« SAD QUEEN » des CHEAP WINE : ou comment l’attente prolongé de l’album du groupe m’a fait découvrir une pépite…

Parfois Bandcamp est une source de découvertes musicales qui changent de la merdissime production mainstream que nous offre de Kevin Bonnet, Anne Peichert, Ghandi Djunna, Kendji Maillé ou jadis des Rémi Ranguin et des Christophe Le Friant.

Si vous ne voyez pas de qui je parle, votre moteur de recherche préféré vous mettra sur la voie. Donc, comme je le disais au tout début de l’introduction, je me promenais sur Bandcamp et je regardais sur la page de Moutain Thrower si leur deuxième opus était enfin disponible en galette plastifiée.

Un peu déçu, j’ai cliqué sur les recommandations, et sur la page, au milieu, je tombe sur « Mystic Crow » des CHEAP WINE où on peut lire en légende : « Blue Cheer and Rory Gallagher had a baby… » qu’on peut traduire par « Blue Cheer et Rory Gallagher ont eu un bébé… »

Aimant bien les guitaristes des années 1970, j’ai donc suivi le lien. J’ai vu que ce groupe d’origine picarde avait sorti en mai 2016 un album, « SAD QUEEN ». Rien que la pochette très stylée années 1960-1970 donne le ton : « Heavy Soul Psychedelic Blues ».

Autant dire que j’ai eu tout de suite envie d’enclencher la lecture de l’album… Et ce fut une sacrée claque ! Pas pour la longueur, car l’album est assez court : 7 pistes pour environ 23 minutes… Côté durée, on est plus proche du EP que du LP 🙂

Dès la piste d’introduction, ce sont des orgues typiques des groupes des années qui sautent aux oreilles. « Cyclothymic » arrive et vous attrape sans prévenir.

On fait un bond dans les années 1970. Fermez les yeux et vous verrez les vêtements ultra-amples, les couronnes de fleurs dans les cheveux et vous aurez une odeur presque écoeurante de patchouli qui viendra vous carresser les narines.

Petit plus, c’est l’utilisation du thérémine pour rajouter un côté psychédélique aux compositions.

Les pistes se succèdent et on sent que le groupe veut revenir aux fondamentaux du rock avec des compositions courtes, juste ce qu’il faut de déjanté. Ce sont des compositions qui auraient pu trouver leur place dans les classements musicaux des années 1970-1973. Pas de pistes ultra-longues, mais des créations aussi serrées que des expresso qui se concentrent sur l’essentiel.

Avec des pistes comme « Flowers », on se replonge dans cette époque où la créativité musicale était à son apogée. Ce qui me rend nostalgique de mes très jeunes années 🙂

Par chance, il y a des pistes comme « The Rambler » plus calme qui permette au groupe de s’essayer à des créations plus douces, plus rock des années 1950. Avec une utilisation assez intéressante du thérémine qui dialogue avec la guitare 🙂

Avec le titre éponyme qui commence à la guitare sèche, on arrive rapidement dans une ambiance un peu bizarre… La présence de la flute continue le côté ovniesque de la piste qui se défend très bien soit dit en passant.

La dernière piste, « Yesterday’s Dream » est aussi la plus longue. L’ambiance rock des 70’s revient à triple galop. La piste conclue en beauté l’album, et on regrette presque qu’il n’y ait pas une ou deux pistes supplémentaires pour continuer le voyage temporel dans les années 1970.

J’ai dû retenir ma main droite qui s’approchait dangereusement du lien « acheter le disque » à la première écoute… Mais à la deuxième écoute, celle qui sert de base à cette article, je n’ai rien pu faire… J’espère que je trouverai rapidement une place pour cette nouvelle galette plastifiée 🙂

Une réflexion sur « « SAD QUEEN » des CHEAP WINE : ou comment l’attente prolongé de l’album du groupe m’a fait découvrir une pépite… »

  1. Et moi qui me disait que c’était le croisement de April Wine et Cheap Trick?
    Oh, t’es méchant avec Kevin…. Il a trouvé un créneau bien à lui. Au moins, il se la pète pas comme Guandi.

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