« When pigs fly » est une expression anglophone dont l’équivalent francophone est : « quand les poules auront des dents ».
A vrai dire, j’avais entendu parler d’une sortie de la version 5.0 de Debian pour la Saint Valentin, et cela a été presque le cas. Le site officiel de la distribution a été mis à jour le 15 février – du moins en France.
Selon les notes de publication, cette version – qui ne sort que 22 mois après Debian Etch – propose :
- Gnome 2.22.2 (alors que la version 2.26.0 est prévu pour mars 2009)
- KDE 3.5.10 (alors que KDE 4.2.0 est sorti récemment)
- Un noyau linux 2.6.26, alors que la version 2.6.29 en est à sa 5ième préversion.
- Gimp 2.4.7 (alors que Gimp est en version 2.6.4)
- Iceweasel (la version « libérée de Mozilla Firefox) 3.0.6
- IceDove (la même chose pour Mozilla Thunderbird) 2.0.0.19
Il est vrai que le leitmotiv de Debian est : stabilité, stabilité, stabilité. Et tant pis si les versions sont parfois un peu vieille. Mais on l’aime bien la Debian, au fond
Maintenant, reste à savoir quand sortira Debian Squeeze (et qui sera sûrement Debian 6.0). Allez, rendez-vous dans deux ans ?
On se moque de Debian ? Si toutes les distributions montraient autant de rigueur, Debian serait inutile. Stabilité & fiabilité. Elles tout de même rares les distributions qui peuvent s’en prévaloir. Debian ne fait pas des utilisateurs de la version « stable » des testeurs comme c’est le cas sous Ubuntu, à l’exemple de PulseAudio intégré dans la version LTS ! Sans compter tous les paquets intégrés à l’arrache, les fichiers de config mal renseignés… Deux exemples :
- Le programme « file » sous Intrepid ne renvoie pas les bonnes informations ;
- Le programme « mplayer » n’est pas compilé avec les bonnes options pour une utilisation basique.
Exemples donnés par Claude Bulin (développeur de XCFA).
On peut les multiplier les exemples. Allez encore un pour la route : en creusant un peu sous le vernis de la belle couche graphique d’Ubuntu, on a parfois des surprises. Cette expérience m’est arrivée en voulant très simplement modifier l’écran d’accueil (où l’on entre le login et le mdp). L’emplacement de beaucoup de fichiers de configuration est défini dans les fichiers de configuration de GDM. Il s’agit donc de consulter le fichier de configuration système par défaut et le fichier de configuration personnalisée de GDM si les fichiers ne se trouvent pas aux endroits indiqués.
Il arrive parfois que ces indications soient erronées ! C’est le cas pour Ubuntu qui indique, dans le fichier /etc/gdm/gdm.conf-custom, que l’emplacement du fichier de configuration système par défaut est /usr/share/gdm/defaults.conf. Or, ce fichier n’existe pas sous Ubuntu ! Il s’agit en fait du fichier /etc/gdm/gdm.conf ! On ne s’embarrasse de détails sous Ubuntu. C’est bien regrettable… Ce genre de coquilles montre les limites d’un développement, comme celui d’Ubuntu, cadencé au semestre…
Chez Debian on prend son temps et on fait bien les choses.