Que devient SwagArch GNU/Linux, la Manjaro Linux « canada dry » ?

En octobre 2016, je parlais de la SwagArch GNU/Linux qui reprenait les principes de la Manjaro Linux Xfce. Je concluais l’article ainsi :

Je ne condamne nullement le fork, mais il faut savoir l’utiliser à bon escient. Si c’est pour reproduire une Manjaro Linux avec une base Arch, quel est l’intérêt ? Je ne puis que confirmer ce que je disais dans la vidéo d’août 2016 : c’est une DGLFI dans toute sa splendeur. Mais au moins, c’est une DGLFI assez fonctionnelle.

Faut bien voir le verre à moitié plein, non ? 🙂

Un peu plus d’un an est passé et j’ai pu voir que le projet existe toujours. J’ai donc voulu faire un bilan de cette distribution mono-développeur qui semble continuer à tenir le choc.

En passant par Transmission, j’ai récupéré l’image ISO dénommé 18.01.

Mon ami VirtualBox a été mis à contribution…

Après un démarrage rapide, on est accueilli dans une session Xfce retouchée avec un thème sombre et un jeu d’icones maison, SwagArch. Dommage en cas d’indisponibilité temporaire ou définitive du dépôt tiers.

L’installateur est Calamares en version 3.1.11 (ou quelque chose de ce style). Autant dire qu’il fait son boulot et bien.

Au bout d’une dizaine de minutes on peut redémarrer sur la SwagArch fraîchement installée.

Au premier démarrage, après m’être connecté, j’ai forcé la recherche des mises à jour via Pamac. Environ 70 mises à jour ont été détectées.

Une poignée de minutes plus tard, le tout était à jour, et je lançais mon ami SimpleScreenRecorder pour capturer en vidéo cette énième dérivée d’Archlinux.

Comme vous avez pu le voir dans la vidéo, la distribution est assez solide, la logithèque bien pensée, mais elle souffre de plusieurs défauts qui la condamne sur le long terme :

  1. Être mono-développeur… Un accident de la vie est si vite arrivé 🙁
  2. Proposer énormément de paquets sur son dépôt personnel sans avoir un doublon sur AUR…
  3. Avoir forké le Manjaro Settings Manager… En lui otant une des ses options parmi les plus importantes.

Donc en dehors de la curiosité, je ne vous conseille pas de l’installer en dur… Si vous le faîtes, ce sera à vos risques et périls. À vous de voir donc. Mais comme c’est une Archlinux à peine retouchée, n’oubliez pas une règle d’or : le dépannage en cas de pépin, c’est RTFM ou en version plus cultivée, « Aide-toi, le ciel t’aidera. »

Si vous cherchez une Archlinux avec Xfce et des outils simplicateurs, autant aller sur Manjaro Linux, au moins, il y aura moins d’aléas.

12 réflexions sur « Que devient SwagArch GNU/Linux, la Manjaro Linux « canada dry » ? »

  1. ça a l’air sympa, ça plante pas aprés l’installation 😛

    Plus sérieusement, une énième fois, c’est du gaspillage de ressources, est-ce qu’un marteau suffirait à le faire comprendre aux gigotos qui proposent ce genre de distributions (d’autres inutilisables).

    Et puis de toute façon en base arch, c’est soit manjaro pour ceux ont peu d’expérience avec arch soit arch linux elle-même ou anarchy linux. Pas la peine de descendre plus bas dans les distributions dérivées, ni de faire de pas de côtés, sinon la bande passante est gaspillée 😀

  2. ‘LLo,
    Ouaip, mais dériver une Arch est quand même un brin + compliqué (& c’est pas quodlibet qui dira le contraire !).
    & si ce brave garçon ne faisait ça finalement juste parce cela l’amuse & l’occupe (un peu comme chacun d’entre vous, enfin ceux que je croise de temps en temps).
    Le gaspillage de ressources (humaine, parce pour la bande passante, il vaudrait mieux s’occuper des G & F du trop célèbre quintet), je comprend pas bien ?

  3. Des que j’ai vu le gestionnaire de paquet j’ai tout de suite pense a ubuntu… je tolere manjaro et antergos mais voila swagarch porte bien son nom une deception a la difference que c’est plus jolie que ubuntu.

    Par contre un petit +1 pour le respect du createur qui taff tout seul.

  4. Pour ma part, je respecte le développeur de swagarch.
    Toutefois, il est vrai que faire une distribution en mono, pour moi, n’a pas vraiment de sens.
    Travailler sur une distribution en équipe est plus enrichissant pour le projet à long terme.
    Donc je pense qu’il devrait plutôt se concentrer sur une distribution bien ancré dans le monde Linux, en contribuant à l’amélioration, et la polyvalence de la dite distribution.

Les commentaires sont fermés.