La mort de T411 ? Encore une victoire à la Pyrrhus pour l’industrie des galettes plastifiées…

L’information a couru sur les médias électronique : une opération de police a débranché le site de référencement T411. Une autre référence du monde de la copie illicite mise à terre… Même si l’histoire ne bégaye pas, cela donne une impression de déjà-vu puissante et rance.

Rafraichissons-nous la mémoire. Janvier 2012. Le célébrissime site de partage Megaupload est débranché en fanfare. L’industrie de l’inculture (oups !) sabre alors le champagne. Résultat des courses ? Un an après la fermeture de Megaupload, son héritier arrive, Mega… Un coup d’épée dans l’eau donc.

Sans oublier les tentatives pour saborder le site « The Pirate Bay » dont la liste serait trop longue pour être exhaustive. Donc, T411 a été mis à terre. Dans un article du monde, le représentant de la SACEM dont on imagine qu’il doit avoir un énorme sourire en coin balance une réponse que l’on sent la morgue et la condescendance :

[…]De nombreux internautes se montrent très déçus par la fermeture du site ; que leur répondez-vous ?

Les pauvres ! Qu’ils aillent vers l’offre légale, qu’ils essaient ! Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. L’offre légale s’est considérablement développée. Pour la musique, elle est aussi bonne, voire meilleure, que l’offre illégale. Certains diront qu’elle n’est pas aussi performante, qu’il manque ce morceau ou celui-là…

Mais c’est un prétexte. Les gens qui piratent, la vérité c’est qu’ils ne veulent pas rémunérer la création. L’offre légale est toujours perfectible, mais on a atteint un niveau suffisamment satisfaisant pour ne pas utiliser ce genre de prétexte qui pouvait marcher en 2004. Aujourd’hui, pour 10 euros par mois, vous avez accès à 30 millions de titres ! Il faudrait plusieurs vies pour pouvoir tout écouter. Même sur l’audiovisuel, les progrès sont considérables.[…]

J’en ai recraché mon café matinal en lisant un tel tissu de propagande… Cette dernière me donne des envies de défoncer un punching-ball sous pervitine tant je suis en colère…

30 millions de titres pour 10 € par mois ? 120€ par an ? Pour cette somme, je peux m’acheter 8 à 10 albums en donnant réellement quelque chose aux artistes et groupes concernés. Du genre 80% de la somme versée dans le meilleur des cas pour les créateurs et créatrices. Une paille, en effet…

Qu’est-ce que j’en ai à faire de 30 millions de titres dont environ 99,99% ne m’intéresse pas ? Quel intérêt d’avoir accès à 30 millions de titres si je sais que l’écoute d’un entre eux ne rapporte au mieux 0,004€ à chaque fois à l’artiste ou au groupe ?

Même s’il y a du progrès, l’offre légale musicale classique, c’est du foutage de gueule pour les artistes et groupes… Sans oublier que c’est bien beau l’accès à X ou Y millions de titres sous la forme d’un abonnament. Si celui-ci est interrompu ou le service arrêté, comme jadis yahoo music unlimited en 2008, on se retrouve avec un vide intersidéral dans sa musicothèque… Avec une perte sèche au passage. Tandis qu’une galette plastifiée ou des morceaux de musique numérique en local, on peut toujours y avoir accès… Du moins sans ses saloperies de DRM qui sont plus un dopant de l’offre illicite qu’autre chose…

Je préfère un site comme bandcamp qui permet aux artistes et aux groupes d’être vraiment rémunéré pour leurs créations. Évidemment, ce ne sont presque jamais des artistes (sur)vendus par des maisons de pressage de galettes plastifiées, mais au moins, cette offre légale honnête pour les deux côtés – artistes et acheteurs – existe… Et tant mieux pour elle !

Quant aux ayant-tous-les-droits comme la SACEM et apparentés, sabrez donc le champagne. Vous l’avalerez bientôt de travers. Mais vous m’avez convaincu d’une chose : les sites d’offres légales à 10€ par mois, ils sentent mauvais du popotin !

