Il arrive qu’Archlinux chie dans la colle : la preuve avec l’arrivée d’une version pourrie de Samba sur les dépôts stables.

Je m’étais promis de ne plus parler des distributions GNU/Linux, mais cette fois, je suis obligé de pousser une gueulante sur une manipulation malheureuse d’Archlinux.

Depuis le mois de novembre 2019, il y a un bug qui traîne sur l’outil de suivi d’Archlinux liée à l’arrivée de Python 3.8 : il devient impossible d’accéder aux partages Samba.

J’avais été obligé à l’époque d’utiliser l’outil downgrade et de bloquer la liste des paquets suivants :

  1. samba
  2. libwbclient
  3. smbclient
  4. ldb

Le blocage passant par la modification de la ligne IgnorePkg dans le fichier /etc/pacman.conf :

IgnorePkg = samba libwbclient smbclient ldb

J’ai constaté en ce matin du 29 mars que l’équipe d’Archlinux avait envoyé une version cassée de Samba – et de ses dépendances – sur le dépôt extra. Une sacrée erreur.

Voici ce qui arrive avec la version cassée de Samba quand on veut accéder à un partage samba, le tout dans une machine virtuelle avec EndeavourOS à l’intérieur.

Le correctif temporaire, jusqu’à ce que des paquets fonctionnels arrivent sur le dépôt extra ?

  1. Installer l’outil downgrade disponible sur AUR
  2. Rétrograder samba libwbclient smbclient ldb dans une version plus ancienne
  3. Redémarrer l’ensemble et magie, tout fonctionne !

La preuve en image, toujours sur l’EndeavourOS avec les paquets concernés bloqués dans une version antérieure.

Comme quoi, aucune distribution n’est parfaite et même celle que j’utilise depuis l’année 2009 peut parfois chier dans la colle.

Donc si quelqu’un vous dit qu’il utilise une distribution parfaite, c’est une personne qui ment comme un dentiste à l’approche de la retraite.

Maintenant à vous de voir qui prendre au sérieux… Le premier venu qui change de distributions comme de chemise ou une personne qui utilise la même base depuis 2009 ?

Quoiqu’à notre époque où le premier plouc se prend pour un toubib en ayant fait une recherche de 15 secondes sur doctissimo… Il est vrai que l’expérience, c’est tellement surcôtée… 🙂

54 réflexions sur « Il arrive qu’Archlinux chie dans la colle : la preuve avec l’arrivée d’une version pourrie de Samba sur les dépôts stables. »

  1. je pense que bientôt il y en aura une sur la partie MTP
    et sans doute une autre entre systemd et rtkill pour leurs tests de 1000 processus , qui tournent y compris au lors de retour de mise en veille …

    moralité : ce n’est pas assez testé ( pour samba – cifs ) ,
    et il manque d’outils automatiques pour cela avec des seuils sur la partie perfomance
    ( iostat – iotop )

  2.  » Samba  » ? ça concerne qui déjà ça ? Les personnes qui veulent encore partager des fichiers de façon à ce qu’ils soient accessibles depuis … ? windows.
    D’un autre côté, SSH permet dans ce domaine d’excellents résultats, puisqu’il suffit à l’utilisateur de windows de disposer de Winscp pour accéder à un serveur SSH en mode graphique. Et c’est vraiment sécurisé.

    Ben oui, ça arrive, d’avoir un paquet merdique dans les dépôts d’une distribution communautaire. Le truc, c’est que des solutions de partages en réseau, il y en a plusieurs. C’est la différence avec les systèmes sous licence propriétaire, quand une mise à jour se met de travers, ça peut planter un système et déboucher une réinstallation complète, et ce n’est pas parce qu’on a payé qu’on a le droit de la ramener.

    Pour ce qui me concerne, n’ayant plus une seule de mes machines qui utilise windows, de l’accès à des fichiers hébergés sur une machine linux, depuis un OS Microsoft, il y a bien 5 ans que je n’en fais plus. Je me demande même quel administrateur de serveur ou de site internet serait assez inconscient pour fonctionner avec Samba sur un serveur.

