Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 3 : la déconnexion du monde des développeurs et de celui des utilisateurs…

À l’origine, l’épisode 3 devait avoir un sujet tout autre, mais c’est suite à une engueulade avec des personnes qui ont pour métier de rédiger des applications que cet article impromptu m’est venu sur le clavier. Il faut dire aussi que j’étais réveillé depuis 4 h 30 du matin, et que le manque de sommeil m’avait rendu chatouilleux 🙁

Car j’ai constaté la déconnexion croissante entre le monde des développeurs et celui des utilisateurs. Comme deux clans qui fourbiraient leur armes pour se taper dessus à la moindre occasion au lieu de collaborer en toute intelligence.

À l’origine, cet épisode devait être le cinquième et qui va sûrement devenir le sixième, mais j’ai décidé de l’avancer. J’en reprends une partie pour cet article, même si l’épisode cinq approfondira un autre aspect. Le monde du libre a fait d’énormes progrès depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000. Installer une imprimante ne nécessite plus de sacrifier un poulet en psalmodiant des vers dans une langue obscure.

C’est du « plug’n’play » au sens entendu dès le milieu des années 1990 : « branche et ça fonctionne »… Du moins en théorie 😀

Ce qui a été oublié par la partie développeur du monde du libre, c’est que l’augmentation du nombre d’utilisateurs entraîne automatiquement l’arrivée d’une nouvelle génération : celle qui n’a pas forcément le réflexe de se plonger dans une documentation plus ou moins touffue, plus ou moins illustrée, plus ou moins absconse.

Que des RTFM, des « tu as lu tel man » ou « tu as lu telle page de wiki », ça ne passe plus trop. Il restera toujours des personnes curieuses. Mais il ne faut pas oublier que l’humain est un animal paresseux.

Qu’optimiser ses efforts pour en avoir le plus possible avec le minimum d’actions est son moteur.

Cela ne me gène pas de me plonger durant de longues minutes dans des dizaines de pages de documentation pour aider des personnes qu’elles soient sur LinuxMint, Archlinux, Manjaro, Solus voire Mageia (et oui, il faut savoir faire preuve de sacrifice).

Mais autant j’apprécie de mettre sous ma souris des distributions pour barbus dont l’attribut pileux descend jusqu’aux chevilles, autant j’apprécie des produits largement plus abordables.

Abordables sur le plan ergonomique ou sur le plan purement pratique. Je n’oublie pas que j’ai été un débutant. Que j’avais la trouille de faire une connerie à la moindre commande entrée sur mon clavier. C’est ce que semble oublier une partie des développeurs… Une amnésie étrangement bienvenue ?

C’est bien beau de vouloir gagner 15 millisecondes dans un moteur de jeu afficher un modèle 3D. Mais si personne n’utilise le moteur de jeu, ça sert à quoi ? C’est la même chose pour les distributions GNU/Linux.

Je reviendrai dans un épisode ultérieur sur un point faible du monde libre, les applicatifs. Mais pour en revenir au sujet de cet article, une partie des développeurs semble se couper du monde des utilisateurs.

Les dépots tiers sont des sources d’emmerdes potentielles. Que ce soit les PPA, AUR ou les dépots tiers d’autres distributions, il y aura toujours un moyen de foutre la merde.

Oui, l’offre centralisée proposée avec des interfaces à la « Logiciels » de Gnome, « Discover » de Plasma, la « Boutique » d’Ubuntu Mate ou encore Pamac pour Manjaro (pour citer les premiers exemples qui me viennent à l’esprit) partent de bonnes intentions.

Une personne qui a un tant soit peu de bouteille aura appris à son corps défendant qu’il ne faut pas faire n’importe quoi avec. Mais une personne qui débute risque peut-être de mal faire sans le vouloir. Le retour de bâton sera violent.

Pour un technophile qui a fait des sauvegardes – allez donc expliquer cela à un utilisateur qui n’a pas envie d’apprendre à utiliser un ordinateur – s’en sortira. Mais un « lambda » ou un « michu », ce sera pour lui l’occasion de dire : « C’est quoi cette merde ? Réinstalle-moi Windows. Au moins, ça fonctionne ! »

Je ne blâmerai pas cette personne. Je l’envierai même par moment. Je dois dire qu’au moment où je rédige ce billet, l’envie de bazarder mon installation d’Archlinux pour installer MS-Windows 10 et ne plus avoir à entendre parler des guerres intestines du libre me tente un peu.

Cependant, devoir me taper l’installation de l’antivirus, de l’anti-espiogiciel, d’un outil à la CCleaner, de devoir récupérer la totalité de ma logithèque en version MS-Windows me fait reculer.

Donc, pour conclure cet article : messieurs et mesdames qui êtes toute la journée en train de développer du code, n’oubliez pas que l’utilisateur final qui sera peut-être votre cible un jour ou l’autre n’en a rien à faire de la beauté du code.

Tout ce que cette personne veut, c’est une informatique presse-bouton pour aller voir les dernières concetés de la starlette de la TV Réalité à la mode.

La suite ? Au prochain épisode 🙂

48 pensées sur “Le monde du libre actuel part en couilles ? Épisode 3 : la déconnexion du monde des développeurs et de celui des utilisateurs…”

  1. Ce qui m’avait fait basculer sur Linux il y a quelques années c’est la motivation et la doc ultra abordable de Ubuntu (j’y suis encore, Kubuntu et Manjaro); ce qui m’avait fait fuir Mageia c’est la doc (j’y suis jamais revenu).

  2. Du coup je ne suis pas sur de comprendre ce que tu reproche aux développeurs.
    Que leur logiciels devraient pouvoir s’utiliser sans aucune doc ? il faut créer un « assistant » avec chaque logiciel et n’avoir qu’une documentation interactive ?

    1. Je dis simplement que la documentation, c’est du passé pour une partie croissante du monde des utilisateurs qui s’en contrefiche comme de sa première couche-culotte.

      La volonté de comprendre un minimum le fonctionnement d’un logiciel, c’est fini de nos jours. Il y aura toujours des exceptions, mais il faut les trouver.

      Parmi mes connaissances, j’ai une personne qui a ignoré durant plus de 5 ans l’existence du clic droit pour des actions de base comme la copie ou le déplacement de fichiers. Et oui, on en est là… Autant dire qu’une partie du monde des développeurs est loin de voir ce qu’il se passe dans le monde réel 🙁

  3. Je suis pas sûr que Pamac puisse être mis sur un pied d’égalité avec les autres : il est plus proche de Synaptic que de Gnome Logiciels, dans son approche et sa convivialité.

