Ah, le grand fantasme de la formation des utilisateurs et utilisatrices en informatique…

Fouinant sur les forums des diverses distributions, il m’arrive de tomber sur le « fantasme » de nombre de libristes, celui de former les utilisateurs et les utilisatrices à l’informatique.

En dehors des logiciels professionnels du genre retouche photo, comptabilité, modélisation, montage vidéo pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit, les utilisateurs et utilisatrices dans 99% des cas s’en contrebattront les organes génitaux jusqu’à leur quinzième génération de toute forme de formation autre que les indispensables bases.

Et c’est normal. Oui, c’est normal. Car la plupart du temps, les personnes en question iront voir sur le dernier réseau asocial à la mode ce qui se passe, voir quelques vidéos sur Youtube, écouteront de la musique en flux – avec ou sans abonnement – bref, pour elle l’informatique sera un outil.

Comme une bagnole qui sert d’aller à un point A à un point B et si possible en un seul morceau. Savoir ce qu’est un gestionnaire de logiciels ? Un environnement de bureau ? Un navigateur internet ? Ça a un intérêt ? 🙂

Je dépanne parfois des connaissances et quand je leur demande si elles veulent un bloqueur de publicités, c’est avec un grand remerciement qu’elles acceptent… Et qu’elles découvrent qu’on peut aller sur internet sans se retrouver avec des sites qui ressemblent à des sapins de noël toute l’année.

Sur les mêmes forums, on retrouve les personnes qui défendent bec et ongles leur distribution préférée. C’est compréhensible.

Mais quand on va proposer à des utilisateurs qui n’en ont rien à foutre des outils de gestion de logiciels dont l’ergonomie et l’interface plus que datée fait penser à celle des années 2000-2005, je me dis que pour faire fuir un public potentiel, c’est malheureusement l’idéal.

J’avais fait une vidéo en novembre 2018 sur le triste état des gestionnaires de logiciels. Même s’il y a des bijoux d’ergonomie à la Gnome Logiciels, Discover de KDE, la boutique d’Ubuntu Mate ou Pamac dans le monde Archlinuxo-manjarien, il existe des horreurs à la DNF Dragora dont le manque d’intuitivité est plus que flagrant 🙁

Si on veut vraiment démocratiser le logiciel libre dans le monde bureautique – et il serait peut-être temps pour le 25e anniversaire de la version 1.0 du noyau Linux en 2019 de méditer cette phrase de Michael Montesquieu, auteur et compositeur à qui l’on doit entre autres le générique de l’émission culte « L’île aux enfants » :

« Faire compliqué c’est simple, faire simple c’est très compliqué. »

Ou encore le génie du marketing qu’était Steve Jobs :

« C’est l’un de mes mantras, la simplicité et se concentrer sur l’objectif. Faire simple est plus difficile que faire compliqué. Mais cela vaut le coup parce que vous y êtes, vous pouvez bouger des montagnes. »

Alors au lieu de vouloir former à tout prix les utilisateurs et les utilisatrices, pourquoi ne pas se concentrer sur l’ergonomie des logiciels pour les rendre facile d’accès ?

Enfin, je dis cela, mais je dis rien 🙂

41 réflexions sur « Ah, le grand fantasme de la formation des utilisateurs et utilisatrices en informatique… »

  1. Bonjour Fred, je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce point, et je trouve que ElementaryOS apporte justement ce côté ergonomique aux distributions 🙂

      1. On peut effectivement voir cela comme une copie castrée de MacOS-X mais si on ne veux justement pas payer un rein et que l’on tiens au libre, je pense qu’il s’agit d’une bonne solution

         

          1. Je peux comprendre le fait de ne pas le conseiller, mais sur l’aspect ergonomique, il faut avouer que c’est quand même assez réussi.

            Je pense essayer d’aider le projet sur les développement, car je trouve qu’ils ont une bonne philosophie

          2. Quand on recopie l’interface de MacOS, c’est normal que ce soit réussi. Après, libre à toi d’aider ce projet. Personnellement, je préfère donner à des projets qui sont neutres au niveau de l’OS comme LibreOffice ou Mozilla Firefox par exemple.

