Peut-on prendre au sérieux le monde du logiciel libre en ce moment ? Pas vraiment avec deux exemples à l’appui.

En ce début du mois de mai 2019, j’avoue que je me pose de plus en plus la question. Je suis actuellement dans une période où je ne peux passer qu’une heure le matin et trois heures le soir entre ma chaise et mon clavier. Oui, je me socialise, étrange pour un vieux geek de 45 balais !

Mais cela ne m’empêche pas de prendre un peu de temps pour quelques libreries qui me permettent de me changer les idées… Cependant, ce que je récolte en ce moment, c’est une énorme désillusion par rapport à certains projets du monde du logiciel libre.

La première grosse déception récente, c’est la GuixSD qui a fait les bonnes feuilles virtuelles des magazines spécialisés informatique début mai 2019.

C’est un projet assez vieux – sept années si on en croit l’article qui parle de la version 1.0 du projet – mais qui souffre d’un bug qui fait penser aux déboires de la version 18.09 de MS-Windows 10 sur lequel je vais revenir.

Si on lit l’article on peut voir ceci :

For Guix, 1.0 is the result of seven years of development, with code, packaging, and documentation contributions made by 260 people, translation work carried out by a dozen of people, and artwork and web site development by a couple of individuals, to name some of the activities that have been happening.

Une traduction rapide ?

Pour Guix, la version 1.0 est le résultat de sept années de développement, avec des contributions de code, de packaging et de documentation de 260 personnes, des travaux de traduction effectués par une douzaine de personnes, et des illustrations et le développement de sites web par quelques personnes, pour ne citer que quelques-unes des activités qui ont été menées.

260 personnes ont travaillés sur le projet… En laissant passer un bug grossier – qui n’a fait l’objet d’aucun errata sauf erreur de ma part – et qui rend la distribution purement et simplement inutilisable… Outre le fait que cela rend inutilisable la session Xfce et que cela fait exploser en vol l’installation de la session Mate-Desktop, il est impossible de faire les opérations de base en ligne de commande : copier, déplacer ou renommer un fichier, créer un lien symbolique, etc…

Je n’aime pas casser des projets, mais tendre ainsi le bâton et se plaindre qu’on est roué de coups… Si vous pensez que j’étais content d’enregistrer une telle vidéo, c’est tout l’opposé…

Le deuxième exemple, c’est la RebornOS anciennement AntergosDeepin. Cette distribution plus ou moins dérivée d’Antergos – ça commence déjà pas très bien – outre le fait qu’elle s’est fait sucré son site sur weebly.com et qu’il ne reste plus qu’un vieux blog sur WordPress officiellement disponible propose des images ISO inutilisables.

En effet, si on va sur sourceforge pour récupérer une image ISO récente – celle du 25 avril 2019 au moment où je rédige cet article – on a une surprise à toute tentative d’installation.

Outre le fait que CnChi est un installateur qui est en bêta depuis bientôt 6 ans – à moins que ce ne soit que 5 ? – on a droit à une hurlante comme quoi des paquets sont introuvables… Superbe !

Heureusement que RebornOS n’est pas indexé sur Distrowatch 🙂

Bien entendu, il serait complètement malhonnête de réduire le monde du libre à ces deux produits qui sont plus ou moins foireux. Mais est-ce la faute à pas de chance si je tombe dessus ? Ou simplement que pour l’un des deux projets, il a eu un tel battage médiatique – dans le monde qui le concerne – qu’il était difficile de lui pardonner le moins gaz intestinal de travers ?

Il y a un principe de base qui semble être oublié : on ne peut faire bonne impression qu’une seule fois. Autant dire que pour GuixSD, c’est mal barré pour remonter le niveau en terme de crédibilité.

Même si je n’apprécie pas parfois la prose de Cyrille Borne, j’avoue que je commence à comprendre pourquoi il s’est tiré du monde du logiciel libre. Microsoft pue sur le plan de la confidentialité, c’est certain. Sur certains points, Windows 10 est une sombre daube. Mais au moins, il y a une grosse partie de l’applicatif professionnel dessus qui manque cruellement au monde libre : quand aura-t-on un Gimp aussi puissant qu’un Adobe Photoshop ? Un logiciel qui sera à la cheville d’un Adobe InDesign ?

Sauf erreur de ma part, il n’y a pas de querelle de clocher comme celles qui ont empoisonnées la vie des libristes sur le choix du système d’init, de l’environnement de bureau, du toolkit à utiliser, du cycle de publication.

Avec le choix pléthorique qui finit par enrayer le processus de décision, avoir 50 projets qui se battent pour la même niche technique à un endroit où seuls 4 ou 5 pourraient survivre et être de meilleure qualité, est-il possible de rester sérieux quand on parle de logiciel libre ? J’ai un énorme doute.

Que des personnes continuent de sauter sur leurs chaises en criant « le choix, le choix, le choix », cela ne fera pas avancer le schmilblick. Bien au contraire.

