La rolling release, nouvelle mode dans le monde des distributions GNU/Linux ?

Il y a deux modèles dans le monde des distributions GNU/Linux : les fixed releases (basées sur une date plus ou moins fixée à l’avance) et les rolling releases (qui publie une image ISO d’installation à intervalles irréguliers et qui proposent des mises à jour en continu par la suite).

Historiquement ce sont les fixed releases qui se sont imposées. Le modèle rolling release n’est en effet apparu qu’avec l’Enoch Linux en 1999, plus connue sous le nom de Gentoo Linux, dont la version 1.0 est sortie en 2002.

La première moitié des années 2000 a été très fécond en terme de distribution rolling release. Outre la première Gentoo Linux, on peut citer principalement :

Oui, il y a au moins deux distributions rolling qui soufflent cette année leurs 15 bougies. Ce qui en dit long sur la supposée instabilité chronique des distributions en publication continue 🙂

Il a fallu attendre la fin des années 2000 et le début des années 2010 pour voir apparaître quelques stars actuelles. J’ai nommé les :

  • Void Linux (née en 2008)
  • Manjaro Linux (juillet 2011, même si son envol réussi date d’un an plus tard avec la Manjaro 0.8.0 en août 2012)

J’aurai pu rajouter des projets comme l’installateur graphique pour Archlinux qu’est l’Antergos, le semi-graphique qu’est Arch-Anywhere, l’Archlinux libre à la sauce de la FSF alias Parabola GNU/Linux-Libre.

Ou encore la petite distribution qui monte, la Solus qui n’est officiellement qu’une rolling release depuis sa version 1.2 en juin 2016. Sans oublier la branche Tumbleweed d’OpenSuSE depuis 2014.

Autant dire que le modèle rolling semble être devenu le mot à la mode en ce moment. J’avoue que j’ai eu mal au ventre à force de rire en lisant l’annonce du projet FerenOS (une distribution basée sur la LinuxMint) de devenir une rolling release via un PPA…

Comment dire ? Autant vouloir greffer une tête de mouton sur un corps de gnou… Je ne sais pas si cela sera très fonctionnel.Mais ne soyons pas mauvaise langue. Attendons pour voir la gueule du résultat.

Après la mode des icones aplaties, des environnements plus ou moins légers basés sur QT5, la mode de la distribution en rolling release pour faire bien et moderne ? On verra combien de projets rolling release seront encore en vie l’année prochaine ou dans deux voire trois ans.

Peut-être sera-t-on passé à une nouvelle mode d’ici là ? On verra bien 🙂

64 pensées sur “La rolling release, nouvelle mode dans le monde des distributions GNU/Linux ?”

  1. Autant vouloir greffer une texte de mouton sur un corps de gnou..
    Peut-être que tu voulais dire une « tête » de mouton ?
    A pluche.

  2. Perso rolling ou pas, peu importe, tant que ça marche. Et si je change assez souvent en ce moment au gré de test, c’est juste que je trouve pas le truc nickel chrome qui fonctionne.
    Dernièrement j’ai testé la solus avec le bureau mate, superbe, mais plantage.
    Idem avec la KDE Neon, bluffé par les juste 350Mo de ram de consommé, mais plantage avec l’outil découverte pour installer les logiciels.
    Idem avec la MX 16.1, que j’ai utilisé peut-être la plus longtemps avec la xubuntu à mes débuts et la manjaro, plantage.
    Au bout d’un moment, ça fatigue. Quand ça plante pas, c’est le matériel qui n’est pas ou mal reconnu.
    Là je test la opensuse leap avec kde. Pareil, faible conso de ram, et pour l’instant, même en installant des logiciels, ça plante pas, ouf! reste à installer les drivers de mon imprimante samsung et on verra si elle tient le coup mais au moins pour l’instant, ça tient!

    1. Il y a deux éléments : la reconnaissance moyenne de ton matériel et des plantages. L’un et l’autre peuvent être lié, non ?

      Ensuite, cela dépend du noyau utilisé, des pilotes disponibles. Bref, nombres de paramètres qui rentrent en compte.

  3. @ Sébastien
    je dois avoir de la chance, chez moi, ça plante pas, ou du moins très rarement : Archlinux avec Gnome ou Debian testing avec Gnome ou XFCE sur les portables, Manjaro avec XFCE sur l’ordi multimedia, tout est désespérément (:D) stable, et j’apprécie de ne jamais avoir à faire de « grandes mises à jour » comme avant avec les distribs qui changeaient de version tous les 6 mois.
    Bon, j’avoue, je suis assez pointilleux dans le choix du matériel (compatibilité maximum) et je prends les précautions minimum, déjà données par plein de gens dont Fred, lors des « pacman -Syu » ou « apt upgrade »…

  4. Salut Fred,

    Tu connais ma position vis-à-vis des distributions GNU/Linux grand public: je ne recommande aux novices et à ceux qui cherchent de la stabilité que des distributions adossée à des entreprises ou une communauté extrêmement forte qui soit reconnue par des entreprises professionnelles.

    Or, parmi elles, il n’y a que des Fixed Release (Debian, Ubuntu, Fedora; CentOS demande encore un peu de travail être une distribution « Out of the box », et ROSA Linux, encore un peu de temps pour être suffisamment forte).

    Le cas OpenSuse est pour moi définitivement réglé, avec sa licence qui me hérisse le poil, et je suis aussi prudent sur le support du projet par HP Entreprise, le nouveau propriétaire de Novell à la suite d’une cascade d’achat.

    Ainsi, toutes les distributions Rolling Release sont destinée de fait à des utilisateurs avancés, ceux qui connaissent les risques et les acceptent, ceux qui ne travaille pas avec leur distribution de manière sérieuse.

    Comme tu le dis, la mode des rolling release est liée au développement de plus en plus rapide des logiciels libres.
    Cela va contre le principe même des distributions professionnelles, qui cherchent la stabilité, et qui sont les plus utilisées en fin de compte, ou en tout cas sont celles qui ont le plus grand potentiel de croissance dans le domaine professionnel.

    Je pense donc que, pour éviter de se retrouver avec des logiciels pas à jour, ou pire avec une utilisation massive de paquets snap ou Flatpack pour servir de paliatif à ce problème d’obsolescence, ce qui pourrait provoquer de grosse failles de sécurité sur tous les systèmes GNU/Linux, il faut que nous, utilisateurs, privilégions des versions LTS des logiciels s’ils existent et lorsque cela est nécessaire.
    Donc, noyau Linux LTS, Firefox LTS, KDE LTS. Et pour les rares logiciels au support trop court et n’étant pas essentiels au fonctionnement du système, on peut passer par un dépôt snap propre à chaque distribution, avec le refus par défaut d’installer des snaps venant d’autres sources.

    C’est la seule solution pour espérer que l’on ait des logiciels sûrs et supportés sur des distributions qui puissent toucher tout le monde.

    Pour finir, parlons du cas FerenOS. Si j’ai bien compris, le but est de créer un dépôt PPA additionnel à ceux de la Linux Mint, pour la transformée en une Rolling Release.
    Si c’est le cas, cela veut dire que cette distribution s’éloigne encore plus du cercle des distributions qu’on peut recommander à Monsieur-Tout-Le-Monde, la Linux Mint n’en faisant malheureusement pas partie selon moi, malgré ses qualités visuelles.
    L’équipe de FerenOS ferrait mieux de contribuer au projet Debian en créant un dépôt « Rolling » qui serait l’équivalent du dépôt Testing sans le gel (ce qui permettrait de créer chaque nouvelle version de Debian à partir de cette base commune, tout en permettant à FerenOS de profiter de la force de la communauté Debian, surtout que la tâche est quand même simple au final). Tout le monde s’y retrouverait!

    Bon après-midi.

    1. Je suis globalement d’accord avec ton commentaire. Mes réserves ?

      Je mettrai un bémol sur ce point :

      Ainsi, toutes les distributions Rolling Release sont destinée de fait à des utilisateurs avancés, ceux qui connaissent les risques et les acceptent, ceux qui ne travaille pas avec leur distribution de manière sérieuse.

      Autre point :

      On peut très bien travailler sérieusement avec une rolling. Mais évidemment, je ne mettrai pas une rolling sur un poste d’entreprise.

      Donc, noyau Linux LTS, Firefox LTS, KDE LTS. Et pour les rares logiciels au support trop court et n’étant pas essentiels au fonctionnement du système, on peut passer par un dépôt snap propre à chaque distribution, avec le refus par défaut d’installer des snaps venant d’autres sources.

      Ce qui risque au final d’être une sacrée merde à gérer. De plus, je ne crois pas en la fiabilité sur le long terme des paquets universels. Mais c’est un autre point, en dehors du cadre de mon article.