          3. Je vous rassure, j’aide autant que possible des projets plus large, tel que Mozilla Firefox ou même encore Libreoffice. Je n’ai pas dit que j’allais uniquement mettre mes compétences de développeur à contribution d’Elementary. J’essaye d’aider sur l’ensemble des projets que j’utilise

    1. Oulà pas bien ! Faut pas dire ça ici.

      Bon hormis cette plaisanterie facile, force est de constater que ma fille de 7 ans a fini de me convaincre de virer une Manjaro Mate* de son PC pour lui remettre une elementary OS « c’est plus joli ».

      Pour une môme qui navigue sans souci de Windows (à l’école) à Android (sur sa tablette) ou ChromOS (sur le portable de sa mère), voir sur Mint quand elle me pique mon PC, on peut dire qu’elle a fait son choix.

      Même si tu as horreur de cette distribution elle est l’exemple même de ce que tu veux démontrer. Facile à utiliser, esthétique et plutôt rapide (sur un PC qui date de 2011).

      Et puis quel mal y a t’il à avoir un peu d’ambition? Certes en France c’est mal vu mais l’équipe dépassant les 100 contributeurs réguliers, avec des moyens financiers conséquents (grosse donation anonyme), des outils voulus ouverts et réutilisables, je trouve que c’est positif.

      A+

      * : c’est moche et compliqué selon elle et puis elle s’en bat les c…. d’avoir les dernières versions de logiciels vu que seul Firefox lui suffit, comme à beaucoup de gens d’ailleurs.

      A lire si vous pigez un peu l’anglais : https://medium.com/elementaryos/busting-major-myths-around-elementary-os-bd966402a9c2

       

      1. C’est une ergonomie castrée, avec une logithèque dédiée faible.

        Et puis quel mal y a t’il à avoir un peu d’ambition? Certes en France c’est mal vu mais l’équipe dépassant les 100 contributeurs réguliers, avec des moyens financiers conséquents (grosse donation anonyme), des outils voulus ouverts et réutilisables, je trouve que c’est positif.

        Et la portabilité du code ? Ah, merde, c’est vrai, Pantheon est comme Unity. On sait comment ce dernier a fini.

        * : c’est moche et compliqué selon elle et puis elle s’en bat les c…. d’avoir les dernières versions de logiciels vu que seul Firefox lui suffit, comme à beaucoup de gens d’ailleurs.

        Il est vrai qu’à 7 ans, on a une grande expérience de la vie et qu’on sait ce que l’on veut… Ma filleule est du même âge et est plus préoccupée par sa console et l’école que par l’informatique libre.

        Les développeurs d’elementary pourront continuer de mentir, l’inspiration est flagrante.

  2. Bonjour !

    Ce message va tenter de reprendre les points essentiels de ce que j’ai pu écrire sur Mastodon. Comme je ne suis pas (encore) un lecteur régulier de ce blog, et que j’ai vu le lien sur Masto, il m’a semblé logique d’y répondre là-bas, il ne faut pas y voir d’autre (bonne ou mauvaise) intention de ma part 🙂

    Selon moi, cet article souffre d’une confusion car il parle, sans les distinguer, du consommateur de logiciel (celui-là, qu’il soit libriste ou pas, cherche l’outil qui lui permettra de faire ce qu’il veut avec un minimum d’apprentissage), et du libriste qui, seul à pouvoir avoir un jour envie de *contribuer* au logiciel, est également le seul à pouvoir ressentir un jour ce besoin ou cette envie de formation…

    Du coup, tu démarres sur un utilisateur « lambda » comme on dit souvent, et tu dis à juste titre qu’il ne s’intéresse absolument pas à toute autre formation qui sortirait du cadre de ce dont il a besoin pour les tâches de l’utilisateur lambda. Jusque là, je suis parfaitement d’accord !