    1. Du monde qui utilise samba?
      -Le particulier qui veut accéder à son NAS sans se prendre le chou. Le montage NFS et le sftp via SSH c’est pas implémenté dans tout les NAS grand public.
      -Les pro dans des infras mixtes linux/windows. Et aussi dans les entreprises, les shares sont souvent accédés via Samba car pas besoin d’installer des trucs tiers dans linux ou windows pour y accéder, c’est d’office présent à l’installation des OS. Quand certains users sont perdus quand un bouton change dans leur logiciels, leur faire utiliser un logiciel tiers (avec tout le processus de validation nécéssaire pour les admins IT), c’est un non sens. Avec samba, le share peut être intégré facilement à l’explorateur de fichiers.

      Samba est nécéssaire, et on ne félicite pas Arch de laisser trainer un tel bug depuis novembre. C’est un protocole utilisé énormément. Puis samba, ça se sécurise aussi un minimum. Certes les réglages sécu samba sur des distro grand public sont un peu flingués (c’est le même cas avec SSH, faites un sshaudit pour rigoler un coup) mais on peut avoir quelque chose de décemment correct.

      1. Sans compter que, outre Samba en lui-même, celui-ci est une dépendance ce de construction de libsoup.

        Le même libsoup qui est une dépendance de :
        abiword
        appstream
        appstream-glib
        ario
        buoh
        capnet-assist
        dino
        dleyna-renderer
        dleyna-server
        flatpak
        fwupd
        geary
        geoclue
        geocode-glib
        gnome-calculator
        gnome-firmware
        gnome-recipes
        gnome-twitch
        grilo
        gssdp
        gst-plugins-good
        gthumb
        gvfs
        homebank
        juce
        lib32-libsoup
        libchamplain
        libdmapsharing
        libepc
        libgdata (requires libsoup-2.4.so)
        libgrss
        libgweather
        libmateweather
        libosinfo
        libzapojit
        osinfo-db-tools
        osm-gps-map
        ostree
        pantheon-applications-menu
        pantheon-music
        pantheon-photos
        phodav
        rest
        rhythmbox
        seahorse
        telepathy-gabble
        telepathy-salut
        timezonemap
        tracker
        uhttpmock
        xfce4-screenshooter
        xfce4-weather-plugin
        xnoise

        C’est…contraignant…

    2. La plupart des NAS du marché, s’ils proposent un support NFS, ne le mettent pas en avant, et créent d’abord un partage CIFS, et 90% voire plus des utilisateurs n’iront pas plus loin, parce que derrière, même sous Linux, avec le support samba, et notamment via gvfs pour tous les Ubuntistes, est en temps normal tout à fait fonctionnel. Et certains appareils de lecture multimedia utilisent le SMB/CIFS quand le DLNA n’est pas dispo pour aller lire les contenus sur un tel NAS. Et oui, pour rappel 98% de la planète qui a encore un ordinateur qu’il soit portable ou fixe utilise Windows pour plein de raisons, et à un moment donné faut savoir communiquer avec eux (j’exclue volontairement les mac dans l’histoire, mais eux aussi passent par du CIFS).

      SSH ce n’est pas pour les humains ni pour les applications et appareils qu’ils utilisent, ce n’est pas conçu pour. C’est fait pour des animaux bizarres qui n’ont pas vu un rasoir depuis des années (et j’en fais partie, je sais de quoi je parle).

      On peut se consoler en se disant qu’au moins, avec un protocole qui ne fonctionne plus, on risque pas d’être touché par rebond/malchance par un énième malware qui passe par du CIFS comme l’a fait Wannacry (qui ne touchait certes pas Linux à la base).

  3. Distribution parfaite sa se discute :p endeavoursOS parfaite dans mon utilisation au quotidien , mais il me manque le fameux mate-tweak pour mettre en mode multiny ^^ pour faire genre d’avoir une Ubuntu avec unity ahah

  4. Pour moi samba est essentiel concernant la façon de gérer les droits d’accès.
    Le NFS c’est un peu crado si le serveur en face répond plus, à moins de mettre du « noauto » dans le fstab mais la faut se tarter les montages à la mano. idem pour le SSH.
    Le samba ça gère plutôt bien l’authent LDAP et sans trop se prendre le choux
    Donc oui y’a moyen de s’en passer mais si c’est pour se compliquer la vie …