      L’équipe de FerenOS ferrait mieux de contribuer au projet Debian en créant un dépôt « Rolling » qui serait l’équivalent du dépôt Testing sans le gel (ce qui permettrait de créer chaque nouvelle version de Debian à partir de cette base commune, tout en permettant à FerenOS de profiter de la force de la communauté Debian, surtout que la tâche est quand même simple au final). Tout le monde s’y retrouverait!

      Si l’équipe en question, c’est trois personnes, on est dans la bonne fourchette. Quant à une rolling basée sur la Debian testing – qui ne peut pas en être une à cause de son gel tous les deux ans – il y a eu une tentative avec la LMDE première du nom. On a vu comment cela s’est terminé…

      1. @Fred: Réponse point par point.

        1) Ce que je voulais dire, c’est qu’il n’y a aucune rolling release en statut stable avec une entreprise, ou en tout cas un support des professionnels, derrière elle, à part la OpenSUSE Tumbleweed que je déconseille pour des questions de licence (attention, MAJ dans un autre commentaire).
        Donc, toutes les distributions Rolling Release actuelles pourraient disparaître du jour au lendemain, en laissant des utilisateurs sur le carreau, sans que cela ne menace l’existence des systèmes GNU/Linux.
        De plus, quand tu as besoin de certains logiciels propriétaires à télécharger depuis le Net, il n’y a que des RPM et de DEB proposés, ce qui limite forcément le nombre de distribution que tu peux utiliser.

        2) Pas forcément, tu peux avoir un gestionnaire de paquet complémentaire très paranoïaque: tu autorises le strict nécessaire, et tu demandes à chaque fois au cas par cas pour des téléchargements venant du Net, en cherchant auparavant si un tel paquet ne se trouve pas déjà dans les dépôts (normaux + snaps) et en vérifiant s’il ne s’agit pas d’un malware grâce à un antivirus.
        Après, c’est clair que l’aspect universel est probablement irréaliste, le principal intérêt de ce genre de paquet serait de pouvoir juste installer des logiciels récents, qui ont des besoins particuliers que la distribution stable utilisée ne peut pas offrir, sans foutre le boxon dans le système. En gros, une sorte de paquets backport qui ne touchent à rien dans le système!

        3) Pour la LMDE, c’est limite plus le manque d’intérêt à l’époque du projet Mint pour cette déclinaison qui l’a fait péricliter. Et cela a été une grosse erreur, car aujourd’hui Mint se retrouve coincée avec l’arrivée de Ubuntu MATE et le passage de MATE à GTK 3, et a subie un fork avec le projet SolydXK qui aujourd’hui en est indépendant il me semble.
        Je ne vois plus trop d’intérêt aujourd’hui à la Linux Mint par rapport à Ubuntu ou Debian qui supporte bien Cinnamon.

        1. Ce que je voulais dire, c’est qu’il n’y a aucune rolling release en statut stable avec une entreprise, ou en tout cas un support des professionnels, derrière elle, à part la OpenSUSE Tumbleweed que je déconseille pour des questions de licence (attention, MAJ dans un autre commentaire).

          Je suis entièrement d’accord. Une RR en entreprise, c’est intenable.

          Donc, toutes les distributions Rolling Release actuelles pourraient disparaître du jour au lendemain, en laissant des utilisateurs sur le carreau, sans que cela ne menace l’existence des systèmes GNU/Linux.

          Ce qui serait une sacrée hécatombe. Gentoo tombe ? Elle emporte avec elle Sabayon, Funtoo et Calculate. Archlinux tombe ? Elle emporte Manjaro, la Swag Arch GNU/Linux et la Parabola GNU/Linux-libre.

          De plus, quand tu as besoin de certains logiciels propriétaires à télécharger depuis le Net, il n’y a que des RPM et de DEB proposés, ce qui limite forcément le nombre de distribution que tu peux utiliser.

          Il y a toujours des outils à la rpmextract, mais c’est vrai, cela limite les options au final.

          Après, c’est clair que l’aspect universel est probablement irréaliste, le principal intérêt de ce genre de paquet serait de pouvoir juste installer des logiciels récents, qui ont des besoins particuliers que la distribution stable utilisée ne peut pas offrir, sans foutre le boxon dans le système. En gros, une sorte de paquets backport qui ne touchent à rien dans le système!

          Presque trop beau pour être vrai. On en est à combien de tentatives, déjà ? 🙂

          3) Pour la LMDE, c’est limite plus le manque d’intérêt à l’époque du projet Mint pour cette déclinaison qui l’a fait péricliter. Et cela a été une grosse erreur, car aujourd’hui Mint se retrouve coincée avec l’arrivée de Ubuntu MATE et le passage de MATE à GTK 3, et a subie un fork avec le projet SolydXK qui aujourd’hui en est indépendant il me semble.
          Je ne vois plus trop d’intérêt aujourd’hui à la Linux Mint par rapport à Ubuntu ou Debian qui supporte bien Cinnamon.

          J’irai un brin plus loin : en dehors de Cinnamon, quel est l’intérêt réel de la LinuxMint ? C’est une base Ubuntu LTS avec Cinnamon et quelques applications forkées… Donc, l’intérêt dans l’absolu de Mint décroit au fil des années.

          1. @Fred: concernant les paquets snaps et Flatpack, je suis d’avis de leur laisser une chance, pour autant que leur but n’est pas de remplacer les RPM, DEB ou autre format de paquets.

            Au pire, si cela se casse la gueule, on aura toujours nos bons vieux systèmes de paquets pour limiter la casse et revenir en arrière.

            Concernant spécifiquement snaps, il faudrait vraiment qu’Ubuntu ouvre son projet à la communauté le plus largement possible, sinon cela se finira comme pour Mir. Sauf que cette fois, snap est plus intéressant que Flatpack, car apparemment utilisable en dehors d’une utilisation en mode « ordinateur de bureau » (à moins que cette limitation ne soit voulue pour des questions de sécurité, auquel cas c’est Flatpack qui devrait prendre l’avantage).

            Concernant Linux Mint, nous sommes d’accord.
            Cette distribution a largement profité du double « scandale » GNOME 3 – Unity pour gagner en popularité tout en offrant quelque chose d’inédit à l’époque: un bureau assez design.
            Aujourd’hui, il y a pas mal de distributions sur ce créneau, la mode graphique a changé, Cinnamon est menacé par les avancées majeures de MATE, et les dérivées d’Ubuntu répondent tout à fait aux versions de Linux Mint.
            Bref, le côté contestataire c’est émoussé avec le temps, et certains défauts ont été mis en lumière dernièrement (piratage du serveur je crois).
            En fait, Linux Mint a perdu tout son intérêt, car l’objet de contestation a totalement disparu depuis (abandon de Unity par Ubuntu, GNOME 3 auquel de nombreux utilisateurs se sont habitués, avec un mode classique pour les réfractaires, énorme progrès de MATE ces derniers temps qui devient un environnement de bureau majeur, etc…).

            _____

            P.S.: je profite de ce message pour donner à froid mon opinion sur la Fedora.

            Vue qu’elle est aussi concernée par le problème dont souffre la OpenSUSE au niveau de la licence, je la passe dans mon cercle 2 des distributions à conseiller (« Un petit défaut qui m’empêche de la conseillée, mais distribution avec des qualités).

            Reste dans le cercle 1 la Debian et, pour l’instant, Ubuntu.
            Dans le cercle 2, on a donc Fedora, OpenSUSE, CentOS et ROSA Linux.

          2. @Le Visiteur du Soir : De quels problèmes souffre la licence de Fedora? Fedora est distribuée sous licence MIT et n’intègre que des logiciels libres. Je ne vois quel soucis il peut y avoir qui est similaire à OpenSuse.

    2. Je lis régulièrement des commentaires se plaignant de la licence d’openSUSE. Or, je suis incapable de trouver quoi que ce soit d’à priori problématique. Peut-on m’expliquer ce qu’on reproche à la distribution sur ce point ?

      1. Je suis preneur aussi. Mais j’avoue que l’interdiction de l’utiliser pour la création d’armes bactériologiques, chimiques ou nucléaires (à la fin de la license) m’a bien fait rire.

      2. Salut TD,

        J’estime tout d’abord que le Logiciel Libre n’a pas à se mêler de géopolitique mondiale!

        Une telle restriction est contraire aux principes même du Libre (le droit de redistribuer du code et des logiciels libres sans limite pour tous, ce qui normalement inclus aussi OpenSUSE, surtout qu’il semblerait que cette distribution soit sous GPL v2).