    Ensuite, tu glisses sur les gestionnaires de logiciels, et c’est là que j’ai l’impression qu’il y a tout un tas de choses qui se mélangent : aussi bien des problèmes d’ergonomie (jusque là, ça concerne toujours l’utilisateur, pas de problème) que d’autres problèmes plus techniques sur les avantages de tel ou tel gestionnaire… Tu distribues les bons et mauvais points, pas de problème non plus, mais si l’on s’en tient à l’ergonomie, je ne vois pas d’énorme différence entre l’Octopi de Manjaro et DNF-Dragora de Fedora ou le gestionnaire de logiciels de Mageia. Je suis d’accord avec toi pour dire que Discover de KDE et Gnome Logiciels sont un cran au-dessus, mais si tu compares à pamac je pense que de facto on ne parle plus du même type d’utilisateur. Pour toi, cela entre toujours dans l’ergonomie. Moi, j’ai l’impression qu’on parle d’autre chose, et plutôt des choses que l’utilisateur lambda préfère laisser dans les coulisses sans s’en occuper.

     

    Pour finir, tu m’as interrogé sur deux points : « Quel est le public à conquérir aujourd’hui ? » et « Tout le monde doit-il être formé ? »

    À la première question, j’ai répondu que pour moi, il n’y a pas de dichotomie entre les technophiles et le grand public : le public ne doit pas être sensibilisé aux questions techniques (« tout le monde » s’en fiche, on est tous les deux d’accord là-dessus), il doit être sensibilisé aux questions *éthiques* soulevées par le mouvement du logiciel libre. À un moment où les médias grand public parlent des #GAFAM, d’indépendance numérique, de la nécessité de connaître les algorithmes qui vont faire la synthèse du #GrandDébat, qui parleront bientôt des logiciels qui gèreront les votes des citoyens, tout le monde est concerné. Car le problème n’est pas technique : il a toujours été éthique, et en cela il nous concerne tous.

    À la deuxième question, j’ai répondu que *tout le monde* n’a absolument *pas besoin* d’être formé à l’informatique ! Je trouve d’ailleurs assez ridicule que l’on fasse entrer de la « programmation » dans les programmes du 2nd degré.
    Je dis juste que le logiciel libre arrive avec la promesse de l’accès au code source. Du coup, il est naturel que *certains* utilisateurs ressentent l’envie d’en savoir plus. Et pour ceux-là, je pense qu’il faut consentir un plus gros effort de formation. Dans beaucoup de forums on le constate : des gens qui n’ont pas choisi des études d’informatique souhaitent contribuer. On leur propose de faire de la documentation, des tutoriels, de la traduction… Quand ils sont un peu plus débrouillards, on leur dit qu’ils peuvent tester et faire des rapports de bugs. Au fur et à mesure, s’ils ont envie de continuer à mettre les mains dans les tréfonds du système, il serait bien de leur proposer mieux que le sempiternel RTFM !

    1. On va donc répondre.

      Selon moi, cet article souffre d’une confusion car il parle, sans les distinguer, du consommateur de logiciel (celui-là, qu’il soit libriste ou pas, cherche l’outil qui lui permettra de faire ce qu’il veut avec un minimum d’apprentissage), et du libriste qui, seul à pouvoir avoir un jour envie de *contribuer* au logiciel, est également le seul à pouvoir ressentir un jour ce besoin ou cette envie de formation…

      Donc deux publics au minimum qui constituent un nébuleux « Public » avec un p majuscule.

      Du coup, tu démarres sur un utilisateur « lambda » comme on dit souvent, et tu dis à juste titre qu’il ne s’intéresse absolument pas à toute autre formation qui sortirait du cadre de ce dont il a besoin pour les tâches de l’utilisateur lambda. Jusque là, je suis parfaitement d’accord !

      Et qui constitue quoi ? 95% du « Public » ? Autant dire l’immense majorité des personnes à conquérir pour le monde du libre. Du moins, s’il veut se démocratiser, ce dont je doute désormais.

      Ensuite, tu glisses sur les gestionnaires de logiciels, et c’est là que j’ai l’impression qu’il y a tout un tas de choses qui se mélangent : aussi bien des problèmes d’ergonomie (jusque là, ça concerne toujours l’utilisateur, pas de problème) que d’autres problèmes plus techniques sur les avantages de tel ou tel gestionnaire… Tu distribues les bons et mauvais points, pas de problème non plus, mais si l’on s’en tient à l’ergonomie, je ne vois pas d’énorme différence entre l’Octopi de Manjaro et DNF-Dragora de Fedora ou le gestionnaire de logiciels de Mageia.

