Vieux Geek, épisode 90 : l’arche du Captain Blood, le jeu d’aventure sans fin ou presque ?

Je sais ce que vous allez me dire : p’tain, il va nous la jouer laxatif avec un jeu d’aventure sorti il y a une grosse trentaine d’années… C’est en partie vrai, et en partie faux.

Si on parle de jeu d’aventure mythique, avec Zork, c’est un de ceux qui font partie des plus cités. Il a été publié par Ere Informatique qui deviendra Exxos puis Cryo par la suite.

Petite parenthèse : j’avais déjà parlé des jeux d’aventures d’Ere Informatique dans l’épisode 38 de la série vieux geek. Fermons la parenthèse.

Sorti en 1988 d’abord sur Atari ST, il a été porté sur Amiga, Amstrad CPC, Commodore 64, PC, Thomson et même Spectrum… Autant dire que ce fut un jeu multi-plateforme.

Le joueur incarne Bob Morlock, surnommé Blood, un programmeur qui vit dans la misère. Il décide de développer un jeu où l’on doit combattre des extra-terrestres. Suite à une fausse manipulation, il se retrouve enfermé dans son jeu. Devant prendre la fuite, un accident arrive, et le pauvre Bob est démultiplié en une trentaine d’exemplaires de lui-même. Il parcourt l’univers qu’il a créé pour retrouver ses clones et les réabsorber.

Au bout de 8 siècles de recherches, il n’en manque plus que les 5 derniers numéros à récupérer.

Le jeu a une surface de jeu assez grande pour l’époque : plus de 32 000 planètes sont visitables, mais une cinquantaine seulement est habitée par des êtres plus ou moins sympathique, plus ou moins diplomates.

Après avoir envoyé un Oorxx en éclaireur, il faut parfois se frayer des chemins sur des planètes minées. Ensuite, il faut papoter avec une interface à base d’icones pour se faire comprendre par les personnages que l’on peut rencontrer. Sans oublier que le temps est compté et quand la récupération d’un des numéros, le bras de Blood se met à souffrir de la maladie de Parkinson 🙁

J’ai uniquement connu le jeu sur Amstrad CPC, et c’est donc la version que je présente rapidement dans la vidéo ci-après.

Entre le sample d’Ethnicolor de Jean-Michel Jarre, les effets spéciaux portés sur Amstrad CPC, c’est un jeu qui est resté dans ma mémoire même si je n’en ai jamais vu la fin et que des outils aient été mis en place pour espionner les coordonnées intéressantes…

J’ai rajouté en fin de vidéo la version d’origine que j’ai réussi à faire fonctionner quelques heures après avoir enregistré la première partie.

Oui, c’est un peu une madeleine de Proust ici, mais est-ce mal d’avoir de la nostalgie d’un jeu qui était vraiment incroyable pour l’époque ? 🙂

7 pensées sur “Vieux Geek, épisode 90 : l’arche du Captain Blood, le jeu d’aventure sans fin ou presque ?”

  1. Mythique mais je n’ai jamais compris l’intérêt LOL
    Long et ennuyeux pour moi, beau quand même.
    J’y avait joué un peu sur Atari.
    A noter que dans le genre exploration sans fin, le récent No Man Sky, sorti récemment et bourré de bug à sa sortie (corrigés depuis je crois) est dans le même style.
    Sauf qu’il s’est fait descendre car les « gamers » sont majoritairement des pro-Call of duty de nos jours donc…
    A tester, se trouve autour de 10 € en boîte dans certains endroits.

      1. Non, mais disons que si on compte que x % des joueurs de JV en général sont de sombres crétins et que la licence Call of rassemble le plus grand nombre de joueurs… tu y trouve forcément un grand nombre de crétins 🙂

        1. Il est sur que vous « l’élite » êtes au dessus du lot…
          Etant gamer à mes heures perdues, ils ne sont pas tous crétins, juste jeune et naif, un peu comme vous à leur age en jouant à l’arche du Captain Blood ou à Robinson’s Requiem.

          C’est étonnant de la part de personnes se disant au dessus des autres de voir à quel point l’intelligence ne veut rien dire du tout, on peut être au dessus et être tout aussi crétin que ceux du bas…

  2. « [Le protagoniste] se retrouve enfermé dans son jeu. »
    → Marrant, ça : « Sword Art Online » et « Log Horizon » avant l’heure… Et pour rajouter au fun facts : je connais quelqu’un qui a le fameux Yoko en avatar Twitter. Maintenant, je saurai d’où il provient !

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