Je continuerai de soutenir des artistes directement sans que vous en vampirisiez la majeure partie entre temps. Après, libre à vous de payer 10€ par mois pour que les artistes s’y trouvant récoltent au mieux de quoi se payer un morceau de sucre chaque mois…

34 réflexions sur « La mort de T411 ? Encore une victoire à la Pyrrhus pour l’industrie des galettes plastifiées… »

  1. Dommage, car au-delà de l’éthique douteuse (publicité, dons, etc.) c’était un catalogue de biens immatériels indisponibles ailleurs…
    De toute façon, le P2P n’a plus trop la cote face au « direct download » et aux successeurs de Zone-Téléchargement.
    Linux ou Windows : tu cliques ça télécharge.

  2. Merde … Comment je vais trouver des trucs introuvables en France, légalement, en DVD, etc …
    T411, c’était une source presque inépuisable de films étranger introuvables … Coréen, chinois, israélien, etc …

    Ok, j’ai aussi télécharger des blockbusters … Film pour ce vider le cerveau que je n’aurai jamais regardé autrement : 10€ le ciné pour un fast and furious 7 ? Faut pas déconné, même pas 1€ en DVD tellement c’est nul …

    Par contre je me pose une question, est-ce que les utilisateurs de T411 seront inquiétés ?

    1. Pour le moment, poursuivre les utilisateurs ne serait pas envisagé… Mais on ne sait jamais avec la SACEM… Elle est capable du meilleur comme du pire, mais c’est dans le pire qu’elle est la meilleure !

  3. Coucou,
    Une grosse perte qui j’espère pourra se relancer, car au delà des œuvres récents, il y avait des perles introuvable ailleurs ni même en légale…
    Je suis un féru de films d’horreurs, surtout des anciens films, et bein c’est la bas que je pouvais me trouver des œuvres qui sont juste impossible de trouver autre-part…
    Bref, bien sur que le mec est content, on est pas des possibles clients pour lui mais des pions, des cons, des ânes, il ose en plus nous prendre pour plus bêtes que l’on est avec son histoire que le legale est de meilleur qualité et qu’il y a autant en offre et en choix, c’est simplement faux, trouves moi la version téléfilms de l’œuvre de Mary Shelley Frankenstein, the true story ou simplement IT (ça , il est revenu) avec la qualité vidéo du DVD et le son de l’époque et non de la version DVD qui a changé les voix.

    Bref c’est encore des connerie pour rendre plus riche un mec qui a déjà les bourses bien remplient…

  4. Tout à fait d’accord avec Fred, Seb95 et les autres.
    Moi aussi, cette nuit, quand j’ai lu la déclaration de ce triste sir, j’étais en colère, j’avais des envies de « coup de boule »…

  5. Se plaindre de la mort de T411 c’est comme se plaindre de ne pas pouvoir faucher dans un magasin. Débile.

    Si on veut être dans les clous : on aime > on achète (ou tout autre action suivant le mode de distribution défini par l’artiste). Si ça convient pas bah on la ferme et on prends pas.
    Si on veut être plus malin que les autres : on trouve des « workarounds » comme disent nos copains anglais et on pleure pas quand ils sont rendu impossibles. Et de toute façon pour la musique, rien ne vaut les trackers privés.

    1. J’attendais l’emploi du terme voler ou faucher. Qui est inexact au possible en ce qui concerne T411 et compagnie.

      Ce n’est pas un vol au sens entendu par le code Pénal, article 311-1, qui déclare : https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=15B0A8A41698BA00DBACE874622702D3.tpdila14v_2?idArticle=LEGIARTI000006418127&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20170628

      Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui.

      Donc dans ta phrase, on pourrait dire que tu inventes une nouvelle forme de mathématique où l’opération « – » serait identique à l’opération « x ». Une contrefaçon serait le terme juridique le plus adapté.

      Tu me diras où j’ai défendu le site en question. Simplement, j’ai fait des remarques sur des faits qui sont têtus :

      1. L’offre légale est souvent à abonnement. Service qui ferme = tu l’as dans le…
      2. L’offre légale vide les revenus des créateurs, en permettant aux sangsues comme les éditeurs de galettes de s’en mettre plein les fouilles.
      3. Un site qui propose de la culture souvent dans une meilleure qualité que l’offre légale est mis hors ligne ? 15 clones prendrons sa place.

      En tout cas, l’industrie des galettes plastifiées n’a pas compris que tant qu’ils prendront les consommateurs pour des vaches à lait, ils se prendront un retour de bâton féroce dans les dents.

