus avec un windows 7 qui arrivait en fin de maintenance, ils vont repayer un win10 par dessus ?).
        Je ne sais pas pourquoi pendant un temps Linux (par ubuntu) se déployait dans les facs. Je pense surtout qu’aujourd’hui avec l’autonomie et les coupes de budget dans les universités ils ont perdu des postes interne de IT. Il n’y a donc plus de maintenance possible, tandis que pour Windows il y a de la sous-traitance et je suppute qu’il y a des aides pour Windows qu’il n’y a pas pour Linux (genre on ne finance que l’achat du matos et de l’OS et le contrat de maintenance est inclus dedans).
        Grâce à cette découverte du système à l’université et parce que j’avais les thunes que pour un eeePC je suis depuis presque 10 ans un utilisateur de Linux, j’installe des distributions sur les ordis de mes amis, voisins et ma compagne car ils pensaient en racheter un nouveau et ils se rendent compte qu’ils peuvent redonner un coup de jeune à leur perception de leur matos juste en se débarrassant de win10. Ils en sont très contents.
        Bref, oui, les établissements publics pourraient jouer un rôle, mais il faudrait créer des postes de fonctionnaires spécialistes de la maintenance Linux, ça reviendrait sûrement moins cher mais bon, hein, la concurrence libre, tout ça tout ça, pour des raisons idéologiques ça se fera pas.

    2. Je partage complètement ton avis.

      A un détail près : qui a véhiculé l’idée que Linux était compliqué en dehors de S. Balmer ?

      J’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’une idée qui s’est construite parce qu’il n’y avait aucune information simple et claire sur ce que Linux pouvait apporter.
      Les fautifs : bah les « chefs de projet »…mais au final, il faut reconnaitre qu’ils ne peuvent pas tout faire non plus.
      Ils démarrent comme développeur pour la plupart et n’ont pas envie de jouer au « marketeux » en plus.

      J’ajoute qu’en l’absence de gros logiciels proprios disponibles (MS Office et Adobe), les entreprises ne vont pas être tentées de s’équiper (en dehors des serveurs).
      Je suis curieux de voir comment Lenovo va tenter le coup, mais ça sent le sapin avant même d’avoir commencé.

      Malheureusement, je commence à croire que Linux à 5% de parts en « desktop grand public », c’est quelque chose entre le vœu pieux et le mirage.

  4. Concernant la pléthore de distributions, sur quoi nous seront tous d’accord, je vais rappeler que Tonton préconise, pour les fixed-releases, de rester le plus proche possible de la configuration d’origine pour éviter les problèmes lors des mises à jour majeures de la distribution. Donc, à mon sens, cela légitime les forks ou les dérivées des distributions-mères orientées vers des environnements de bureau particuliers ou des choix techniques différents (gestionnaire de paquet, système d’initialisation, refus des paquets non-libres) : afin d’éviter de bidouiller l’OS natif pour arriver à ce genre de fins, il vaut mieux faire confiance à une équipe de développeurs/mainteneurs qui vont tout faire pour assurer la pérennité d’une dérivée qui aura fait des choix différents de la distribution-mère et fiabiliser les montées en version sans casse. Je peux, par exemple, citer la YaoLinux qui est une NuTyX systemd, alors que la distro d’origine est en sysvinit. Après, reste la question de la capacité de l’équipe à tenir la distance, on évitera de citer les distros disparues au bout de quelques mois ou quelques années, Frédo a cité la SwagArch et la Namib mais ce ne sont pas forcément de bons exemples en tant que ce sont plus des installateurs Arch que de véritables OS à part entière.
    Pour revenir sur la Garuda, que j’ai installée en dur sur mon notebook il y a 15 jours, je ne pense pas que les paquets spécifiques (dépôt « chaotic-aur ») à la distribution, qui sont essentiellement des outils inspirés des Manjaro-tools, posent réellement problème : si leurs mainteneurs mettent la clé sous la porte ou si une mise à jour foire, ces outils ne sont pas absolument indispensables pour faire fonctionner la distribution, ils permettent simplement de gérer un grand nombre de paramètres de manière graphique et transparente pour l’utilisateur ; en outre, le dépôt additionnel n’est pas prioritaire sur les dépôts natifs d’Arch Linux, on peut donc revenir à une Arch pure en deux clics de souris. A la différence de Arco Linux ou de RebornOS dont les dépôts spécifiques de personnalisation passent avant ceux de Arch. A choisir entre la peste et le choléra, mieux vaut une Garuda qu’une Arco ou une Reborn :-). Garuda apporte essentiellement du btrfs en système de fichiers associé à la gestion des instantanés de sauvegarde, c’est une peu la Opensuse du monde Arch. Accessoirement, elle propose des iso « full edition » à destination des gamers mais je n’ai pas testé cette version je me suis contenté de la version « lite ». Je vous ferai un retour « utilisateur lambda » dans quelques temps 🙂
    Par contre, pour les personnes intéressées, la SerpentOS ne va pas tarder à sortir ses premières images de test, le gestionnaire de paquets est quasiment finalisé et le stage 4 de la distribution sera bientôt prêt. Je suis quand même déçu dans le sens où l’équipe a mis, au moins provisoirement, sous le boisseau l’utilisation de musl en libc et est restée conservatrice en gardant la glibc. La communauté sera appelée à donner son avis sur et à tester une version musl. Pour le reste du moteur nous auront droit à systemd et à wayland (sans possibilité d’opter pour xorg).