    “Je dois dire qu’au moment où je rédige ce billet, l’envie de bazarder mon installation d’Archlinux pour installer MS-Windows 10 et ne plus avoir à entendre parler des guerres intestines du libre me tente un peu.

    Cependant, devoir me taper l’installation de l’antivirus, de l’anti-espiogiciel, d’un outil à la CCleaner, de devoir récupérer la totalité de ma logithèque en version MS-Windows me fait reculer.”
    Oh, va pas croire que Windows 10 serait une panacée (surtout avec le vécu d’un linuxien) ! C’est pas que l’OS n’est pas stable, mais c’est du WIP permanent avec migration vers une version suivante tous les 6 mois, façon Ubuntu pas LTS.

    Anti-espiogiciel ? Pour désactiver la télémétrie ? Mauvaise idée (dans les faits) : c’est triste à dire, mais c’est typiquement ce genre de tweaks qui fait que sur le forum de HFR (je le fréquente, donc je vois ce qu’il en est), plein de gens viennent se plaindre que Windows 10 ne fonctionne plus correctement, alors qu’il marcherait bien s’ils ne l’avaient pas trafiqué à mort.
    Parce que dans Windows 10, la télémétrie a été tellement intégrée au cœur de l’OS que tenter de la virer à la sauvage via des utilitaires (y compris CCleaner quand on active des fonctionnalités inconséquentes comme le nettoyage du Registre) faits par des gens qui n’ont pas accès aux sources de Windows ne peut que causer des bugs qui, à terme, te feront aussi quitter W10 pour les mêmes raisons que te sortiraient les Michus de ton article vis-à-vis de Linux. Le plus sûr (pour pas casser Windows, s’entend) reste de désactiver proprement les modules trop bavards dans l’écran des Paramètres, sachant qu’il a été démontré que certains interrupteurs étaient juste là pour faire joli mais ne changeaient rien (codés en dur, au point que même une désactivation des paramètres correspondants dans le Registre est ignorée, ou ne dure qu’un temps avant d’être remis automatiquement à leurs réglages par défaut).

    Quant aux logiciels à récupérer, faut éviter comme la peste les Softonic et autres 01net : ils refilent des adwares et autres PUP, contre lesquels les antivirus sont inopérants par défaut (et c’est volontaire : il y a quand même un business à préserver, derrière ces saletés). Mais tu as des solutions comme Ninite ou Chocolatey pour installer facilement et en un coup des versions saines des logiciels les plus usuels.

    1. Pour ton premier point, il « suffirait » que les développeurs de Pamac se décide à utiliser les paquets Appstream (https://www.archlinux.org/packages/extra/x86_64/appstream/) et Archlinux-appstream-data (https://www.archlinux.org/packages/extra/any/archlinux-appstream-data/) pour que le logiciel soit largement plus joli et plus « michu compatible ».

      Je n’ai jamais pensé que l’installation de Win10 qui est une rolling release (ou semi-rolling ?) à la sauce Microsoft soit la panacée. Désactiver la télémétrie ? La seule option simple, c’est d’installer le vieillissant Windows 7 😀

      Dernier point :

      Mais tu as des solutions comme Ninite ou Chocolatey pour installer facilement et en un coup des versions saines des logiciels les plus usuels.

      Mouais. Cela me rappelle les ports de logiciels libres quand j’étais sous MacOS. Comme fink – http://www.finkproject.org/ – et l’autre projet dont le nom m’échappe à l’instant.

      Rien de bien nouveau donc !

  4. Je ne comprends pas du tout ce coup de gueule.
    Dans le libre il y a de tout. Du plug’n’play, du hardu, du entre les deux… Bref il y en à pour tout le monde.
    Les devs n’ont aucune obligation de simplifier leurs logiciels si le but visé n’est pas « monsieur lambda »… Ils font ce qu’ils veulent non ?
    La démocratisation n’est pas le but de tout le monde, et « le libre » est assez vaste pour tous 🙂

    « Donc, pour conclure cet article : messieurs et mesdames qui êtes toute la journée en train de développer du code, n’oubliez pas que l’utilisateur final qui sera peut-être votre cible un jour ou l’autre n’en a rien à faire de la beauté du code.
    Tout ce que cette personne veut, c’est une informatique presse-bouton pour aller voir les dernières concetés de la starlette de la TV Réalité à la mode. »
    Bah non. Cette personne c’est pas moi (et j’en connais bien d’autre dans mon cas 😀 ).
    L’informatique c’est une passion, un plaisir, un métier, et si le libre se prostitue pour plaire au plus grand nombre ça ne serai plus « le libre ».
    Il faut de tout pour faire un monde ? Alors il faut de tout pour faire un monde libre 😉

      1. Euh…
        Pas certain que tu ai lu mon message X’)
        Je dis qu’il faut de tout, pour tout le monde.

        Certains projets n’ont pas vocation à être grand public, simple, abordable, etc… Je ne vois pas pourquoi tu ne comprends pas ce point de vue, toi qui aime tant la slackware ^^

        Rien d’élitiste la dedans : je ne dis pas qu’il faut restreindre en rendant plus complexe, mais qu’il ne faut pas simplifier pour rendre abordable *si ce n’est pas le but visé.*
        Je serai toujours heureux d’aider une personne qui veut comprendre comment compiler son kernel, tout comme je serai heureux d’installer Xubuntu sur le veux PC de mon voisin qui veut un truc qui marche et point barre 😉

        Encore une fois : il en faut pour tout le monde, le libre est assez vaste pour accueillir des users et des powerusers.
        (Et puis c’est un peu débile de jetter la pierre aux powerusers car sans eux il n’y aurai rien à l’heure actuelle)

          1. Okay, ma réponse en plusieurs points. Ce n’est que mon avis.
            – Parce que c’est comme dans tous les domaines. Une clientèle ça se conquiert et ça se garde. Si elle est délaissée elle se tournera vers d’autres solutions.
            – Parce que il n’y a rien de mal à être un poweruser, et si certains produits peuvent donner envi a des gens de le devenir alors c’est cool.
            – Parce que le libre est née grâce a des gens comme eux.
            – Parce que une bonne partie du libre existe grâce a des poweruser et que de ce fait il est tout a fait légitime qu’ils aient des outils qui leur plaise.

            Après, pour la 3ème fois en trois message : « il en faut pour tout le monde, le libre est assez vaste pour accueillir des users et des powerusers. »

          2. Et pour la troisième fois, je te répondrai la même chose : les power users sont conquis. Quid de la masse des autres qui pourraient largement convaincre d’autres personnes de venir ?

            Je pense qu’une partie des power-users migreront vers du BSD pour ne pas être mélangé avec le pékin moyen. Donc, ne vaut-il pas mieux perdre quelques connards et connasses et récolter largement plus d’utilisateurs plus humains ?