      Comme je l’ai précisé dans la vidéo, c’est un outil auquel l’utilisateur ou l’utilisatrice sera confronté à terme.

      Pour les 3 exemples, ce sont des ergonomies datées, incompréhensibles et à des années lumières d’outils digne de la fin de la deuxième décennie du 21ième siècle.

      Je suis d’accord avec toi pour dire que Discover de KDE et Gnome Logiciels sont un cran au-dessus, mais si tu compares à pamac je pense que de facto on ne parle plus du même type d’utilisateur. Pour toi, cela entre toujours dans l’ergonomie.

      Pamac est entre les deux… Mais il reste largement plus lisible que les autres gestionnaires de logiciels cités dans ton précédent paragraphe.

      Pour toi, cela entre toujours dans l’ergonomie. Moi, j’ai l’impression qu’on parle d’autre chose, et plutôt des choses que l’utilisateur lambda préfère laisser dans les coulisses sans s’en occuper.

      C’est la GUI donc l’ergonomie qui est directement concernée. Autant dire que Pamac est le niveau le plus complexe acceptable pour la plupart des personnes.

      À la première question, j’ai répondu que pour moi, il n’y a pas de dichotomie entre les technophiles et le grand public : le public ne doit pas être sensibilisé aux questions techniques (« tout le monde » s’en fiche, on est tous les deux d’accord là-dessus), il doit être sensibilisé aux questions *éthiques* soulevées par le mouvement du logiciel libre. À un moment où les médias grand public parlent des #GAFAM, d’indépendance numérique, de la nécessité de connaître les algorithmes qui vont faire la synthèse du #GrandDébat, qui parleront bientôt des logiciels qui gèreront les votes des citoyens, tout le monde est concerné. Car le problème n’est pas technique : il a toujours été éthique, et en cela il nous concerne tous.

      Je suis en désaccord complet. Le « Public » n’existe pas. C’est une aggrégation de différents publics dont l’attrait pour les coulisses diffèrent du tout au tout : de l’indifférence totale à l’orgasme en lançant une LFS compilée maison.

      Avec le terme éthique, tu feras fuir nombre de personnes. Parle-leur de vie privée, de ne pas avoir à cracker des logiciels et ça ira. La philosophie = repoussoir. Si on m’avait parlé d’éthique en 1996, j’aurai envoyer chier les linuxiens.

      Ce n’est pas l’éthique qui fait fonctionner un ordinateur, mais l’électricité. Si l’éthique, c’est reproduire le comportement des libristes puristes qui traquent le méchant logiciel non libre comme on cherchait le mauvais sang à une certaine époque de l’histoire, dans ce cas, que le Libre en question crève la bouche ouverte.

      À la deuxième question, j’ai répondu que *tout le monde* n’a absolument *pas besoin* d’être formé à l’informatique ! Je trouve d’ailleurs assez ridicule que l’on fasse entrer de la « programmation » dans les programmes du 2nd degré.
      Je dis juste que le logiciel libre arrive avec la promesse de l’accès au code source. Du coup, il est naturel que *certains* utilisateurs ressentent l’envie d’en savoir plus. Et pour ceux-là, je pense qu’il faut consentir un plus gros effort de formation.

      Deux publics donc. Un qui a envie de s’impliquer, l’autre qui s’en fout complètement.

      Dans beaucoup de forums on le constate : des gens qui n’ont pas choisi des études d’informatique souhaitent contribuer. On leur propose de faire de la documentation, des tutoriels, de la traduction… Quand ils sont un peu plus débrouillards, on leur dit qu’ils peuvent tester et faire des rapports de bugs. Au fur et à mesure, s’ils ont envie de continuer à mettre les mains dans les tréfonds du système, il serait bien de leur proposer mieux que le sempiternel RTFM !