Pour reprendre un titre de Francis Cabrel sorti en 1994, je me permets de poser la question : « Est-ce que ce monde est sérieux ? » J’ai envie de répondre par la négative.

58 réflexions sur « Peut-on prendre au sérieux le monde du logiciel libre en ce moment ? Pas vraiment avec deux exemples à l’appui. »

  1. Franchement, je suis vraiment d’accord avec toi. En dehors de serveurs Linux, il est très difficile de prendre au sérieux le monde du logiciel libre (bureau) basé sur un os linux.
    Si je prends windows ou mac, je peux avoir dessus tous les poids lourds des logiciels qui composent un ensemble bureautique.

    Cette soi-disant grande communauté d’échange et de partage n’est qu’un grand océan d’hypocrisie.
    On remet toujours en question les choix ou l’éthique des autres. J’ai de plus en plus l’impression d’être dans le sous-sol nauséabond des villes, lorsque je vois certains libriste qui ne se cachent même pas de remettre en question l’éthique de développeurs de logiciels propriétaires.
    Cette grande et si (soi-disant) belle communauté devrait commencer par fermer sa grande gueule. Lorsqu’on voit que le développeur de The Gimp à du faire l’aumône sur le web par ce qu’il ne parvenait pas à de son travail (dons). Elle est belle là l’éthique de la communauté.

    Ça fait un moment que je paye mes logiciels. Je m’en contre fous qu’il soit proprio. Du moment qu’il fonctionne et me permet de bosser avec. Les données ? Je suis sur Facebook, j’ai un tel Android. Je suis déjà pisté, traqué de toute part. Alors un peu plus ne changera pas grand-chose. Et ce, sans compter mon empreinte digitale sur le web.

    Je pourrais donner une pléthore d’argument à charge contre le bureau linux dans la même veine de ce qu’on peut reprocher à Windows. Mais je doute que cela rentre dans l’espace des commentaires 😀

  2. On peut quand même partir sur un projet sérieux qui tient la route sans avoir besoin d’aller tester des distributions « exotiques ».
    Je dis rien, mais chacun fait comme il veut 🙂
    A pluche.

  3. Salut Tonton Fred,

    Je vois plutôt l’évolution de la diversité des distributions comme une sélection naturelle. Les meilleurs survivront !
    Il y a des trucs de plus ou moins bonne qualité c’est un fait mais de toute façon le quidam qui veut installer sa distribution pour la première fois, se tournera vers les ténors genres Ubuntu, Fedora and Co.
    De plus il y a des projets sur lequel je n’aurais pas misé un kopeck à leur sortie genre le premier browser Mozilla ou blender quand il passé en libre, et l’on sait ce qu’il sont devenu maintenant.

    Là ou la diversité est pénalisante, c’est sur le plan des smartphones, à l’heure actuelle le seul os dérivé de GNU/Linux pour smartphone qui tienne la route est ubport (ubuntu touch) , il manque juste cruellement d’applis, mais le système est vraiment fonctionnel.
    Alors pourquoi réinventer la roue avec Librem, tiezen ou eelo qui sont soit peu aboutis ou de simples copies de lineageOs. Il faudrait en choisir un et mettre le paquet sur le store d’application.

    Bonne continuation

    Un converti Manjaro depuis peu qui a bientôt fini de lire « LE TUEUR AU MANCHOT »

  4. Mettre sur le même plan la GuixSD innovante mais buguée et les habituelles mauvais respins/forks alors que les bases sont solides… Mauvaise foi/20.

    1. Courage ? 0/20. Déjà ton IP est connue sur Exonerator, ce qui aurait dû me faire mettre ton commentaire à la poubelle sans autre forme de procès.

      Sinon, un projet qui met 7 ans à produire une ISO avec un système d’init inconnu et utilisé par le projet informatique le plus moqué des 20 dernières années, c’est quoi ?

      Bases solides pour guix, vraiment ? Je me tairais par charité sur Linux-libre, ou encore sur l’absence d’errata.

      Enfin, utiliser comme pseudonyme Zut, cela montre que Tor n’est plus utilisé – ou presque – que par des personnes qui n’ont pas le courage de leurs propos.

  5. Je pense comme Gilles que tu donnes trop d’importance au projets « exotiques ».

    Imagines que tu ne t’intéresses qu’aux distributions mainstream, aurais tu le même raisonnement ? Clairement, on s’en fou de ce genre de distribution. Car franchement, des fois, on se demande comment tu fais pour tomber sur certains trucs. Ou tu as la poisse à un très haut degré, ou alors tu cherches pendant des heures ….

    Le problème c’est que tu leur donnes de la visibilité. Quand tu dis « Le problème est que les projets sérieux finiront par être noyés par les projets exotiques et polluants. », tu as complètement raison. Quel est le ration d’article (Distribution inutiles/distribution sérieuses) sur ce blog ? Alors pour éviter de noyer les projets sérieux, le mieux serait peut être d’ignorer les truc inutiles et de se recentrer sur les distributions que tu conseillerai.

