Neptune 5.4, une Debian GNU/Linux stable « déguisée » en testing ?

Neptune est un projet de distribution basé sur Debian GNU/Linux stable, qui descend du projet ZevenOS. Il suffit de comparer les logos de feu ZevenOS (une base Ubuntu avec un Xfce revampé à la BeOS) et celui de Neptune pour s’apercevoir de la parentée.

Ce qui frappe, c’est l’annonce de publication de la version 5.4 du projet Neptune. Même si c’est officiellement une base Debian GNU/Linux stable, on trouve des nouveautés digne de la branche testing de la distribution à la spirale : Plasma 5.12, un noyau linux 4.16 par exemple.

J’ai donc lancé la récupération avec mon ami wget de l’image ISO. Et oui, le serveur en face a franchement ramé du popotin…

fred@fredo-arch-mate ~/Téléchargements/ISO à tester % wget -c https://download.neptuneos.com/download/Neptune5-Plasma5-20180721.iso
–2018-07-23 09:35:37– https://download.neptuneos.com/download/Neptune5-Plasma5-20180721.iso
Certificat de l’autorité de certification « /etc/ssl/certs/ca-certificates.crt » chargé
Résolution de download.neptuneos.com (download.neptuneos.com)… 198.50.151.17
Connexion à download.neptuneos.com (download.neptuneos.com)|198.50.151.17|:443… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 2222981120 (2,1G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « Neptune5-Plasma5-20180721.iso »

Neptune5-Plasma5-20 100%[===================>] 2,07G 96,1KB/s ds 5h 17m

2018-07-23 14:53:11 (114 KB/s) — « Neptune5-Plasma5-20180721.iso » sauvegardé [2222981120/2222981120]

J’en ai profité pour créé une machine virtuelle pour lancer cette distribution qui reprend le nom romanisé de l’irrascible dieu de la Mer pour les grecs de l’Antiquité, Poséidon.

Après avoir démarré la distribution en mode live, j’ai demandé l’installation… C’est Calamares qui m’a accueilli. Tiens donc. Donc, inutile de présenter une nouvelle fois cet installateur qui fait son travail et le fait bien 🙂

Une fois l’installation terminée et l’ensemble redémarré, j’ai demandé la recherche et l’installation des mises à jour. Il n’y en a eu que deux, avec un bpo à l’intérieur du nom. BPO ? Ça ressemble aux dépots backports (ou rétroportage). Ceux-ci sont activés dès la sortie d’une version stable et que les paquets arrivent sur testing.

Est-ce que la Neptune serait un hybride des dépôts stables et de rétroportage ? Quoiqu’il en soit, j’ai fait chauffé SimpleScreenRecorder pour montrer la distribution en action.

Vous avez pu le voir, le bilan est franchement mauvais, avec entre autres :

  • Du franglais partout et des traductions dures à installer
  • Des dépôts mélangés avec une liste indigeste

Si on compare le projet avec une Debian GNU/Linux testing, le résultat est clair : le projet Neptune ne tient pas le choc et s’effondre de toute part. Comme je l’ai précisé en conclusion de la vidéo : si vous voulez une base Debian et un KDE récent, il n’y a pas d’autre choix que de migrer sur Debian testing voire unstable. C’est triste, mais c’est ainsi !

2 réflexions sur « Neptune 5.4, une Debian GNU/Linux stable « déguisée » en testing ? »

  1. J’y avais jeté un oeil rapide sur VB. Et j’avais eu un souci avec les mises à jour.

    Sur le principe, ce n’est pas forcément bête. LMDE 2 fonctionne sur ce principe et les usagers en font généralement de bons retours : une base Debian Jessie et un environnement de bureau, Mate ou Cinnamon, récent et régulièrement mis à jour, ainsi que 2-3 softs (entre autres Firefox). Donc, on a des dépôts Debian Jessie et des dépôts fournis par Linux Mint. Et franchement, j’avais eu ça en dur et c’était assez bien.

    Je suppose qu’il faut avoir les moyens de tester, mettre à jour, corriger, etc. Ce qui ne doit pas être à la portée de n’importe qui. Et je suppose que KDE ça demande plus de boulot que Mate.

    Toujours dans ce genre de logique, rappelons qu’il existe KDE Neon avec une démarche similaire, sauf qu’on se base sur Ubuntu et non sur Debian : une Ubuntu LTS avec une version à jour de KDE Plasma. Mais vu que c’est fait directement par l’équipe de KDE, je suppose que eux ont les moyens de suivre derrière.

    Rappelons que pour ceux qui rêvent d’une base Debian avec une version récente de KDE et qui n’auraient pas peur d’être sous Testing, il existe Netrunner. Je n’ai pas testé ça en dur, mais je crois que la distro a ses partisans.

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