  5. « Comme si une distribution basée sur la dernière Debian stable ne ressemblait pas comme deux gouttes d’eau à une autre dérivée de Debian stable, modulo l’environnement de bureau ou encore la logithèque. Ou comme si une base Ubuntu changeait du tout au tout entre deux distributions qui en sont dérivées. » (fin de citation)

    Cela fait suite à ce que vous avez écrit récemment : chercher le Saint-Graal linuxien est un leurre car les distributions évoluent; nos choix et goûts aussi.

    J’ai passé un mois d’août compulsif à chercher la distribution idéale pour un pc fraichement réparé. Je me suis rué sur Distrowatch et j’ai testé pas mal de debian like sous environnement Xfce. Les Demoiselles de Rochefort étaient soeurs jumelles, on les distinguait difficilement.

    Il faut se poser. Quand les choses fonctionnent, il est inutile d’aller plus loin, le mieux étant souvent l’ennemi du bien voire casse-gueule. Si Cendrillon a la bonne chaussure, pourquoi irait-elle en changer constamment sauf en cas de distro-hopping ?

  6. J’ai regardé hier soir la vidéo d’AdrienD où il présente GnomeOS. Au début je pensais que c’était une fake news, mais après m’être documenté, il s’agit effectivement bien d’un OS sorti du monde RH/CentOS pour tester les évolutions du bureau Gnome à l’instar de KDE Neon pour Plasma. Même si les développeurs n’en font pas des distributions à part entière, ça interroge quand même sur le fond : est-il raisonnable de sortir ce genre de système qui vont encore rajouter à la confusion ambiante plutôt que de demander à Fedora ou à Ubuntu d’y travailler directement avec les équipes Gnome et KDE pour éditer une saveur spécialisée de la distribution ?
    En regardant vite fait sur l’indexeur de DW on constate que près de 50 % des distributions actives sont Debian-based (en incluant les Ubuntu-based). Les « indépendantes » seraient au nombre d’une grosse cinquantaine, dont certaines totalement inconnues au bataillon soit-dit en passant, et les autres dérivées sont au nombre de quelques unités à une vingtaine maximum par distro-mère (Arch, Rpm-based, Gentoo, Slackware).
    La grande inconnue reste le nombre d’utilisateurs plus ou moins assidus de chaque OS. Cependant, quand on lit les statistiques des forums ou qu’on accède aux salons IRC, Discord ou Telegram, on est obligé de sourire, sans me tromper beaucoup je dirais que l’immense majorité des distributions n’ont que quelques dizaines à quelques petites centaines de fans en comptant les distros-hoppers et les multibooters (dont bibi !).
    Pour rester crédible on va donc se recentrer sur les 10 à 15 distributions qui comptent réellement et les autres peuvent être royalement ignorées même si je pourrai parler de temps en temps de celles que je fais tourner sur mes deux machines.

    1. Tu parles de Gnome OS et tu dis: (il s’agit effectivement bien d’un OS sorti du monde RH/CentOS pour tester les évolutions du bureau Gnome à l’instar de KDE Neon pour Plasma).
      Moi je n’appelle pas ça un OS car c’est 100 pour 100 flatpak. il n’y a aucun paquet, aucun gestionnaire juste une base CentOS et des flatpak.
      Donc pour moi ce n’est pas Gnome qu’il teste mais l’intégration de leur flatpak pour nous les imposer tranquilement.
      une distribution Linux faite de flatpak c’est comme un Android, autant mettre Android ou ChromeOS sur son pc.

  7. Le distro-hopping est une mode (certains youtubeurs français vivent de buzz grâce à ce concept, et osent critiquer une distribution testée à l’arrache pendant 15 minutes)

    À notre arrivée sur Linux, je peux comprendre que l’on teste un peu toutes les distributions en vogue pour voir celle sur laquelle on se sent à l’aise (je l’ai moi-même fait mes 2 premiers mois de découverte)

    Mais à un moment il faut savoir se stabiliser, le pc est censé être un outil de travail ou de divertissement, mais pas un outil pour installer/formater/réinstaller (enfin de mon point de vue)

    Personnellement j’ai une utilisation basique comme monsieur/madame tout le monde (internet, bureautique, email, vidéo, musique, montage photo/video, rip cd/dvd)
    J’utilise uniquement Debian Xfce, parce que c’est la distribution sur laquelle j’ai débuté, et je suis toujours revenue à elle et je m’y sens à l’aise depuis près de 5 ans.