      On pourrait parler du domaine de la vidéo, mais la caricaturale chronologie des médias savonne la planche de l’offre légale… 3 à 4 ans pour qu’un film passe sur une chaîne de télévision en clair ? Et pourquoi pas 15 ans tant qu’on y est…

    2. J ai acheter des jeux à la Fnac, payer et tout… Mais voilà deux ans après j ai envie d y rejouer… Je galère à trouver les CD Key mais je les ai et ça me gonfle… En plus l installation plante deux fois sur trois au 5 ème CD à cause de ces putain de DRM… Résultats j allait sur t411 !!! Et en plus ce jeu n était même plus trouvable en français nul part ! Sauf chez moi… Et sur T411.

  6. Hum…
    « L’offre légale est souvent à abonnement. Service qui ferme = tu l’as dans le… »
    La musique est considéré comme un produit de consommation. L’abonnement permet l’accès à un service. Si il ferme, ben tu l’as pas dans le… Pourquoi? Ben parce que tu as payé pour un service. Tu en as profité. Cela s’arrête à la fermeture du service, ou à l’arrêt de ton abo. Je vois pas où est l’arnaque. C’est comme abo téléphone, internet, …
    Si tu veux l’objet ou le fichier ben tu t’abonnes pas, tu achètes. Tu achètes le CD (l’artiste touche pas beaucoup plus à mon avis) ou tu achètes le fichier, c’est également possible. L’alternative au piratage n’est pas que spotify, c’est aussi l’achat du CD que l’on arrive désormais à trouver pas cher légalement, ou l’achat. Oui désormais l’offre est bien plus étoffé qu’avant, l’accès est beaucoup plus simple et moins cher.

    « L’offre légale vide les revenus des créateurs, en permettant aux sangsues comme les éditeurs de galettes de s’en mettre plein les fouilles. »
    Le piratage en donne-t-il plus aux créateurs ou moins, hein??? Curieuse façon de soutenir les créateurs.

    « Un site qui propose de la culture souvent dans une meilleure qualité que l’offre légale est mis hors ligne ? 15 clones prendrons sa place. »
    Ca la rendra pas plus légale.

    Ensuite tu cites bandcamp, que j’adore, oui là l’artiste touche plus mais c’est rarement ce genre d’artiste que l’on pirate donc ça résout pas le soucis.

    1. La musique est considéré comme un produit de consommation. L’abonnement permet l’accès à un service. Si il ferme, ben tu l’as pas dans le… Pourquoi? Ben parce que tu as payé pour un service. Tu en as profité. Cela s’arrête à la fermeture du service, ou à l’arrêt de ton abo. Je vois pas où est l’arnaque. C’est comme abo téléphone, internet, …

      La musique n’est plus de la culture au final ? Merde, alors… Mais le principe de la musique sur abonnement, j’avoue que je ne comprends pas, en dehors du fait de se foutre encore peu plus de la gueule des groupes et artistes.

      Si tu veux l’objet ou le fichier ben tu t’abonnes pas, tu achètes. Tu achètes le CD (l’artiste touche pas beaucoup plus à mon avis) ou tu achètes le fichier, c’est également possible. L’alternative au piratage n’est pas que spotify, c’est aussi l’achat du CD que l’on arrive désormais à trouver pas cher légalement, ou l’achat.

      Pour l’achat de galette, tout dépend de la source. Si tu fais un achat direct auprès de l’artiste / groupe, ce sera du gagnant pour les deux côtés. En magasin classique ou d’occasion, par contre…

      Oui désormais l’offre est bien plus étoffé qu’avant, l’accès est beaucoup plus simple et moins cher.

      Mais à quel prix ? Une précarisation croissante du côté de la création… Quant à la qualité intrinsèque, on peut reprendre l’image des mouches vertes et de leur alimentation principale 🙂

      Le piratage en donne-t-il plus aux créateurs ou moins, hein??? Curieuse façon de soutenir les créateurs.

      Dans ce cas, je peux te dire – et je dois faire partie des rares idiots dans ce domaine – que sans la copie illicite, je n’aurai jamais acheté l’intégralité de la discographie de Steven Wilson, d’Opeth, de Blackmore’s Night, de Led Zeppelin pour ne rester dans les grands noms. L’écoute illicite, cela permet de faire des découvertes.