  5. Bonjour Fred
    Avec Archlinux Mate, j’accède sans problème a mon NAS depuis Caja (smb://192.168…… Par contre depuis fort longtemps je n’accède plus au disque dur de ma Box (SFR ayant supprimé le protocole SMB)
    Sur Windows 10 le protocole SMBv1 est désactivé par défaut. Peut être qu’Archlinux ne gère plus SMBv1 qui est très vulnérable, et que la Freebox ne gère que SMBv1 ? SMBv3 date de l’arrivée de Win 8, alors SMBv1 doit dater !!
    Mon NAS gère SMB V3.0, et il est accessible depuis Archlinux et Windows 10
    Ce n’est qu’une hypothèse de départ.
    Cordialement

  6. Il faut être idiot/naïf/prosélyte (rayez la mention inutile) pour croire qu’une distro puisse être parfaite. Toutes les distros que j’ai utilisées jusqu’ici m’ont posé problème à un moment ou un autre, et ça se reproduira. Et si j’ai changé de crèmerie à diverses périodes, ce n’est pas à cause desdits problèmes, mais pour avoir un système qui réponde à mes besoins. Le distro-hopping à la première cou***e, très peu pour moi…

  7. Bonjour le monde
    Pour ma part sur mon réseau perso avec 3 pcs et 2 portables, ubuntu depuis des années et depuis 3 ans une mint en dual boot sur 2 pcs et un portable,j’ai toujours utilisé SAMBA, facile à installer et paramétrer avec les droits qui s’imposent pour un accès aux différents répertoires y comprit le partage des imprimantes,ben je n’ai jamais eut de soucis particulier!!!en plus c’est claire bien documentés, enfin pour moi!!!!
    Bien sur comme toujours,comme le disait feu Coluche(les goûts et les couleurs……………….!!!!)
    Bonne journée

  8. Coucou Fred,
    Pas terrible comme bug mais comme quoi… ceci dit c’est assez rare ce genre de boulette et cela sera sûrement vite réglé dans les semaines à venir, d’où l’avantage des rolling. Sur les fix c’est plus compliqué, je me rappelle très bien de glibc à moitié cassé sur Ubuntu 16.04. Pas terrible pour faire tourner dolphin-emu (par exemple) :
    « For Ubuntu 16.04 users: A bug in the version of glibc shipped in Ubuntu 16.04 causes a performance regression in Dolphin. To work around this, upgrade to Ubuntu 16.10 or newer »
    Source : https://launchpad.net/~dolphin-emu/+archive/ubuntu/ppa

    Perso j’ai deux petits bugs sur Manjaro : 1 pour le Bluetooth et l’autre pour (?)
    Pour le bluetooth : je parraine et connecte ma manette PS4 en Bluetooth : OK. Si je la connecte en USB, le parrainage se perd et donc obligé de ré-parrainer si je la veux en Bluetooth par la suite.
    Et pour gvfs (ou libimobiledevice ?), pas moyen de copier le moindre fichier de plus de ~10 ko sur l’iPhone… C’est rare quand je transfert des choses dessus, généralement c’est l’inverse (et je le fait rarement là aussi). Bizarre tout ça mais ce sont des choses contournables assez facilement 🙂
    C’est pas pour autant que je quitterai Manjaro, d’ailleurs, pour moi la base arch n’a rien à envier aux autres ! En près de 3 ans je n’ai eu que des soucis mineurs sur Manjaro et Arch, loin des bugs/plantage successif sur Ubuntu lorsque j’ai débuté sur la 14.04 en juillet 2014 puis 16.04 jusqu’en juin 2017. Jamais plus je remettrai les pieds sur une fix, en particuliers la base deb 😀
    @+

  9. A la fois Fred, qui utilise ArchLinux en entreprise pour gérer des partages Samba ? Entre nous, personne. C’est ou de la Red Hat/CentOS ou de la Debian/Ubuntu. Donc, on s’en fout ou presque !

  10. À l’instant sur ma machine :

    :: Repository packages will be installed:
    testing/ldb 1:2.0.7-2 -> 1:2.1.1-1 0.21 MiB
    testing/libwbclient 4.11.3-3 -> 4.12.0-1 0.04 MiB
    testing/smbclient 4.11.3-3 -> 4.12.0-1 6.10 MiB

    Je n’utilise pas samba donc je ne peux pas me prononcer, mais peut-être que ces versions résolvent le problème ?

    1. Non résout pas le problème pour moi, mes partages samba sous arch sont accessibles de windows mais aucunes de mes machines sous arch n’arrivent à accéder à un quelconque des partages samba ou windows.