    Après peut être préfères tu avoir une ligne directrice du blog méchant Fred …

    1. Cher Guillaume, outre le fait que j’apprécie ton commentaire, je pense que tu fais l’erreur comme Gilles de sous-estimer les projets qui sont des vrais problèmes.

      Ignorer un problème ne le fera jamais disparaitre. En parler, c’est justement le meilleur moyen d’en prendre conscience. Pour Guix, il a eu droit à une bonne couverture médiatique dans la presse informatique spécialisée.

      Je n’ai aucune ligne directrice « méchant Fred ». Je parle juste du libre dans ce qu’il a de bon et de détestable. Des projets comme RebornOS qui n’en finissent pas de mourir ou d’autres qui sont la preuve que le Libre ferait bien de sacrifier quelques vaches sacrées (Hurd, Sheperd par exemple).

      Mais qui suis-je pour dire cela ? Une personne qui utilise au quotidien du libre depuis plus d’une décennie, mais qui n’est pas codeur, donc peanuts 🙂

      1. « Mais qui suis-je pour dire cela ? Une personne qui utilise au quotidien du libre depuis plus d’une décennie, mais qui n’est pas codeur, donc peanuts »

        Et également un blogueur bien placé niveau audience qui donne matière aux algorithme de Google.

        Après malheureusement, j’ai l’impression que les personnes n’ont plus envie d’apprendre et de comprendre. Pourquoi se faire chier à configurer et finaliser une Fedora quand il existe une GeckoLinux ? Alors que ça prend 10 minutes. Une heure maxi si tu cherche dans la doc.
        Finalement la communauté à les projets qu’elle mérite ….

        En tout cas, je viens d’apprendre l’existence de Shepherd que je ne connaissait pas du tout.

  6. Bonsoir,
    Parler de projets exotiques, confidentiels ou plus ou moins fantaisistes ne donne pas forcément une idée valable. Les actus de distro-watch ou les chroniques de Fred Beziers, c’est une chose.
    Mais si M ou Mme Tout-le-Monde s’intéresse à Linux, de quoi vont-ils entendre parler ? D’Ubuntu, de Manjaro, de Linux Mint, de Debian, de Xubuntu, d’OpenSuse, de Fedora, etc.

    Mais ceci n’enlève rien aux problèmes récurrents du monde du libre. Une dispersion des efforts dans des projets concurrents (exemple type : Gnome, Mate, Budgie, Cinnamon, Pantheon, etc.). Un manque au niveau de l’applicatif. Des projets abandonnés ou mal entretenus.

    1. Ta conclusion est celle que je décris de manière un peu plus développé : un gâchis de ressources sur des projets qui sont juste des sources à masturbation intellectuelles et qui ne servent à rien ou presque dans la vie quotidienne.

    2. N’y a t-il pas un juste milieu qui pourrait exister entre
      – la multiplicité des projets qui font la même chose ? Si ils dispersent effectivement les efforts, ils ont par contre l’intérêt de multiplier les expériences et l’implémentation de nouvelles idées. Au détriment par contre de logiciels bien finis et bien suivis.
      – arrêter les projets multiples et ce concentrer sur quelques uns ? Avec l’intérêt d’avoir des produits plus aboutis, plus optimisés, mieux suivis, plus pérennes. Mais au détriment du foisonnement d’idées.

      Si je peux donner une observation personnelle : Je suis personnellement utilisateur de Gnome 3 (sur la distrib Fedora) et j’observe que les 2 dernières versions de Gnome ont amené des gains significatifs en performance et en empreinte mémoire. Pourquoi ? Parce que des ressources externes (Canonical et Endless tout particulièrement) sont venu aider au projet Gnome. Alors si pour Canonical ça se comprend aisément (ils ont remplacé Unity par Gnome Shell comme DE), c’était moins évident pour Endless qui utilise un fork de Gnome3. Mais ça ne les empêche pas de bosser ensemble et pas seulement sur de l’optimisation de code mais également sur des études de fond (UI par exemple).

      Ceci n’est qu’un exemple mais je pense qu’on peut avoir les avantages des 2, de la multiplicité des projets et du travail en commun. Il faut juste qu’il y ait une volonté des acteurs concernés, ensuite c’est de l’organisation.

      1. Sauf que les paquets de base proposés auraient dû être installé dès le départ… En tout cas, c’est le genre de bugs qui la fout mal, surtout pour un projet développé depuis 7 ans !

  7. Je suis de plus en plus persuadé qu’il est désormais impossible que Linux prenne des parts de marchés à Windows sur le marché des systèmes d’exploitations pour une unique raison :

    ===> ===> ===> les PC sont livrés avec Winodws.

    C’est se voiler la face que de ne pas admettre cela.