      Comme disait Bill Gates en 1998 – https://www.quora.com/Why-is-Bill-Gates-allowing-to-run-pirated-Windows-all-over-the-world-when-he-could-infect-them-all-at-once-in-just-a-minute

      Although about 3 million computers get sold every year in China, people don’t pay for the software. Someday they will, though, » Gates told an audience at the University of Washington. « And as long as they’re going to steal it, we want them to steal ours. They’ll get sort of addicted, and then we’ll somehow figure out how to collect sometime in the next decade.

      Traduction rapide :

      Bien que quelque 3 millions d’ordinateurs soient vendus chaque année en Chine, les gens ne paient pas le logiciel. Un jour ils le feront » Gates a déclaré publiquement à l’Université de Washington. » Et aussi longtemps qu’ils le voleront, nous voulons qu’ils volent le nôtre. Ils développeront une sorte de toxicomanie, et nous comprendrons comment recueillir tout cela dans la prochaine décade.

      C’est mon point de vue. Il est vrai que les concerts ne font plus le plein, et encore moins les festivals 🙂

      Ca la rendra pas plus légale.

      Ensuite tu cites bandcamp, que j’adore, oui là l’artiste touche plus mais c’est rarement ce genre d’artiste que l’on pirate donc ça résout pas le soucis.

      Si le piratage tuait vraiment la création musicale, cela ferait longtemps que nous n’aurions plus à supporter des vieux croulants comme Jean Philippe Smet par exemple !

      Sur le plan de la légalité, je suis d’accord. Mais ce sera une lutte sans fin. Et les producteurs de galettes plastifiés seront toujours perdants au final.

    2. Bonjour

      Je m’immisce (c’est joli) dans la conversation. Désolé mais non pour certain la musique n’est pas un simple objet de consommation jetable. À la limite le bel objet c’était à l’époque les belles pochettes 33T.

      Je veux pouvoir choisir ce que j’écoute ou pas. Pouvoir continuer à l’écouter même si le service n’existe plus. Pouvoir le partager à qui je veux parce que telle musique m’a proposé des émotions.

      Rien qu’un truc tout bête, aucun plate-forme de location (et non de streaming j’explique la différence plus) ne permet de choisir l’édition d’un album hors bien des albums existent dans des éditions différentes selon les pays, avec des mix différents, des tracklists différents, parfois même un mastering différent. Grand classique les Beatles pourquoi une plate-forme devrait choisir pour moi que je dois écouter le mastering mono ou stéréo des albums, pourquoi devrais-je écouter telle édition de Kind of Blue et pas telle autre (perso j’en ai 3) ? Pourquoi une plate-forme devrai choisir pour moi que je n’ai pas le droit d’écouter tel autre artiste ? Les sites de partage culturel sont de vrais mines avec parfois de sacrés spécialistes et connaisseurs réuni par le goût de partager une musique qu’ils aiment.

      Pourquoi si demain je n’ai plus de pognon devrais-je être en plus privé de musique ? Genre à l’américaine tout en location et à crédit (couverture médicale, culture etc.) ?

      Aujourd’hui en 2017 on peut être contre la location de musique sans forcément être ringard. Les albums que j’achète je le fais principalement sur Qobuz qui propose le téléchargement en Flac ou Alac et sur Bandcamp (qui permet aussi le téléchargement lossless) pour les artistes présents. Alac qui va sur ma vieille Apple TV reliés à la chaîne hi-fi. Et de l’autre Google Music Manager me synchronise tout ça dans Play Music que je retrouve sur tout mes appareils mobile avec possibilité d’écoute en streaming et téléchargement en local. Pourquoi j’achèterai des cd que je devrais de toute façon riper pour en profiter ? D’autant que je peux accéder à une qualité théoriquement bien meilleure (24bits, fréquence jusqu’à 192KHz bon perso je n’ai pas l’oreille pour entendre la différence).

      Je possède plusieurs pépites musicales totalement introuvables dans le commerce, on devrait faire quoi ? Les faire disparaître sous prétexte que plus personne ne se fait de pognon dessus ?

      Donc oui à la rémunération des artistes de la manière la plus équitable mais non à t’as pas de pognon t’as pas le droit d’accéder à la culture.

      Have fun and enjoy music!

