Imperial Mahjong pour Amstrad CPC : ça, c’est du retro-computing !

Je dois dire que j’ai toujours aimé l’Amstrad CPC. Étant donné que cela a été mon premier ordinateur, ce n’est pas difficile à comprendre.

Comme j’ai déjà pu le dire dans d’autres articles, je suis toujours autant étonné de l’ingéniosité des développeurs qui continuent de faire sortir les tripes à cet ordinateur qui est techniquement obsolète depuis 1990-1991.

Il y a bien sûr des bijoux comme « The Shadows of Sergoth », le casse-tête « Baba’s Palace » ou le sublime « Orion Prime ».

Mais un jeu qui était hors de mon radar à sa sortie, j’ai nommé Imperial Mahjong, vient se rajouter à cette liste.

Sorti en 2016 et développé par Cargosoft à qui l’on doit aussi Orion Prime (ce qui n’est pas rien), c’est un jeu de mahjong tout ce qu’il y a de plus classique au premier abord… Mais c’est un bijou au niveau technologique, car il utilise un multi-mode spécial : il mélange ligne par ligne le nombre de couleurs du mode 0 (16) avec la finesse du mode 1 (320 par 200). Sans oublier un écran de démarrage en overscan (en clair en plein écran qui était théoriquement impossible 🙂

Il y a six musiques disponibles et de nombreuses dispositions plus ou moins complexes à résoudre.

Mais le plus simple est de vous le montrer en action.

J’avoue que j’ai été bluffé la première fois que j’ai lancé le jeu car j’ai pu voir pas mal de choses en théorie techniquement impossible sur Amstrad CPC ce qui prouve que dans des développeurs sont limités par le matériel aussi bien au niveau de la mémoire vive disponible que par la vitesse du CPU, on peut avoir de bonnes surprises.

Est-ce à dire que les développeurs de 2019 se laissent aller car les ordinateurs flambants proposent 8 Go de mémoire vive au minimum et des fréquences d’horloges de plusieurs Ghz ? Sûrement, oui 🙂

Allez, bonne journée !

6 réflexions sur « Imperial Mahjong pour Amstrad CPC : ça, c’est du retro-computing ! »

  1. Impressionnant effectivement et cette réflexion sur développement et puissance disponible on se la faisait déjà à l’époque PC vs consoles vs.Amiga….un Amiga qui était lui aussi capable de trucs théoriquement impossible en terme de mélange de resolutions.

  2. Merci pour le test de notre jeu :). Je pense que Sylvestre va mourir quand il verra le rendu des couleurs sur emulateur 🙂 (le jeu est beaucoup plus beau sur un vrai CPC). Trois détails techniques novateurs (pour un CPC !) dont vous n’avez pas parlé :
    – c’est le premier jeu qui a des samples (percussions) pendant le jeu.
    – un sample est joué pendant le chargement de l’introduction (mais sur cet emulateur, le chargement est bizarrement presque instantané).
    – la musique de l’introduction utilise des micro-samples pour obtenir des sons très particuliers.

    Merci encore :).
    Targhan.

          1. Je viens de tester rapidement avec la version portable en ZIP : apparemment, ça demande à créer une machine virtuelle concernant la machine qu’on veut émuler, et il y a plein de réglages très animés (coucou, le skeuomorphisme !) où on peut choisir son rendu visuel (façon Cool Retro Term, avec réglage du balayage, du « bruit » d’image…). On peut même sauvegarder sa VM pour pas avoir à tout recommencer. Ou créer autant de VM qu’on veut.
            C’est plus ergonomique que Caprice32, clairement. Mais ça prend 360 Mio de RAM quand la VM est lancée. Faut dire que tous les effets visuels (transitions, redimensionnement dynamique quand les divers panneaux de commande sont activés) et sonores (cliquetis du lecteur de disquette au chargement d’une image disque), ça doit pomper un peu…
            Cela dit, c’est pas un énième logiciel basé sur Electron (et donc Chromium) : je n’ai vu aucun processus trahissant l’usage de ce dernier.
            Ça pourrait mériter un PKBUILD sur AUR, si on veut faire les choses plus proprement qu’un simple binaire générique portable pour les Linux de la famille Arch.

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