    Windows permet ce que la majorité des gens demandent : lancer un naviguateur, écouter de la musique, voir des films, taper du texte, …

    Linux c’est la même chose que WIindows mais en plus compliqué.
    Pourquoi est-ce que les utlisitateurs standards s’embêteraient à installer un autre système d’exploitation plus compliqué que celui d’origine ?
    Installation qui en plus n’est pas simple de part la création d’une clé USB/CD bootable.

    Pour moi le seul moyen est que la communauté Linux arrive faire en sorte que tous les PC du monde ne soient plus livrés avec Windows.

      1. Cracker encore un W10 en 2019, cela me dépasse !
        On trouve des licences OEM sur Amazon pour 10 €
        C’est même le  » Amazon’s Choice  » cad que c’est mis en avant par Amazon lol
        Bref, sauf radinerie chronique ou vieux réflexe stupide de personnes n’ayant pas évolué en informatique, il n’y a plus aucun intérêt à cracker un Windows aujourd’hui, c’est ridicule.

          1. Même toi qui est au RSA tu pourrais l’acheter sans mettre à mal ton budget. On ne peut pas dire le contraire. Bon après je comprendrais parfaitement que tu ne le souhaites pas lol.

            J’ai récemment remis en état le PC de personnes âgées dans mon entourage, il était avec un W7 pro cracké. J’ai récupéré une licence de W7 pro sur Amazon -> 8.97 €
            Puis j’ai fait migré le tout vers un W10 pro ( c’est gratuit encore aujourd’hui ) pour ne pas les laisser avec un système en fin de vie.
            Et pour d’autres personnes de mon entourage j’avais même trouvé des licences de W10 home pour 5 €, toujours sur Amazon.
            Bref c’est pas gratuit, mais ça coûte peanuts une licence de Windows si on sait chercher.

  8. Tu ne réponds pas au problème que j’expose.
    Pourquoi un utilisateur standard « s’embeterait » a installer une distribution Linux alors que Windows déjà installé fait déjà correctement tout ce qu’il lui demande ?

    1. Pas répondu à ce point, mais à moins d’avoir lu trop vite, je ne l’ai pas vu.

      Sinon, plusieurs raisons :

      1. immaturité de la logithèque linuxienne dans certains domaines
      2. guerre inter-communautaires
      3. dispersions des efforts pour des projets qui ne servent à rien dans le grand public

      Je pourrais en rajouter d’autres, mais je les ai déjà développés.

      1. L’utilisateur standard ne connait aucun des trois points que tu cites.

        Il constate juste que c’est compliqué d’installer soi-même un Linux alors il ne le fait pas.

        Le gros problème de la démocratisation de Linux c’est qu’un bon très bon OS (Windows) est livré installé avec tous les PC du monde.

        Même avec deux fois plus de développeurs Linux ça ne changerait rien. Windows a cadenacé les marché des systèmes d’exploitations.

        1. L’installation n’est qu’un frein parmi d’autres. Devoir (ré)apprendre certaines bases est aussi ennuyeux.

          L’utilisateur standard se tape deux réinstallations par an du Windows avec les mises à jour majeures semestrielles.

          La vente liée est un problème, mais les points cités, tous les utilisateurs en payent les conséquences.

      2. Ce n’est pas toujours lié à la logithèque linuxienne puisqu’on retrouve la plus part des logiciels sous windows.

        Le côté amateurisme provient très certainement du fait que pour la plus part, ce sont des développeurs qui font ca sur leur temps libre et qui n’ont pas envie d’appliquer la rigueur que l’ont peut avoir dans une entreprise.

        De toute manière, c’est visible. Tout les projets libres qui ont une rigueur dans leur développement et surtout dans le suivi des rapports de bugs s’en sortent mieux que les autres.

        1. Nombre de projets libres ne sont pas uniquement le produit d’amateurs. Mais il est vrai que la puissance de frappe d’un Adobe sera toujours un facteur décisif côté applicatifs de qualité professionnelle.

          1. C’est pas faux.

            Cet après midi j’ai du faire des graphiques fonctionnel. J’ai voulu tester avec Dia.
            Et bien, j’ai pris Visio.
            Dia est improductif comparé aux autres du genres. Et je ne le compare pas qu’a Visio.

            L’ergonomie, on peu dire que c’est histoire de gout. Mais ca coûte de l’argent de devoir passer son temps à apprendre une autre manière de faire.

    2. Si je peux me permettre, je dirais que s’il est vrai que MS « propose » (modulo la vente liée, tout ça) un Windows 10 qui est enfin suffisamment clefs en main dès le premier allumage (tout le monde, et en particulier les joueurs, grosse part d’utilisateurs de Windows, n’a pas l’usage d’une suite bureautique, surtout que Google en propose une accessible avec un simple navigateur Web), je rappellerai qu’il n’en a pas toujours été ainsi.