  7. A l’heure actuelle, et comme je te rejoins, peut-on associer la musique actuelle, celle dont on nous bassine à longueur de journée, comme de la culture? Et pourtant c’est celle-là qui se fait pirater massivement, idem pour les films.
    Tu comprends peut-être pas le principe de l’abonnement pour la musique mais c’est pourtant le mode de conso actuel. C’est un produit de conso, jetable, comme els films et les séries, ça se regarde, on en discute, on aime, on aime pas, on jette et on passe à la suite. C’est ainsi. je partage pas non plus cette manière de consommer mais ainsi va le monde.
    Alors le coupd e l’écoute illicite qui permet de connaitre, je l’ai déjà entendu des milliers de fois, le fait de pirater qui permet de se faire connaitre, aussi.
    A ma connaissance il n’y a que quelques groupes qui faisait l’éloge du piratage pour se faire connaitre, formidable vecteur de pub, ouais. Sauf que c’était assumé par le groupe. Est-ce toujours ainsi? Pas sûr. Pour certains, oui. Une minorité. Qui ne concerne pas le piratage massif.
    On entend aussi que la grosse majorité des pirates sont ceux qui consomment le plus derrière. Mouais. Possible. Des chiffres? Jamais. Au final? Ben la pratique reste illégale quand bien même derrière y’a consommation.
    Un moyen de se faire connaitre, légalement et gratuitement y’en a des tonnes. Le site du groupe, youtube et j’en passe. Alors se donner bonne conscience en se disant que c’est trop cher, les maisons de disque s’en mettent plein les fouilles, c’est pour découvrir, derrière je consomme beaucoup, ben bof.
    Ouais ça permet de faire des découvertes. Une goutte d’eau. Au final pourquoi ça pirate? Ben pour pas acheter, c’est tout. Donc ça sera toujours la course aux gendarmes et au voleur. Ca ferme des sites, ça en ouvre d’autres ailleurs, certains se font chopper, d’autres non, c’est la vie!
    Perso à la limite je m’en fous. Ca peut disparaitre ou pas peu importe, mais se draper d’un voile de justicier contre les méchantes maisons de disques pour se justifier d’un acte illégal me fera toujours rire. Rien n’est gratuit dans la vie mon bon monsieur.

    Bon par contre mettre dans la même phrase création musicale et smet, c’est aps zoli zoli ça lol.

    1. A l’heure actuelle, et comme je te rejoins, peut-on associer la musique actuelle, celle dont on nous bassine à longueur de journée, comme de la culture? Et pourtant c’est celle-là qui se fait pirater massivement, idem pour les films.

      Qui sont toujours produits malgré un piratage massif qui devraient les tuer, non ? 😀

      A ma connaissance il n’y a que quelques groupes qui faisait l’éloge du piratage pour se faire connaitre, formidable vecteur de pub, ouais. Sauf que c’était assumé par le groupe. Est-ce toujours ainsi? Pas sûr. Pour certains, oui. Une minorité. Qui ne concerne pas le piratage massif.

      Le piratage n’est pas toujours assumé. Mais c’est une méthode comme une autre pour se faire connaître. Pas la plus idéale, j’en conviens largement.

      On entend aussi que la grosse majorité des pirates sont ceux qui consomment le plus derrière. Mouais. Possible. Des chiffres? Jamais. Au final? Ben la pratique reste illégale quand bien même derrière y’a consommation.

      Par exemple ? http://www.numerama.com/magazine/25417-le-piratage-n-a-pas-d-effet-negatif-selon-une-etude-financee-par-l-ue.html

      Un moyen de se faire connaitre, légalement et gratuitement y’en a des tonnes. Le site du groupe, youtube et j’en passe. Alors se donner bonne conscience en se disant que c’est trop cher, les maisons de disque s’en mettent plein les fouilles, c’est pour découvrir, derrière je consomme beaucoup, ben bof.

      Encore faut-il qu’il y ait des titres complets… Et puis l’accès illicite, cela permet d’éviter l’achat de sombre merdes, comme le deuxième album des The XX par exemple 😀

      Ouais ça permet de faire des découvertes. Une goutte d’eau. Au final pourquoi ça pirate? Ben pour pas acheter, c’est tout. Donc ça sera toujours la course aux gendarmes et au voleur. Ca ferme des sites, ça en ouvre d’autres ailleurs, certains se font chopper, d’autres non, c’est la vie!

