Les forks rageux ? Ça ne dure pas très longtemps au final…

Parfois quelques jours, parfois quelques mois, parfois plus longtemps, parfois moins. Mais ce sont souvent des projets qui sont d’une mauvaise foi tellement crasse que même la saleté en a peur.

Dans cette catégorie, il y a l’exemple Devuan – alias Debian sans systemd qui n’a toujours pas sortie sa version basée sur Debian 10, près d’un an après la sortie de cette dernière – ou dans la petite famille Archlinux, la CleanJaro.

En allant sur le forum de Manjaro, j’ai appris la mort du projet, datée du 19 avril 2020.

On sent d’ailleurs que la rage est derrière l’abandon du projet qui avait du – au final – être un flop monstrueux en matière de popularité. Le projet était né pour lutter contre certains choix stratégiques de Manjaro : l’intégration des paquets snaps, l’arrivée du partenariat avec SoftMaker pour remplacer LibreOffice par FreeOffice.

Bref, j’avais parlé de ce fork dans une vidéo des pitreries du libre sortie début août 2019.

Le projet souffrait de défaut de conception (comme indiqué aux alentours de 3 minutes 20 de la vidéo). Bref, le projet était déjà condamné dès sa naissance à mourir rapidement. J’aurai pensé que l’agonie aurait été plus courte, mais la mauvaise foi crasse qui justifie la mort du projet vaut son pesant de cacahuètes.

Traduisons rapidement l’annonce…

Due to the continued poor quality of Manjaro security and the never ending breakage from every « stable » update (just check the forums for the fallout). We have decided to end the Cleanjaro project for now.

Traduction :

En raison de la qualité toujours médiocre de la sécurité de Manjaro et de l’interminable casse de chaque mise à jour « stable » (il suffit de consulter les forums pour en connaître les retombées). Nous avons décidé de mettre fin au projet Cleanjaro pour le moment.

Mis à part la gueulante liée à un paquet manjaro-system un peu trop paresseux, je ne me souviens pas d’une casse presque régulière de la Manjaro…

Nous vous recommandons vivement de passer à EndeavourOS, un système simple à installer basé sur une VRAIE Arch.

Si vous êtes un peu plus technique, nous vous recommandons d’installer Archlinux en utilisant Archfi. Ou de l’installer à la manière d’Arch. Liens ci-dessous.

Je ne peux que remercier cette bande d’anus artificiels ici.

En tant que modérateur – et un des nombreux bêta-testeurs du projet EndeavourOS – je ne vous conseille pas de venir sur EndeavourOS ou encore de migrer sur Archlinux. Surtout si vous avez peur du terminal…

Bien que je considère que la conquête du bureau est désormais peine perdue, j’apprécie de ne pas avoir à perdre du temps à réexpliquer les bases à une personne qui vient sur le forum d’EndeavourOS.

Heureusement que pour la poignée de personnes ayant installé cette daube – s’il en avait plus de 50, c’était le bout du monde – un guide de migration vers la Manjaro officielle est disponible.

Je me doutais que CleanJaro allait rapidement partir en gonade mal épilée… Mais proposer de migrer sur une base largement moins facile d’accès et d’administration plus rigoureuse… Il y a vraiment des mises à mort à coups de figues molles qui se perdent… Ou plus simplement :

Merci Michel Audiard !

34 réflexions sur « Les forks rageux ? Ça ne dure pas très longtemps au final… »

  1. N’empêche, moi je trouve que Devuan s’en sort plutôt bien. Disons que ça aurait pu finir en vrai flop au bout d’un an.

    Mais hier encore, alors que je m’ennuyais en confinement, je faisais le tour des irc, mailing lists et forums de Devuan, et c’est pas mal actif. Aujourd’hui je l’ai installée en version 3.0.0 beta en machine virtuelle et ça marche vraiment bien.

      1. La notion de fork n’as pas tellement de sens concernant les 3 grandes familles BSD (Free, Open et Net) parce qu’elles sont toutes descendantes des systèmes BSD (386BSD puis 4.xBSD) avec chacune une orientation différente : respectivement généraliste, portabilité, sécurité

          1. Je n’ai pas dit qu’il n’y en avait pas, j’ai juste dit que ça n’avait pas de sens. En tout pas pas le même que celui qui prédomine dans le monde GNU/Linux globalement

    1. À quel moment Suse tourne mal ?
      Essaye de te renseigner un minimum avant de sortir des absurdités pareil.
      On ne sait même pas de quoi tu parles, Suse entreprise ou OpenSuse ?

    2. On peut ajouter :
      Ubuntu, Mint, Calculate, etc. des projets qui ont plus de 10 ans
      Toujours cette histoire de verre à moitié vide ou plein …

    1. À jour avec des délais entre elles atteignant parfois plusieurs mois. De plus, Artix née en tant qu’Archlinux OpenRC n’a pas été un projet haineux dès le départ. Juste une volonté de proposer une version alternative d’Archlinux dont elle dépend pour au moins la moitié – si ce n’est plus – de sa logithèse qu’elle importe sans autre forme de procès.

      Il suffit de voir le contenu du fichier /etc/pacman.conf et la liste des dépôts présents.