      Il y a 20 ans (époque Windows 98-XP, en gros quand les PC ont vraiment commencé à se répandre dans les foyers), un Windows sorti d’installation était véritablement inutilisable sans ajouter pléthore de logiciels complémentaires (commençons déjà par les codecs multimédias, puis Firefox à partir de 2004, quand IE6 a vraiment commencé à être insuffisant pour les besoins du Web d’alors, puis un traitement de texte et un tableur pour ceux qui en avaient besoin et un logiciels de gestion des archives compressées). Je crois que même Windows Vista et 7 ne sont pas vraiment meilleurs sur ces points (hormis les codecs).
      De fait, à l’époque, avec des distributions Linux qui intégraient de base pratiquement tout ce qui pouvait couvrir les besoins des utilisateurs (à part les jeux) dès la fin de l’installation, la question de passer chez le manchot avait de la pertinence, au-delà de la simple problématique de libre contre propriétaire.

      Mais maintenant, avec Windows 10 qui a maintenant tout et propose le reste avec sa boutique d’applications (codecs, polices, logiciels même basés sur Win32, jeux…), il est clair que la question de passer à Linux se pose, maintenant. Pourquoi s’embêter à installer un OS qui va nécessiter de la maintenance et des connaissances techniques (ligne de commande, notamment) dépassant de loin le niveau moyen de compétence des gens biberonnés à l’iPad et autres machines tactiles qui « juste marchent » sans qu’ils n’aient à se poser une seule fois la question de comment ça tourne sous le capot ? Aujourd’hui, plus que jamais, quitter Windows au profit de Linux est une action volontaire et mûrement réfléchie de la part de gens vraiment curieux de connaître un autre univers de l’informatique (et qui y portent un intérêt réel, là où la plupart des gens ne voient en un ordinateur qu’un simple outil au même titre qu’un couteau ou un ouvre-boîtes, et pas plus que ça).
      Et j’en veux pour preuve ces professeurs d’écoles spécialisées qui découvrent avec désarroi que leurs étudiants actuels sont absolument incapables de comprendre les cours qu’ils suivent. Ça promet pour la survie de nombre de projets informatiques, si la prochaine génération s’avère totalement incapable de prendre la relève : RMS et Torvalds ont déjà la soixantaine ou s’en approchent. Je pense que Linus va encore superviser le développement du noyau Linux pendant encore 10 ans, puis il prendra sa retraite. D’autres fondateurs de l’informatique telle qu’on la connaît sont même déjà morts (hé, UNIX va fêter ses 50 ans, cette année ! Et c’étaient pas des ados qui l’ont conçu).

      Bon, j’ai un peu dérivé, mais voilà pour mes deux centimes.

  9. c’est faut on peut toujours ahceter un ordinateur neuf sans installation d’un système ,
    il y a toujours un surcoût si tu installe un systeme windows

  10. Salut Fred ,

    Je me demande si je suis un cas isolé…

    Sur Linux depuis la Ubuntu 6.06 !!
    J’ai jamais eu de soucis avec Linux , sauf uefi bien-sûr , le blog que de Cyril sa ma fais penser a actualia lol

  11. « Nombre de projets libres ne sont pas uniquement le produit d’amateurs. Mais il est vrai que la puissance de frappe d’un Adobe sera toujours un facteur décisif côté applicatifs de qualité professionnelle. »

    C’est normal, à cahier des charges identique des développeurs salariés sur un projet seront toujours plus productifs que des développeurs bénévoles.

    1. Ah ba oui comme ils sont payés ils « travaillent » réellement, eux …
      La vieille rengaine qui n’a pas de sens, comme si il n’y avait que des salariés performants, qui ne se tournent jamais les pouces en attendant que ça passe …
      Juste comme ça au passage, les plus grands projets du libre ont été initiés bénévolement :
      linux, unix, debian, gimp, firefox, openoffice … et j’en passe

      1. OpenOffice est le descendant de StarOffice, un produit commercial. Linux ? Développé par des étudiants au départ. Unix ? Des développeurs de Bell Labs.

        Il y a toujours eu dans le libre et dans l’informatique en général un mélange de personnes payées et d’autres non. En tirer une règle par la suite…

        1. ne pas tirer de règles à cause de 3 exemples foireux revient au même 😉
          En lisant entre les lignes on comprend mon propos j’imagine. Que ce soit les Murdock ou Thompson, c’est surtout le talent qui importe qu’ils soient payés ou pas ne change pas grand chose. Après on peut avoir un débat philosophique genre « oui mais si … blablabla » mais la réalité est là : le salaire n’est pas garant d’une quelconque créativité comme le laissait entendre dire Thomas

  12. Ce n’est absolument pas un hasard si tu tombes dessus et qu’en plus tu décides d’en parler. Les logiciels propriétaires foireux sont légions (et payants), si tu t’intéressait un peu à cette actu, tu trouverais sans problème des exemples similaires. Il y a aussi des succès dans le monde du libre, ils ont rarement droit à un billet sur ce blog, c’est un phénomène commun, je n’ai jamais vu non plus de JT qui n’aborde que des sujets sur des choses qui vont bien.