        Du coup, en plus de faire en sorte que le projet se retrouve en dehors du cercle des OS libres (donc distributions GNU/Linux et systèmes BSD en tout cas, il faudrait étudier les licences MIT ou Apache 2.0 pour voir si cette licence d’utilisation est encore moins libre que ces licences permissives), cette licence est inapplicable dans la pratique, à moins de surveiller le serveur de téléchargement et de suivre les paquets de données à travers le réseaux internet.

        Ainsi, cela justifie l’espionnage à l’échelle mondiale menée par les agences gouvernementales de l’Etat des USA, la bonne foi des gens n’étant depuis plus longtemps considérée.

        Donc, cette licence fait le jeu de la domination américaine par la surveillance généralisée, ce que combatte justement les membres de l’Univers de communautés qu’est le Logiciel Libre!

        Ainsi, j’accuse OpenSUSE de ne pas être Libre, peut-être d’un point de vue juridique, en tout cas d’un point de vue politique, et, pire, de soutenir un gouvernement dont les agissements sont autant dangereux pour la Liberté de chacun, mais aussi tout simplement pour le Monde Entier (le cas de la fuite des Malwares conçus par la CIA devrait servir d’avertissement).

        Donc, j’exclue jusqu’à nouvel ordre de ma liste de distributions solides et fiables OpenSUSE, un fork n’ayant aucun intérêt sans support commercial derrière.

        P.S.: à ceux qui voudrait lire cette licence, voici le lien vers elle: https://en.opensuse.org/openSUSE:License

        1. EDIT: bon, je viens de vite faire une recherche sur le Web, et il semblerait que Fedora soit aussi touchée.

          La preuve: http://fedoraproject.org/wiki/Legal:Licenses/LicenseAgreement

          Bref, cela me fait chier de bannir une très bonne distribution à cause de problèmes géopolitique, mais que voulez vous? Quand on est pour le Libre, on fait pas les choses à moitié, sinon autant retourner sous Windows, non?

          Concernant la CentOS, je n’ai toujours rien trouvé, mais comme elle vient, elle aussi, des Etats-Unis, le doute est permis.

          Il ne reste donc, jusqu’à nouvel ordre que Debian et Ubuntu dans les distributions que je pourrais recommander (il faudrait étudier les législation Sud-Africaine et Britannique pour pouvoir trancher le cas de la Ubuntu).

          Du coup, en utilisant comme critère la stabilité du projet, le support professionnel et le respect des libertés fondamentales et des principes fondateurs du Libre, il se pourrait bien que Debian soit réellement le système universel!

          Bref, pour ceux qui veulent aller plus loin: http://osp.mit.edu/compliance/export-control/guidance-documents/export-control-regulations/export-administration

    3. Pour ma part, je ne partage pas vraiment l’avis du visiteur du soir.

      Si il est évident que les (grandes) entreprises ne peuvent pas s’orienter vers des rolling releases pour des raisons évidentes de gestion du parc informatique et de compatibilité (allez donc expliquer vos critères à vos fournisseurs de logiciels), ce n’est PAS le cas des particuliers, qui, dans certains cas ont même intérêt à s’orienter des des rolling releases (qui ne sont PAS forcément destinées à des utilisateurs avancés).

      Les personnes qui utilisent du matériel récent (ce qui est rarement le cas des entreprises qui essaient de limiter d’avoir un parc de machines trop hétéroclites afin d’en simplifier la gestion), ont tout intérêt à se tourner vers une rolling release sous peine de subir des problèmes, plantages et prises de têtes.

      Un professionnel se satisfera certainement d’un gpu intégré et d’une ancienne version de mesa mais aura besoin du support du secure boot, etc. tandis qu’un particulier n’en a rien à cirer du secure boot et s’intéressera peut-être plus au côté ludique/multimédia et qui nécessitera sans doute quelque librairies plus récentes pour fonctionner de manière optimale. Pareil pour le navigateur un Firefox ESR n’est certainement pas un bon choix pour l’utilisateur lambda !

      Les paquets de type Snap ou Flatpak doivent certainement encore gagner en maturité, mais ils sont développés à une époque il y a eu une prise de conscience de l’importance de la sécurité (ils permettent me semble-t-il d’isoler des applications), donc je ne vois pas en quoi ils PROVOQUERAIENT des failles de sécurité, de plus ces technologies sont issues des entreprises auxquelles les distributions recommandées sont adossées (Flatpak = Redhat, Snap = Canonical).

      Maintenant je voudrais souligner un point qu’on aborde jamais: Si sur une rolling release il est généralement facile de tout casser, toutes les rolling ne sont pas identiques. Par exemple Manjaro (il me semble) a eu la bonne idée de distribuer les paquets avec un petit décalage avec Arch afin de pouvoir repérer ceux qui poseraient problème.
      Un autre exemple Solus a adopté le modèle rolling en ce sens qu’ils ne distribuent plus les mises à jour à échéances fixes et régulière mais bien au fur et à mesure mais qui n’est pas non plus une rolling pure et dure en ce sens que déjà ils utilisent toujours un modèle à 2 branches « unstable » et « stable » afin de valider l’ensemble des mises à jour avant d’ouvrir le robinet et qu’ils ne proposent qu’un seul repository ce qui permet de garantir un tout cohérent et certainement aussi stable qu’un Ubuntu LTS.

      Pour conclure je dirais ceci, il n’y a pas une sorte de distribution quoi soit mieux que les autres, il y a des usages différents, donc il est normal qu’il y ait des modèles différents. Par contre je pense que nous seront (presque) tous d’accord pour dire qu’il y a des « distributions » qui ne servent à rien si ce n’est à flatter l’égo de son/ses créateurs.

      1. Salut Pierre,

        Le problème n’est pas tellement le modèle Rolling Release en soit, mais le fait que quasiment toutes les distributions Rolling Release n’ont aucun support pro suffisamment fort derrière pour être pérenne sur le long terme.
        En fait, toutes les distributions, Fixed ou Rolling Release, qui n’ont pas derrière de grande capacité de développement et de support (apport d’argent sous forme de dons d’entreprises, entreprise qui salarie des développeurs du projet, ou encore large base de développeurs et de administrateurs) pourrait très bien disparaître du jour au lendemain, ne laissant aucun moyen de migrer facilement vers une autre distribution, sans que cela ne menace l’existence des grosses distributions GNU/Linux.

        On a donc deux options, selon les profils d’utilisateurs:

        – Les novices et utilisateurs qui ne veulent pas se prendre le choux doivent être orientés vers un cercle restreint de distributions (quasiment toutes Fixed Release).
        Le système qui leur conviendra le mieux dépendra des raisons qui les ont menés vers le Libre: vraie démarche vers le Libre, avec déjà une familiarisation avec les logiciels libres les plus connus et une compréhension de la philosophie du Libre (Debian et peut-être Ubuntu), ou simple recyclage d’ordinateur, avec volonté de réutiliser des services propriétaires (dans ce cas, Fedora et OpenSUSE peuvent proposées en plus).
        Ces utilisateurs peuvent cependant s’amuser à utiliser d’autres distributions dans une VM, pour le plaisir de découverte, car c’est aussi ça la magie du Libre: la diversité des OS.

        – Les utilisateurs avancés ou informés peuvent être orientés vers d’autres distributions plus « underground » seulement s’ils sont bien conscient des risques (gros plantage, mise à jour qui se passe mal, casse système, piratage des ISOs, serveur à la sécurité bancale) qu’ils prennent, s’ils les assument et s’ils sont capable de trouver une solution par eux-même (parce que bon, les forums…) en étant suffisamment patient.

        Du coup, à part la OpenSUSE Tumbleweed, qui ne conviendra pas à tous de par sa licence, toutes les Rolling Release stables se trouvent dans la catégorie « utilisateurs avancés ». Cela ne correspond pas souvent à la catégorie des gens qui utilise leur ordinateur comme outils de travail, que le système « juste marche ».
        Après, pour de la navigation internet et de la bureautique, cela peut se discuter, mais dans le principe coller une distribution qui demande un minimum d’investissement à un novice, ça suit pas vraiment le but d’émancipation des gens de leur outil informatique qui découle des quatre libertés fondatrices.

        Concernant le matériel, on a plusieurs cas:

        – Ceux qui achète un PC fixe déjà monté ou portable. En général, Windows y est déjà préinstallé, donc autant l’utiliser, surtout que ces personnes ne sont généralement pas au courant de l’existence du Libre.

        – Ceux qui monte leur PC fixe eux-même. On a soit des joueurs (donc Windows obligatoire), soit des technophiles, dont certains libristes, qui choisissent leur composants en fonction de leur besoin, en se renseignant sur la compatibilité de chacun.