          3. Dommage, à force de répondre à coté, j’ai vraiment l’impression que tu ne lis pas mes messages… >. « Une clientèle ça se conquiert et ça se garde. Si elle est délaissée elle se tournera vers d’autres solutions. »
            En quoi est-ce mal de vouloir garder les poweruser comme cible ?! Ils sont importants, déjà parce qu’ils existent, ensuite pour toutes les raisons que j’ai cité. Ils ont le droit d’exister, d’avoir leurs logiciels, leurs distro, autant que le reste. Et les devs ont le droit de vouloir les contenter.

            Pour « la masse qui pourrai convaincre », c’est contradictoire avec ce que tu énonces toi même. Tu l’as dit, dans leur tête c’est : quand ça marche en plug’n’play c’est normal, sinon c’est de la merde.
            Si c’est « normal » ils ne vont pas chercher à convaincre d’autres personnes de quoi que ce soit. Ceux qui veulent viendront, et c’est pas plus mal comme ça.

            « pour ne pas être mélangé avec le pékin moyen. »
            C’est pas une question de mélange. Si GNU/Linux ne réponds plus à leurs attentes ils partiront, c’est normal. Et c’est surtout dommage car c’est cette minorité qui est à l’origine de ce que nous aimons tous.

            « perdre quelques connards et connasses et récolter largement plus d’utilisateurs plus humains ? »
            Ravi de savoir que je suis un connard, que ma femme est une connasse, que des gens comme Joanna Rutkowska, Daniel Bernstein, etc… sont des connards. Ravi d’apprendre que Patrick Volkerding est un connard. Ravi d’apprendre que Werner Koch est un connard. Très content que Charles Bachman soit un connard a tes yeux.
            Je pense que tu deviens le radical que tu critiques. Déjà, un poweruser n’est pas un connard. C’est la personne qui, indirectement, te permets d’utiliser ton ordinateur, administre le serveur sur lequel tu as ton blog, crée et maintient le CMS que tu utilises, etc. Donc un poil de respect serai surement le bienvenue.
            Le dev c’est celui qui code certes pour les autres mais aussi pour lui. Si les solutions qu’il propose ne te conviennes pas, alors trace ta route vers d’autres solutions qui répondent a tes attentes. Le libre est vaste, les cibles sont diverses. Tu veux du simple, alors prends du simple sans stigmatiser ceux qui crée et utilise d’autre chose.

            Le nombre d’utilisateur, c’est comme ton compteur de vue youtube, ton nombre d’abonné, ton nombre de commentaire. C’est pas une fin en soit.

          4. En quoi est-ce mal de vouloir garder les poweruser comme cible ?! Ils sont importants, déjà parce qu’ils existent, ensuite pour toutes les raisons que j’ai cité. Ils ont le droit d’exister, d’avoir leurs logiciels, leurs distro, autant que le reste. Et les devs ont le droit de vouloir les contenter.

            Où ai-je dit que c’était mal ? C’est un marché plus que conquis.

            Pour « la masse qui pourrai convaincre », c’est contradictoire avec ce que tu énonces toi même. Tu l’as dit, dans leur tête c’est : quand ça marche en plug’n’play c’est normal, sinon c’est de la merde.
            Si c’est « normal » ils ne vont pas chercher à convaincre d’autres personnes de quoi que ce soit. Ceux qui veulent viendront, et c’est pas plus mal comme ça.

            Justement. Si les développeurs arrivent à proposer de tels produits, ce ne pourra qu’être du 100% gagnant rapidement.

            C’est pas une question de mélange. Si GNU/Linux ne réponds plus à leurs attentes ils partiront, c’est normal. Et c’est surtout dommage car c’est cette minorité qui est à l’origine de ce que nous aimons tous.

            Tu auras toujours une frange pour laquelle je maintiens le terme de connards ou connasses. Je n’ai pas dit la totalité des power users, mais une frange partira car ce sera trop facile d’accès au pékin moyen.

            J’ai bien dit une partie. Pas la totalité des power-users.

            Ravi de savoir que je suis un connard, que ma femme est une connasse, que des gens comme Joanna Rutkowska, Daniel Bernstein, etc… sont des connards. Ravi d’apprendre que Patrick Volkerding est un connard. Ravi d’apprendre que Werner Koch est un connard. Très content que Charles Bachman soit un connard a tes yeux.

            Relis mon commentaire. Tu me veux me faire dire ce que je n’ai pas dit. Je parle d’une minorité qui n’aura pas envie de voir le pékin moyen arriver. C’est tout. Je n’ai jamais dit que cela concernait les personnes que tu cites et dont la liste pourrait être complétée par : Greg Kroah Hartman, Linus Torvalds, Theo de Raadt, etc.

            Je pense que tu deviens le radical que tu critiques. Déjà, un poweruser n’est pas un connard. C’est la personne qui, indirectement, te permets d’utiliser ton ordinateur, administre le serveur sur lequel tu as ton blog, crée et maintient le CMS que tu utilises, etc. Donc un poil de respect serai surement le bienvenue.

            Et toi de ne pas lire mes commentaires en diagonale. Je me cite :

            « Je pense qu’une partie des power-users migreront vers du BSD pour ne pas être mélangé avec le pékin moyen. Donc, ne vaut-il pas mieux perdre quelques connards et connasses et récolter largement plus d’utilisateurs plus humains ? »

            Donc ta remarque tombe un brin à la flotte, non ?

            Le dev c’est celui qui code certes pour les autres mais aussi pour lui. Si les solutions qu’il propose ne te conviennes pas, alors trace ta route vers d’autres solutions qui répondent a tes attentes. Le libre est vaste, les cibles sont diverses. Tu veux du simple, alors prends du simple sans stigmatiser ceux qui crée et utilise d’autre chose.

            Je te répondrai ceci : nous sommes dans un PUTAIN DE MONDE aux ressources LIMITÉES. Que certains développeurs arrête de se la jouer maitre du monde et reviennent sur terre.

            Le nombre d’utilisateur, c’est comme ton compteur de vue youtube, ton nombre d’abonné, ton nombre de commentaire. C’est pas une fin en soit.

            Ce n’est pas avec ce genre de remarque que l’informatique libre avancera. Pas une fin en soit ? Très bien. Dans ce cas, il suffit de faire disparaitre linux du bureau et ne le concentrer que sur le serveur. Cela règlera le problème des forks à la con comme Artix par exemple.

            Pour finir, évite de lire en diagonale ce que j’ai écrit. Je maintiens qu’il y a une frange de power users qui sont des sombres connards élitistes. C’est tout. Je n’ai JAMAIS DIT LA TOTALITÉ !