      Encore faut-il que cela se concrétise. Mais c’est souvent rarement le cas. Pourquoi y a-t-il de la télémétrie ? Pour avoir les informations qui ne remonte pas autrement.

      Cependant, si on arrêtait de se battre pour des questions philosophiques qui n’intéressent qu’une minorité de personnes déjà convaincues par le libre, ce serait tellement mieux…

      Pour améliorer l’existant, ne serait-ce qu’au niveau GUI : si tu as un moteur de Ferrari et une carrosserie de Smart, ça collera pas !

  3. Salut,

    Donc sois j’ai mal compris, sois tu dis l’inverse de se que vous  voulez faire avec TnV

    C’est en aucun cas une critique je suis juste un peu perdu du coups ^^’

    1. Je ne dis pas l’inverse de ce que nous voulons faire avec TnV. Je dis simplement que vouloir former tous les utilisateurs, c’est du fantasme.

      Nous essayons de proposer des ISO clés en main à des personnes qui ne cherchent qu’une chose : utiliser un ordinateur au quotidien sans se prendre la tête 🙂

  4. Dans Ubuntu Mate il y aussi le petit installateur graphique ( sans prétention ) Software Boutique.

    La gamme de logiciels qu’il propose n’est pas extraordinaire mais il permet également d’installer 2 autres installateurs : Gnome Logiciel et Synaptic, ce qui permet de compléter l’offre existante avec un installateur simple pour les débutants et un autre pour les utilisateurs plus avancés.

  5. A titre personnel , peu m’importe l’environnement de bureau : je retrouve mes fichiers et fonctionnalités en quelques clics …

     

    Ou pas : les fonctionnalités additionnelles et précises sont pour les utilisateurs avancés , ce qui n’est pas mon cas …

     

    Je précise avoir basculé du côté Linuxien de la force le 01er Août 2018 : ordi acheté en Décembre 2015 , et environnement de bureau de Viandose 8 à peine compris en Juillet 2018 …

    Les échos me parvenant de Viandose 8 ne me font pas beaucoup rêver , et j’avoue un immense confort sous Gnôme Shiell …

     

    Après : deux solutions :

     

    1°) Les développeurs mettent au point des fonctionnalités Méga-Space et des graphismes en Or Massif …

     

    Quitte à noyer l’utilisateur profane , voir débutant ( non , tout le monde n’est pas né avec une tablette tactile greffée dans le bras gauche , comme le regrette Monsieur Microsoft ! ) …

     

    2°) Les développeurs donnent naissance à un truc simple d’utilisation ( pour Microsoft , c’était le cas jusqu’à windows 7 ) , quitte à faire un truc un peu moche , et pas très sexy …

     

    Fonctionnalité ou Marketing , à partir d’un certain seuil , il faut choisir …

     

    Et , public Spécialisé ( voire , dans certains cas , TRÈS spécialisé ! … ) , ou Tout Public , dans certains cas , aussi …

     

    Que le développement des Environnement de Bureau soit continu , après tout , pourquoi pas …

    Reste l’immense majorité des utilisateurs , dépourvus d’expérience …

     

    C’est un choix , et il se pose aux développeurs …

    Le public le fera , hélas ( ou heureusement … ) , très vite , et sans état d’âme …

  6. Mais quand on va proposer à des utilisateurs qui n’en ont rien à foutre des outils de gestion de logiciels dont l’ergonomie et l’interface plus que datée fait penser à celle des années 2000-2005, je me dis que pour faire fuir un public potentiel, c’est malheureusement l’idéal.

    Comment tu sais que c’est l’érgonomie qui fait fuir les gens de linux ? Tu as fais un sondage sur combien de personnes (simple utilisateur)  ?

    Je pense que ca y joue mais le problème principal est ailleurs.

    Pour moi les deux principaux problèmes de linux sont :

    – l’installation : installer une distribution linux depuis Windows ce n’est pas suffisamment facile pour la plupart des gens.

    – la ligne de commande : à un moment chaque utilisateur est confronté à la ligne de commande pour résoudre un problème. Il faudrait considérer un « bug » quand a un moment on est obligé d’utiliser la ligne de commande pour résoudre un problème. TOUT devrait se faire avec l’interface graphique comme sous Windows ou Mac.