        – Ceux qui achète un Macintosh. Autant dire tout de suite que c’est un peu bête d’acheter si cher un ordinateur pour virer MacOS directement, autant utiliser cet OS qui reste bon.

        – Ceux qui achète des tablettes, ordinateurs fermés ou encore des convertibles. Là, point de miracle, à moins de bidouiller, aucun moyen de changer l’OS par du Libre, donc appareil qui finit à la poubelle à la fin de sa vie (impossible à réparer).

        – Ceux qui achète des appareils compatibles avec le libre. C’est le cas du Raspberry Pi par exemple. Ce genre d’utilisateurs sont des amateurs éclairés, qui savent comment installer des systèmes d’exploitation conçus pour la plateforme visée.

        Dans tous les cas, le problème du matériel récent est un faux problème.
        En effet, soit on veut installer directement du Libre et on choisit son matériel en conséquence, soit on installe du Libre pour prolonger la vie d’un appareil lorsque cela est possible, et donc le matériel est suffisamment âgé pour être supporté plus ou moins bien par toutes les distributions sorties entre temps.
        Donc, à part sur le très court terme (bien qu’il faille tout de même un moment pour développer des pilotes, non?) ou une mauvaise coordination des développeurs, les Rolling Release n’ont pas d’avantage sur les Fixed Release au niveau du support matériel.

        Pour le logiciel, ce n’est malheureusement pas la même chose. Avec le développement de plus en plus rapide des logiciels, tu es obligé de passer par une Rolling Release pour avoir des logiciels supportés par les développeurs et pas la distribution.
        Donc, cela poussait les novices vers des systèmes pas forcément fait pour eux, et le jour où la distribution disparaît, les novices sans accompagnement repasseraient directement à Windows.
        OpenSUSE Tumbleweed permet de corriger ce problème, mais n’est adaptée qu’au novice qui « se foute un peu du Libre ».

        D’où l’utilisation des paquets snap et Flatpack comme paliatif pour les Fixed Release comme Debian ou Ubuntu.
        Le problème, c’est que comme toutes les dépendances nécessaires sont dans le paquet, il se peut très bien si le mainteneur n’est pas réactif qu’une faille corrigée depuis longtemps reste présente dans le paquet malgré tout, et puisse être exploitée par un attaquant. Et si le paquet marche sur n’importe quelle distribution, alors l’attaque est plus facile et rentable qu’actuellement où les incompatibilité en distributions peuvent poser problèmes de ce que je sais, ce qui va inciter les pirates informatiques à s’intéresser d’avantage aux distributions GNU/Linux.
        Et on aura beau appliquer toutes les sécurités du monde, s’il y a une faille dans le système, le pirate va la trouver et l’exploiter.

        Du coup, ces paquets « universels » doivent être restreints aux logiciels propriétaires (si les éditeurs y trouvent un intérêt et que l’universalité des logiciels est bien réelle) et à certains logiciels précis à rétro-porter, qui ne modifie pas les éléments de base du système, avec une restriction à un dépôt propre à chaque distribution pour pouvoir assurer un minimum de contrôle.

        Mais la vraie solution, c’est de revenir à des cycle de support long de minimum 1-2 ans. Je vois pas ce qui motiverait le développement d’une version majeure plusieurs fois par années de certains logiciels, la correction de bugs et de failles se faisant à l’aide de versions mineures et de correctifs facile à intégrer dans une distribution stable.
        Donc, si quelqu’un a une idée?

        Concernant Manjaro, j’ai subit de plein fouet cette mise à jour foireuse, qui m’a obligé de faire des pieds et des mains pour retrouver mon système comme avant.
        Quand à Solus, elle est intéressante pour ceux qui acceptent les risques.

        Finalement, nous sommes d’accord sur le principes qu’il y a une quantité de distributions inutiles, qu’elles soient Fixed ou Rolling Release. Je pense même que certaines violent une des quatre libertés fondamentales du Libre, à savoir l’utilisation libre d’un logiciel. Car les distributions visées sont juste inutilisables dans la pratique.
        Sinon oui, chaque modèle de distribution correspond à un type d’utilisateur. Le problème vient de la distinction entre novices et utilisateurs expérimentés, qui correspond à un autre axe de lecture à prendre en compte lors du conseil d’une distribution à une personne.

        1. Bonsoir, Le visiteur du soir !

          Je trouve ton raisonnement intéressant mais amha, il manque de nuance parce que tu as semble-t-il défini tes scenarii et ce qui n’entre pas dedans est ignoré.

          Exemple tout bête: j’ai acheté il y a quelques mois un nouveau PC portable. D’après ton raisonnement c’est très simple, windows étant préinstallé donc autant l’utiliser… Sauf que je n’ai pas envie que M$ se goinfre de mes données perso et je n’ai pas envie non plus de passer des heures à le nettoyer de tout ses crapware, d’installer MS-Office sans parler du fait que je ne suis pas familier avec l’interface. Donc autant passer ce temps à installer Linux, ca n’ira sans doute pas plus vite mais au moins j’aurai ce que je veux à la fin. Or le matos c’était un CPU/GPU KabyLake, une GeForce 1050, etc… A ce moment là, en fixed release (et je ne parle même pas d’une LTS), je doute que j’en aurai trouvé une seule qui reconnaisse correctement tout le matériel.
          Donc toujours selon ton raisonnement, outre le fait que j’étais hors des cas de figure que tu avais prévus, j’aurais du me tourner vers la seule rolling « acceptable » càd la OpenSUSE Tumbleweed. Bon essaie d’installer et de garder fonctionnels des pilotes graphiques propriétaires sur cette distro… Moi j’ai pas le niveau et je voudrais pouvoir profiter de la carte graphique parce que oui, bien que n’ayant que linux, je joue (encore un truc hors scénario) !

          Bref tout cela pour dire que sans être un débutant complet, je ne suis pas un utilisateur avancé, bien que préférant le libre, je ne suis pas anti logiciels propriétaire, j’ignorais complètement ces histoires de licenses de distributions avant de t’avoir lu et je ne me considère pas comme un cas à part pourtant je ne me retrouve pas du tout dans ton analyse (qui est intéressante mais qui manque d’ouverture je crois).

          En ce qui concerne les rolling étant donné que ce modèle n’est pas adapté au monde des entreprises, c’est logique qu’il n’y ait pas de grosses entreprises derrière! Je me trompe peut-être, mais je ne serais pas surpris qu’il n’y ait qu’un nombre assez restreint de salariés derrière chaque distribution.
          Et si une distribution devait disparaître, migrer vers un autre Linux ce n’est pas pire qu’un utilisateur Windows OEM qui change de machine et puis les utilisateurs de Windows XP (adossé à une grosse entreprise) se sont retrouvés le bec dans l’eau quand Microsoft a annoncé la fin du support. Même chose pour les utilisateurs d’Ubuntu qui verront Unity disparaître ou la fin des versions 32-bit, ils devront bien passer à autre chose ! Et puis on voit bien qu’il y a des distributions rolling qui sont pérennes. 15 ans pour Gentoo et Arch c’est plus que Ubuntu, Fedora, OpenSuse et CentOS, si si!

          En ce qui concerne les Flatpak et Snap, honnêtement je ne connais que ce que j’ai lu là-dessus et je ne sais pas ce que ça donnera sur le long terme mais je ne vois pas cela uniquement comme un palliatif pour les fixed release mais aussi pour les rolling (par exemple pour un application qui a besoin d’une version plus ancienne d’une librairie). Si le sandboxing fonctionne correctement, même si l’application est vulnérable, le système devrait rester à l’abri. Pour ma part, je garde un oeil curieux là-dessus en me disant que ça pourrait être utile même si il est évident que ce ne sera jamais un système universel qui remplacera tout le reste!

          Désolé d’être si long !

          1. @Pierre: ne t’excuse pas.

            Cela fait plaisir de lire des commentaires constructifs et aussi bien rédigés.

            Dans ton cas, c’est vraiment du très court terme: la GTX 1050 de bureau est sortie l’automne passée, Kaby Lake pas beaucoup de temps avant.
            Malgré cela, les pilotes doivent avoir été déployé depuis le temps.

            Dans ton cas, tu es obligé de prendre un ordinateur récent pour des questions de performances, et comme tu veux utiliser Linux avec, tu as besoin d’une distribution très à jour.

            Du coup, si OpenSUSE Tumbleweed ne passe pas, tu seras obligé d’aller chercher dans le domaine des distributions « underground » la perle rare. Et tu devras accepter les risques qui en découle: disparition du projet du jour au lendemain, certains logiciels qui manque, etc.

