Vieux Geek, épisode 182 : Applixware, la suite bureautique pour Unix de l’an 2000.

L’univers des suites bureautiques pour les Unix en général et pour Linux en particulier est marqué par une histoire de monopoles successifs. Depuis sa sortie, LibreOffice est devenu le standard de facto dans ce domaine. Avant lui, c’était OpenOffice.org. Il y a eu Corel WordPerfect dont j’ai parlé dans l’épisode 179 de la série vieux geek. Mais auparavant ? Il n’y avait pas grand chose à part la suite payante Applixware.

J’ai connu et acheté Applixware en même temps que j’avais acheté un exemplaire de la Red Hat Linux 5.0 alias Hurricane début 1998. Comme aucune suite bureautique n’était fourni et que je pensais pouvoir migrer vers la Red Hat, je me suis équipé de la version d’Applixware de l’époque. Apparemment une version 4.3.7 si j’en crois ce communiqué de presse de décembre 1997.

Comme vous pouvez vous en douter, ce n’était pas franchement la joie même si des efforts énormes avaient mis en place. Je me suis souvenu de l’existence de cette suite bureautique alors que je jettais un oeil à la liste des CD-Rom du magazine Login sur le site Abandonware-Magazine, le numéro 74 de juin 2000 offrant le duo Caldera OpenLinux 2.4 et une démo de l’Applixware 5.0.

Fouillant sur Archive.org, je suis tombé sur la version complète de la Caldera OpenLinux 2.4 qui proposait la version 4.4.2 d’Applixware. Autant profiter de l’occasion ? Pour des raisons pratiques, je suis passé par PCem pour installer la Caldera OpenLinux et j’ai rajouté la suite Applixware.

Vous avez pu le voir, Applixware en version 4.4 était assez austère mais jouait sur une interface assez classique. Dommage que l’export fut aussi limité, contrairement aux possibilités d’import assez correctes. Il n’est pas étonnant qu’OpenOffice.org soit devenu le standard de la bureautique dans les années qui ont suivi.

6 réflexions sur « Vieux Geek, épisode 182 : Applixware, la suite bureautique pour Unix de l’an 2000. »

  1. Bonjour,

    Je trouve que les suites bureautiques du monde libre ont toujours 2 guerres en retard sur crosoft.
    Tout cela malgré les efforts des développeurs openoffice et libreoffice.
    C’est dommage.

    1. Les gens utilisent même pas 10% des capacités de leur suite bureautique en terme de fonctionnalités alors cette argument ne tient pas la route bien longtemps. De plus, les gens qui sortent cet argument, ne sont pas capable d’apporter des exemples spécifiques. Après 30 ans comme intégrateur et/ou en support logiciel, je peu vous affirmez mes propos. En ce qui me concerne, LibreOffice devrait-être utilisé en standard partout. Mais bon comme Microbesoft $oudoit directement, indirectement les décideurs TI pour ces produits alors faut pas ce surprendre qu’il n’y a rien qui change vraiment depuis 30 ans.

      1. @Pierre C. : Pour nourrir le débat, j’apporte quelques exemples de fonctionnalités qui manquent à LibreOffice et qui seraient utiles à une majorité d’utilisateurs :
        – Avoir des templates par défaut esthétiques (jeux de couleurs et accords de polices par défaut en fonction des différents styles) ;
        – Pouvoir gérer les styles de manière ergonomique (c’est pas terrible sur Word non plus d’ailleurs) ;
        – Intéropérabilité (ce n’est pas la faute de LibreOffice, mais c’est une raison qui pousse les gens à utiliser Word : pouvoir échanger des fichiers) mais il faut reconnaître que le support s’améliore doucement avec le temps ;
        – Gestion des formes, graphiques et images : sur Word c’est fluide, c’est quasiment un petit logiciel de composition / maquettage ; sur LibreOffice la performance et l’ergonomie des fonctions liées aux formes et médias posent encore de gros problèmes même s’il y a du progrès.

        Ce n’est pas exhaustif, j’utilise peu les suites bureautiques et je n’ai pas les deux logiciels installés pour comparer honnêtement, mais c’est un peu ce que j’ai constaté autour de moi dans le milieu professionnel.

    2. En même temps à part les pro qui iont des besoins, les autres se contentent de l’office qu’ils ont eu grace à un copain/famille/autre gratos. Je vois encore bon nombre de office 2000 dans mon entourage.

  2. Bonjour tout le monde,(fred)
    Tout à fait en accords avec Pierre, qui de nos encore connaît l’intégralité de sa suite bureautique, réponse personne, sauf bien sur ceux qui l’utilisent dans le domaine de la finance ou encore dans la réalisation de base de données conséquentes dans le monde scientifique; à part ça, madame et monsieur tout le monde, pour faire un courrier une petite gestion de son compte, n’ont pas besoin de tout connaître, disons 20% à peine des commandes utiles pour faire cela, alors pourquoi mettre des cents et des milles dans une suite bureautique???l’alternative libre est largement fonctionnelle et moins cher!!!
    Bien sur si vous achetez un pc en grande surface, on ne vous laisse pas le choix (merci la vente liée)et merci l’hypocrisie des directeurs de ces dites grandes surfaces pour accépter les pots de vin de Micro machin pour vendre leurs logiciels et vous obligez à les utiliser.Bref………

    1. Ce n’est pas une question de pourcentages, ce n’est pas la quantité de fonctions utilisées qui compte mais la qualité de ces fonctionnalités. D’autant plus qu’aujourd’hui en 2020, l’application principale de l’ordinateur personnel n’est plus le traitement de texte mais le navigateur Web. Word est utilisé surtout dans le monde pro. Monsieur et madame tout le monde va plutôt ouvrir un Google Docs pour ses finances perso, pour pouvoir entrer les données sur le PC du salon et vérifier ça au lit sur la tablette par exemple. Word, peu de gens le payent directement, en général ce sont des licences université ou entreprise que les gens utilisent ; en tous cas dans mon entourage c’est ça. Les directeurs des grandes surface n’ont pas besoin de pots de vin pour distribuer les logiciels Microsoft, il s’agit de contrats commerciaux réguliers.

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