    Pour ma part, je remarque de plus en plus d’utilisation de logiciels libres en entreprise, c’est vrai que ce sont surtout des logiciels côté serveur/infrastructure/sécurité mais des logiciels importants. Sur desktop, on trouve surtout des utilitaires libres, ou des composant libres utilisés au sein de suites propriétaires mais ce n’est pas si mal. Il y a 20 ans, la plupart des entreprises rejetaient purement et simplement le libre car amateur/pas confiance/pas de support payant… les mentalités ont (un peu) évolué.

    On peut bien entendu évoquer des logiciels tels que Photoshop pendant encore une décennie pour critiquer le manque d’équivalent en libre mais on pourrait tout aussi bien évoquer le succès de Blender chez les pros par exemple. C’est juste une question de choix.

  13. Je ne sais pas comment prendre ce commentaire.
    Ou c’est de la mauvaise fois pure ou alors la taille des œillères est juste gigantesque.

    Il y a 20 ans, on ne trouvais pas d’entreprises qui investissaient dans le libre. Depuis, plein d’entreprises participes aux plus gros projets libres. Kernel, LO, etc…

    Comme je l’ai toujours soutenu, ce n’est pas la philosophie du libre qui intéresse les entreprises. C’est la réduction des coûts qu’il engendre.

    Mettre un 7zip/peazip reviendra toujours moins cher que mettre un winrar ou consort payant.

    Les toutes petites structures et pme sont ardemment à la recherche d’une réduction des coûts.
    Les plus grosses ont les budgets pour utiliser Office365, Team/Skype, ect…

    Le succès de logiciel libre dans le monde pro (hors logiciel serveur) se compte sur les doigts d’une main.

    Beaucoup de libristes crachent sur le proprio mais ils oublient largement qu’ils ont appris à faire avec les bugs, la condescendance des dev libriste, le sectarisme libriste, tout cela par ce que pour eux c’est ainsi que doigt être l’univers du pc.

    On trouve bien plus de logiciels foireux dans le libre que dans le proprio. La raison est simple, le libre n’a aucun compte à rendre. Il fait ce qu’il lui plait. Un logiciel payant rend des comptes à ses clients.
    (j’ai assez d’inter-actions avec microsoft, jetbrains, ect… pour le savoir)

    Si je devais prendre le temps d’expliquer tous les bugs out of the box d’une installation fraîche des plus grandes distributions linux, il me faudrait des pages entières pour les décrire.
    (j’ai installé une fc 30 avant hier, et ho des bugs)

    Comme l’a bien dit fred, le logiciel libre fait amateur. Le logiciel proprio a compris la menace qu’est le logiciel libre et à réagi en conséquence. Le logiciel libre lui reste dans sa bulle en se convainquant qu’il est le grand gagnant. Il n’en est rien. Et il n’en sera apparemment jamais rien.

    Le libre et le proprio ne jouent tout simplement plus dans la même cours.

    1. > La raison est simple, le libre n’a aucun compte à rendre. Il fait ce qu’il lui plait. Un logiciel payant rend des comptes à ses clients.
      Ca c’est un gros stéréotype archifaux: RedHat n’a pas de compte à rendre? Et du coup Fedora n’a pas non plus de compte à rendre?
      Les contributeurs au kernel linux n’ont aucun compte à rendre ?
      Les devs de Eclipse ne rendent pas non plus de compte à IBM
      Les différentes fondations Mozilla, Document Foundation, ne doivent pas non plus rendre de comptes
      etc…

      Comme tu le dis au début de ton message, des entreprises investissent dans le libre et leurs employés ne font pas ce qu’ils veulent mais ce que leur employeur le dit de faire (ou de ne pas faire). De même, il est plutôt rare que les logiciels subsidiés ne doivent pas rendre de compte.

      Donc oui, il y reste des logiciels artisanaux qui ne doivent rendre de compte à personne, mais toutes les grosses briques dépendent largement de grosses entreprises et on y fait pas ce qu’on veut.

  14. >Ca c’est un gros stéréotype archifaux: RedHat n’a pas de compte à rendre? Et du coup Fedora n’a pas non plus de compte à rendre?
    >Les contributeurs au kernel linux n’ont aucun compte à rendre ?
    >Les devs de Eclipse ne rendent pas non plus de compte à IBM
    >Les différentes fondations Mozilla, Document Foundation, ne doivent pas non plus rendre de comptes
    >etc…

    RedHat fait payer le support et à des dev qui vont bosser sur les bugs remontés.
    Le kernel ? Intéret pour les entreprises de vendre des services capable de tourner sur leur hardware.
    Microsoft participe au kernel par exemple, c’est pour permettre l’utilisation de sa solution de virtualisation face aux concurrents.
    Les dev d’eclipse c’est comme pour du soft proprio. C’est juste un choix de mettre l’ide en libre.
    Donc ces trois premier exemple sont totalement biaisés, car ils sont tous gérés comme quelque part par une entreprises (hors mis le kernel)

    La fondation Mozilla te fourni un cahier des charges qu’ils respectent point. Sinon on peu aussi en parler de la période de plaintes des utilisateurs concernant les soucis de Firefox et dont Mozilla n’en avait rien à foutre avant l’arrivée de Chrome.