            Tu as de la chance, vue que tu sembles faire partie de la catégorie des utilisateurs éclairés (tu connais l’essentiel des infos nécessaire pour te faire ta propre opinion et prendre du recul, et tu es capable de réinstaller un système proprement en cas de casse), du coup tu pourrais te tourner vers la Manjaro.
            Mais pour un novice complet, ce serait déjà beaucoup plus compliqué. C’est criminel de coller une Manjaro à un utilisateur débutant qui ne saura pas quoi faire au premier crash venu.
            Dans ce cas là, il faut considérer une autre approche, celle du « saut dans le vide »: on prépare minutieusement le passage à une distribution comme Manjaro, tout en restant sous Windows (on s’informe sur la philosophie de la distribution, on la teste en VM, et on se demande si elle correspond bien à nos attentes), puis on se lance en priant pour que tout se passe bien et que les problèmes surviennent le plus tard possible.
            Cette technique demande beaucoup de travail de coaching, et les chances de réussite sont bien plus faible à mon sens (réaction épidermique si la distribution disparaît du jour au lendemain, et si on a choisi une mauvaise distribution, on peut devenir allergique à toutes les distributions GNU/Linux).
            D’où le fait que je préfère la méthode douce pour la plupart des gens qui n’ont pas la ténacité suffisante pour surmonter de tels problèmes.

            __

            Concernant l’impact d’une migration de système, c’est beaucoup plus grave pour GNU/Linux que pour Microsoft.

            Dans le cas Microsoft, c’est un logiciel qu’on t’as imposé un temps, et on ne te laisse pas le choix, tu dois passés à la version suivante (surtout que l’apparition d’une nouvelle version et la fin de support de l’ancienne version sont prévisibles). On peut se retrouver avec des mécanisme de rationalisation d’un acte qui pourrait nous embêter (on appréciait l’OS, mais on fait bien de passer à la version suivante pour des raisons rationnelles).

            Pour une distribution GNU/Linux, c’est plutôt le drame. En effet, tu as choisi une distribution qui te convenait, et d’un coup elle change ou disparaît. Donc, en plus d’avoir des regrets, tu dois te mettre à chercher une distribution, ce qui est un processus compliqué, en sachant qu’il y ait peu de chance que tu trouves une distribution qui te convienne tout autant.
            Ainsi, à moins d’être un vieux routard ou d’être capable de prendre du recul, il y a des chances que ces émotions fortes (colère, frustration, incompréhension, tristesse, souffrance) ne te mène à une décision de sortir du logiciel Libre.
            C’est pour cela que je préconise le passage des novices par une distribution sensée ne pas disparaître du jour au lendemain, avec un socle solide, pour éviter ce que je crois être un drame, et aussi pour leur permettre de pouvoir prendre du recul.
            Car s’est plus facile de passer d’une deuxième distribution à une troisième suite à ce type de problème, que de la première à la seconde.

            Du coup, c’est vrai que la disparition de Unity peut poser problème s’il est synonyme de changement de distribution sans être accompagné (de préférence, il faudrait installer les paquets suffisant pour avoir deux bureaux différents sur la distribution, tout cela pour permettre à l’utilisateur de se familiariser avec son nouvel environnement de bureau, cela évite un ré-apprentissage à la réinstallation).

            ____

            Pour Gentoo et Arch, elles ne sont clairement pas adaptées aux novices, ni peut-être même aux utilisateurs éclairés car il faut savoir les administrer.
            Mais je comprends bien l’idée: c’est justement cette idée de distribution qui puisse tenir 5 ans sans réinstallation qui m’a poussé à choisir Manjaro.
            La réalité est cependant plus contrasté quand on voit les choix de développement de la Manjaro, et le gros bug de ce printemps a bien douché mes espoirs.

            Du coup, on peut se demander si une vie aussi longue de Gentoo et Arch Linux ne tient pas du miracle. Mais il reste le problème de la fragilité de l’équipe derrière: si la majorité décide de partir, le projet disparaîtra sans menacer les systèmes GNU/Linux.

            Par contre, si c’est Debian qui tombe par exemple, là une grosse partie, voire peut-être toutes les distributions GNU/Linux risquent de disparaître à plus ou moins long terme!
            D’où l’aspect solidité de cette distribution (trop d’enjeu pour la laisser disparaître pour le moment).

            __

            Concernant les paquets universels, ton idée de logiciel plus ancien est intéressante pour des questions de rétro-compatibilité sur des rolling release.

            Par contre, je doute toujours de la fiabilité du SandBoxing: s’il y a une faille qui n’est pas corriger correctement dans ce logiciel de sécurisation, alors n’importe quel paquet troué peut faire de très gros dégât sur un grand nombre de distributions.
            Bon, pour l’instant, il faudrait que Flatpack et snap se base sur une technique commune de sécurisation, car pour l’instant on peut se retrouver avec des snaps sans sécurité, car la bibliothèque utilisée pour effectuer cette sécurisation est la dépendance de Flatpack.

            Bref, à voir comment cela se développe, en espérant que la sécurité sera mise au centre des préoccupations.

            ___

            Pour finir, quelques mots sur ces histoires de licence.

            Je n’en avais moi même pas conscience jusqu’à ce que je teste OpenSUSE en VM. Pour tout te dire, il y a encore 4 ans, je n’avais aucune idée de tout ce qu’il y avait derrière le logiciel Libre.

            Tout mes connaissances, je les ai obtenues en lisant des milliers d’articles. C’est ma curiosité qui m’a fait creuser le sujet et a fait évoluer mes positions.
            Bref, en quatre ans, je pense avoir une bonne base pour comprendre les différents enjeux qui gravitent autour du Libre.

            Mais je peux encore progresser, et c’est pour cela que j’ai besoin de disserter avec des gens. Tu as raison de dire que mon scénario manque d’ouverture: je n’ai juste pas pensé à ce cas problématique.
            Du coup, je dois te remercier pour ton commentaire qui m’a permis d’échanger avec toi et qui a élargi mon champs de vision, et me rappelant que je ne sais peut-être pas forcément tout.

            ___

            Merci encore pour cet échange.

            Bonne soirée.

          2. Salut 🙂

            Pour les débutants : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?page_id=12802
            Pour les experts : Gentoo Linux ou Arch Linux ou… LFS 😉

            ps : Pour ma part, je ne pense pas que si Gentoo Linux ou Arch Linux existent encore tienne du miracle. Derrière chacun de ces deux projets se cache une communauté forte et motivée. Par contre, voici ce que je ne comprends pas : Manjaro ou Calculate existent… encore ! 😉

  5. Oui, possible. Je pense que même s’il supporte le 64 bits, mon core2duo se porte mieux avec du 32 bits. De même, le matériel étant ancien, il doit mieux se comporter avec un noyau moins frais.

  6. Fedora a eu des discussions pour en faire une rolling release, mais ils ont décidé que non, pensant qu’être sur Rawhide était déjà une forme de rolling release. Ils n’ont pas compris… À mon avis, une rolling release c’est d’abord une distribution qu’on n’a pas besoin de réinstaller tous les 6 mois ou presque. Ensuite, c’est une distribution qui suit de près les derniers logiciels qui sortent. Enfin, elle maintient à jour l’environnement de bureau et les pilotes. Le kernel peut être en LTS ou pas. La meilleure solution pour une bonne rolling release serait d’avoir des vrais tests de tout ce qui sort avant d’envoyer les mises à jour. Mais qu’on soit sur une rolling ou sur une LTS, cela ne nous prévient pas des bogues possibles non plus. Bref, comme utilisateur, je préfère la rolling, j’ai nommé Manjaro.

    1. Dommage pour Fedora, mais c’est compréhensible avec comme point de mire la Red Hat Enterprise Linux.

      Pour ta conclusion, je replace la fille par la mère, à savoir Archlinux qui est moins bogué que certains manjaristes un brin exalté veulent bien avouer.

  7. Coucou,
    La seule rolling que je pourrais utiliser pour son serieux c’est calculate, oui c’est bien la seule qui ne se jette pas sur la moindre nouveauté et qui est frileuse, on doit dire merci a gentoo pour ça.
    Sinon une rolling tres a jour et serieuse, simple d’utilisation, c’est opensuse tumbleweed.

    Apres je ne sais pas si on ne peut pas dire que debian sid soit une rolling, pour moi elle l’est puisque il n’y a pas de reinstallation, ni changement de nom. Alors oui, pendant un certain nombre de mois tous les deux ans elle est gelé, je trouve ça con, mais ça reste une rolling, ou sinon faut me dire en quoi c’en est pas une.