      Et dire que ce weekend j’ai refait mon NAS et je me suis pris la tête pendant 2 heures parce que les partages ne fonctionnaient pas avec mes PC sous Arch avant de me rendre compte que çà fonctionnait sous windows ( le comble) et que c’était cette putain de mise à jours faite le matin même qui était foireuse, Arghhh….
      🙁

  11. Merci d’avoir partagé cette expérience utilisateur. Effectivement, aucune distribution Linux n’est parfaite et c’est justement un calvaire d’en choisir une, du moins dans mon cas et cela depuis mes 14 ans, ce qui remonte à l’époque de Mandriva et Mandrake.

    J’ai pendant des années utilisé ArchLinux pensant que c’était LA meilleure distribution, mais j’ai fini par revenir sur Debian stable justement pour sa stabilité. J’étais lassé de devoir passer beaucoup de temps à maintenir le système et de devoir intervenir après une mise à jour « foireuse ».

    Quand on a du temps à perdre, pourquoi pas, mais lorsqu’on a besoin de travailler sur sa machine comme développer un programme ou toute autre activité de ce genre, c’est vraiment pénible. Je me souviens avoir ne pas avoir utilisé mon ordinateur pendant un mois, à mon retour, je me suis empréssé de faire une mise à jour et ce fut à nouveau le drame. Alors c’est vrai, j’aurais dû vérifier le site d’ArchLinux au préalable, car de mémoire la distribution avait changé son système de fichier. Mais je pense que des mises à jour ne doivent pas être aussi « prise de tête ». C’est d’ailleurs pourquoi je n’apprécie pas utiliser testing ou sid de Debian, car comme ArchLinux, cela demande trop d’entretien. Il faut tout le temps vérifier la liste de bugs connus, suivre une liste de diffusion et ce n’est pas dit que tout fonctionne convenablement.

    Je regrette vraiment qu’on a seulement le choix entre du rolling-release et du stable ou en clair, des paquets récents avec le risque de casser le système après une mise à jou ou la stabilité avec des paquets obsolètes. Dans mon cas, c’est très problématique, car même si je développe pour de vieux systèmes de l’ère 8/16 bits, j’ai besoin de paquets récents pour profiter de Steam et pour le confort la dernière version de Cinnamon. Malheureusement, il n’y a rien de tout cela dans les Backports.

    1. Debian Stable empeste rapidement la naphtaline si on ne s’amuse pas avec les dépôts de rétroportage.

      Du temps à perdre ? Si on veut. Il suffit juste de ne pas se lancer tête baissée dans les mises à jour. Je peux travailler à distance sur mon PC fixe sur Archlinux, ce qui me permets de lui faire régulièrement ses mises à jour. Car il ne faut pas rêver. Le confinement au final sera proche des 45 voire des 60 jours.

      En gros, de quoi avoir 4 à 5 Go de mises à jour cumulées sur la dite période.

      Côté casse, je n’ai explosé en vol qu’une seule de mes installations d’Archlinux à cause d’une mise à jour un peu tendue de la glibc.

      Pour ta conclusion, il y a le modèle rolling temporisé par la distribution dont il faut taire le nom, Manjaro. Distribution qui fait fonctionner le vieil ordinateur portable sur lequel je tape cette réponse.

      1. Merci pour ta lumière. J’avais essayé, il y a quelques semaines Manjaro, mais j’ai eu du mal avec tous les logiciels Manjaro fournis et autres assistants. En général, je fais tout à la main, ce que je trouve pratique, sauf pour certaines tâches. Je vais lui donner une seconde chance, peut-être que c’est exactement ce qu’il me faut.

        Au passage, j’ai installé ArchLinux hier, cela s’est plutôt bien passé. Globalement, c’est plus rapide qu’avec Debian. Ce qui me fait surtout peur, c’est de me retrouver avec un problème lors d’une mise à jour, mais comme tu l’as dis, il ne faut pas se jeter dessus et prévoir du temps pour la réaliser.

      2. Ça m’aurait étonné que tu ne sortes pas une critique contre Debian. Pourtant Samba n’y est certainement pas la dernière version mais ça fonctionne bien. Ça ne sera pas toujours aussi rose mais c’est toujours moins probable qu’avec Arch de par la conception des 2 distros.

