Archlinux, en passe de devenir la nouvelle base à « massacrer » ?

Dans un article du mois de septembre 2017, je parlais d’un début de folie furieuse du monde archlinux qui partait dans tous les sens.

Mais il y a une tendance que j’ai noté et qui date en gros du début de l’année 2017 de voir que de plus en plus de projets ont tendance à partir d’une base Archlinux pour proposer des distributions qui sont en réalité le plus souvent des respins qui se limitent à la personnalisation d’une environnement donné.

Je vous renvoie à cette vidéo de ma série Dis Tonton Fred où j’évoque la différence entre une distribution et une respin…

Il y a plusieurs exemples récents qui me viennent à l’esprit. Il y a bien des projets un peu anciens comme la SwagArch GNU/Linux, Arch-Anywhere devenu Anarchy Linux ou encore la célèbre Manjaro Linux (qui a fini par développer ses propres dépôts) ou la difficilement installable Artix Linux.

Il y a cependant deux autres projets plus récents dont je vais parler dans cet article : ArchMan et la Namib GNU/Linux.

Le premier projet est d’origine turque. On retrouve une Archlinux avec les environnements de bureaux classique : Xfce (pour la version 17.10), Budgie et Plasma (pour les 17.08), Mate et LXQt (pour les 17.06).

Si on va sur le github du projet Archman, on voit que le projet est né cette année.

Le deuxième projet est la Namib GNU/Linux dont j’ai appris l’existence via une vidéo d’Adrien Linuxtricks.

On est dans un projet très récent, qui semble dater de l’été 2017. Sur le site du projet, on constate que pour le moment le projet n’a sorti que deux images ISO.

Si on regarde sur le github du projet, on constate que ce dernier n’est pas très actif, mais cela doit être lié à la vie privée du créateur. Après tout, on ne peut pas être 100% du temps derrière son projet 🙂

Vous avez pu le voir, les deux projets – dont je me demande quelle sera leur durée de vie – proposent toutes deux un dépôt tiers, mais font l’erreur de ne pas se limiter à pré-empaqueter des recettes disponibles sur AUR.

Si le projet en question disparaît et qu’une personne l’a installée, elle pourra toujours continuer à utiliser la distribution, mais une partie seulement. Ce qui restera à terme une installation qui explosera en vol. Encore une fois, la force du logiciel libre qui est de pouvoir forker à l’envie des logiciels en fait une énorme faiblesse 🙁

9 réflexions sur « Archlinux, en passe de devenir la nouvelle base à « massacrer » ? »

  1. ‘LLo,

    « La marche turque » pour tester le son sur une distro turque, c’est pas beau & cohérent ça !
    Par contre les guépards partout, j’aurais plutôt vu ça dans la deuxième, surprenant..?
    A part les dépôts additionnels, c’est quand même du « massacre » plutôt réussi, n’est-il pas ?
    De mémoire & si je ne me trompe, l’un des créateurs de la première a pas mal contribué au « toitdel’afriquesansledébut », pour ne (presque) pas la nommer. 😉

  2. Dans les deux cas la liste des dépôts tiers ne semble pas trop importante, ce ne devrait pas être catastrophique la perte du dépôt, mais je suis d’accord autant choisir autant que possible la maison mère. C’est ce que je fais depuis quelques années sans m’en plaindre.
    A pluche.

    1. La liste n’est pas aussi longue que les ubuntu-based et les PPAs rajoutés jusqu’à ras-la-gueule. Mais autant limiter la casse au maximum, quitte à proposer un outil qui désactive le dépot tiers en post-installation.

  3. Bientôt sur distrowatch, si c’est pas déjà fait :

    Bordel Machin est fier de vous annoncer la sortie de Samaÿre-Linux, OS basé sur Archlinux pour les débutants, facile d’utilisation, qui masse votre femme à votre place et peut faire des brochettes de boeuf succulentes.

    <insérer ici le lien de l’iso hébergé chez la mamy, 3,8Go>

    L’OS (lol) est disponible avec Openbox/mate/burlingue-à-la-mode-du-moment par défaut (le concepteur l’a décidé ainsi, go fuck yourself), les autres sont installables par les dépots.

    <insérez ici un screen d’une arch mate avec thème numix et fond d’écran banal de tru hackerz>

    D’autres logiciels (en pré alpha pre0.1) sont fournis par notre dépot tiers activé par défaut hébergé sur un vieux péquatre par la mamy du dev (veuillez savoir que le serv sera coupé quand mamy passe l’aspirateur, par manque de prise de courant). Vous trouverez aussi installé par défaut plein de trucs auquels vous toucherez jamais, mais faut bien qu’on se démarque de la « concurrence ».

  4. Bonjour,
    Y’a les spins et y’a la vraie vie, et dans la vraie vie, il y a ubuntu, centOS, debian et quelques autres (Fedora server …) pour les serveurs. Et quasiment la même pour les desktop, modulo les dérivées. Donc en gros personne n’installe les bouzes et c’est tant mieux.
    Après les utilisateurs avertis, qui eux de toutes façons connaissent le débat et savent ce qu’ils font.
    Un petit PS: j’ai récemment recyclé un « vieux » Mac de 2008 qui mettait 10ans à booter, avec une Elementary, une très belle surprise de vélocité !

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