     

     

    1. Comment tu sais que c’est l’érgonomie qui fait fuir les gens de linux ? Tu as fais un sondage sur combien de personnes (simple utilisateur) ?

      Ce doit être dans le top 5 des raisons qui font fuir les utilisateurs potentiels.

      – l’installation : installer une distribution linux depuis Windows ce n’est pas suffisamment facile pour la plupart des gens.

      C’est quoi installer un linux ? Ce sera la réponse de la plupart des personnes qui ne voit l’ordinateur comme un outil et rien d’autre.

      – la ligne de commande : à un moment chaque utilisateur est confronté à la ligne de commande pour résoudre un problème. Il faudrait considérer un « bug » quand a un moment on est obligé d’utiliser la ligne de commande pour résoudre un problème. TOUT devrait se faire avec l’interface graphique comme sous Windows ou Mac.

      Quand l’interface graphique ne démarre pas, tu fais comment pour résoudre un problème ? C’est le serpent qui se mord la queue dans ce cas.

      Tu ne pourras jamais tout résoudre en mode graphique. C’est juste mentir aux utilisateurs que de dire cela.

  7. Ce doit être dans le top 5 des raisons qui font fuir les utilisateurs potentiels.

    Il vient d’où ce sondage ?

    Tu ne pourras jamais tout résoudre en mode graphique. C’est juste mentir aux utilisateurs que de dire cela.

    Alors Linux ne pourra jamais se démocratiser.

    Pourtant on arrive à tout faire en mode graphique sous Mac OS qui vient de Unix. Je ne vois pas pourquoi une distribution Linux ne pourrait pas arriver au même résultat.

     

     

    1. Il vient d’où ce sondage ?

      De nulle part, simplement de l’observation d’utilisateurs de base 🙂

      Alors Linux ne pourra jamais se démocratiser.

      Il faut juste arrêter de dire des salades aux utilisateurs. On ne peut pas tout faire en graphique. La ligne de commande restera un outil indispensable en cas de panne qui font que l’interface graphique est dans les choux.

      Pour des exemples de ligne de commande concernant MacOS-X : https://www.competencemac.com/Systeme-5-commandes-indispensables-pour-le-Terminal_a2901.html ; https://www.macintom.com/wp/2011/06/30/effectuer-vos-mis-a-jour-en-ligne-de-commande-sur-mac-os-x/

      Je sais, ce sont des trucs de base, mais dire qu’on peut se passer complètement de la ligne de commande sous MacOS, c’est un brin exagéré.

      Bonus : la liste de commande du terminal de MacOS -> https://ss64.com/osx/

      1. Pour des exemples de ligne de commande concernant MacOS-X :

        Ca fait 10 ans que j’utilise Mac OS et JAMAIS je n’ai eu à utiliser une seule fois la ligne de commande.  Suis-je un cas isolé ? Si on doit utiliser la ligne de commande 1 fois tous les 15 ans ca va. Sous linux c’est beaucoup plus fréquent.

         

        De nulle part, simplement de l’observation d’utilisateurs de base

        Ca veut rien dire, il faudrait faire un sondage sur des centaines, milliers ou plus pour savoir REELLEMENT ce qui déplait à utiliser linux.

        Moi je suis un utilisateur de base et l’érgonomie est loin d’être ce qui fait que je ne passe pas à du full linux chez moi.

        Il faut juste arrêter de dire des salades aux utilisateurs. On ne peut pas tout faire en graphique. La ligne de commande restera un outil indispensable en cas de panne qui font que l’interface graphique est dans les choux.

        Je n’ai jamais dit qu’il fallait mentir aux utilisateurs. Si la ligne de commande doit être utilisée alors disons le aux utilisateurs et personne ou presque ne voudra passé sous linux pour cette raison.

        1. Ca fait 10 ans que j’utilise Mac OS et JAMAIS je n’ai eu à utiliser une seule fois la ligne de commande. Suis-je un cas isolé ? Si on doit utiliser la ligne de commande 1 fois tous les 15 ans ca va. Sous linux c’est beaucoup plus fréquent.