    As tu essayé la calculate xfce? J’ai que des merdes avec, je ne pige pas car de ce que j’ai vu dans tes vidéos il y avait pas ça, mais de mon coté, le thème ne s’applique pas, les icônes de la barre d’en bas sont absent, tout ce qui est comportement du bureau est totalement différent du live. Alors je voulais juste savoir si toi aussi de ton coté tu avais ce genre de soucis ou non.

    1. Euh, la Calculate ? Elle est tellement conservatrice que c’est parfois caricatural. Et comme tu le sais, modulo une ou deux périodes tendues, je n’ai jamais eu de problèmes tels avec la Archlinux (née en 2002) qui me fasse dire : bon, cette fois je me tire. Sûrement le syndrôme de Stockholm version logiciel libre 🙂

      Alors oui, pendant un certain nombre de mois tous les deux ans elle est gelé, je trouve ça con, mais ça reste une rolling, ou sinon faut me dire en quoi c’en est pas une.

      Le gel. Par définition, une rolling n’a jamais de période de gel. En dehors du ralentissement voire du gel tous les deux ans, elle s’approche du modèle rolling, tout en conservant à l’esprit que c’est une version de développement à l’image de Rawhide ou de cooker et apparentés de la Mandriva et de sa descendance.

      As tu essayé la calculate xfce? J’ai que des merdes avec, je ne pige pas car de ce que j’ai vu dans tes vidéos il y avait pas ça, mais de mon coté, le thème ne s’applique pas, les icônes de la barre d’en bas sont absent, tout ce qui est comportement du bureau est totalement différent du live. Alors je voulais juste savoir si toi aussi de ton coté tu avais ce genre de soucis ou non.

      Non, pas encore. J’avoue qu’avec le retard pris par Xfce au niveau du développement de sa version 4.14 et de bugs récurrents de Thunar, je ne suis pas chaud à l’idée.

      Enfin, pour la Tumbleweed, l’idée d’imposer du btrfs par défaut alors qu’il n’y a pas d’outil de vérification du système de fichiers, bof, quoi !

      https://btrfs.wiki.kernel.org/index.php/Main_Page#Features_Currently_in_Development_or_Planned_for_Future_Implementation

      1. « Sûrement le syndrôme de Stockholm version logiciel libre 🙂 »
        J’ai adoré ta réponse ;p

        Pour Sid, a part le gel c’est une rolling, on a qu’a imaginer arch avec des devs qui se mettent tous au vert pour un moment et qui se remettent tous d’un coup a rebosser 😉
        Plus sérieusement, j’aimerais assez que la branche sid devienne une vraie rolling et que seule testing soit gelé, mais bon je peux rêver.
        Pour la comparaison avec fedora et mandriva (leurs versions de dev) c’est pas exactement pareil, bien que sid soit la version de dev pour debian, il n’y a pas de versions non stable des logiciels présents a part ceux qui n’ont pas de versions dites stables comme 0ad par exemple.
        La ou cooker, cauldron et Rawhide ont des version en alpha, bêta et autres…

        « Non, pas encore. J’avoue qu’avec le retard pris par Xfce au niveau du développement de sa version 4.14 et de bugs récurrents de Thunar, je ne suis pas chaud à l’idée. »

        Alors comme tu le sais, je ne suis pas atteint pas les bugs de thunar, je passe entre les gouttes 😉 Par contre il me semble que ça a été corrigé entre temps.
        La version 4.14 prend du temps, c’est dommage car du coup c’est mate qui prend la place mais en faite la 4.14 va pas être une version chamboulant tout, ça reste du xfce et donc c’est de l’évolution en douceur sans faire peur.

        Je m’ennuyais un peu beaucoup avec debian, c’est trop calme et il y a rien a faire, ce qui a la fin fait légèrement chier, d’où mon empressement de revoir sid vivante… Du coup je me suis remis une calculate et déjà la il y a pas mal de chose a faire 😉
        J’étais même a deux doigts de remettre une arch mais faut pas pousser mémé dans les orties et je suis assez rancunier envers cette distribution.

        En parlant de calcualte, je note une accélération des mises a jour et des installations de paquets, les devs ont t’ils fait quelque chose de ce coté?
        Par exemple les 564 mises a jour m’ont pris 2h25 ce qui est beaucoup moins que la première fois que j’ai testé, pareil pour mes applications, cela m’a pris bien moins de temps qu’autrefois.

        « Enfin, pour la Tumbleweed, l’idée d’imposer du btrfs par défaut alors qu’il n’y a pas d’outil de vérification du système de fichiers, bof, quoi ! »

        Et bein tu vois je n’avais même pas fais gaffe à ça, en faite j’utilise ce systeme de fichier que pour ma racine, du coup, je ne fais pas trop gaffe.

        Merci pour le lien.

    1. Pas tant que cela en terme de noyau. Sauf si tu penses qu’inclure des versions de développement du noyau est une idée géniale.

      Défaut de mise à jour, comme pour la monstruosité qu’a été celle du 2 avril 2017 qui a laissé un bon tiers des utilisateurs et utilisatrices sur le carreau ?

      Tanglu ? Elle est encore en vie ? Merci pour l’info !

  8. « Défaut de mise à jour, comme pour la monstruosité qu’a été celle du 2 avril 2017 qui a laissé un bon tiers des utilisateurs et utilisatrices sur le carreau ? »
    En fait, comme j’ai laissé de tomber définitivement OSX & Win, je me permets de faire 2 à 4 clonages par mois de mon disque principal SSD qui héberge uniquement le système et de ce fait la partition home ne me sert qu’à la configuration de la distro, puisse que tous mes downloads et travaux pointent vers un disque secondaire, le poids du clonage ne dépasse rarement plus de 4 Go (la remise en place prend mois de 3 minutes). Donc pas de problème ou alors le problème est résolu en quelques minutes.

    Par contre, j’ai toujours dit qu’il ne faut jamais se précipiter sur les mises à jour, attendre quelques heures ou une journée par prudence et surtout consulter les forums avant de faire la chose pour éviter la monstruosité comme tu dis.

  9. ‘LLo,

    « La meilleure solution pour une bonne rolling release serait d’avoir des vrais tests de tout ce qui sort avant d’envoyer les mises à jour. »
    Solution extrêmement simple, ne pas se jeter comme un mort de faim sur les maj & laisser les + audacieux/avancés encaisser les à-coups inhérents au genre !
    Ainsi utilisé le développement continu, est un excellent remède contre le « distro-hopping » permanant aiguillé par la recherche/découverte d’une distribution idéale* dans le trop prolixe, sans cesse renouvelé & si accessible logico-système qui nous intéresse tous.

    *: qui n’existera que si l’on se la construit soi-même de quelque manière que ce soit..!

  10. pour opensuse , la partie concernée
    « any end user who you know or have reason to know will utilize openSUSE 42.2 in the design, development or production of nuclear, chemical or biological weapons, or rocket systems, space launch vehicles, and sounding rockets, or unmanned air vehicle systems, except as authorized by the relevant government agency by regulation or specific license; or (3) any end user who has been prohibited from participating in the US export transactions by any federal agency of the US government.  »

    –> le cas du nucléaire et cie signifie ici en occurrence que os opensuse ne peut « garantir » l’exigence pour gérer par exemple un site central nucléaire , un avion ,cad un os pour taches critiques obligations critiques en terme de fonctionnement d’os , rien de plus.
    cela impose aussi des regles très poussée en terme de norme de codage.

    1. Salut stephane,

      C’est quand même un peu facile de défendre la OpenSUSE en ne citant qu’une partie du texte. Voici le texte en entier:

       » You will not export or re-export openSUSE 42.2 directly or indirectly, to: (1) any countries that are subject to US export restrictions; (2) any end user who you know or have reason to know will utilize openSUSE 42.2 in the design, development or production of nuclear, chemical or biological weapons, or rocket systems, space launch vehicles, and sounding rockets, or unmanned air vehicle systems, except as authorized by the relevant government agency by regulation or specific license; or (3) any end user who has been prohibited from participating in the US export transactions by any federal agency of the US government. By downloading or using openSUSE 42.2, you are agreeing to the foregoing and you are representing and warranting that You are not located in,under the control of, or a national or resident of any such country or on any such list. »

      Donc, c’est bien une restriction de redistribution du code au nom d’une législation d’un des pays les plus puissants du monde, ce qui est contraire aux quatre libertés fondamentales du Libre!

      Cela n’a par ailleurs rien à voir avec une quelconque contrainte sur la qualité du code, en tout cas de ce que j’en lis. Il faudrait consulter la licence d’une distribution comme la Scientific Linux (utilisée par le CERN, donc on peut dire qu’elle est destinée à fonctionner dans des environnements critiques), mais je doute qu’une telle clause soit présente dans ce cas. Ni dans le cas de toute distribution par ailleurs (il y a une clause de non-garantie en général).