      2. Bonjour,

        J’avoue ne pas comprendre la critique envers les développeurs pour le coup.

        Si je caricature, c’est selon toi aux développeurs de s’adapter à la partie des utilisateurs qui entre autre se contre-fichent de lire à minima le mode d’emploi. Je suis bien conscient que pour beaucoup de monde, lire de la doc ne coule pas de source et qu’il n’est pas dans leur logique de perdre du temps à ça.

        Toutefois, ce que je constate quotidiennement, c’est que l’utilisateur lambda en a juste rien à foutre et qu’il n’a pas la moindre conviction quand aux logiciels qu’il utilise. Cet utilisateur est conçu pour être un client incohérent qui veut du gratuit avec du service et de la qualité, en plus de la simplicité. Qu’un tel modèle économique ne soit pas viable, il s’en fiche. Le dernier exemple que j’ai en tête est celui d’openmailbox qui a planté ses utilisateurs. Dans ce cas, les utilisateurs râles, insultent alors que s’ils avaient lu les CGU avant (c’est aussi une doc que personne ne lit ; c’est con car celles là étaient lisibles), ils auraient pris leurs dispositions pour sauvegarder leurs mails ailleurs régulièrement.

        Je te trouve très critique vis à vis du monde du libre. La force du libre en général (ne restreignons pas ça à « Linux »), c’est que ça fonctionne dans un mode de « méritocratie ». C’est d’abord ceux qui font qui ont le pouvoir de décision, pas les autres. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde peut théoriquement devenir développeur et ainsi participer à orienter un projet dans la « bonne direction ». La mauvaise, c’est que devenir développeur, ça fait mal à la tête et que c’est long (et en plus il faut lire encore plus de doc que l’utilisateur normal). Bref,t’es pas plus avancé et quand t’as pas envie de devenir développeur ou de contribuer à un projet qui ne te convient pas tel qu’il est, ben soit tu fais avec, soit tu va voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Si rien ne te convient finalement, les alternatives propriétaires bien connues ont là. Ma question est la suivante : où est le problème ?

        Les développeurs font les logiciels qu’ils penses devoir faire. Met toi à la place d’un développeur (que tu es peut être malgré tes critiques). Est-ce que tu développerais une fonctionnalité demandée par des utilisateurs qui n’ont pas lu la doc et qui n’ont pas conscience que leur demande va à l’encontre de la logique de ton application ou introduit des vulnérabilités ?

        1. Merci pour ton long commentaire et je te répondrai une chose : nous ne sommes plus dans une époque où l’informatique était limitée à une minorité d’utilisateurs et d’utilisatrices qui prenaient le temps de lire de la documentation au sens large du terme.

          Elle s’est démocratisée pour le pire et moins souvent pour le meilleur. Que tu ne vois pas le problème des dérives du non-libre me fait dire : il y a de la cigüe et des amanites phalloïdes, pourquoi ne pas y toucher ? 🙂

          Pour OpenMailBox, j’avoue que je n’ai été qu’à moitié étonné par la conclusion de l’affaire.

          Enfin, quand à la liberté des développeurs dont tu parles, je pense qu’elle est illusoire la plupart du temps. Les développeurs sans les utilisateurs, ça rime à quoi ou l’inverse ? À rien.

          Je te répondrai quelque chose qui va te surprendre, mais dans tous les domaines, le client reste roi. Qu’on le veuille ou non, sans utilisateurs voire sans testeurs, 99% des logiciels actuels ne seraient jamais sorti.

          Enfin, quant à être critique envers le monde du libre, c’est que je suis utilisateur des logiciels du dit monde depuis plus de 20 ans. J’ai vu qu’il y a eu d’énormes progrès, mais aussi d’énormes erreurs comme la folie de la convergence des écrans qui ont fait perdre du temps et ne pas profiter de l’erreur monumentale qu’a été la série des MS-Windows 8.x.

          1. On est d’accord, la doc est très probablement moins lue car les utilisateurs ne sont plus les mêmes. Tu parles des dérives du non libre et je suis aussi d’accord avec toi.

            Là où je ne suis pas d’accord, c’est qu’un utilisateur de logiciel libre n’est pas un client même si nous vivons dans une société qui tend à nous faire croire qu’on est client de tout. Tant qu’on ne paye pas à un moment donné un service ou les développeurs autour d’un projet, on est au mieux qu’utilisateur.

            Tu parles de profiter des erreurs faites par MS et des rendez-vous manqués si je comprend bien. Moi, sans vouloir paraître élitiste, je ne sais toujours pas il faut que le libre gagne des parts de marché. C’est bien mais ce n’est pas un fin en soit car l’outil ne convient pas forcement à tout le monde.

          2. Tu viens avec ta dernière phrase de ruiner les efforts mis en place depuis des années par des équipes qui essayent de rendre le logiciel libre plus accessible.

            Je pensais que le monde du libre avait quitté le milieu universitaire qui l’avait vu naître. Mais ta réflexion me laisse penser que ce n’est pas le cas.

            Je suis prêt à parier que d’ici 2020, un MS-Windows 11 sortira. Qu’il reprendra les recettes de ce qui a fait le succès de MacOS-X, en utilisant du logiciel libre, et que le monde du libre l’aura profondément dans l’OS.

            Mais c’est pas grave, il ne fallait pas gagner de parts de marché…

            Désolé d’être aussi négatif, mais je me souviens d’une époque où le monde du libre voulait remplacer le monde non-libre… Une époque de passionné qui rêvait un peu mais qui savait que l’ennemi était Microsoft et qui le combattait au lieu de lui rouler des pelles.

            Cordialement,

          3. Tu veux des outils facilement utilisables pour tous. C’est une bonne idée. Toutefois, pour cela, les développeurs doivent un peu plus guider les utilisateurs, procéder à plus de choix par défaut et limiter au strict minimum la complexité de ce qui reste. Je trouve ça plus limitant qu’autre chose mais ce n’est que mon avis.

            Pour le grand public, et malgré ce que tu dis, je trouve les avancées énormes. L’installation d’une debian aujourd’hui est humainement compréhensible et une ubuntu l’est encore plus. Tu tapes dessus pour le plaisir de taper.

            Ta remarque est d’ailleurs ironique car tu reproches un certain purisme aux développeurs vis à vis des fonctionnalités de leur code parce que ça laisse l’utilisateur lambda sur le bord du chemin. Mais dans le même temps, tu perçois comme une régression le fait qu’un peu du libre soit assimilé par microsoft et les autres, alors que ça va dans le sens de plus d’utilisation des logiciels libres.