        J’espère tout de même que Arch va corriger le problème rapidement. Quand ça ne fonctionne pas c’est toujours trop long d’attendre.

        1. Quelle attaque ? Je ne fais que citer des faits vérifiables.

          Debian est une distribution pour serveurs par conception.

          Mais nous resterons en accord sur nos désaccords.

          Quand Free migrera le code de sa Freebox révolution serveur pour faire prendre en compte le protocole SMBv2.

          La debian 11 aura les mêmes emmerdes, au moins durant sa version de développement.

          1. « Debian Stable empeste rapidement la naphtaline », non ce n’est pas un fait vérifiable, c’est une opinion car oui les packages de Debian sont vieux puisqu’ils sont fixes pour une version donnée de Debian. C’est pour cela qu’elle est stable et donc destinée aux ordinateurs qui ne doivent pas planter, donc les serveurs comme tu le dis mais aussi les postes utilisateurs pros dont on ne peut pas se permettre qu’ils perdent une fonctionnalité du jour au lendemain suite à une mise à jour. C’est pour réduire au maximum ce risque que Debian ne propose que des mises à jour de sécurité.
            Par définition une version de développement embarque des packages dont on ne sait pas s’ils sont stables ou non donc oui avec testing et sid on a le même problème qu’avec les rollings, c’est pour cela essentiellement qu’on a le rollback.

          2. En ce mois de mars 2020, la Debian LTS, actuellement Jessie utilise un noyau 3.16, sorti en 2014 ou 2015, non ?

            Des faits vérifiables ? Il suffit de fouiller sur packagés.debian.org.

            À vouloir trop jouer la stabilité, on finit par obtenir l’effet indésirable de se retrouver avec des logiciels abandonnés en amont.

            En surchargeant la charge de travail des développeurs qui ont peut être envie de ne pas s’occuper de versions ancestrales.

          3. Le noyau 3.16 est toujours maintenu donc peu importe quand il est sorti, ses failles sont toujours corrigées. S’il marchait il y a 5 ans il marche toujours aujourd’hui sur le matériel de l’époque. Personne ne l’installe plus mais on continue à l’utiliser.

            Il n’y aucun logiciel abandonné sur Debian stable et pour info ce n’est pas Debian qui s’occupe de la LTS mais une équipe à part financée par les entreprises qui l’utilisent encore. Que tu ne sois pas d’accord avec moi c’est ton droit mais ne raconte pas des choses fausses.

          4. Noyau maintenu jusqu’à la fin de la vie de la Debian Jessie, soit juin 2020.

            Aucun logiciel abandonné ? Même par les développeurs en amont ? De mémoire, Jessie était fourni avec une version 4.x de LibreOffice, la 4.3.3.

            https://packages.debian.org/jessie/libreoffice

            Fin de vie de LibreOffice 4.3.3 ? https://wiki.documentfoundation.org/ReleasePlan/4.3#End_of_Life => May 27, 2015

            Donc je t’apporte la preuve qu’une des versions les plus anciennes encore supportée propose des logiciels morts en amont. CQFD.

            Si je vais sur le site officiel de la Document Foundation, les seules versions supportées en cette fin mars 2020, c’est le duo 6.3.x et 6.4.2.

            Source ? https://www.libreoffice.org/download/download/

            Raconter des choses fausses ? Je viens d’apporter la preuve du contraire avec un seul exemple. Tu es dans le dogmatisme ici.

            Debian est très bien pour les serveurs et les gros comptes de collectivité. La sacraliser ainsi est typique d’un comportement religieux.

            Sur ce, je te laisse.

          5. Il est vrai que les paquets de Debian sont vraiment « obsolètes », mais cela ne me gêne pas tant puisque le système est vraiment très stable. Ce que je trouve seulement dommage, c’est qu’on n’a pas accès aux derniers pilotes du matériel, ce qui est un point important comme l’environnement graphique.

            J’utilise au quotidien, gcc 6.3 pour le mythique Motorola 68000, vasm pour l’assembleur, visual code dans sa version open source, gimp, tiled, discord, qt creator pour réaliser des applications en qt, firefox, thunderbird, audacity, ffmpeg, obs studio et steam pour les jeux. C’est en gros un peu près tout !