    La Document Fondation reçois de l’aide extérieur de dev d’entreprises comme par exemple IBM pour faire ce dont ces entreprises ont besoin.

    Et l’argument qui quant même montre la mauvaise foie, c’est celui de Fedora.
    Faut avoir un certain je-m’en-foutisme pour citer cette distrib qui a mis un wayland par défaut et à laissé ainsi alors que wayland et gnome-shell ne sont pas en grand amour. Je le sais, j’ai un amis qui est un Fedora-iste et qui malgré le fait que la distrib plante/ait aléatoirement à cause de ces deux gugus, il continuait à l’utiliser.

    Donc Fedora c’est le bac à sable de RedHat. Avec FC, on est des alpha/beta testeurs.

    Quoi que tu fasse, si un logiciel libre fonctionne bien, a du succès, ce n’est certainement pas par éthique mais par ce que ca rapporte bien et que des entreprises sont derrière.

    On peu aussi parler de Gnome, KDE, The Gimp, ect…, qui sont ce qu’ils sont justement par ce qu’aucunes entreprises ayant les moyens de rendre ces programme stables et attractif n’y participent.
    C’est encore plus criant chez Gnome qui retire des fonctionnalités par manque de développeurs.

    Il serait bien d’ouvrir les yeux et de voir que le libre qui fonctionne ne le fait pas par éthique du libre mais juste par capitalisme.

    1. Donc tu affirmes : « On trouve bien plus de logiciels foireux dans le libre que dans le proprio. La raison est simple, le libre n’a aucun compte à rendre. »
      Puis quand on te donne des contre exemple « Ah oui mais non, ça ne compte pas parce que ce sont de grosses entreprises derrière donc c’est comme du proprio »

      C’est la licence qui est le seul et unique élément déterminant, pas la manière dont les projets sont gérés, ni même qui tire les ficelles derrière. D’ailleurs les sociétés n’investissent pas dans le libre mais dans l’open source.

  15. Vraiment dommage. J’aimais beaucoup lire ce blog, et c’est grâce à lui et Fréd que je suis sous Linux aujourd’hui. Mais ça revient toujours au même, des titres putaclic (désolé du terme mais c’est la réalité), les même débats, les même reproches, les même refrains, les même plaintes.

    J’aurais moi aussi des choses à dire, des bonnes et des moins bonnes sur le logiciel libre, sur Linux ou sa communauté. Mais un peu marre du pessimisme.

    J’ai été ravis de lire ce blog pendant ces quelques années, et Fréd je te remercie (sincèrement). Tu donnes de ton temps ce qui est incroyable. Mais je sature de ce genre d’articles.

    Bonne continuation à tous.

    1. Mais ça revient toujours au même, des titres putaclic (désolé du terme mais c’est la réalité), les même débats, les même reproches, les même refrains, les même plaintes.

      Est-ce de ma faute si le monde du libre souffre d’une inertie mentale ?

      Quant au putaclic, je te conseille de relire la définition du terme.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A8ge_%C3%A0_clics

      Piège à clics (en anglais, clickbait : « appât à clic »), appelé vulgairement putaclic ou pute à clics, est un néologisme péjoratif désignant un contenu Web qui vise exclusivement à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne, au mépris de toutes autres considérations. Dans cette optique il s’appuie en premier lieu sur un titre racoleur, voire mensonger et sur des éléments sensationnels, émotionnels au détriment de la qualité ou de l’exactitude (avec un basculement possible vers les fake news). Le but du clickbait est d’attirer les clics à peu de frais et d’encourager le transfert d’un contenu sur les réseaux sociaux.

      Tu me diras où se trouvent les revenus publicitaires de ce blog. Merci par avance.

      Quant au pessimisme, j’appelle ceci du réalisme par rapport à l’aveuglement du monde libre face aux dangers actuels.

  16. https://linux.developpez.com/actu/261202/Pourquoi-Linux-n-a-t-il-pas-de-succes-sur-desktop-Entretien-avec-Mark-Shuttleworth-fondateur-et-PDG-de-Canonical-editeur-d-Ubuntu/

    « le plus gros problème est que nous n’avons rien inventé dans Linux qui soit profondément, puissamment en avance sur son temps ». Il salue au passage les développeurs de Chrome OS qui avaient « une vision très futuriste du desktop, une extension du Web ».

    Je pense que ChromeOS effectivement a tout compris sur l’évolution de l’informatique pour les utilisateurs standards.

