Vieux Geek, épisode 136 : Phoenix 0.1, l’ancêtre de Mozilla Firefox

Nous sommes en septembre 2002, et quelques mois plus tôt, la Suite Mozilla 1.0 est sortie. Cependant, deux développeurs de la Fondation Mozilla ne sont pas satisfait et considère que la suite en fait trop.

Dave Hyatt et Blake Ross décident alors de lancer un projet qui récupère le coeur du logiciel en enlevant le surplus : client de courrier électronique, éditeur de pages HTML et Agenda. Le projet aura pour nom de code Mozilla / Browser pour bien montrer quel composant doit être mis en avant.

Contrairement à la suite, le projet est centré sur la volonté de créer une interface modulable en XUL, et surtout alléger l’ensemble. Un peu comme le projet Chimera – qui deviendra Camino – sur MacOS ou KMeleon sur MS-Windows, en prenant à chaque fois des spécificités des OS hôtes.

Finalement, le 23 septembre 2002, la première version sort et pour montrer que c’est une volonté de repartir de zéro, le projet s’appellera Phoenix. Les notes de publications sont claires sur ce point : on élague au maximum… Et après, on rajoutera ce dont il y a besoin…

Comme vous avez pu le voir, c’était encore du brut de décoffrage. Le projet changera de nom pour sa version 0.6, en devenant Firebird, car le fabricant de BIOS n’aimait pas qu’on utilise son nom… Et une nouvelle fois, à cause d’une base de donnée pour prendre son nom de Mozilla Firefox dès la version 0.8 début 2004…

Merci à Moz-Fr pour son article qui m’a pas mal aidé à la rédaction de celui-ci.

Comme le temps passe vite, déjà 16 ans et un jour au moment où j’ai rédigé puis j’ai mis l’article et la vidéo dédiée en ligne 🙂

8 réflexions sur « Vieux Geek, épisode 136 : Phoenix 0.1, l’ancêtre de Mozilla Firefox »

  1. Que de nostalgie… J’ai découvert Firefox en version 1 pour ma part, puis je l’ai finalement abandonné après de nombreuses années pour Vivaldi qui n’ai pas libre mais open-source quand même.

    1. Vivaldi qui n’est pas libre mais open-source quand même

      Partiellement : la seule partie vraiment open source du navigateur, c’est… sa base Chromium. Le reste est propriétaire Vivaldi SA.

      Ce Phoenix 0.1 était effectivement très rudimentaire ! Mais comme j’ai dit en commentaire, j’ai pas connu la naissance de ce qui allait devenir Firefox : après avoir fait mes tout débuts avec Netscape 2 vers 1998 (à la suite d’une collection de magazines d’initiation à Internet éditée par Havas, qui se faisait alors FAI), j’ai surtout utilisé la suite AOL quand Havas a ensuite abandonné son activité de FAI et a redirigé ses abonnés vers AOL, en 1999. C’est pour ça que nous avons toujours des adresses e-mail chez eux (la seule chose qui reste d’AOL ici, même si le webmail appartient désormais à Oath).
      Ensuite, vers 2001-2002, je me suis rendu compte que je pouvais utiliser IE, bien moins lourd qu’AOL (qui ne me servait qu’à me connecter), et avait cet avantage de pouvoir afficher les pages Web en plein écran. En 2004, je découvre l’existence d’Opera. J’installe et adopte immédiatement la version 7.11. Il y a un bandeau de pub, mais c’est pas grave : pour un installateur d’à peine 6 Mio, on a littéralement une suite complète avec navigateur, e-mail, IRC (puis BitTorrent, mais je n’ai utilisé que le navigateur)… Et surtout, la nouveauté pour moi : des onglets !!! Et un chargement des pages plus rapide que sous IE (qui souffrait d’une latence notable pour passer d’une page à l’autre).