            Chose à avoir en tête, c’est que le combat du libre n’est pas dans les logiciels mais dans la tête de ceux qui les utilisent. Je me contrefout que MS intègre du logiciel libre dans Windows mais on peut considérer cela comme une victoire. Ils auront fini par assimiler un peu du libre. Moi, je constate qu’il est idiot d’amener des utilisateurs à employer des logiciels libres s’ils ne comprennent ce que c’est qu’un tel logiciel et pourquoi il faut dans l’absolu les utiliser.

            Gagner des parts de marché pour gagner des parts de marché, je ne vois pas l’intérêt désolé. Cela n’est pas l’avis d’une personne du milieu universitaire mais de quelqu’un qui sais qu’il est contre productif de forcer les utilisateurs à utiliser des logiciels qu’ils ne comprennent pas car ça génère plus de frustration qu’autre chose.

          4. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas eu de progrès depuis des années, bien au contraire, simplement il y a des choix stratégiques qui sont suicidaires.

            Tu me diras dans l’article où j’ai tapé sur Ubuntu, ayant pu migrer sur du 100% linux grace à elle à l’époque de la 6.06 LTS.

            Mais dans le même temps, tu perçois comme une régression le fait qu’un peu du libre soit assimilé par microsoft et les autres, alors que ça va dans le sens de plus d’utilisation des logiciels libres.

            Tu fonces tout droit dans le piège tendu par Microsoft. Pourquoi des noms comme OS/2, Lotus-1-2-3, Wordperfect, Netscape me viennent à l’esprit ?

            Chose à avoir en tête, c’est que le combat du libre n’est pas dans les logiciels mais dans la tête de ceux qui les utilisent. Je me contrefout que MS intègre du logiciel libre dans Windows mais on peut considérer cela comme une victoire. Ils auront fini par assimiler un peu du libre.

            Ce qui prouve que tu ne vois pas le danger de laisser Microsoft accueillir du libre au plus profond de ses tripes.

            Tu fonces vers une chausse-trappe et tu accélères ? Libre à toi. Un jour où Microsoft dira à des boites : pourquoi prendre du serveur linux ? Nous avons Bash, les services Apache, Php et tout le reste ? Pourquoi prendre des risques et perdre du temps en formant vos administrateurs serveurs ?

            Et que fera le libre ? Il tapera de ses petits poings sur la table en rageant ? :/

            Moi, je constate qu’il est idiot d’amener des utilisateurs à employer des logiciels libres s’ils ne comprennent ce que c’est qu’un tel logiciel et pourquoi il faut dans l’absolu les utiliser.

            Ils n’en ont rien à foutre la plupart des utilisateurs de savoir ce qu’est un logiciel libre. Ce qu’ils veulent, c’est que cela fonctionne. Si c’est gratuit et légal, ce sera un bonus pour eux. Je suis venu au libre ainsi, et je m’en suis contrefoutu des années de l’idéologie du libre durant des années… Et au final, était-ce un mal ou pas ?

            Gagner des parts de marché pour gagner des parts de marché, je ne vois pas l’intérêt désolé. Cela n’est pas l’avis d’une personne du milieu universitaire mais de quelqu’un qui sais qu’il est contre productif de forcer les utilisateurs à utiliser des logiciels qu’ils ne comprennent pas car ça génère plus de frustration qu’autre chose.

            Très bien. Ne vient pas te plaindre quand Microsoft sortira un MS-Windows 11 qui sera leur version de MacOS-X et que les utilisateurs profiteront du meilleur des deux mondes : une logithèque connue (MS-Windows) avec une stabilité accrue (monde unix).

            La victime qui se sera pris un énorme pieu dans le fondement ? Le monde du logiciel libre !

          5. Et qui te dit que petit à petit, MS Windows ne finira pas complètement open source (j’ose pas écrire « libre »). Je suis volontaire provocateur car j’en sais rien et toi non plus mais ce que je veux dire, c’est que le vrai danger aujourd’hui ne se trouve pas tant dans les softs que dans ceux qui les contrôlent. Si tu utilises un CMS libre hébergé chez un prestataire, on s’en fout que ton CMS soit libre par exemple. Il en va de même pour n’importe quel autre service cloud. C’est ça le vrai problème aujourd’hui, plus peut être que de savoir si le code source est libre ou non.

          6. Mais on ne parle pas juste de ton usage ou du mien que je sache. Et d’ailleurs tu en utilises peut être un peu sans t’en rendre compte. Sinon, je n’ai pas de certitudes absolues concernant le code source de MS. Si on parle d’autres autres gros acteurs de l’internet (comme Google), il utilisent et contribuent massivement aux logiciels libres (et ils en font de bons car ils y mettent les moyens). Ils ont déjà compris que l’important était de contrôler les services plutôt que le code source sur lequel s’appuient ces services. Et eux sont plus dangereux que Microsoft…

  5. je pense qu’ils en sont conscient mais que le problème est toujours le même, le manque de moyens :
    Un développeur va utiliser 90% de son temps à que son bébé fonctionne bien (c’est déjà pas gagné). Si il doit passer beaucoup de temps à l’ergonomie, alors il a tout simplement beaucoup moins de temps a consacrer aux fonctionnalités de bases.
    La solution renforcer les équipes ! reste a trouver la main d’oeuvre 😉

    1. La réponse est simple : éviter la dispersion avec des projets à la con… Comme un qui commence par Art et fini par ix 😀

      Blague à part… Depuis combien de mois voire d’années je dis que le fork compulsif est contre productif ?

      Donc, mutualiser un brin les efforts, ce serait quand même mieux. Mais je ne pense pas que je verrai de tels efforts se multiplier avant que le Soleil ne devienne une géante rouge, tout cela au nom d’une forme de liberté…

      « Ô liberté! que de crimes on commet en ton nom! » (Manon Roland) même si on considère que cette citation est apocryphe.

      1. Encore une fois Fred tu pars du principe que la ou les personnes qui sont derrières Artix auraient envie de s’agréger à d’autres équipes or, bien évidemment que non sinon ils n’auraient pas passé du temps à faire ce truc. C’est du bénévolat donc ça partira toujours dans tous les sens, l’Homme ayant la propension à faire ce qui lui plaît et non pas à œuvrer pour l’intérêt général (si tant est que se regrouper sous un même projet puisse être comparé à une oeuvre d’intérêt général 🙂 .

        Concernant le problème évoqué dans ton billet on est tous d’accord avec papajoke c’est lié à un manque de personnel. Mais de toute façon je doute que les devs eux-même soient les mieux placés pour travailler sur les questions d’ergonomie.

        Tiens en passant quels seraient pour toi les grands chantiers du libre pour arriver à des outils ergonomiques?

        1. Pas une question d’envie, c’est une question DE RESSOURCES GASPILLÉES par des projets qui N’APPORTENT RIEN au schmilblick.