    Et au vu de mes besoins en informatique, inutile pour moi d’avoir Windows, ni d’aller voir si l’herbe est plus verte chez une autre distribution.
    Ce qui me ferait changer de distribution, c’est uniquement si Debian venait à disparaître.

    Mais ceci étant chacun fait ce qu’il veut avec son pc 😉

    1. En termes de stabilité il n’y a pas mieux que Debian, sauf peut être Slackware, mais quitte à conjecturer sur la disparition d’une distro, Slack calenchera avant Deb 🙂

      C’est pour éviter le distro-hopping que j’ai fait de l’hyper-multi-boot et pour le moment je n’ai eu qu’une seule réinstallation à faire sur mes 24 OS qui tournent pratiquement tous les jours.

      Par contre on n’est pas à l’abri de la sortie d’une vraie nouvelle distribution qui viendrait rebattre les cartes (je zieute du côté de Ikey pour voir comment ça avance de son côté et il faudra que je shunte une de mes distro pour faire de la place à la nouvelle).

      1. Pour la petite histoire, cf http://landley.net/history/mirror/linux/lj/2750.html dont j’extrais cet échange (Fred, j’utilise des balises HTML comme tu l’as suggéré):
        Linux Journal: Does Slackware have a future?
        Pat: I would like to think so. I really enjoy working with Linux, and have had a blast making a complete package like Slackware available and easy enough for beginners to install. Ian Murdock (of the Debian distribution) and I have tossed around the idea of a merger since last fall. It’s possible that this could eventually happen.

  8.  » Comme si une distribution basée sur Debian Stable ne ressemblait pas à une autre  » . C’est pire que ça.
    Pour l’utilisateur final qui ne tape jamais une ligne de commande, elles se ressemblent toutes.

    Lui, il voit un environnement de bureau. D’ailleurs, de prétendus linuxiens convaincus, ne parlent plus de distributions, mais de Gnome, Cinnamon, XFCE ou KDE-Plasma etc.. comme si c’était le système d’exploitation.

    De tout ça il ressort qu’il existe deux sortes de distributions. Celles qui sont là depuis longtemps et qui fonctionnent. Et celles dont les développeurs tentent de faire croire aux couillons qu’ils ont réinventé l’eau froide, et que c’est mieux que se contenter d’ouvrir un robinet.

    Certains prétendent avoir remis le principe  » KISS  » au centre de leur projet. Ces crétins là ; s’ils avaient voulu faire simple ; auraient simplement contribué à un projet existant au lieu de se compliquer la vie pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’envie d’aider les développeurs, et/ou, les utilisateurs de logiciels open-source.

    Le plus souvent des projets qui partent en vrille à la première occasion. Si l’individu qui en est à l’origine décide qu’il a mieux à faire. Soit parce que son boulot ne lui laisse plus assez de temps, soit, parce qu’il ne parvient pas à gagner sa vie avec ( si ça existe des mecs qui rêvent encore de devenir Red Hat ), ou simplement parce qu’ils ont découvert qu’ils avaient une vie sexuelle.

    L’erreur grossière du moment, est de vouloir lancer des projets faussement facilitant. Qui ne satisfont ni ceux qui savent se débrouiller, ni les débutants. Surtout quand on fournit à quelqu’un qui ne sait rien de ce qu’il installe, les moyens de se tirer une balle dans le pied avec des outils qui permettent un peu trop facilement de jouer les apprentis sorciers.

    L’open-source, et l’open-desktop, permet de prendre des logiciels provenant d’un peu toutes les distributions, pour faire la sienne. Autant dire que c’est la porte ouverte aux Docteurs Frankenstein du numérique. Bienvenu dans un LXQT qui doit s’arranger pour que des librairies gtk et QT puissent coexister, tout en ajoutant les librairies spécifique à un gestionnaire de fenêtres par défaut qui était autrefois celui de LXDE, c’est à dire Openbox. Evidemment qu’ils n’arrivent pas à tout gérer, puisque les environnements de bureaux dont ces librairies sont natives n’évoluent pas à la même cadence. Et c’est encore plus vrai s’ils veulent intégrer à ce bureau des versions de logiciels qui ne remontent pas à mathusalem.

    Dans le même genre qui mélange bien tout et fabrique un beau bordel, il y a Deepin. Intégration des logiciels en QT, ou en GTK ? Néant total. Seules les applications par défaut spécialement développée pour cette environnement là s’intègrent et fonctionnent correctement.

  9. Les personnes qui parles de différentes distribution pourraient être intéressantes en sortant du trio Debian, Fedora, Archlinux (et apparentées). Une petite liste vite fais comme ça :

    * Solus : Comment évolue la distribution (Bon on a tous un avis sur la question, mais bizarrement personne ne parle de cette distro. Apparemment ceux qui y sont plutot satisfait sur la stabilité du truc);

    * NixOs : Une distro utilisant le gestionnaire de paquet Nix. Entièrement déclarative. Pour quels types d’utilisations, avantage, inconvénient ? Personne n’en parle.