  17. Bonjour,

    fervent defenseur du libre je dois aussi admetre qu’il n’a maintenant sa place que dans le monde des serveurs et meme dans ce monde là mais peut on encore parler de libre quand ces distributions sont gérées par des entités « commerciales » ? Coté desktop j’ai eu ma période ou je testais toutes les distros qui sortaient, resultat ? On se retouve avec un beau bureau (j’aime bien KDE) mais toujours avec cette sensation d’être dans un univer fermé et constamant en phase beta. Soyons honnete, tous les logiciels puissants sont sous windows… De plus quelque soit la distribution, KDE reste KDE et au final on a la meme chose donc autant prendre la distribution plus stable, facile/rapide à installer et à jour ! (kubuntu en ce qui me concerne)

    L’aveuglement des développeurs linux fait aussi beaucoup de tord a ce systeme. Parlons du Bug de KDE avec les drivers propriétaires Nvidia (google : kde resume desktop icon text nvidia), ce probleme dure depuis 5 ans, plusieurs patchs ont été proposés par la communauté mais non appliqués parce que « c’est de la faute de Nvidia, on est pas là pour corriger leur probleme ! ». C’est ce bug qui m’a fait abandonner linux Desktop, et dernièrement un developpeur d’Nvidia a prouvé que ce probleme ne venait pas de leur driver…. Bref le monde linux pense philosophie avant de penser à ceux qui utilisent leur programme, il se font plaisir…

    A ce sujet, ne me parlez pas des drivers Nvidia linux , vmware worksation -faut bien avoir un windows sous la main- nécésite les drivers Nvidia pour tourner correctement.

    Aute exemple, Gentoo : Non, on ne fera pas d’installateur, on est puriste ! Quelle connerie ! J’ai utilisé cette distribution quelques années et au final je passais plus de temps à la maintenir qu’a l’utiliser. Reinstaller ? Non, trop long (L’installation de Gentoo en raid 0…), je passais mes WE a contourner des incompatibilités de versions du systeme de mon PC, ça a fini par me lasser.

    Bref à ce jour, a tritre perso, j’utilise Windows 10 au quotidien, une Kubutu en dual boot sur laquelle je surveille l’evolution du bug Nvidia et teste des dev .net core developpés sous Visual studio. Au travail j’utilise des serveurs et postes windows 10 (la puissance d’active directory semble inconnue des fans de linux), des serveurs Linux Centos et quelques AS400. Je reste donc ouvert aux avantages de chaque syteme. Ma direction, elle, ne prend en compte que le cout de chaque systeme, vive le libre ! Par contre le libre est ici juste une source de travail gratuite a vampiriser, aucun intention de participer/contribuer/retribuer. Le libre est juste un moyen d’augmenter son bénéfice.

    Moi aussi j’ai debuté sous Slackware (après Atari/amiga) sur un Dx2 66 sous windows 3.1, à l’époque on trouvait les CD d’installation de sharewares (ah les Walnut Creek !) dans quelques rares magasins à Lyon, et j’avoue que l’informatique actuelle a bien evoluée : coté desktop le PC et devenu un truc qui se doit d’être, meme pour le geek, un simple outil prêt à fonctionner, par contre coté serveur et notamment avec les raspberry et l’avenement des webservices un autre monde se crèe et celui là devient bien plus passionnant 🙂

  18. Bien sur, une entreprise va faire aller le développement dans le sens qu’elle a besoin.
    Si je met des dev dessus, c’est pour faire ce dont j’ai besoin. Si fait des dons, je demande si il est possible d’avoir telle ou telle développement.
    Un dons n’engage à rien. Mais pour les développeurs, refuser serait la possibilité de ne plus avoir de dons de l’entreprise qui propose.

    La licence est la pour mettre toute les entreprises participant à un projet sur le même pied d’égalité.

  19. Il y a des domaines où le libre est la norme, par exemple la robotique avec le Robot Operating System (ROS). À sa sortie il a torpillé quasi toutes les solutions propriétaires de l’époque, dont Microsoft Robotics Studio. C’est utilisé par la NASA, Google, DARPA, quasi tous les labos de recherche et 95 % des start-ups du domaine. D’ailleurs je forme des entreprises à utiliser ce framework, qui est lui-même gratuit.

    Certes c’est peu médiatisé et moins connu que les logiciels serveurs, mais il serait bon de ne pas conclure « le libre c’est pour les amateurs ».

    Il est facile de trouver des projets foireux, que ce soit libre ou proprio d’ailleurs. En pratique, tout le monde s’en moque de ces projets. Que ce soit sur un OS propriétaire ou libre (un des majeurs hein, pas un truc obscur) on passe un peu de temps à le configurer et zou, au boulot.
    Je passe mes journées sur Kubuntu et à part un apt update/upgrade de temps en temps je ne m’occupe jamais de mon système : je bosse…

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