Obarun, le retour de la Archlinux s6isée :)

Étant un lecteur régulier, si on peut le dire ainsi, du blog systemdfree linux community, j’avais pu lire il y a quelques jours – du moins au moment où je rédige cet article – le « couronnement » d’Obarun, à savoir son inclusion dans l’index de Distrowatch.

Éric Vidal, papa du projet m’avait même contacté personnellement pour m’informer de la bonne nouvelle. Depuis l’article que j’avais fait sur sa distribution en novembre 2017, je suis en bon terme avec lui, rapportant même des bugs. Comme quoi, on peut très bien utiliser des distributions utilisant systemd au quotidien et apprécier les distributions qui sont inventives 🙂

En effet, on est loin de la pas franchement très utilisable Artix qui n’a pas sortie d’image ISO renouvellée au 28 mai 2018 pour faire prendre en compte un changement assez important au niveau des miroirs (cf l’actualité du 28 avril 2018), ou de la copieuse sans scrupule (??) Namib GNU/Linux intégrée à Distrowatch aux alentours du 20 mai 2018. Bref, Obarun est quand même un brin plus sérieuse 🙂

Pour mémoire, on peut schématiser Obarun ainsi : base Archlinux + système d’init s6, avec au choix Jwm, Openbox, Plasma et Xfce. Oui, j’ai volontairement simplifié pour faire comprendre que l’on est dans le domaine de la distribution qui n’est pas à mettre dans les mains de la première personne venue…

J’ai donc récupéré l’ISO du mois de juin 2018. En créant une machine virtuelle basée sur Archlinux avec 2 Go de mémoire vive, 2 CPUs virtuel et 128 Go de disque. J’ai – comme pour l’article du mois de novembre 2017 – décidé de montrer l’installation complète.

Oui, on est dans de l’installation à la main. Oui, c’est austère, mais cette distribution prouve – comme pour la void linux même si elle est en mauvaise posture depuis quelques mois – que le monde des systèmes d’init ne se résume pas au duo / duel OpenRC (surcouche de sysVinit) et systemd.

Le projet est vraiment très intéressant, même s’il faut compulser longuement le wiki pour savoir comment utiliser certains outils simplificateurs de l’init s6 développé par Éric Vidal.

Le seul gros bug bloquant ? Pour moi, c’est le coup des répertoires utilisateurs en anglais qui obligent à passer par la ligne de commande pour être dans la langue correcte. J’ai rapporté le bug et j’espère qu’Éric Vidal pourra le corriger facilement. Dommage aussi que j’ai eu du mal à gérer cette enflure de PulseAudio et encore cet étrange décalage horaire que je constate uniquement avec le duo distribution basée sur Archlinux et VirtualBox.

Évidemment, on est dans de la distribution pour barbus. Mais un peu de confort, ça fait jamais de mal 🙂

Je maintiens d’ailleurs qu’OpenRC en dehors de la famille Gentoo qui l’a vu naître, c’est pas la peine d’y penser. Vous pouvez très bien ne pas aimer systemd, mais par pitié, allez dans ce cas sur des distributions digne de ce nom : la famille Gentoo, Obarun ou encore Void Linux. Le reste ne sera que sources d’emmerdements sans fins, même si j’ai galéré avec PulseAudio dans la vidéo.

Mais au moins, la Obarun arrive à s’installer sans trop de problèmes, même si je suppose que mes galères sont liées à ma connaissance trop faible de s6 et des outils simplificateurs rajoutés au-dessus.

18 réflexions sur « Obarun, le retour de la Archlinux s6isée :) »

  1. J’ai donc récupéré l’ISO du mois de juin 2018.

     

    Chez moi on est toujours en mai et ça devrait durer encore 4 jours, c’est fou le décalage horaire ! 😉

  2. Et pourquoi les autres distributions (+/- 300) proposent t’elles les mêmes outils accommodés à leur sauce ?!

    Le libre ne serait que du recopiage ?!

  3. Salut Fred, j’ai 5 minutes pour te répondre donc… (je touche pas terre cette semaine :p).

     

    Moi étant en Nouvelle-Caledonie , mon temps est en avance sur vous, du coup 2018-06 c’est bien pour le moi de mai… Ouais bon j’ai sortie un peu tôt pour l’arrivée sur distrowatch histoire que les mecs qui veulent tester est la dernière version (des troubles était présent sur le 2018-05 du au nouvelle version de glibc).

     

    Alors, alors, déjà merci (sa mange pas de pain) de tester l’ovni (:p), mais si j’en crois le nombre de commentaires hallucinant ici, c’est pas demain qu’Obarun va intéresser les gens lol.

     

    Décidemment il faut que je me décide a changer le menu de syslinux histoire de pouvoir choisir la langue au démarrage…

    Le syslinux en ext2, humm, c’était valable avant apparemment maintenant cela ne pose plus de problème, faut que je le message là …

     

    « Mais bor#@^{\ de me@#{^\ pourquoi ce pu@^#\ de pulseaudio de me@#\ ne fonctionne pas »

    Monsieur Fred aurait-il oublié les commandes de base a force d’être assistée par Monsieur l’imprononçable pour moi lol. Un simple pulseaudio –start dans un terminal et hop là. Ouais bon ok un service sa le fait aussi, donc pacman -S pulseaudio-s6serv et ensuite en tant que simple utilisateur et non pas en root, s6opts enable pulseaudio, et hooo suprise sa fonctionne :). Au passage, s6 me permet de gérer les services en tant que simple utilisateur, ce que beaucoup, mais alors beaucoup d’autre systéme d’init ne sont pas capable de faire ou de façon bien vilaine.(je ne parle pas ici de l’imprononçable).