            L’avantage de Debian stable, c’est que je suis plutôt serein grâce à la stabilité et je n’ai quasiment rien à faire au niveau de la maintenance. J’aime beaucoup ArchLinux, car on part de zéro et on installe uniquement ce dont on a besoin avec en prime les derniers paquets en date. Je ne suis pas friand de AUR, bien que je l’utilisais à outrance à l’époque, car je suis trop souvent tombé sur des paquets non maintenus. Généralement, il suffit de modifier quelques lignes pour corriger le problème ou analyser le PKGBUILD pour s’assurer que tout est en ordre, mais bon… sa prend du temps. Du coup que je pourrais consacrer à mes projets ou ma vie de famille.

            J’aime énormément les deux distributions, vraiment. Je pense que dans l’immédiat, je vais utiliser ArchLinux en VM afin d’établir un environnement de développement complet et m’assurer que c’est plus ou moins stable en fonction de mes attentes. Au pire, j’ai un second SSD qui traîne dans la tour (il était réservé à Windows 10, oui c’est ignoble Windows 10!).

          6. Je ne suis pas dogmatique, j’ai horreur de cela. Moi ce qui m’intéresse ce sont les faits. Je te redis ce que je t’ai dis: Jessie n’est plus supportée par Debian. Il y a une autre équipe, distincte de Debian, qui maintient Jessie donc peu importe si les devs de LO abandonnent la version de Jessie, l’équipe LTS développe des correctifs et les proposent à ceux qui utilisent encore cette version.
            Ta démonstration n’en est donc pas une mais je pense que tu ne veux pas connaître Debian, juste t’en servir pour valoriser Arch qui n’a pourtant pas besoin de cela, loin s’en faut, mais qui n’adresse en fait pas du tout les mêmes besoins.

          7. Comment dire ? Tu veux qu’on prenne la version de LibreOffice de Buster ?

            https://packages.debian.org/buster/libreoffice-common => libreoffice-common (1:6.1.5-3+deb10u5)

            https://wiki.documentfoundation.org/ReleasePlan/6.1-> End of Life : May 29, 2019

            Et je prends la version officiellement reconnue comme stable par Debian. Je ne veux pas connaitre Debian ou simplement je montre que sa politique de stabilité dogmatique finit que la version courante et stable de Debian propose des logiciels qui sont ABANDONNÉS par les développeurs en amont ?

            Je t’ai apporté un exemple. Après, libre à toi de considérer que je raconte n’importe quoi. J’ai juste montré qu’avec LibreOffice, que ce soit l’ancestrale Debian LTS ou la stable actuelle, on se retrouve avec des versions dont les développeurs d’origine – qui connaissent sûrement mieux le code source que les mainteneurs de Debian – ont débranché la prise.

            Sur ce, bonne continuation.

          8. Tu parles de cas extrêmes et tu le sais car tu favorises ce qui te permet d’argumenter:

            >En ce mois de mars 2020, la Debian LTS, actuellement Jessie utilise un noyau 3.16, sorti en 2014 ou 2015, non ?

            La debian LTS n’est là que pour un cas rare de personnes qui l’utilisent de façon professionnel! Un utilisateur lambda n’aura aucun mal de passer en temps et en heure à une version plus récente ou encore de réinstaller. Malheureusement pour ceux qui l’utilisent en prod, ils ne peuvent pas se permettre de faire des upgrades fréquents (et encore moins d’utiliser des rollings…). Dans le cas des LTS, il faut savoir que seul les logiciels suivis par des dons/mécènes/… seront maintenues, donc en l’occurrence que des programmes « serveurs ».

            >Debian est une distribution pour serveurs par conception.

            Où c’est marqué/écrit/dit?
            C’est ce que les détracteurs de debian disent mais pas les utilisateurs. C’est comme dire les rollings sont pour ceux qui ne bossent pas avec leurs machines…
            Comme beaucoup, je ne peux pas me permettre de gérer des updates bancales et peu testés, ma femme utilisant le pc pour son télétravail avec des logiciels proprios qui sont surtout et avant tout proposé sur …. Debian et redhat/suse.

            >À vouloir trop jouer la stabilité, on finit par obtenir l’effet indésirable de se retrouver avec des logiciels abandonnés en amont….
            ….
            >En surchargeant la charge de travail des développeurs qui ont peut être envie de ne pas s’occuper de versions ancestrales.
            >Aucun logiciel abandonné ? Même par les développeurs en amont ? De mémoire, Jessie était fourni avec une version 4.x de LibreOffice, la 4.3.3.