          Le bénévolat ? C’est du grand n’importe quoi cet argument. Un bénévole SAIT SE RENDRE UTILE, et ne cherche pas à se faire passer la brosse à reluire l’égo.

          Concernant le problème évoqué dans ton billet on est tous d’accord avec papajoke c’est lié à un manque de personnel.

          C’est aussi et surtout un manque cruel DE RESPONSABILISATION des développeurs. Il n’y a pas que l’ergonomie. Il y a aussi des logiciels qui se trainent depuis des mois ou des années par manque de main d’oeuvre parties sur des projets inutiles : VLC, GIMP, Xfce, Transmission, Amarok, etc.

          Bref, que des petits projets 😀

          1. Je ne vais pas tout ramener à moi mais je contribue un tout petit peu avec mes moyens en tant que traducteur sur MX et antiX.

            Admettons que VLC, GIMP ou autre, de plus gros projets qui pourraient avoir plus de valeurs à tes yeux, nécessitent une traduction. Eh bien même si on me le demandait je répondrais « allez-y moi le peu de temps que j’ai, je veux le consacrer à MX Linux ». Je suis BÉNÉVOLE et non je ne cherche pas la brosse à reluire mais étant donné le temps dont je dispose et celui nécessaire pour faire une traduction qui tienne un peu la route ce serait niet tout de go.

            J’ai une famille, des enfants, une boite à faire tourner bref beaucoup trop de chose pour si peu de temps et j’imagine que c’est vrai pour un certain nombre de contributeurs. Alors à ce moment là je choisis ce qui me plaît plus que ce qui DEVRAIT être fait.

            Ça ne te convient pas et ne fait pas avancer la cause du libre soit mais c’est une réalité. Quand tu fais partie d’une association, il y a une forme de hiérarchisation et de subordination (en quelque sorte) qui fait que quelques personnes définissent une priorité pour les autres. C’est d’autant plus vrai quand tu as un contact « physique ». Là bon courage pour arriver à faire la même chose quand les gens sont séparés par des centaines voire des milliers de bornes les uns des autres par Internet….

            Bon fin de ma pause 🙂

          2. Libre à toi de participer à des projets qui servent au moins à une chose : lutter contre le gaspillage informatique.

            Sinon, le bénévolat est souvent détourné de son sens d’utilité générale. Et je suis prêt à parier que nombre de développeurs qui se font reluire l’égo avec leur petit projet serait remis à leur place par certaines personnes si elles s’engageaient dans des projets de grosse taille.

            La traduction n’est pas la seule chose qui compte. Mais il faut arrêter de gaspiller des ressources dans des crétineries à la Artix ou encore à la Ubuntu Gnome Remastered. Je dis cela depuis des années. Je pensais bêtement que l’union faisait la force 🙁

          3. Ah mais attends je suis à 100% d’accord avec toi sur ce qui DEVRAIT être fait. La fin des forks inutiles et l’accélération du développement sur des projets vraiment clés qui se distingueraient de leurs pendants non libres.

            Maintenant trouve-moi un argument d’autorité qui ferait que les contributeurs à des projets fumeux se regroupent autour d’une nombre limité de projets qui sont considérés comme essentiels? Je pense que plutôt que les fustiger, il faut participer et contribuer à notre façon aux projets qui nous tiennent à cœur pour que par effet boule de neige on incite les contributeurs potentiels à se rallier à notre cause.

            De mon côté la traduction est aussi un moyen de toucher plus de personnes. antiX 17 devrait sortir en version finale dans pas longtemps puis MX17. Si tu fais un billet positif ça pourrait bien nous aider ;p

          4. Les fustiger ou simplement être réaliste envers les personne en question ? 🙂

            Nous serons malheureusement moins nombreux que ce genre de pollueurs. La traduction bien entendue essentielle. Quant à la MX 17, je l’attends avec intérêt.

            Le seul « problème » de la MX 16.1, c’est qu’elle est sortie un brin trop tard dans la vie de la Debian Jessie et aussi que la Stretch est sortie un bon mois trop tôt.

            Bref, au moins des distributions qui relèveront le niveau de l’ensemble… Enfin une bonne nouvelle.

  6. Fred, s’il te plaît, ne retourne pas sur windows, tu m’a dépanné plusieurs fois et je t’en remercie, si il n’y a plus de gens comme toi, honnêtes, sincères, et ne courant pas aveuglément après le fric et la notoriété, le monde de Linux peu s’écrouler du jour au lendemain. J’espère que d’autres ,comme toi, qui ne mâchent pas leurs mots, vont te suivre; en effet je pense qu’il faut vulgariser linux dans le bon sens du terme, le rendre accessible aux gens comme moi, j’ai fait des progrès avec le Terminal ,mais j’ai trop peu de temps pour bien maîtriser les lignes de codes. Si vous abandonnez, ce serais triste et je devrais retourner sur windows (je suis nul en informatique, mais c’est moi ,dans la famille, qui nettoie, réinstalle, enlèves les virus de windows pour mes proches, depuis que je leurs ait mis un linux en dual boot ,je ne passe plus mon temps à les dépanner) Un grand merçi à tous les développeurs Linux ou Bsd

    1. Le monde linux est en train de s’enfermer dans ce qui sera son cercueil à terme. Entre une frange « élitiste », une autre enfermée dans son « purisme », et les personnes qui essayent de faire avancer le libre avec leurs faibles moyens, en essayant de faire réfléchir les deux autres groupes avant de s’apercevoir qu’ils sont sectaires au sens « qui coupe des autres », on est mal barré.

      Je pense que d’ici 5 ans, le choix ne sera plus qu’entre un MS-Windows 11 ou 12 et MacOS pour 99% des utilisateurs. Il restera quelques ilôts libristes, mais ils auront sûrement migré sur du BSD libre en se prenant 5 ans de retard en terme de support matériel.