     

    Alors ce put#^{\ de xdg-user-dirs, là j’ai un problème que je n’ai pas encore réglé. On peut le gérer comme tu la fais mais de façon automatique j’ai pas encore trouvé de solution propre, mis dans ma TODO list déjà longue de 15 km.

     

    Encore merci Fred, même si cela n’intéresse pas grand monde, en tout cas moi cela me sert. 🙂

    1. Quel commentaire. Je vais répondre rapidement :

      1. ah, le boot en ext2… Ça me fait mal au cul d’en changer… Qui a dit vieux con ?
      2. je n’avais pas pensé à une telle possibilité pour pulseaudio. Et concernant s6, j’ai du mal à m’y plonger 🙂
      3. pour les répertoires utilisateurs, c’est chiant, je te le concède.

      Bon courage pour la suite de ta liste « TODO »… Je connais cela dans un autre domaine !

      1. Bonjour Fred.

        Par curiosité, de quel autre domaine s’agit il ?

        Tu n’es bien sur pas tenu de répondre a ma question si tu estimes qu’elle est trop indiscrète.

        1. J’imagine que l’absence de réponse signifie que ma question était trop indiscrète ou impertinente. Je le comprend très bien, et c’est pour cela que cela faisait partie du postulat de départ.

      2. ah, le boot en ext2… Ça me fait mal au cul d’en changer… Qui a dit vieux con ?

        Le problème n’est pas tant la préférence d’ext2 sur ext4, mais il se trouve que la plage de dates que peut gérer ext2 ne court que jusqu’en 2038, jusqu’à la veille du fameux jour où les systèmes Unix 32 bits vont avoir un « petit problème » d’horlogerie, si tant est qu’il y en ait encore en usage à ce moment-là (ne présumons de rien, ça peut toujours être possible sur un serveur hyper vital qu’on peut pas couper sans paralyser toute une entreprise multinationale).

        Bon, c’est dans un peu moins de 20 ans, et on a encore autant le temps de voir venir qu’il est peu probable que tu sois encore sur ton installation actuelle en 2038 (tu auras sûrement changé de machine 3 fois et réinstallé autant, à supposer qu’Arch Linux dure jusque là). Chez moi aussi, les deux machines sous cet OS installées d’après ton guide (et donc ton schéma de partitionnement suggéré) auront sûrement cessé de fonctionner.

        Mais même sans attendre aussi longtemps, je suppose qu’on doit pouvoir faire une conversion sans perte de la partition /boot d’ext2 à ext4, non ? Au pire, il suffira de modifier le fstab pour renseigner le nouvel UUID de la partition, puis de réinstaller Grub et reconfigurer éventuellement le noyau avec un petit mkinitcpio des familles, c’est ça ? Ça pourrait mériter un essai en VM, histoire de voir si c’est faisable sans tout casser… Quoique ça pourrait être plus complexe (le noyau est installé dans /boot, c’est ça ? Si on formate la partition, il va sauter avec le reste…) et nécessiter une réinstallation du noyau et des manips en chroot, comme une installation normale.

    2. Je suis admiratif devant ce commentaire et votre travail admirable sur ce projet innovateur. Merci encore. Et merci aussi a Fred qui par l’intermédiaire de son blog nous fait découvrir les coulisses (les cuisines ?) du logiciel libre. Quel plaisir.

  4. Certainement une belle distribution, mais je n’irais même pas voir de loin, elle sort de ma sainte trinité:

    1/ Distribution Mère tu seras,

    2/ Distribution avec grande communauté et grand nombre de développeurs derrière tu auras,

    3/ Distribution avec des outils standards tu utiliseras,

    En respectant ses trois principes, je me concentre que sur de grosses distributions les plus connues et j’évite tout ce qui est Mint et autres plats réchauffés.

    Dommage mais ce sont des abandons comme 0linux qui était pourtant pas mal, ou des incertitudes comme avec la NuTyX qui dépend trop d’un seul contributeur ou comme Void en ce moment ou encore l’ambiance de merde dans UN certain forum qui me fait penser/dire que c’est pas plus mal comme ça.

    Mais content de voir grâce à toi autre chose que Debian/openSUSE.

    1. A éviter: Mageia.

      Le comble pour un projet inactif c’est de te refiler des updates de sécu qui font tout péter.

      Conclusion: pour tout péter alors la y a du monde, mais quand il s’agit de stabiliser le machin y a plus personne. Et ne parlons pas de la version 7 qui n’a toujours aucune date ni aucun planning connu. Pour le dire franchement, y a une bonne grosse odeur de merde du coté de Mageia.

    2. Seb, je tiens a te remercier car ton blog est d’une grande qualité.

      Quand j’y pense, ce blog étant lui même de qualité, il est tout a fait logique et légitime que les auteurs d’autres blogs de qualité s’y retrouvent dans les commentaires. Cela forme en fait une petite communauté.

  5. Ca change des Mageia et autres merdes qu’on nous refile habituellement. Enfin de l’innovation. Enfin un projet actif. Enfin de la stabilité et de l’originalité. Merci pour cette découverte.

  6. Cet article est formidable. Merci Fred et merci a l’auteur de la distribution. Nous avons ici une belle coopération, c’est ce qui fait la force du libre.

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