    * Crux : Point de départ d’ArchLinux (si je ne dis pas de connerie). Ont elles encore des points communs. Quels avantages pourraient trouver un utilisateur d’Archlinux en migrant dessus ?

    * Bedrock Linux : Projet sur le papier casse gueule, mais il commence à avoir un peu de bouteille quand même. Débuts en 2012 à en croire le site web. Est il viable, qu’en est il vraiment ?

    * Clear Linux : Projet porté par Intel. Si une entreprise comme elle se lance dans un projet pareil, je pense pas qu’ils aient foutu des guignols pour le développer. A elle un intérêt pour l’utilisateur lambda, ou est ce réservé uniquement aux professionnels ?

    * Fedora Silverblue : Malheureusement trop souvent résumé en Fedora + Flatpak. Personne ne parle du système immuable, de la possibilité de rollback, de l’intérêt de toolbox dans cette distribution (Qui permet pour faire simple d’utiliser dnf). Pourtant il y en aurait des choses à dire sur cette distribution que j’ai utilisé pendant trois mois en rawhide sans un pet. Malheureusement toolbox fonctionnait mal (rawhide ou non d’ailleurs)

    Et on pourrait trouver d’autres exemples intéressants. Dans intéressant, je ne veux pas dire distribution ultime que est mieux que toutes, mais il est toujours bon de s’ouvrir l’esprit avec de nouveaux point de vue au niveau architecture.

    Par contre, si je peux me permettre, quand Mate est sorti, y en avait il vraiment besoin ? A mon sens non, le trouvant trop proche de Xfce.
    « Ce qui est vrai pour les distributions l’est aussi pour les environnements de bureau : le besoin en nouvel environnement de bureau est-il si prégnant ? Ne serait-ce pas mieux que des environnements non terminés le soit ?  »
    Je pense qu’aider à développer Xfce aurait été mieux. Mais toi tu y a trouvé un intérêt. En le choisissant, l’as tu utilisé parce que tu avais le choix ? Est ce le côté nostalgique de Gnome 2 qui a fait que tu n’as pas considéré Mate comme étant de trop ?

    Après qu’il y ai beaucoup de distributions ou non, je pense pas que ça change grand chose. On entend souvent que s’il y avait moins de distributions, il y aurait plus de dev sur les logiciels. Je ne suis absolument pas d’accord, ce n’est pas parce que tu pond une image iso (Le plus souvent basé sur une distribution existante, qui dans certains cas propose même les outils pour le faire) que tu est capable de te lancer dans le dev en C++ ou Python d’un logiciel. Entre les deux il y a un monde.

    Après ça n’empêchera pas les projet les plus farfelues comme ceux la de sortir. « The base on which Functional O.S. is built Debian testing + Ubuntu LTS. By combining these two bases we have obtained stability, security and a vast number of available software. »
    Mais bon, si personne n’en parles, je pense que c’est le genre de projet qui va rester dans les tréfonds de Distrowatch

    1. Réponses rapides à un commentaire fleuve. En ce qui concerne Solus, elle survit. NixOS ? J’avoue que pour moi, c’est de l’astiquage de neurones plus qu’un projet utile à l’utilisateur de base. Crux ? Elle a servi de base d’inspiration à Archlinux. Son intérêt ? Pour les fans de minimalisme.

      Bedrock est encore en vie ? Merci pour l’information. Clear Linux ? J’ai un AMD Ryzen, donc… 🙂

      Les paquets universels et la Silverblue ? Ce sera utilisable réellement quand sans forcer leur adoption ?

      Au début, je ne croyais pas trop en Mate. Cependant, étant resté près de 4 ou 5 ans avec, je lui ai trouvé un intérêt. Xfce et Mate sont deux projets qu’il serait très dur de faire fusionner, vu leurs origines distinctes.

      Il n’y a pas que la technique, il y a aussi les traductions, l’écriture de documentation, le bêta test, bref, des activités qui ne nécessitent pas le fait d’être un développeur et que nombre de pondeurs de distributions pourrait faire sans peine.

      Quant à ton conclusion, je suis en désaccord. En parler ou pas n’empèchera pas le gachis de ressources d’exister.

      1. NixOS n’est effectivement pas à recommander pour un utilisateur lambda, sa philosophie et sa logique sont très particulières et çà peut déstabiliser même un linuxien chevronné. Je l’ai installée depuis deux ans et j’avoue beaucoup m’amuser avec quand j’ai un peu de temps pour lire la documentation. Je suis sur la branche unstable pour suivre les derniers développements de la distribution. Son grand avantage est de pouvoir reproduire une installation sur d’autres machines à partir du fichier de configuration centralisée. On peut aussi noter qu’elle offre le choix d’installer des paquets binaires ou de compiler les sources, un peu comme sur les gentoo-based (Redcore et Calculate). Malgré sa logithèque plutôt bien fournie elle pêche un peu sur les environnements de bureau qui ne sont pas tous au même niveau de portage (Gnome et Plasma sont bien supportés, Lxqt, Mate et Pantheon bien moins).
        Concernant Solus, rien à dire de mon côté, elle poursuit son petit bonhomme de chemin sans aucun souci, les mises à jour temporisées permettent d’avoir un OS très stable malgré son caractère rolling. Son gros défaut est de ne proposer qu’une logithèque assez limitée mais tout à fait acceptable pour un usage bureautique au quotidien.
        Si ma mémoire est bonne sur Clear Linux, elle ne permet pas d’être installée en multiboot donc ce n’est pas pour moi, sauf à ce que je l’installe sur mon vieux notebook HP avec ses composants Intel.
        Pour ce qui est des environnements de bureau, à choisir je préfère largement un Mate ou un Budgie à un Gnome dont je n’apprécie pas du tout le design avec ses gros panneaux de paramétrage pas jolis du tout 🙂