      C’est aussi la conséquence d’une décennie de décisions stratégiques idiotes comme les DRMs, la limitation géographique, les formats de fichiers pourris. Rien n’est mono-factoriel. Quant au côté hydre de Lerne, les « ayant-tous-les-droits » n’ont pas encore compris…

      Il y a au moins un truc gratuit : l’air qu’on respire !

      Perso à la limite je m’en fous. Ca peut disparaitre ou pas peu importe, mais se draper d’un voile de justicier contre les méchantes maisons de disques pour se justifier d’un acte illégal me fera toujours rire. Rien n’est gratuit dans la vie mon bon monsieur.

      Si le représentant des ayant-tous-les-droits s’était montré moins hautain et moins donneur de leçons…

      Bon par contre mettre dans la même phrase création musicale et smet, c’est aps zoli zoli ça lol.

      C’est pourtant une forme de musique !

  8. Mais le piratage ne les tue pas parce que cela représente aussi une goutte d’eau, parce que aussi à mon avis les offres d’abonnement a fait reculer un petit peu le piratage, enfin j’imagine. Je pense qu’il est plus facile de payer 10€ et d’avoir accès à toute cette merde que de télécharger pour écouter. D’ailleurs on n ‘écoute plus qu’avec son smartphone, donc ouvrir l’appli spotify est bien plus pratique que de se coincer derrière son pc à télécharger comme un goret pour après copier sur sur microsd, … bref la mode du gestionnaire de fichier est passé. On collectionnait avant les 33t puis les cd, on devenait ensuite bibliothécaires de fichiers numériques piratés pour ensuite payer un abo et accéder à tout en un simple clic.
    Le piratage perdure, mais il est moins important.
    Il ne tue pas (dommage) mais il n’en est pas plus légal.
    Vu la pollution, l’air que tu respires devient payant par les consultations à l’allergologue et les médicaments que tu achètes pour te soigner.

    1. La copie illicite a sûrement reculé avec les offres d’abonnements. C’est certain.

      Quant à la consommation de musique, tu auras les personnes qui passent par des services à la Spotify (et les 0,004€ par piste écoutée), d’autres qui préfèreront le confort d’une écoute basée sur un support physique, etc…

      La copie illicite n’est pas légale, mais elle n’est pas non plus responsable de tous les maux de l’industrie musicale qui n’a pas voulu voir venir la révolution de la numérisation des oeuvres et qui rame à contre courant comme une forcenée.

      Je n’ai pas été voir l’allergologue car j’ai la « chance » de vivre dans une région où l’industrie n’a pas pollué l’ambiance.

      Sinon, il y a un point sur lequel nous sommes d’accord : les industries musicale l’ont mauvaise depuis la fin des années 1990… Que les ayant-tous-les-droits disparaissent et la culture ne s’en portera que mieux dans l’absolu.

  9. En matière musicale, internet n’a pas lancé beaucoups d’artistes à succès : à la va vite je dirais un J. Bieber, une Lorie (retombée dans l’oubli) et Clap your hands say yeah… difficile de se passer d’une maison de disque, Prince en avait fait l’expérience, Nine Inch Nail aussi et puis ils y sont revenus…

    Dans une interview à Rock & Folk il y a 2 ou 3 ans Louis Bertignac reconnaissait que le disque (en temps que produit) était devenu un flyer pour annoncer une tournée à venir, bien plus rémunératrice que la vente de skeud.

    Autre interview de 1999 ou 2000 lorsque Napster a débarqué, Jean Louis Aubert disait toucher 5 Francs par disque vendu (le prix des cd devaient se situer autour de 100 / 110 Francs), et encore c’était Aubert qui, avec le catalogue de Téléphone, se trouvait en position de force pour négocier sa dime, j’ose pas imaginer pour un débutant… même avec un succès immédiat cela ne doit pas aller péter bien loin, voire même zéro !

    Après pour l’offre légale le problème, pour un disciple de Philippe Manoeuvre, est : quel abonnement prendre, sans qu’il y manque un de ses artistes / groupes favoris ? Y aura t’il toute leur discothèque ?

    Le même problème se posera pour la vidéo : game of thrones sera chez Canal mais arrivera t’il un jour sur Netflix ?