      En espérant qu’il ne s’agisse que d’une incompréhension de ta part, et pas de mauvaise fois.

      Désolé pour mon énervement, mais cette clause m’énerve profondément: cela revient à transformer un logiciel Libre en un logiciel à peine mieux que du propriétaire. Pas génial donc.

      Bonne soirée.

  11. j’ai juste repris le point (2) , il y a un point-virgule avant , donc aucune liaison avec ce qui précède.
    le cas de limitation à l’exportation pour un système linux est assez difficile à appliquer ,
    à cause des différents miroirs principalement , tu trouvera toujours un moyen de contournement pour accéder aux serveurs miroirs

    la limitation das ce domaine concerne plus le matériel que le système.

    1. @stephane: le point virgule, de ce que je lis, sert d’avantage à séparer les différents cas possible, le cas 2) en étant un.

      C’est vrai que cette forme est très ambiguë (on espère que ce n’est pas volontaire), une présentation sous forme de liste aurait été plus appropriée (à moins qu’il ne s’agisse d’un bête copié-collé, auquel cas cela pourrait signifier qu’OpenSUSE ne met pas cette clause par guetté de coeur).

      Mais il y a bien une liaison pour moi, jusqu’à preuve du contraire.

      On est d’accord sur l’aspect inapplicable d’une telle clause (un accès via le réseau tor à un serveur secondaire devrait suffire à ne pas laisser de traces, non?), en plus de son inutilité (pourquoi s’emmerder à utiliser OpenSUSE alors qu’on a au moins une centaine d’autres distributions, et pourquoi ne pas créer sa propre distribution puisque c’est si facile?).
      Ce que je dénonce, c’est que pour pouvoir appliquer une telle clause, il faudrait que tout le réseau internet puisse être sous écoute par les services de renseignements des USA.
      Du coup, cela légitime cette logique de surveillance de masse qui est totalement contraire aux principes du Libre.

      D’où mon énervement devant un projet qui se réclame libre alors qu’avec une telle clause, il ne l’est pas en dehors du territoire des Etats-Unis d’Amérique, et sa position dans la catégorie 2 « Très bonne distribution si vous vous en foutez de cette aspect ».
      Car certaines personnes ne sont pas de mon avis, et utilise le Libre juste pour donner une nouvelle vie à leur vieux ordinateurs, tout en continuant à utiliser des services comme FaceBook ou Google. OpenSUSE leur ira probablement très bien dans ce cas pour remplacer un Windows un peu trop lourd.
      Pour ceux qui font la démarche de s’intéresser au Logiciel Libre, et qui utilise sur Windows des logiciels comme LibreOffice et FireFox en dépassant l’aspect gratuit, il y a pour eux d’autres très bonnes distributions qui ne sont pas soumises à une telle clause.

      1. Bonjour,

        Donc vous utilisez Debian sans systemd?

        Devuan?

        Maintenant, il me semble que Ian Murdock, était Américain, et résidé aux USA.
        Dès lors, la Patriot Act s’appliquant, il devais mettre à disposition des autorités toutes pièces nécessaire. Ainsi que Mr Stallman d’ailleurs…

        Une entreprise est obligée d’appliquer la législation en cours dans son pays.
        Mais bon, je suis sur que vous savez pertinemment que votre FAI ne travaille pas avec des entreprises ayant leurs siège aux états-unis.

        Je vous suis, dans le fait d’être le plus informé possible, permettant de faire des choix.
        Mais l’extrémisme, quel qu’il soit n’est jamais bon.

        Bobby.

        1. Salut BobbyBob,

          Je crois vous avoir déjà demandé si vous étiez un troll, mais compte tenu de mon incapacité à me souvenir dans quel article de blog s’était, et que je n’ai ni le temps ni l’envie de chercher cette information, je vous laisse (encore une fois ?) le bénéfice du doute.

          Parlons du fond!

          Concernant votre allégation sur le Patriot Act, je ne vois pas où vous voulez en venir.

          Feu – Ian Murdoch n’a semble-t-il diriger le projet Debian que de 1993 à 1996, et il semble que depuis 2007 il n’ait plus eu vraiment de contact avec la distribution qu’il a créé.
          Quand à Richard Stallman, il semble qu’il ne contribue plus aux codes du projet GNU depuis le milieu des années 1990 (douleur aux poignets apparemment).

          Donc, ils n’étaient plus dans le circuit au moment où le Patriot Act a été voté et amendé.

          De plus, je ne vois pas en quoi le Patriot Act est nécessaire pour obtenir toutes les pièces. En effet, le développement de Debian et des logiciels de la suite GNU ne repose-t-il pas sur des outils libres et n’est-il pas transparent?
          Ne suffit-il pas, pour n’importe qui, de demander quels sont les outils utilisés pour le développement, et où sont les fichiers sources du projet et des outils qui y sont associés, pour avoir tout ce qui est nécessaire?

          Bref, je ne vois vraiment pas où vous voulez en venir. A moins que rien de tout cela ne soit rationnel, et ne soit en fait qu’une tentative très maladroite de me discréditer?

          Concernant votre commentaire sur les fournisseurs d’accès internet, j’applique un principe que tout un chacun devrait suivre:
          Ce n’est pas parce que l’on a prise sur très peu de chose que cela nous dispense de faire ce que l’on peut pour améliorer le monde dans lequel on vit.

          Autrement dit, ce n’est pas parce que l’on retrouve des micro-particules de plastique dans tous les aliments sur Terre, que cela nous empêche de choisir de manger du poulet fermier élevé dans de bonne conditions plutôt qu’un poulet élevé en batterie et bourré d’antibiotique.

          J’estime dans mon cas que, même si je n’ai aucun contrôle sur de nombreux aspects de mon outil informatique, cela ne m’empêche pas de choisir une distribution GNU/Linux qui respecte ma vie privée, et de conseiller des distributions GNU/Linux pour différents profils d’utilisateurs, en fonction de leur parcours dans l’aventure du Libre et de leurs attentes.

          Vous remarquerez que, malgré tout le mal que je pense de cette clause, je garde Fedora et OpenSUSE dans la liste de distributions que je pourrais conseiller à un novice, car certains d’entre eux peuvent très bien s’accommoder de cette clause, n’ayant d’intérêt que dans le côté « utilitariste » du Libre (« recyclage d’une vieille configuration »).
          Ce que je dis, c’est qu’une telle clause pose un problème pour tous ceux qui sont attachés aux principes fondateurs du Libre (dont la polémique sur SystemD n’a rien à voir, ceci étant plutôt liée à la philosophie Unix, que l’on retrouve dans les systèmes propriétaire).
          Et donc qu’une telle clause, bien que d’un point de vue pratique ne devrait pas poser de problème, est du point de vue philosophique une violation de ces principes fondateurs et au passage de la neutralité du Net.

          Or, sans ces principes, les distributions GNU/Linux n’auraient aucun intérêt par rapport à du Windows, et on serait tous rester chez Microsoft.

          Je suis pragmatique, mais j’ai aussi des valeurs, et j’estime que ces deux aspects sont tout aussi important l’un que l’autre.

          Finalement, je suis d’accord avec vous: les extrémistes sont dangereux, par l’oppression qu’ils représentent. C’est le cas de ceux qui vont jusqu’à fouiller le caniveau de l’Histoire ou mettre un contrat sur la tête de quelqu’un, juste pour une histoire de position différente sur un logiciel.
          Mais ça n’a rien avoir avec les principes fondateurs du Libre (cas SystemD, ou personne ne semble se poser vraiment la question de la violation réelle ou supposée des quatres libertés fondamentales, mais se foutent sur la gueule pour des principes liés aux Unix propriétaires et libres), au pire on a juste des radicaux qui oublie que le Logiciel Libre est sensé être universel, et que les quatre libertés fondamentales exigent justement des distributions accessibles au plus grand nombre pour répondre au droit à utiliser le logiciel.

          Voilà pour le pavé. En espérant qu’il soit utile pour tous les lecteurs de ce blog.

          Bonne journée.

          1. Bonsoir,

            Merci de ne pas m’affubler du terme « Troll », surtout lorsque je ne vous ai pas manquer de respect.

            Pour faire court :

            « Donc, c’est bien une restriction de redistribution du code au nom d’une législation d’un des pays les plus puissants du monde, ce qui est contraire aux quatre libertés fondamentales du Libre! »

            Oui et donc? OpenSUSE et Red Hat sont des entreprises, n’ayant pas du tous les mêmes contraintes qu’une association ou autres.

