Vieux Geek, épisode 100 : Microsoft AntiVirus pour MS-DOS et MS-Windows 3.1, première incursion dans le monde de la sécurité…

Quand MS-Windows a commencé à avoir du succès, à partir de 1990-1992, les véroles qui étaient la plaie du monde MS-DOS s’attaque au nouvel environnement.

Microsoft décide de proposer son propre antivirus aussi bien pour MS-DOS que MS-Windows. L’antivirus a été fourni avec certaines versions de MS-DOS, dont la 6.22 qui a été celle que j’ai eu sur mon premier PC en relation avec MS-Windows 3.1.

Le problème est que l’antivirus proposait plus un sentiment de sécurité qu’une sécurité réelle. Des mises à jour ont été proposées jusqu’en 1996, la dernière par Symantec qui offrait de migrer vers son offre Norton Antivirus.

Dans la vidéo ci-dessous, j’ai eu envie de montrer ce que donnait cette première incursion de Microsoft dans le monde de la sécurité informatique.

Entre le nombre énorme de virus détectés que ce soit avant ou après l’application de l’ultime mise à jour, autant dire qu’il fallait passer par un autre grand nom du domaine pour être vraiment sécurisé, que ce fut F-Prot, McAfee ou encore Norton de l’époque.

Après tout, c’était une première tentative qu’il fallait saluer, non ? 🙂

8 réflexions sur « Vieux Geek, épisode 100 : Microsoft AntiVirus pour MS-DOS et MS-Windows 3.1, première incursion dans le monde de la sécurité… »

  1. Le plus drôle, c’est que les versions Windows de ces logiciels étaient en fait préinstallées avec… MS-DOS ! Donc, même sans installer Windows sur le PC, on avait des programmes Windows installés sur son OS (mais inutilisables).

    Quelques corrections sur l’article :
    – intrusion → incursion
    – McAffee → McAfee (un seul F)

      1. Les AV ne sont qu’un des outils de sécurité et ne blindent pas un ordinateur à eux seuls. Cela dit, les tests comparatifs réguliers du site av-comparatives.org ou av-test.org sont reconnus pour donner une idée des meilleurs DU MOMENT (et encore, faut moduler ça par rapport aux usages de l’utilisateur). Mais l’idéal resterait de pouvoir exécuter tous ses logiciels dans autant de bacs à sable (à condition que ceux-ci soient bien étanches), pour réduire davantage les risques d’infection. Et désactiver Windows Script Host sur les machines qui n’en ont pas besoin pour éviter qu’un ransomware vienne chiffrer tous les fichiers personnels sur tous les supports de stockage montés en lecture-écriture (y compris DD externes et clefs USB branchés).

        Autant de risques qu’on encourt moins sous Linux, en somme. Quoique lui aussi peut être sujet aux ransomwares, si on fait pas gaffe.

  2. Pour moi, Microsoft n’a commencé à prendre la sécurité de ses utilisateurs au sérieux qu’avec Windows XP qui a notamment vu l’arrivée d’un pare-feu avec son service pack 2 de mémoire. C’était une révolution dans le monde de la sécurité, personne n’y avait pensé avant, on se demande bien comment Microsoft a réussi à y penser…
    Excusez-moi pour ce petit troll, c’était trop tentant…

    1. Techniquement, Windows XP intégrait un pare-feu dès la version RTM. Mais il était encore moins configurable que celui fourni avec le SP2 (qui laissait quand même tout sortir par défaut, sans qu’on puisse décider quelle application devait en avoir le droit…). Et il a fallu attendre Vista pour qu’enfin, il devienne suffisamment bon et paramétrable que ceux de la concurrence, avec notamment l’arrivée d’une console MMC dédiée où on pouvait régler finement les accès par processus, service et port dans les deux sens.

  3. A cette époque, les mises à jour étaient en plus très peu courantes. On n’avait pas d’internet donc il fallait acheter, mettre la disquette qui allait bien et pourtant il y en avait du virus. Au point qu’en 1995 mon pc d’assembleur a été livré avec,ce que j’ai découvert avec un beau Norton Antivirus en belle boite jaune et noire.
    Aujourd’hui, on est passé à autre chose et Microsoft a repris un peu plus la main sur ce sujet.

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