  7. Bonjour Fred,
    Quand tu dis « la documentation, c’est du passé » et bien c’est ce qu’a bien compris Apple avec ses interfaces simples, et Windows dans une moindre mesure 🙂
    De nos jours, les gens n’ont pas le temps, de se documenter, pour faire fonctionner un PC, il faut que cela soit simple d’utilisation, le plus possible, un point qu’Apple a anticipé depuis un bon moment, et qui est un grand point faible chez monsieur Linux, qui fait qu’il n’avance qu’a petit pas en part de marché, et chez le grand public 🙂

    1. C’est pas un problème de temps, les gens cherchent à faire marcher sans lire la moindre notice, ça a toujours été ainsi.
      De plus avec les tablettes et smartphones où tout fonctionne au doigt et à l’oeil, ben devoir chercher un peu pour faire fonctionner son pc, ben c’est la mort pour eux.
      Du coup c’est la réaction classique : avec le reste ça fonctionne sans batailler. Oui mais à quel coût (€)? Et encore plus à quel coût (perte de liberté sur ses données, portes ouvertes aux pubs, virus, course à la puissance pour faire fonctionner le moindre logiciel et donc changement de matériel régulier, obsolesence, …)?
      Et puis franchement, parler de manque de temps quand les gens passent les 3/4 de leur temps à poster la photos de leur gâteau sur facebook, le gadin de tatie jeannine, à retweeter les conneries d’un youtubeur prépubère ou rester scotché durant la énième séries en exclusivité sur netflix ou à regarder les conneries des marseillais ou des ch’tits, ça en devient risible comme excuse…
      A trop habitué les gens à leur faire croire qu’ils savaient faire alors qu’ils savent rien faire…
      J’ai un collègue avec son dernier smartphone samsung qui clic, et clic, partage les photos, commente, installe des applis, que tu crois au top niveau informatique et que tu lui demandes une simple commande sur un tableur ou juste un simple copier coller il sait pas faire, lol…
      Et dernier coup de gueule : c’est pas avec des licences microsoft à l’école pour simplement utiliser libreoffice qu’on va éduquer les gamins à l’informatique, on y gagnerait à leur expliquer comment installer un rasp pi3, installer une distro dessus et après utiliser libreoffice plus librement, plus efficacement et plus proprement que sous crosoft!

    2. bonjour ,

      « Quand tu dis « la documentation, c’est du passé » et bien c’est ce qu’a bien compris Apple avec ses interfaces simples, et Windows dans une moindre mesure »

      c’est tout SAUF SIMPLE , on dispose de plusieurs interfaces , on dispose de plusieurs libraries
      ( QT5 , GTK3 , etc) mais on ne gère pas facilement une interface avec utilisateur ,
      il suffit de voir les pavés de guidelines d’Apple , de Microsoft , et de Ubuntu Mir pour comprendre ou se trouve réellement l’utilisateur , et s’il a encore un mot à dire.

      pour bien comprendre , tente d’installer un freebsd , avec le clavier Fr et un environement et puis teste ensuite la TrueOs , c’est pas compliqué actuellement TrueOs est dans les 10-15 rang distrowatch , c’est pas le cas de FreeBSD.

      je pense que la tendance suivante va perdurer :
      les 5 distributions principales ( Debian , Ubuntu , ArchLinux , Fedora ) vont continuer à developper le linux et les environnements , on a déjà des équipes dédiés qui travaillent de leurs coté ( KDE , Xfce , Mate , Deepin , Gnome ) sur leurs environnements dédiés ,
      et on assiste a d’autres distributions linux qui s’occupent plus des utilisateurs en reprenant la base des 4 distributions principales ou qui pioche ailleurs comme LinuxMint

      on a assiste a un découpage par domaine dans les distributions et cela se voit !

  8. Bonjour,
    Je suis « théoriquement » ce qu’on appelle un power user : 31 ans d’informatique en utilisateur « avancée », connaissant bien Linux (de Debian à Archlinux en passant par d’autres) et toutes les versions successives de Windows (et à ce propos, malgré la télémétrie, qu’on peut quand même largement désactiver pour ses parties les plus intrusives, Windows 10 est très supérieur à toutes les versions précédentes, Windows 7 compris, il suffit de l’utiliser plusieurs heures par jour pendant plusieurs mois pour s’en convaincre…).
    Et malgré cela (ou à cause de cela ?), je suis 100% d’accord avec Fred, au point que je n’ai même pas un commentaire complémentaire à faire. L’argument de la diversité du libre, qui a souvent pour unique but de masquer un élitisme de spécialistes, ou qui se croient tels, est vraiment gavant.
    Par ailleurs, plutôt que de parler du libre, je trouve qu’il faudrait plutôt parler du « libre Linux » : car ceux qui font du libre sous Windows et Linux en même temps, voire uniquement sous Windows, ont souvent une autre vision, y compris les développeurs, ne serait-ce que parce qu’ils sont en concurrence frontale avec autre chose.

  9. Merci pour l’info de la nouvelle antiX. J’ai toujours eu du mal avec celle là, à contrario de la MX qui propose une très belle personnalisation de xfce, pour moi.
    D’aillers, sous antiX, c’est quoi, lxde? openbox? J’ai pas trouvé l’info sur le site.

    1. Pour la mise à jour et les infos sur antiX vous pouvez aller là : http://antix.mepis.org/index.php?title=French.
      Je fais la traduction des news au fur et à mesure. Il y a toute une FAQ bien foutue mais si je devais la traduire j’en aurais pour des semaines (et à priori quasiment personne ne les lit si j’ai bien compris 😉

      Pour ta question d’environnement je te renvoie au site :
      « Comme d’habitude antiX sort en 3 saveurs pour les processeurs 32 et 64 bit.
      antiX-full (c700Mo) -4 gestionnaires de fenêtres – IceWM(défaut), fluxbox, jwm et herbstluftwm
      antiX-base (c520Mo) -3 gestionnaires de fenêtres – fluxbox(défaut), jwm et herbstluftwm »

      MX et antiX ne sont pas destinées aux mêmes utilisateurs. antiX c’est vraiment à la base pour faire revivre un vieil appareil (à partir du P3 je dirais) alors qu’il faut quelque chose de plus costaud pour MX (sans aller bien loin mais j’ai du mal avec un p4). Mais MX se base sur les développements de la antiX donc la version 17 de MX sortira après celle de la antiX.

  10. Je trouve au contraire que le libre est bien plus abordable qu’il y a 20 ans.
    Que ce soit au niveau plug & play, des pilotes, ou au niveau des installations, tout est bien plus simple qu’avant: On boot l’iso d’une distribution, on peut directement la tester un « live » et il y a généralement une icône « installer », c’est vraiment plus simple qu’un windows. Le multi-boot est aussi bien mieux géré que sur windows (qui se fiche des autres OS) et le concept « d’app store » que l’on trouve désormais partout a été élaboré me semble-t-il dans les premières distributions linux à orientation « grand public » !

    Certains logiciels sont peu ergonomes, c’est vrai, mais cela n’a rien à voir avec le libre, il y a des trucs propriétaires qui sont également horribles. D’autre part, certains logiciels nécessiteront toujours un manuel.. J’imagine pas un Photoshop/Gimp/Krita, un Blender, ou des Logiciels de montage vidéo un peu avancé s’apprendre uniquement intuitivement… Il faut des tuto, des manuels, etc… pour apprendre à maîtriser de telles applications !