            Encore une fois tu méprises par méconnaissance, ou du moins tu joues à celui qui ne connais pas, mais je te rappel que backport existe, et donc on a accès à une version plus récente du kernel ou de libreoffice ou des pilotes, ou de bien d’autre chose encore…

            Mais surtout ce sont les développeurs debian qui réparent les bugs ou failles, quand cela est possible et dans le cas contraire on passe à une nouvelle version. C’est ce qui s’est passé pour mozilla, bien trop lourd à s’occuper, ou de virtualbox qui n’est plus dans les dépots pour cette raison.

            >Et je prends la version officiellement reconnue comme stable par Debian. Je ne veux pas connaitre Debian ou simplement je montre que sa politique de stabilité dogmatique finit que la version courante et stable de Debian propose des logiciels qui sont ABANDONNÉS par les développeurs en amont ?

            >Je t’ai apporté un exemple. Après, libre à toi de considérer que je raconte n’importe quoi. J’ai juste montré qu’avec LibreOffice, que ce soit l’ancestrale Debian LTS ou la stable actuelle, on se retrouve avec des versions dont les développeurs d’origine – qui connaissent sûrement mieux le code source que les mainteneurs de Debian – ont débranché la prise.

            Encore une fois les backports sont pas pour les chiens, mais en l’occurrence faudra me dire en quoi je rate ma vie en n’utilisant pas la dernière version qui est là? Et trouve pas le truc de la compatibilité avec les dernières versions de offices de microsoft car dans le monde du boulot, les entreprises ne sont pas à la course des versions, et du reste se retrouve même avec des versions de plus de dix ans… Et puis ODT est un format ouvert, bizarrement tout est plus ou moins dans ce format de nos jours.

            Et je te retourne un peu ta façon de penser, tu dis que debian est obsolète, c’est une connerie, c’est comme dire que archlinux est bancale car trop récent et pas ne teste pas assez leurs programmes (puisque à peine sortie c’est déjà dans les dépôts…) c’est un raisonnement con.

            Tu as utilisation de ton PC d’une manière, certainement pas professionnel, d’autre ont besoin d’un truc qui marche sans changement tout les 5 matins, qui utilisent leurs machines pas que pour jouer et doivent être sûr que demain le logiciel de merde qu’utilise leurs boites fonctionnera toujours et ne soit pas cassé par un update mal fait ou peu testé.

            Encore une fois si je donne à madame le pc où son logiciel ne marche pas, elle peut avoir des blâmes voir être viré… Donc debian est très bien pour moi.

          9. Les backports existent, MAIS NE SONT PAS ACTIVÉS par défaut. Tu pars en « live » en disant que tu n’as pas réussi ta vie en n’utilisant pas les dernières versions.

            Je te dis simplement qu’il est mieux d’avoir une version supportée par les développeurs d’un logiciel donné. Ça t’évite d’avoir des ennuis à terme.

            Sur le plan des serveurs, tu me diras en grand expert de l’informatique que tu es, quelle est la distribution reine dans ce domaine pour les hébergeurs ?

            Debian est une distribution qui est connue pour proposer des versions anciennes au nom du slogan : « on est stable, point final ». Très bien. Je dis juste que certaines distributions sont plus orientées serveurs comme d’autres bureautiques.

            Les backports, c’est bien beau, mais c’est du bricolage qui peut te péter à la gueule à tout moment.

            Pour finir, on retombe dans les mêmes arguments. Et nous serons toujours en accord sur nos désaccords.

            Mon Archlinux a plus de deux d’âge, a connu une migration d’un disque dur vers un nvme, une dizaine de version de noyau, 3 générations de Mate et elle tient encore la route. C’est tout ce que j’ai à dire.

            Les faits restent les faits. J’ai pris LibreOffice car c’est un logiciel dynamique qui connait deux versions majeures par an avec des améliorations non négligeables à chaque fois.

            Même MS-Windows est devenu une pseudo-rolling release. Comme quoi 😉

            Sur ce, je te laisse et je te souhaite une bonne continuation.