          On ne peut pas généraliser à partir de son propre cas. Quant à la fréquence de la ligne de commande, ce n’est pas non plus toutes les 5 minutes comme le prétende certaines personnes.

          Ca veut rien dire, il faudrait faire un sondage sur des centaines, milliers ou plus pour savoir REELLEMENT ce qui déplait à utiliser linux.

          Que disait Churchill sur les statistiques déjà ? Quant aux sondages, on peut très bien orienter les réponses en fonction des besoins.

          Moi je suis un utilisateur de base et l’érgonomie est loin d’être ce qui fait que je ne passe pas à du full linux chez moi.

          Encore une fois, on ne peut pas généraliser en partant d’un cas particulier…

          Je n’ai jamais dit qu’il fallait mentir aux utilisateurs. Si la ligne de commande doit être utilisée alors disons le aux utilisateurs et personne ou presque ne voudra passé sous linux pour cette raison.

          Il est vrai que personne ne passe le permis car il faut savoir ouvrir où se trouve le bouchon pour donner du carburant à une voiture. Comparaison idiote, je le concède. Mais dire que seule la ligne de commande est responsable de la non adoption du bureau linuxien, c’est très court.

          Si tu as un logiciel qui a un moteur de Ferrari et que tu lui mets dessus une carrosserie de Lada ou de Smart, bof quoi !

          1. Je ne prétendrai jamais cela.

            J’oppose juste mes arguments aux tiens. Cela fait 13 ans que je suis en mono-boot linuxien après un an de Mac (le premier mini). Donc, même si je n’ai pas ton expérience du Mac, j’ai quelque souvenirs de la marque à la Pomme 🙂

            Quant aux statistiques et sondages, je les prends toujours avec des pincettes.

  8. Beaucoup d’utilisateurs se foutent de la documentation. Hélas, souvent pour un truc simple la réponse donnée est RTFM. Résultat ? « Ton bordel marche pas, j’en veux pas ». De nos jours, se documenter, comprendre un minimum de choses c’est totalement dépassé : il faut que ça fonctionne et c’est tout. Prenons un exemple récent avec l’erreur de Manjaro : Combien d’utilisateurs prennent la peine de consulter les actus ? À part les initiés, pas grand monde j’imagine… Pourtant c’est la seule chose qu’on demande et c’est déjà trop.

     

    Pour le cas des distros (petite parenthèse) :

    Ubuntu ça se casse la gueule, même la saveur Mate n’est plus ce qu’elle était : le système est personnalisé via des PPAs. Du coup quand on gère pas les dépôts, la charte graphique se casse bien la gueule. Et les snaps par défaut c’est pas terrible. C’est bête mais Mint, (même si j’apprécie guère car au final c’est juste une Ubuntu revempée avec quelques outils en plus) est plus recommandable. Le reste ? Poubelle, on peut massivement les reproduire puisque dans 95% des cas c’est la charte graphique qui varie ou une certaine façon de réinventé la roue.

    Même Linus Torvalds dit qu’il y a trop de distros…

    Les bases Debian c’est plus ce que c’était… Quant à Manjaro, elle reste encore inconnu par un grand nombre : pour les connaisseurs, quand on demande de citer des distros, souvent c’est le duo Debian/Ubuntu. Il y a des idées mais lorsqu’il y a de grosses décisions on sait comment ça fini…

     

    Bref, pour en revenir au sujet, c’est pas la peine de vouloir former ceux qui utilisent un ordi comme un outil car ça les fera plus fuir qu’autre chose. Il faut bien l’avouer, en 2019, Linux est encore technique envers un MS-Windows ou Mac. Certes, il y a eu de l’évolution mais maintenant que « tout semble opérationnel » à l’ouverture de session, il y a encore du chemin à faire, notamment lors des plantages de l’OS, mais tout le monde se tape dessus pour un oui ou pour un non, que ce soit dans la communauté francophone ou anglophone. Du coup, quand l’OS plante, beaucoup peuvent rien faire, là où par exemple, Windows affiche un écran bleu avec une tentative de récupération automatique (parfois fonctionnelle, parfois non) ou une demande pour choisir quoi faire.