      Donc, j’ai toujours gardé Opera jusqu’à sa dernière version utilisant le moteur Presto. J’entendais parler de Firefox, mais je ne le trouvais pas intéressant, puisqu’il fallait rajouter en tant qu’extensions tout ce qu’Opera incluait déjà d’origine. Bon, il a bien fallu me résoudre à installer AdBlock Plus quand les extensions sont apparues chez lui, car ça devenait un réel problème…

      Je suis passé sur Firefox en avril 2014, à sa version 26 (j’ai donc connu la naissance et la mort d’Australis). C’était le meilleur candidat à la succession d’Opera, et j’ai pu lui ajouter les extensions me permettant de garder mes habitudes, autant que possible. J’avais essayé Chrome par curiosité, mais bon… Chrome, quoi. J’ai essayé un temps le nouvel Opera, mais j’ai pas pu m’y faire et j’ai fini par le désinstaller, car je ne m’en servais plus.

      Et puis est apparu Vivaldi, conçu par des anciens créateurs d’Opera (Presto). OK, base Chromium comme Opera maintenant, mais au moins, il arrive à faire honneur à celui sur lequel il prétend prendre exemple (alors qu’Opera, à part avoir viré jusqu’à des fonctionnalités qui étaient déjà présentes dans Netscape 2 comme les signets… Il ne lui restait plus grand-chose ; et maintenant, Opera Software a été racheté par des Chinois, donc on va désormais l’éviter). Et comme il ne souffrait pas de la lenteur que subissait Firefox (avant Quantum) sous Linux, je l’ai adopté comme navigateur principal. À noter que sous Windows (quand je repasse dessus…), Firefox reste mon navigateur principal.
      Le passage à Firefox Quantum a d’ailleurs bien fait mal à certaines extensions que j’aimais beaucoup, et peut-être que je le reprendrai comme navigateur principal dans le futur car rien n’est figé et que certaines extensions incompatibles ont été mises à jour depuis et qu’il est à nouveau possible de masquer la barre de titre sous Linux, qui prend de la place pour rien ; mais actuellement, je garde Vivaldi en principal, Firefox en secondaire, et Chrome/ium en n°3. Et seulement Firefox (pour les extensions) sur Android.

      Merci pour ce cours de rattrapage de l’histoire des navigateurs, Fred !

      1. Partiellement : la seule partie vraiment open source du navigateur, c’est… sa base Chromium. Le reste est propriétaire Vivaldi SA.

        Un code peut-être propriétaire et open-source. Open-source ne veut pas dire libre.

        Vivaldi n’est pas disponible sous une licence open source unifiée. Il contient le code source de Chromium avec les modifications apportées pour permettre l’exécution de l’interface utilisateur basée sur HTML/CSS/JS. Toutes les modifications apportées au code source de Chromium sont disponibles sous licence BSD et peuvent être lues par quiconque sur vivaldi.com/source/. Les détails à ce sujet sont expliqués dans les fichiers README et LICENSE à l’intérieur du paquet.

         

        De plus, notre code d’interface utilisateur est écrit en code clair et accessible pour ceux qui lisent HTML, CSS et JS. Cela signifie qu’à toutes fins pratiques, le code source Vivaldi est disponible pour audit.

         

        Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

        Donc certe, Vivaldi n’est pas libre mais il est open-source.

    2. Salut,

      Comme Antoine, j’ai découvert Firefox  1.0 courant 2005 en alternative à I.E. sous Windows ME et ça fait 13 ans que ça dure . . . pour le couple Firefox / Thunderbird . . . pas pour Windows ME ;o)

        1. En, même temps, quand on voit l’usine à gaz développée pour rendre stable les OS plus récents de Microsoft, avec le fameux dossier WinSxS, pesant souvent plus de 10 G0 . . .  Ça me fait plus penser à des rustines qu’à de l’optimisation  . . .

           

           

  2. On sent les côté dinosaure ici 😉

    J’ai commencé avec Mosaïc 🙂 puis Netscape en alternance avec IE qui gagnera.

    J’ai testé Phoenix, de mémoire la 0.3 ou peut-être avant.

    La révolution :

    – des onglets (les dév. IE promettaient qu’on ne verrait jamais ça sur IE LOL)

    – la rapidité de chargement des pages

    – l’anti popup de base donc antipub

    Je suis fidèle malgré quelques incartades car même si je n’aime pas Denis, comme il dit : FF est le pire des navigateurs à l’exception de tous les autres.

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