    2. Un bien bel étallage de distributions de niche absolument sans intérêt. Surtout quand on admet avoir sois-même tenu 3 mois avec une distro pour finalement l’abandonner parce qu’un logiciel de gesion de paquets posait trop de problèmes, alors que dans une Fedora tout à fait ordinaire, on peut utiliser dnf sans se prendre la tête, et ajouter un flatpak si vraiment il n’y a pas d’autre moyen d’installer un logiciel.

      Le plus amusant étant : Clear Linux porté par intel. Sachant que les plus grands projets open-source bénéficient tous de l’aide financière d’ Intel. En commençant par le noyau, et ça va jusqu’aux plus grosses distributions que sont Fedora, Ubuntu, Mint etc.. Comme en plus, en ce moment, le mieux, pour ne plus avoir à s’emmerder avec les pilotes Nvidia, c’est de compter sur une machine entièrement équipée en AMD, un projet dédié à intel, c’est réservé aux personnes qui n’ont pas besoin d’une autre carte vidéo que le chipset de leur carte mère.

      Bedrock :  » Bedrock Linux is a meta Linux distribution which allows users to mix-and-match components from other, typically incompatible distributions  » En gros, quelque chose qui fait pour que des choses absolument pas compatibles puissent fonctionner quand-même. Pour faire quoi ? Se prendre la tête le jour où il s’avère que si ça ne marche pas, on sait déjà pourquoi ?

      crux : Dernière version stable en juin 2019. Installation depuis les sources. Ca se veut léger, sauf que pour installer ça en moins d’une journée, si on n’a pas entre les mains un avion de chasse survitaminé, on peut toujours rêver. Ce qui consomme le plus de ressources matérielles dans un OS, c’est bien la compilation de logiciels. Il n’y a donc rien de léger là-dedans. Une machine pauvre en ram avec un processeur vieillot peut la faire tourner, mais pas l’installer.

      L’équipe de Solus a été abandonnée par le créateur de la distro.

      Et Nix OS, c’est un truc de plus parmis tant d’autres.

      Bref, on constate surtout l’envie de se dire qu’on n’utilise pas la même distro que tout le monde. Alors qu’au final, on a exactement le même noyau que plusieurs millions d’utilisateurs, et sans doute le même environnement de bureau que tout le monde.

      Des trucs qui ne servent à rien.

  10. Franchement Linux sur le bureau ca fonctionnera jamais.
    J’en discutait avec ma femme, ce qu’il manque à linux c’est une intégration identique à celle de windows dans une AD.
    T’ouvre ta session via l’AD, tu as un onedrive d’entreprise (hébergé sur des serveurs de l’entreprise) etc…

    Microsoft à tout compris. La guerre n’est plus sur l’OS mais sur les services que tu fournis. Les dev dans le monde linux en sont encore à la guerre des OS et y resterons encore pour longtemps. Quelque part, ce sont des imbéciles car il ne veulent pas s’ouvrir au monde.

    KDE est pour moi le meilleurs DE sous linux car il offre un ensemble de fonctionnalités qu’on ne trouve pas chez les autres. Et Plasma 5.20 va enfoncé le clou encore plus fort.

    Un exemple de belle fermeture, installation d’un SAMBA 4 sur un serveur linux. Pour bien l’administrer il faut passer par windows par ce qu’il n’existe rien sous linux. (La ligne de commande ca vas 5mn. Mais faut connaitre AD pour comprendre)

    Je rêve du jour où MS apportera OneDrive sous linux. Ce qui me fait extrêmement marrer c’est ce comportement de crapule à dire que MS c’est tjr et restera la mal absolu par ce qu’il capte nos données perso. Mais on n’a aucun complexe à intégrer les comptes google dans linux. Mauvaise fois powered.

    Le monde du libre ne se sent bien que dans les conflits. Pendant ce temps Windows et MacOS avance et mettent la donne au DE linux.

    Dans une conversation sur KDEConnect, j’avais fait par de ma frustration à ne pas pouvoir récupérer et envoyer des sms. Je me suis pris une réponse des plus magnifique: KDEConnect est destiné a être une télécommande pour les KDE TV.