  2. dans le cas de la cleanjaro , il aurait mieux valu un tutorial pour retirer les composants
    problématique , au lieu de faire une nouvelle iso et l’abandonner ensuite.

    maintenant bientôt 4 ans sur la manjaro Xfce , pas trop de souci , excepté les problemes de sécurité cpu intel et aussi de la consommation cpu en idle sous Xfce ( je tourne entre 5 a 10% ) , je ne le constate pas sous d’autres environnements en iso ou VM ( mate , xfce , i3 )

    1. Bonjour/Bonsoir c’est selon !!

      J’ai du rater un épisode?

      « excepté les problemes de sécurité cpu intel »

      C’est à dire?

      Merci !! 🙂

  3. Rien à voir, mais à noter que la très attendue Trisquel 9.0 (basée sur ubuntu 18.04) va se faire coiffer au poteau par la sortie d’ubuntu 20.04…

      1. Oui, c’est dommage. Je me demande si la base ubuntu est la meilleure pour ce projet. Sans vouloir faire de prosélytisme, je me demande si Debian (qui a tout de même une philosophie plus libre) ne serait pas plus adaptée.

        1. Oulà tu as parlé en bien de Debian sur ce blog, malheureux 🙂 Mais je suis d’accord avec toi, Debian est l’une des rares distros 100% libres qui sont utilisables, avec OpenSuse.

          1. Debian ne sera jamais libre pour la FSF, car il existe les dépots non-free et contrib facilement installable, hérésie suprême.

            Debian est une bonne distribution, mais pour les postes de collectivités et les serveurs. En dehors de ces cas précis d’utilisation…

  4. encore des geek boutonneux attardé.
    Ah, il me font rire tous ces petits gamin qui veulent jouer au chef. Il font parti des gens qu’on appelle, les incompétents.

    manjaro fonctionne plutôt bien, je l’avais tester sous kde, j’en était très satisfait. Maintenant je suis sous gnome, et aucun problème particulier. Installer sur un mini PC Shuttle celeron double core SSD samsung et 16go de ram, c’est rapide et sa marche.

  5. Il ne reste plus beaucoup de forks ou plutôt respin d’Arch Linux, SwagArch est morte, Namib et ArchLabs vivotent tant bien que mal, il nous reste Anarchy, Archman, Artix, Arco et EndeavourOS et je ne parle pas des Bolas ni d’Obarun. Manjaro c’est un éternel débat elle est soit trop proche soit trop éloignée de Arch.
    J’ai testé Artix et Obarun sous S6 mais je n’ai rien compris au système d’init alors j’ai renoncé, mais j’en aurais bien gardé une dans mon nonoboot en cours de test. en bare-métal.
    Devuan comme Antix ou Sparky partent d’un bon sentiment de décliner une distribution-mère mais elles restent bien en retard niveau fraîcheur des applis, n’est pas Debian qui veut 🙂
    En ce moment deux distros qui se sont séparées il y a des mois sont en train de reconverger vers un développement commun mais avec le choix entre 2 ou 3 init selon les goûts de chaque utilisateur. Les tests sont a priori concluants nous en saurons plus d’ici quelques semaines.

  6. une merde en moins, cool 🙂
    et accuser la mauvaise gestion des mises à jour de Manjaro pour en faite ne pas dire que leur projet puait la moisissure dès le début, c’est la preuve de leur incompétence.

    les pélos veulent forker une distribution cotée pour se faire mousser et gonfler leurs CV linuxiens, et se rendent compte au final qu’ils ont ni les compétences, ni l’expérience pour mener à bien leur « bébé »

    et en +, comme toujours ça forke pour un jeu d’icônes et un thème, youhou bravo, belle innovation apportée au monde linuxien, ça va faire avancer le tout.

    je m’amuse à faire des thèmes colorés gtk pour mon petit plaisir visuel, et c’est comme si un jour je décidais de faire une iso de ma Debian que j’utilise quotidiennement et de présenter ça sur distrowatch en vantant les mérites de ma création, juste pour 10 thèmes de couleurs :p

    la connerie humaine est grande, et c’est pas prêt de s’arrêter…
    les popettes vont retourner jouer dans le bac à sable avec leur Cleanjaro bien nettoyée !!!

    1. Comme je l’ai dit, c’est juste une bande de petits gamins prétentieux, bourré d’orgueil qui croient tous savoir et veulent jouer au petit chef. Ils n’ont pas encore fini leur croissance et ils veulent te donner une leçon. Pauvre petit gamin. Ils me font plus rire qu’autre chose !

    2. Et pendant ce temps là, avec la législation Européenne permettant la revente de licence « d’occasions », on trouve des clés OEM Windows, valides et légale entre 4 et 10 euros…Pour plusieurs années de mises à jour…

      Qu’ils continuent bien leurs guéguerre entre Snap et Flatpak, Qt, qui était payant a l’origine, devenue libre, redeviens payant….De vrais enfants gatés…

        1. Salut Frédéric,

          Enfin, forker Qt c’est pas une mince affaire, pour un projet qui a déjà beaucoup à faire, cela demande de la ressource…Toujours et encore la ressource.

          Il y’a un coté masochiste dans le libre….

          1. L’adoption de QT par le projet naissant KDE en 1996 a donné naissance à Gnome et son GTK dès 1997. Cela ne fait qu’un petit quart de siècle qu’on sait que QT est un toolkit casse-bonbon après tout !

Les commentaires sont fermés.