    C’est aussi ce qui fait le succés de ce genre de site : pas de questions à se poser, tout est regroupé au même endroit, et souvent accessible même des années après la sortie.

    1. Euh, pour les artistes et groupes à succès, quid des Arctic Monkeys s’ils existent encore ? Internet est un vecteur de médiatisation comme les autres.

      Tu cites des groupes et artistes ayant commencé leur carrière dans les années 1980-1990. Donc avant l’explosion d’internet.

      Pour les royalties qui se réduisent à peau de chagrin, la version avec les sites de streaming est encore plus caricaturale.

      Les producteurs de galettes tiennent les sites de streaming légal par la peau des… gonades et donc peuvent se permettre d’imposer leur loi et « rançonner » (même si le terme est un peu fort) les sites, les artistes et les groupes.

      Les sites de copies illicites profitent aussi du fait qu’il n’y a pas de saloperie comme les DRMs… Et que souvent la qualité proposé est supérieure à l’offre légale, sans la moindre limitation géographique artificielle.

  10. Perso je continue à acheter des CD, gérer des fichiers, je le fais déjà au taff, j’y suis aussi obligé pour les photos, donc pour la musique et les films, tant que c’est possible je m’y abstiens et laisse cela aux jeunes.

  11. C’est la mode désormais, tout se loue, la culture, les voitures, les portables et même l’électroménager. A quand l’éducation?

  12. Comparer l’échange de quelques cassettes à la récré avec le partage massif via internet de façon mondiale, fallait oser.
    Même type d’argument non valable pour moi, à ranger avec celui qui dit qu’on se prend pour robin des bois en voulant jouer les justiciers dans sa campagne.

  13. de toute manière c’est et ça restera une histoire de gros sous…
    il suffit de regarder les bilan hadopi pour comprendre que ce ne sont que quelques personnes qui se partagent le gâteau
    Sur les 5339 «constats de négligence caractérisée» recensés, 1308 dossiers ont été transmis au Parquet. 201 dossiers ont eu des suites connues au 31 octobre 2016 et trois quarts d’entre eux sont encore en cours de traitement. Au bout du compte, seules 72 condamnations ont été prononcées à l’encontre d’internautes ayant massivement piraté des documents en pair à pair.
    Pour 2016, Hadopi s’est vue attribuer un budget de 8,6 millions d’euros et pourrait coûter, à l’horizon 2022, date à laquelle Hadopi a risqué d’être dissoute si elle n’avait pas été sauvée par le Sénat en mai 2016, plus de 100 millions d’euros.
    L’institution a averti 5,4 millions d’internautes depuis 2010, 32 condamnations ont été prononcées.
    j’aimerai bien un petit rapport de la cours de compte car avec moins d’une centaine d’employés quel société peut se targuer d’avoir un budget de quasi 10millions par/an (sachant que le plus gros du travail consiste a demander au FAI les ip et qu’ils sont obliger de le faire gratuitement)

  14. Perdo quand un site de téléchargement ferme en général on nous annoncent que ces site ont fait perdre X milions aux artistes…etc….
    Déjà sur les X milions combien iraient réellement dans les poches des artistes?

    deuxiement ces chiffres sont complètement bidon, j’ai récement télécharger le film « chips » tiré des la série télé de mon enfance… sincèrement si il n’y avait pas eu le téléchargement je ne serai jamais allé voir ce film au cinéma.
    Aujourd’hui l’industrie musicale vend de la soupe indigeste, quand on ecoute la musique actuelle (je parle de celle que l’on entend régulierement à la radio) et que l’on compare avec ce qui se faisait dans le passé il n’y a pas photo en terme de qualité.
    Aujourd’hui ils vendent de la musique vite fait à moindre coût et surtout de la musique jetable que l’on oublie quelques mois après sa sortie.
    J’avais vu il y a quelleques années l’intervew d’un mec haut placé d’un maison de disque, et il expliquait qu’aujourd’hui les beatles led zep Queen Jackson Bowie…etc…. ne pourraient pas percer aujourd’hui tout simplement car le travail de création prend du temps et à un coût ce qui est le contraire de ce que veulent les maisons de disque.

    Nous sommes dans la société du jetable et la « culture » n’échappe pas à ça.

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