    Pareil, une personne dans une conversation se plaignait que Edge est installé de force à l’installation de windows et que linux c’est mieux. Pourtant, lorsqu’on installe une distrib mainstream on ne nous demande rien concernant Firefox. Il est installé point barre. On critique un comportement qu’on pratique soit même. Encore de la mauvaise fois.

    Prenez un Windows 10, installez le. Ouvrez l’app Courrier et ajoutez un compte. Vous avez automatiquement une intégration avec Calendrier, Contact, ToDo, Votre Téléphone et d’autres. Si c’est une adresse Microsoft, intégration avec OneDrive en plus.
    Sous KDE, je suis obligé d’utiliser Evolution pour mes mail Outlook par ce que le client KMail fait de la merde avec exchange.

    Pourquoi les gens se casseraient-il les couilles à vouloir utiliser un OS qui leur apportera plus d’emmerdes qu’autre chose ?

    Et dernièrement, les gamers avec le GamePass Ultimate. Pour le prix de 3 jeux à 60 boules tu as une année d’accès à des dizaines de jeux parfois dispo day one (minecraft dungeon par exemple).
    Et vous avez en plus accès au xcloud.

    Clairement, si le DE linux veut gratter des parts, les dev ne doivent pas faire de politique et simplement permettre aux gens d’utiliser les services dont ils ont besoin et non vouloir changer leur habitudes.

    Pour ce qui est des barbus, oui ils râleront et irons même de leur fork. Et alors? Qu’ils restent entre eux, il ne sont quant même qu’une minorité. Et une minorité qui estime que si tu n’est pas avec elle, alors tu es contre elle. Nous n’avons rien à gagner à les fréquenter.

    1. On va faire simple. Linux sur le bureau, c’est pour les personnes qui ne jouent pas. Jamais un constructeur de matériel comme Nvidia ne fournira des pilotes dignes de ce nom pour le systèmes open-source. Et jamais ils ne publieront les caractéristiques techniques du matériel qu’ils fournissent. Les pilotes libres seront donc toujours à la ramasse. Ce qui est normal quand on ne peut pas savoir ce qu’il y a dans le matériel.

      La fondation Linux ne va pas se mettre à l’espionnage industriel pour développer les pilotes. Quant aux éditeurs de jeux, ils ne s’emmerderont pas à développer pour les utilisateurs de système open-source, car ce n’est pas un marché suffisamment porteur.

      D’ailleurs, le marché qui intéresse les sociétés qui portent le logiciel open-source, c’est le marché des serveurs. Et dans ce domaine, les fanboys de microsoft se collent le doigt dans l’oeil. Puisque Microsoft utilise des serveurs dont les systèmes d’exploitation sont des distributions Gnu/Linux. La société en question consacrant une bonne partie de son chiffre d’affaire à soutenir le développement de noyaux libres et open-sources.

      Et pour ce qui est des idées, on sait d’où elles sortent, puisqu’ils ont racheté github pour plusieurs millions de dollars il y a deux ans.

      Mais oui, Gnu\Linux, cest réservé aux barbus, et les barbus, ça n’intéresse pas microsoft. Enfin, ça n’intéresse pas plus microsoft que les pauvres gars dont le système windows plante sans que personne ne puisse les dépanner en dehors d’une explication du type :  » redémarrer  » ou  » formater  » .

      1. Tient donc, je joue pourtant sous linux avec Proton (j’ai des jeux linux comme Pathfinder King Maker) mais je joue par exemple à No Man’s Sky, donc tout est en version windows.
        Je ne m’intéresse pas aux détails techniques. Du moment que ca fonctionne correctement.
        Et franchement, je pense que 99,999999% des gens c’est un peu la même.

        Les fanboys de ms sont bien au courant que c’est linux sur Azure. Reviens à notre époque hein, c’est mal de rester dans le passé 🤣

        Pour ce qui est de github, sur le plant open source, le fait de sous entendre que Ms à repris github pour voler du code/idées qui est mis librement à disposition, j’appel cela de la mal honnêteté et de la diffamation. Avec quant même une couche de bonne débilité des familles.
        Par ce que bon, faut quant même être un peu con sur les bords pour dénoncer le possible de vol de code mis en libre accès avant le rachat de github.
        (pour ce qui est des dépôts privé c’est une autres histoire. Mais ici le sujet c’est l’open source. Pas le closed source)
        Réaction compulsive des libristes envers MS alors qu’ils se font sodomiser à sec par Google en intégrant les services Google dans le DE linux.

        En attendant, combien de dev sous linux utilisent Visual Studio Code pour leur dev ? Beaucoup plus qu’on ne l’imagine. La hype autour de vscode est énorme dans le monde des dev. Que ce soit des libriste ou non.

        Les barbus ne savent pas faire preuve de recul ni de retenue. C’est pour cela qu’ils nous les brisent menu menu. De toute manière les barbus utilisent des distributions moins grand publique (ils tiennent à leur côté élitiste 😊)

        Si tu en est encore au « reboot » et « formatage », je t’invite à trouver au plus vite un véhicule temporel pour revenir à notre époque 🤣

        Pour l’anecdote, je viens de changer de matos (pas grand chose, CM et CPU, rien de plus) et je n’ai pas eu besoin de reformater le pc. Rien, Nada, Niet. Juste réactiver windows 10 qui avait vu le changement de matos.

