Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2014 au bout de 5 ans ? Épisode 8

Après un été assez clément concernant les distributions dont j’ai parlé en 2014, la rentrée est-elle plus mouvementée ?

Le massacre est de mise ici. Entre la 0linux (malheureusement), la nullissime et cultissime Micro-R OS ou encore une des premières DGLFI basée sur Manjaro (VintOS), on arrive à 50% de casse, le pire depuis le premier billet de la série. Ça pique et pas qu’un peu ! Octobre va-t-il être plus clément ou au contraire carrément pire ?

23 réflexions sur « Que sont devenues les distributions GNU/Linux de 2014 au bout de 5 ans ? Épisode 8 »

  1. A priori Bodhi Linux est toujours vivante et la 0Linux est toujours accessible sur le ftp du CNRS même si elle date de 2015/2016. Septembre est toujours un mauvais mois dans tous les domaines 🙂

    1. Softpedia ? Le site qui indexe tout et n’importe quoi ?

      D’ailleurs, quel que soit le site, en dehors du téléchargement des images ISO, comment savoir ce qui est installé, sur quelle durée et le tout sans un outil qui téléphone à la maison mère à intervalles réguliers ?

      1. Softpedia classe les distros par le nombre de téléchargements sur sa base de données, téléchargement ne veut pas dire installation nous sommes d’accord, mais c’est plus objectif que le classement de clic-je-chouffe de Distrowatch il me semble.
        L’inconvénient chez Softpedia, c’est qu’on a encore dans le classement des distributions décédées depuis des lustres qui ont eu leur moment de gloire à l’époque.
        En tout cas ce classement me paraît déjà plus réaliste quand on voit que ce sont les distros majeures qui sont en tête, y compris OpenMandriva )

        1. Softpedia, c’est du grand fourre-tout comme tu le dis. Dont le classement par téléchargement ne vaut pas mieux dans l’idéal que le classement de curiosité de Distrowatch qui se base sur les clics par page et par IP, chaque IP ne pouvant cliquer qu’une fois par page sur une tranche de 24 heures.

          The DistroWatch Page Hit Ranking statistics have attracted plenty of attention and feedback over the years. Originally, each distribution-specific page was pure HTML with a third-party counter at the bottom to monitor interest of visitors. In May 2004 the site switched from publicly viewable third-party counters to internal counters. This was prompted by a continuous abuse of the counters by a handful of undisciplined individuals who had confused DistroWatch with a poll station. The counters are no longer displayed on the individual distributions pages, but all visits are logged. Only one hit per IP address per day is counted.

          Source : https://distrowatch.com/dwres.php?resource=popularity

          OpenMandriva, une distribution majeure ? Depuis quand ? 🙂

          Demande au grand public s’il connait Linux. Pour les rares personnes qui répondront, en gros 4 ou 5 sur 100, ce sera « ah, oui, Ubuntu » dans 95% des cas. Donc que ce soit Manjaro, Archlinux, Mageia, Debian, OpenMandriva, CentOS ou encore mon cul sur la commode, ça sera dans les miettes.

          1.  » OpenMandriva, une distribution majeure ? Depuis quand ? 🙂  »

            Les dérivées de feu Mandrake peuvent quand même être considérées comme ses héritières sur le plan de la popularité, OpenMandriva est la seconde distro la plus téléchargée sur Softpedia après Fedora ce n’est pas rien quand même çà se respecte même si on n’aime pas la distro 🙂

          2. Téléchargé, soit. Mais installée et conservée sur le long terme ? On l’ignore sans télémétrie ce qui est incompatible avec les idéaux du libre et la protection de la vie privée qui en découle.

            D’ailleurs, si chaque téléchargement débouchait sur une installation en dur, le bureau linux ne serait pas à 2%, mais plutôt dans les 5 voire 10%.

  2. On est bien d’accord il n’y a aucun moyen de savoir précisément qui installe quoi et combien de temps la distro reste sur le disque dur, sans compter ceux qui utilisent des live-cd ou usb juste pour tester, même sur le moyen terme (quelques mois voire plus). Mais le classement de Softpedia me paraît déjà plus objectif sans être exhaustif, il donne un ordre de grandeur plus honnête et réaliste des rapports de force entre distributions sans que les chiffres soient, bien entendu, pris comme des valeurs absolues.

    1. Quel rapport de force ? Cette vaste blague ! Je n’ai jamais vu un monde aussi moutonnier que celui des distribution du libre !

      Dès qu’une distribution est à la mode, toutes les personnes se considérant comme bien informées comme les influenceurs se jettent dessus comme la vérole sur le bas-clergé.

      Durant des années (2006-2010/2011), tout le monde ne jurait que par Ubuntu. Après, ça a été Mint jusqu’en 2017. Après un rapide passage via Manjaro, tout le monde ne jure plus que par MX Linux…

      Comme jadis il y a eu la mode de Mandriva ou de Fedora.