    La personne qui sait rien ira voir un informaticien pour que ce dernier essaie de remette le système en état de marche (au pire il y a réinstallation), ceux qui se débrouilles font de même tout seuls.

    Sous Linux, à part un TTY quand il y en a un, il y a quoi ? Absolument rien de pertinent. Du coup, quel est l’intérêt de dire à ces gens qui utilisent l’informatique comme ils utiliseraient une cafetière de passer sous Linux ? Aucun car en cas de panne personne aide, c’est souvent le RTFM. D’ailleurs… Ce fameux RTFM… il résout pas tout !

    Côté gestionnaires de paquets, ça reste encore sur du technique, mais un Gnome Logiciel ou un KDE Discover restera plus agréable qu’un Pamac ou pire DNF Dragora/Synaptic.

    Enfin, même si les distros sont utilisables en dehors de ce détail, sans campagne publicitaire valable, comment attirer des utilisateurs potentiels ou intéresser les constructeurs de faire des PC Linux et se détaxer de Microsoft ? N’y a t-il aucune distro qui a des c….. pour promouvoir le libre via des spots ? Pendant ce temps Google s’en occupe…

    1. Tout à fait. Il n’y a pas vraiment d’avantage à passer sous linux quand on a déjà windows (hormis celui de ressuciter un vieux PC). La plupart des avantages sont anecdotiques pour un utilisateur standard.

      Il faudrait de GROS avantages pour vraiment pousser les gens à migrer vers linux.

      Si on tape sur Google « Installer linux » voici le premier lien sur lequel on tombe :
      https://linux.developpez.com/tutoriels/debuter-installation/guide-linux-distribution/

      Je suis sûr qu’une telle procédure d’installation de linux fera peur à 90% des utilisateurs standards.

      1. Outre le fait que le document date de 2013, c’est sûrement un des pires répulsifs que j’ai pu voir dans le monde du libre depuis… un certain temps !

        Un avantage que l’on peut accorder au logiciel libre – et qu’on devrait mettre en avant – c’est le respect de la vie privée de l’utilisateur… Mais cela, les « libristes » l’oublient souvent, préférant mettre en avant « la liberté » comme des évangélistes en pleine trance…

  9. Un avantage que l’on peut accorder au logiciel libre – et qu’on devrait mettre en avant – c’est le respect de la vie privée de l’utilisateur…

    Je ne vois pas en quoi utiliser linux donne plus de respect de la vie privée qu’en étant sous Windows. Aller sur Facebook ou Google depuis linux ou Windows c’est pareil, on sera tracé de la même manière.

    Ce n’est pas un avantage pour linux.

    1. Simple question : quid de la télémétrie stakhanoviste d’un MS-Windows 10 ?

      Cf cet article de septembre 2017 : https://www.malekal.com/supprimer-telemetrie-windows10-vie-privee-confidentialite/

      D’ailleurs, il est marrant de visiter la page en question avec l’indispensable bloqueur de publicité.

      Tu parles de services en ligne, je te parle de l’OS utilisé. Déjà, si on limite la casse au niveau de l’espionnage de l’ordinateur, c’est toujours mieux que rien.

  10. quid de la télémétrie stakhanoviste d’un MS-Windows 10 ?

    Un utilisateur simple sait pas ce qu’est la télémétrie ou alors il s’en fou. Vois déjà pas mal qui ne savent pas qu’il y a des bloqueurs de pubs ou alors qu’ils les utilisent pas. Le pure lambda c’est « j’utilise mon PC pour aller sur Internet, utiliser les réseaux sociaux, faire des jeux sur des sites… ». Bref, il s’en bas les kiwis de son OS. Alors passer sous Linux pour plus avoir de télémétrie (ou alors de la télémétrie purement basique servant à rapporter des bugs et non commerciale) c’est pas un argument lourd.

    Si ça serai vraiment un argument lourd, dans ces cas là, personne utiliserai W10, ni Android et les produits à la Pomme. Le véritable argument c’est l’applicatif, de la simplicité au plus au possible.

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