        En ce qui concerne les soucis de windows. Je ne vais pas y répondre, car c’est l’argument le plus souvent utilisé pour dire qu’on a raison, mais qui occulte juste le fait que si linux était présent sur la même quantité de machine que windows, alors linux serait bien plus buggé.
        C’est un concept normal, si je crée un produit qui est fortement utilisé, les problèmes qu’il embarque seront d’autant plus visible.
        Et linux en tant qu’OS bureautique ne pourrait y échapper.

  11. Le mec il raconte pas que des conneries. Faut pas croire. En tout cas, on y apprend des choses sur ce blog. Cela fait réfléchir. C’est pour ce genre de réflexions quasi philosophiques que je lis votre blog. C’est assez rare pour le souligner, mais peu de blogs s’intéressent réellement au monde du libre, on pourrait même dire aux cuisines du libre. La plupart sont plus terre à terre, version X est disponible avec les fonctionnalités Y, point bar. Aucun questionnement sur les dynamiques de fonctionnement du libre. C’est pourtant un sujet qui a son importance et qui mérite amplement qu’on s’y intéresse.

  12. Bonsoir,
    Normal que personne ne s’en intéresse ,car tout le monde est conditionner dés le début avec windaube(oups troll,tant pis m’en fout)
    Si c’est de la merde GNU/linux pourquoi en parler???? resté sous votre système et laissez vous pomper jusqu’au jus!!!! mais apparemment vous en avez rien à foutre aussi car cela vous plais d’être un esclave de monsieur BIG BROTHER!!!
    Moi personnellement je ne trouve pas que mon système est de la merde comme certain aime le dire, mais en tout cas je ne fait pas partit de ces millions de personnes qui ont perdu toutes leurs données perso à cause de mises à jours foireuse de windaube(en 2018 et encore cette année en avril)(oups encore du troll, m’en contre-fout!!!)y comprit des entreprises, et je m’excuses de le dire mais si, GNU/linux en entreprise fonctionne très bien, j’ai put le constater par moi même!!
    A bon entendeur je vous salut.

  13. Hors sujet
    j’ai trouvé <a="https://docs.microsoft.com/fr-fr/powershell/scripting/install/installing-powershell-core-on-linux?view=powershell-7#binary-archives"ça

    comme il n’y a pas de binaire ni de paquet pour Slint j’ai suivi ces instructions(sauf les sudo, tapant les commandes correspondantes comme root> :
    # Download the powershell '.tar.gz' archive
    curl -L -o /tmp/powershell.tar.gz https://github.com/PowerShell/PowerShell/releases/download/v7.0.3/powershell-7.0.3-linux-x64.tar.gz

    # Create the target folder where powershell will be placed
    sudo mkdir -p /opt/microsoft/powershell/7

    # Expand powershell to the target folder
    sudo tar zxf /tmp/powershell.tar.gz -C /opt/microsoft/powershell/7

    # Set execute permissions
    sudo chmod +x /opt/microsoft/powershell/7/pwsh

    # Create the symbolic link that points to pwsh
    sudo ln -s /opt/microsoft/powershell/7/pwsh /usr/bin/pwsh

    Cela a fonctionné (pas de dépendance manquante), il suffit de taper pwsh. Et un shell de plus 😉

      1. En même temps, y a-t-il réellement besoin de développer ?
        Linux sur le bureau n’a pas/plus de killer feature/app comparé à Windows. C’est triste, mais c’est un fait. Ou alors si, il en reste deux:
        – Le respect de la vie privée, mais il semblerait que l’immense majorité des gens s’accommode du pillage de leurs données tant que les logiciels qui s’en chargent sont jugés suffisamment performants.
        – La possibilité de comprendre et de paramétrer son système au poil de cul. Mais là encore, l’immense majorité des gens s’en contrefiche royalement.
        Or dans le desktop, les particuliers sont loin d’être quantité négligeable, donc on ne peut pas ignorer l’avis de M. et Mme Tout-le-Monde (ou Michu si vous préférez).
        Autrement dit, pour beaucoup de gens: Linux n’a que peu, sinon aucun, intérêt. Mais développons puisque apparemment il le faut…