      Pour finir, Softpedia bouffe à tous les rateliers (MS-Windows, MacOS et Linux), loin d’être spécialisé comme Distrowatch.

      Sans télémétrie à intervalles réguliers, les chiffres de téléchargement seront du même niveau que celui des clics de curiosité sur Distrowatch : douteux.

      Cependant, la seule statistique intéressante sur Distrowatch, c’est l’index des projets depuis la naissance du site. Environ 900 depuis 18 ans (le site est né en 2001) et moins d’un tiers qui est encore en vie… Ça pique.

      https://distrowatch.com/weekly.php?issue=20190909#new

      Pour être plus précis : 903 projets listés, 288 en vie, 50 en sommeil, 564 morts. Liste d’attente ? 154 dont 33 en attente d’évaluation.

      Mais non, il n’y a pas de surcharge d’offre en terme de distributions, voyons 🙂

  3. Au moins on ne peut pas reprocher au monde Linux de ne pas être à la mode 🙂 La distro-mania pour telle ou telle distribution qui sort c’est bien plus fun que la trouille/chiasse que le monde entier connaît à la sortie d’un nouvelle version de Windows 🙂 L’éco-système Linux est loin d’être mature au vu du nombre de distributions créées, développées et tuées à la fin. Même si je n’aime pas Ubuntu il y a quand même eu, de la part de Canonical, un effort de démocratisation de Linux avec ses choix techniques ou commerciaux discutables mais les efforts sont louables.
    Maintenant les distributions développées dans des garages par 2 ou 3 barbus, elles existent et sont référencées par Distrowatch soit, mais leur audience est tellement marginale que lorsqu’elles disparaissent, le pet d’une mouche fait plus de bruit. Inutile de s’appesantir sur le sujet, même si cela confine à une dispersion malvenue des ressources humaines et financières, en tout état de cause les développeurs et mainteneurs de ces distributions n’accepteraient jamais de contribuer à une autre distribution qui aurait (peut-être) plus de chance de survivre et de se développer, donc laissons à chacun la liberté de faire ce qu’il veut comme il le veut on respecte même si on est pas d’accord.
    Par contre ce qui serait statistiquement intéressant, au-delà du nombre des distros en vie ou disparues, c’est de mesurer leur durée de vie moyenne (en enlevant de l’échantillon les 10 distributions historiques qui existent depuis plus de 15 ans) et là je pense que çà en ferait réfléchir plus d’un, côté utilisateur, en matière de critères de choix .

    1. L’éco-système ne pourra jamais mâturer, il baigne dans une idéologie anarchisante – au sens péjoratif du terme – qui empêche un quelconque mûrissement car c’est du « je fais ce que j’ai envie de faire et je t’emmerde car ça colle aux saints canons du Libre ».

      Des distributions qui ont dépassés les 15 ans en 2019 ? Par ordre plus ou moins chronologique :

      1. Slackware Linux, née en 1993
      2. RedHat Linux, née en 1993
      3. Debian GNU/Linux, née en 1993
      4. SuSE Linux, née en 1994
      5. Crux Linux, née en 2001, source d’inspiration pour Archlinux : https://distrowatch.com/dwres.php?resource=interview-arch
      6. Gentoo, née en 2002
      7. Archlinux, née en 2002
      8. Ubuntu, née en 2004

      LinuxMint ? Née en 2006, donc elle n’entre pas en ligne de compte. Je suis resté sur les distributions qui sont encore activement développées aux quotidiens et qui n’ont pas changé 15 fois de noms et / ou d’équipes dirigeantes.

      Je pense que si on dépasse les 5 ans en durée de vie moyenne, c’est le bout du monde.

      1. Donc la démonstration statistique est faite : le premier conseil à donner pour le choix d’une distribution c’est de rester sur les historiques ou leurs dérivées de première ligne. Les autres c’est à utiliser pour le fun, la découverte, sans assurance de pérennité au-delà de quelques années (5 ans de durée de vie moyenne çà me paraît trop mais à voir). Bien sûr on ne peut jamais préjuger de la durée de vie effective d’une distribution à sa naissance, c’est comme nous les humains, au jour de notre naissance nous avons une espérance de vie de X années et c’est notre histoire personnelle qui déterminera notre durée de vie réelle.

        1. En restant sur les plus anciennes distributions qui ont fait leurs preuves (stabilité et pérennité versus innovation et fraîcheur) ou sur leurs dérivées directes ont a quand même un bon degré de maturité., même si Fedora et Gentoo sont des modèles à part avec un développement intermédiaire entre fixed et pure rolling.
          Pour moi le choix d’un utilisateur moyen qui souhaite juste que sa machine démarre et que son matériel soit bien reconnu est vite fait.
          Après, les érotomanes de la mode trouveront aussi leur bonheur dans la foultitude des saveurs disponibles, il y en a pour tous les goûts et c’est heureux même si les effets de modes peuvent passer très vite.

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