            Signé : un anti-debian primaire selon certains fanboys 🙂

          10. Tu confonds développer un logiciel et le maintenir, tout ce que tu dis d’inexact découle de cette confusion. LibreOffice est facile à maintenir sur la stable car il y a peu de failles de sécurité, et c’est la seule chose que fait Debian sur la stable d’où sa grande stabilité. Les paquets de la stable ont été testés abondamment sur la testing auparavant.

            Il n’y a pas de secret, soit tu testes longtemps et donc les paquets que tu proposes sont vieux mais fiables, soit tu prends tout ce qui sort et tu peux te retrouver de temps à autres avec un paquet pourri comme celui de samba en ce moment mais tes paquets sont super frais.

          11. Je viens rajouter de l’huile sur le feu :p

            J’ai fini par installer ArchLinux sur ma machine principale, car j’ai beau tourner le problème dans tous les sens, je pense être une personne plus en harmonie avec la philosophie de cette distribution. Même si je n’aime pas perdre de temps dans la maintenance ou la configuration de choses futiles, il est vrai que je reste avant tout un développeur et je préfère utiliser un système qui me ressemble.

            Debian est très bien, je n’ai aucun reproche à lui faire, il rempli vraiment bien sa mission. Je dois dire que l’installation s’est passé sans problème, cela n’a pas été long, mais je reconnais que j’ai été longtemps habitué à la distribution et au fond, je n’ai jamais oublié comment l’installer. Je dirais même que je me sens plus à l’aise sous ArchLinux que Debian, car je la connais mieux.

            Je préfère une installation à la main, plutôt qu’une installation graphique / automatique, mais ne pas utiliser des paquets préfiguré comme c’est le cas avec Debian, du moins dans une utilisation personnelle / développement.

            Ce qui m’a poussé à installer ArchLinux, c’est quand j’ai vu que je passais la journée à compiler LLVM9 dans une VM i386 de Debian afin de créer proprement un backports de Mesa 20. Je me suis dis que je perd du temps alors qu’il te suffit d’installer ArchLinux.

            Je me trompe peut-être, mais ArchLinux me semble tout indiqué pour mon profil utilisateur. Cependant, je ne souhaite pas utiliser AUR, car je n’ai aucune confiance et aussi parce que je ne vois aucun intérêt de l’utiliser. Je vais me contenter du repo officiel et si j’ai besoin d’un truc, je me le compile, point barre.

            Au passage j’aurais une question concernant les « packagse » sur ArchLinux : est-il possible d’avoir quelque chose de similaire à des paquets deb directement installable sans passer par une compilation ?

            Pour l’histoire de LibreOffice, tourner avec une version 6.1 n’est pas dérangeant selon-moi et puis il y a effectivement les backports. Ce n’est pas comme si c’était une version 5.5, mais je comprends un peu ton raisonnement. Dans mon cas je serais plutôt à moitié d’accord.

            Au passage, Manjaro ne me convient pas du tout. Si j’utilisais Debian et avant ArchLinux c’était parce que je ne supporte pas qu’on m’installe tout un tas de « cochonneries » que je n’ai pas besoin. Les outils et hub, ce n’est pas mon truc, je préfère faire ses opérations à la main. Ce qui m’a fait supprimé Manjaro au bout de quelques minutes, c’est les messages intempestifs m’indiquant que je devais mettre à jour le kernel. C’est typiquement le genre de truc qui me fait fuir.

        2. Pour AUR, j’ai dû m’y intéresser, car il y a pleins de paquets qui ne sont pas disponibles dans le repo officiel et je trouve cela vraiment débile! Par exemple, plymouth ou différents paquets pour Cinnamon ne sont disponibles que sur AUR… Vraiment débile!

          Du coup, cela ma permis un peu de renouer des liens avec AUR, j’ai donc téléchargé le PKGBUILD, je l’ai analysé et puis j’ai fais un bête makepkg. J’ai pu donc compiler le paquet et l’installer très facilement et proprement. Là je dois m’incliner, c’est top.

  12. On a ne manjaro xfce sur un vieux fixe depuis quelques temps, rien à dire, ça marche.
    Juste redshift qui fait chier car il se lance pas automatiquement au démarrage.

    1. Essaie çà:
      modifie ton fichier system.conf (/etc/systemd/system.conf)
      Remplace: #DefaultTimeoutStopSec=90s
      par: DefaultTimeoutStopSec=30s
      (Enlève bien le #) , c’est le minimum qu’on peut mettre)

      Moi çà ma résolut mes problèmes.

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