        La plupart des applications libres (au moins les plus abouties et réellement utiles et intéressantes) qu’on trouve sur Linux sont aussi présentes sur Windows (Firefox, Thunderbird, LibreOffice, VLC, Audacity, GIMP, Krita, Blender, digiKam, Darktable, Virtualbox et j’en passe). Donc pas vraiment d’application incontournable spécifique à Linux…
        De l’autre côté, Windows permet en plus d’avoir accès à des logiciels, propriétaires ou non, qui n’ont pas de version native pour Linux et qui ne fonctionnent pas tous avec Wine, PlayOnLinux ou Proton. De ce fait, Windows a un catalogue de logiciels bien plus important, donc dans le lot il y a forcément une ou plusieurs killer app(s)… Exemples dans deux domaines qui ont un poids assez important dans le desktop:
        – Pour nombre d’entreprises, Office 365 et en particulier le tableur Excel, Photoshop, AutoCAD pour ne citer que ces trois là, sont jugées incontournables et supérieurs à leurs alternatives libres (respectivement LibreOffice/Collabora Online, GIMP et Krita, FreeCAD). Il y a sans aucun doute des raisons objectives à cela et pas seulement le poids des habitudes, le matraquage publicitaire, le format de fichier proprio incompatible avec le reste de l’Univers, ou je ne sais quelle autre excuse plus ou moins bidon. Que ça y joue en partie, je ne le conteste pas, mais de là à affirmer que ce sont les seules et uniques raisons, il ne faut pas pousser. Qu’on aime ou non ces logiciels et surtout les boîtes qui les développent, il faut reconnaître que c’est de l’excellent travail. Point. En même temps, elles en ont les moyens (humains et financiers), donc c’est assez logique.
        – Pour les joueurs, autrement dit pour beaucoup de familles qui ont un ou plusieurs enfants (mais pas seulement), beaucoup de jeux sur PC et notamment des AAA (donc qui se vendent beaucoup, que ce soit mérité ou non n’est pas le sujet. D’ailleurs personnellement, ce ne sont pas les jeux auxquels je joue, donc qu’on ne m’accuse pas de mauvais goût ou de je ne sais quoi d’autre 😉) ne sont pas accessibles sur Linux, que ce soit en natif ou via Proton. Même si ça s’améliore peu à peu, ça n’est pas encore ça. Donc oui, on peut jouer sur Linux, mais pas à tout et, qui plus est, pas à tous les jeux qui ont tendance à se vendre le plus. Autrement dit, Linux est coupé de facto d’une partie non négligeable des « gamers » et donc de nombreuses familles… La faute en très grande partie aux éditeurs, d’accord, mais le résultat est le même. Une toute petite partie est quand même imputable aux libristes qui préfèrent créer à tout va des distros inutiles plutôt que de tenter d’aider des projets qui en valent la peine, comme Wine en l’occurrence (et sur ce point, je te rejoins totalement Fred).
        Dans ces conditions, pourquoi migrer sur Linux ? Qui plus est, encore faut-il savoir que Linux existe, ce qui n’est pas le cas de tant de monde que ça.

        Concernant les fonctionnalités sur le desktop, je ne parlerai que des plus basiques, parce que les Active Directory et compagnie cités par Xarkham, ça dépasse de loin mon domaine de compétences 😅
        Il y a une dizaine d’années (et même bien avant), les environnements de bureau sur Linux possédaient des fonctionnalités toute bête mais qui pouvaient éventuellement faire la différence avec le bureau Windows. Je parle de trucs vraiment tout simple, comme: la vue des activités, les espaces de travail, les onglets dans les applications dont, au hasard, le gestionnaire de fichier, un lanceur d’applications et de recherche complet (du type KRunner. Pouvoir lancer une recherche web sans avoir à charger le navigateur d’abord, c’est quand même bien cool), etc. Ces petits « privilèges » de Linux ont duré très longtemps, mais depuis la sortie de Windows 10, Microsoft s’est sorti les doigts du fondement et a bien rattrapé son retard de ce côté là. Tous ces trucs existent désormais sur W10 (sauf les onglets dans le gestionnaire de fichier, mais ça va sûrement venir bientôt puisque Microsoft est en train d’en développer un nouveau. Et il me semble qu’en plus il est open source). Autrement dit, les linuxiens ne peuvent même plus faire leur kéké devant leur entourage resté sur Windows en lançant d’un air taquin: « Eh ! Essaie de faire ça avec ton Windaube ! » (je précise que je ne l’ai jamais fait, mais j’imagine qu’il y en a qui pendant des années n’ont pas dû se gêner pour le faire).

        Voilà, j’ai développé. Je préviens, je ne le ferai plus. D’une part, parce que c’est long et d’autre part, parce que c’est chiant car j’estime que ce sont des évidences, d’où ma question au tout début de ce pavé.

        1. Je ne discuterai pas de la supériorité ou non de Linux sur Windows (pas cette fois, en tout cas), mais on vient de me rappeler que Windows 10 ne propose toujours pas, en 2020, la possibilité de maintenir une fenêtre à l’avant-plan en permanence (le truc possible sous tous les bureaux Linux depuis plus de 20 ans facile). Il y a bien quelques logiciels, et même des outils Windows comme le Gestionnaire des tâches, qui permettent ça, mais faut que ce soit donc prévu exprès dans le logiciel concerné, alors que ça pourrait être possible pour n’importe quelle fenêtre, quelle qu’elle soit. Ça peut passer pour un gadget, mais ça aurait au moins le mérite d’exister, et peut s’avérer utile à l’occasion.

          Bref, il y a des manques des deux côtés, si on y regarde bien.

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