    Alors oui, certains devs vivent certainement dans leur bulle, mais la plupart des développeurs de logiciels libres sont facilement accessibles par mail, mailing list, bug trackers… Il est généralement très simple d’entrer directement en contact avec eux… Peut-on en dire autant des développeurs de logiciels propriétaires ???

    PS: Je trouve ce billet très confus, en tout cas, j’ai beaucoup de mal à le comprendre, on voit qu’il a été rédigé à 4h du mat’ ! C’est quoi le message au final ? Que les devs vivent dans leur monde et sont coupés des utilisateurs ? Qu’il faudrait pouvoir utiliser les applications sans devoir se farcir la doc ? Que ceux qui gèrent les dépôts tiers ne se préoccupent pas du fait que des utilisateurs inexpérimentés pourraient bousiller leur système en les utilisant ?

  11. Le souci principal actuellement je pense c’est la sectarisation. On est encore dans le Linux des élites d’un autre âge. Élitisme justifié à l’époque quand démarrer un serveur X avec des pilotes correctement configurés prenait 1/2j si t’avais une idée de procédure dans la tête. Actuellement, Linux est installable facilement (on en est au suivant, suivant, nom usr/password ) et utilisable facilement (on peut aimer un bureau plus qu’un autre, mais dans l’ensemble ça reste très utilisable).

    Le schéma global de développement n’a pas vraiment évolué. Mis a part quelques initiatives de groupes (kde, gnome) et quelques individualités qui ont su évoluer, on reste dans un schéma d’applications faites par des dev pour les dev. On encense vim qui est inutilisable pour le commun des mortels (non une série de touches et de modes pour enregistrer et quitter n’est pas ergonomique) et d’autres app GUI à l’ergonomie douteuse (GIMP non mono-fenêtre).

    Quand les développeurs d’applications auront pris conscience que Linux est plus séduisant avec un ensemble d’applications UTILISABLES, le grand public sera beaucoup plus réceptif, et par extension va assurer la survie de ce système. Le sectarisme, c’est mort, il n’a plus aucune utilité.
    Pour parler à l’utilisateur, le forum ou l’irc ne sont plus les seules plateformes possibles. Il en existe d’autres, et plus pratiques (vidéos, canaux audios, possibilité de bureau à distance facile pour donner un coup de main/dépanner).

  12. La pensée de l’humble utilisateur :

    Les concepteurs et fabricants du Teppaz des années 50, du magnétoscope VHS, de mon grille-pain et de ma cafetière électrique ont pensé en terme d’ergonomie, ce qui commercialement a du bon, et de plus, procure du confort à l’utilisateur.

    Aujourd’hui il y a des W.C à bord de la station orbitale, ce n’était pas le cas pour la capsule Gemini…

    Quant aux développeurs, sujets de cet article, s’ils ne sont pas tous animés par la même philosophie selon ce même article, c’est qu’il peut exister une raison qui leur soit propre et qui m’échappe ; sauf révélation à venir je continuerai donc à vous lire pour en savoir plus…

  13. Coucou,
    Je ne suis pas du tout de ton avis, je pense surtout que l’utilisateur d’aujourd’hui n’est plus capable de retirer les doigts de son postérieur, a chaque fois sur les forums ce sont des conneries aussi grosses que la boule de feu qui nous sert de soleil… Regarde sur le site debian-facile, là je pense qu’on tient un pur produit:
    https://debian-facile.org/viewtopic.php?id=19127

    Tu peux regarder les autres posts de ce monsieur et t’y verras autant d’inepties, qui pourraient être évité si seulement il savait de quoi il parle, mais pour ça faudrait qu’il aille gentiment lire la doc au lieu de dire que c’est de la merde…

    On me trouve de moins en moins dans les forums pour apporter mon aide mais le pourquoi du comment est dans ce genre d’individus…

  14. Ha c’est marrant ce billet qui tombe pile dans la gronde envers gnome qui vire purement et simplement le legacy systray en refilant la patate chaude aux extensions.

    Quant aux argumentaires donnés par les dev de gnome, oui j’affirme qu’ils vivent dans une autre dimension 😀
    Et cela exprime bien les propos de fred sur l’ergonomie.

    De mon expérience perso, la dernière fois que j’ai eu un soucis d’ergo c’est avec paperwork. Je ne trouvais pas l’accès au menu de l’app. L’icone manquait de contraste du coup j’avais pas fait gaffe au bouton.

    Je pense que de gens ont du mal avec le fait que cela soit de grosses entreprises qui dictent l’ergonomie. Enfin, elle payent des gens pour ca.
    (Je ne dit pas qu’elle ne se trompent jamais, cf; windows 8 et le menu démarrer)

    En tant que dev, je fait mon possible pour respecter les guides lines sur l’ergonomie.
    Cela n’apporte rien de frustrer l’utilisateur en ne voulant pas lui donner ce qu’il veut.

    Et les discours du genres « c’est à l’utilisateur d’apprendre » n’ont aucune valeur.
    Ca proviens la plus part du temps d’étudiants ou de jeunes diplômés qui une fois qu’ils auront passé 10 ans à bosser, comprendrons qu’à un moment, nous n’avons plus le temps à toujours apprendre à utiliser différemment un logiciel car il y a du taff à faire.

    Un autre exemple. Les rubans Office. Dans le monde linux ca crache son venin dessus par ce que la toolbar c’est le « must ».

    Pourtant, niveau ergonomie, on a pas fait mieux. La fusion des menus et des toolbars. Fallait y penser.
    (Finalement, une toolbar ca n’est qu’une duplication de ce qu’on trouve dans les menus de l’app.)

    Tout n’est que question d’ego. On, fork sous linux parce que que « ho oui, je fork car ils ont pas voulu mettre la couleur bleu que je voulais ». C’est pareil dans le monde javascript.

    Linux n’a et n’aura pas d’avenir pour le desktop et ça, Linus l’a bien compris.
    Et perso, en dehors de l’os privateur, je trouve 99% des logiciels libres que j’avais sous linux, pour windows.

    Je m’amuse tellement des veilles rengaines comme quoi quant t’es sous windows si tu veux faire de la retouche photos ben tu pirate photoshop, ou office pour les documents, ect….

    Ben moi, je suis sous windows, je fais mes retouches avec Gimp, de la pao avec scribus, du ftp avec filezilla, des vidéos avec vlc, la gestion de comptes avec gnucash, la gestion des .zip avec peazip et j’en passe. J’ai effectivement Office à titre professionnel mais un particulier pour aussi avoir libre office sous windows.

    Quant au reste, laisser les gens faire leur vie comme ils l’entendent. Tout ce que vous gagnerez à vouloir leur imposer vos visions, c’est qu’ils se braquerons et irons ailleurs.

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