            Quand au « quatre libertés fondamentale du libre » c’est une jolie idée qui n’as pas valeur de loi (j’entend loi votée).

            OpenSUSE et RedHat n’évoluant pas dans le monde des Bisounours, mettent toutes les clauses que leurs services juridique respectifs, leurs imposent.

            D’ailleurs quand on regarde les plus gros contributeurs au libre, ce sont des entreprises.
            beaucoup ne respectent pas ces « valeures ».

            C’est certainement regrettable, mais c’est ainsi en 2017.

            BobbyBob.

          2. @BobbyBob: vous confirmez donc que ce n’est pas vous à qui j’ai déjà dû répondre sur un autre post pour une attaque similaire?

            Oui, je dis bien attaque, car vous n’avez déployés aucune espèce d’argumentation à vous propos, vous avez juste balancé des punchlines sans raisonnement derrière.
            Ce type de message n’est-il pas la définition même d’un message trollesque, dont le seul but est de discréditer violemment son adversaire sans volonté d’argumenter?

            Quand au manque de respect, c’est un peu gonflé de s’en dire victime après avoir voulu atomiser tous mes commentaires relativement bien argumentés par votre message sans argument.
            De plus, j’ai répondu avec le même ton dont vous avez usé dans votre message. Donc si vous l’avez trouvé désagréable, vous avez maintenant une idée de ce que j’ai pensé de votre post précédent, qui cherchait à me caricaturer et me placer du côté des radicaux du Libre, ce que je ne suis pas.

            Et j’ajoute, de manière générale, que c’est cette volonté de séparer en deux camps la communauté hétéroclite du Libre, entre d’un côté les « utilitaristes » qui s’en foute un peu du principe du Libre, et de l’autre les radicaux « extrêmistes » du Libre qui ne jure que par la libération totale du logiciel et du matériel, et d’alimenter cette guerre de tranchée qui maintient le Logiciel Libre dans l’échec sur le bureau des utilisateurs, et qui pourrait condamner à terme le Libre à disparaître à cause du gaspillage d’énergie utilisée pour se foutre sur la gueule plutôt que d’avancer de concert dans les domaines futurs où le contrôle des données est un enjeu crucial.

            ___

            Concernant le cas des entreprises, sachez d’abord que Fedora et CentOS sont aussi touchés par cette réglementation, ce qui semble battre en brèche votre argument sur l’obligation juridique d’une entreprise de collaborer avec le gouvernement du pays où se trouve son siège social (bien que cet argument aurait pû être valable dans le cas du système de surveillance PRISM dévoilé si je me souviens bien par Edward Snowden, mais il est fort probable que de telles pratiques auraient vite été découvertes par des développeurs curieux et provoqué un énorme scandale, sachant que c’est quand même très difficile de collecter des données d’utilisateurs de manière discrète quand on est obligé de publier son code source et qu’on a un gaillard comme Richard Stallman capable de jeter l’anathème sur une distribution pour un pauvre service désactivable).

            Après, oui, Fedora et CentOS sont liées à l’entreprise Red Hat, donc peut-être qu’il s’agit d’un effet de bord que seuls subissent les distributions proches d’entreprises.
            Pour en avoir le coeur net, il faudrait regarder le côté légal de distribution purement communautaire développées aux Etats-Unis, comme Slackware peut-être.
            Vue qu’il s’agit de votre argument, je vous laisse le soin de le prouver via des sources en béton armé.

            Quand au financement par des entreprises tierces ou la fourniture de codes par ces mêmes entreprises, comme Intel par exemple, évidemment qu’elles ne le font pas par charité!
            Il y a un intérêt économique derrière, et si d’aventure le Logiciel Libre devenait minoritaire dans tous les secteurs où il domine actuellement, par exemple pour les serveurs, je ne serai pas étonné de voir tous ces contributeurs abandonner GNU/Linux à son sort (pour comprendre à quel point ce serait catastrophique, peut-être devrait-on se souvenir du support matériel qu’avait Linux en 2001-2002 (j’en appelle ici aux vieux routard de GNU/Linux, ceux qui sont là depuis quasiment le début)).

            Du coup, il faut vraiment qu’on arrête de se foutre sur la gueule pour rien, et utiliser notre énergie pour d’une part consolider la présence de GNU/Linux dans les secteurs où les grosses distributions sont bien représentées, et d’autre part se positionner favorablement sur de nouveaux marchés où les valeurs du Libre sont cruciales (robotique, Smart Grid, voiture autonome, etc…).

            ____

            Concernant les 4 libertés, elles n’ont pas le statut de lois: c’est plus que ça, se sont des valeurs!

            Si je suis bien votre raisonnement, les valeurs progressistes comme le droit de vote des femmes ou les droits des travailleurs à faire grève et à avoir une limite en terme d’heures effectuées et un plancher en terme de salaire, n’ayant aucune valeur de loi au XIXème siècle (3ème République, on ne parle pas du Second Empire et de la Monarchie de Juillet), alors on devrait tout simplement laisser tomber, non seulement son combat, mais aussi ses croyances de ce qui nous semble juste, et se conformer à l’ordre contemporain sans même chercher à le réformer? C’est bien cela?

            Ces 4 libertés sont ce qui définissent le Libre par rapport au logiciel propriétaire, et ce qui lui permet de survivre (pourquoi choisir le Libre sans avantage pour ma liberté si un logiciel propriétaire fait mieux?).
            Mais comme vous le dites, il ne s’agit que de valeurs: elles permettent une interprétation, ce qui crée toute la diversité et la richesse de la galaxie Libriste.

            Parfois, on a des interprétations extrémistes qui donnent des logiciels pas franchement utilisable (cas des distrib comme la Parabola), souvent on en a des interprétations égoïstes qui mènent au même résultat (du genre la Elementary OS), et quelque fois on a des interprétation qui construise par dessus ces quatre libertés une autre charte, quitte à se faire attaquer par des radicaux du Libre (cas de Debian et ses dépôts non-free).

            J’estime que, justement, dans toute cette diversité, toutes les opinions peuvent coexister, et que c’est par le débat que l’on peut échanger des idées et essayer de convaincre les uns et les autres par la raison qu’une interprétation est peut-être meilleure qu’une autre, tout en restant raisonnable sur ses propositions. Pour autant que le débat soit possible.

            De plus, ces valeurs dépasse le cadre strict du Logiciel Libre. Quand on parle de neutralité du web, de collecte de données personnelles, de surveillance de masse, de sécurité des systèmes informatiques, de matériel Libre, de FabLab, de réparabilité et de réutilisation de matériels informatiques, d’espionnage industriel, de confidentialité des travaux parlementaires (résultat de commissions), on retrouve l’esprit de ces quatre Liberté et toute la philosophie qu’elles ont engendrées, et qui touche quasiment tous les aspects de notre société, surtout que le numérique est tellement présent qu’il est devenu une extension de notre société réelle.

            ___

            C’est justement sur ce dernier point que nous allons nous quitter. Notre « discussion » si on peut l’appeler ainsi est arrivé à un point où elle ne peut que dégénérer. Je reste sur mes positions, et vous sur les vôtres.
            De manière logique, on n’éternise pas une discussion dans la rue si on commence à s’engueuler et qu’on va bientôt en venir aux mains. De même, dans le cyberespace, il faut savoir s’arrêter avant que les conséquence d’une discussion ne deviennent trop graves et trop … réelles.

            Ainsi, ceci sera mon dernier message concernant cet article, n’espérez pas une réponse de ma part.

            Je vous invite cependant, lors d’un prochain article, à présenter votre position sur les sujets que nous avons évoqué, de manière solidement argumentée.
            Dans ce cas-là, je vous répondrai avec tout le respect que vous méritez en temps que contributeur constructif à un débat, le respect en tant qu’être humain et membre de la société civile vous étant acquis quoi qu’il arrive, ce respect ayant été exprimé implicitement dans tous mes posts où je n’ai quasiment jamais attaqué votre personne (à part le coup du troll, où je m’attaquais seulement à votre avatar sur le Net et pas à vous derrière votre clavier) mais vos idées.
            Et s’il se trouve que je reste dans l’irrespect le plus totalement envers vous, je pense que Fred Bezies n’hésitera pas à bloquer tous mes messages si la situation dégénérerait (il a le droit, il est chez lui).

            Bref, en espérant que notre prochain échange soit plus constructif que celui que nous venons d’avoir, je vous souhaite tout de même une bonne journée, ceci étant la moindre des choses selon moi.

            Bonne journée donc, et à une prochaine fois.

  12. « Désolé pour mon énervement, mais cette clause m’énerve profondément: cela revient à transformer un logiciel Libre en un logiciel à peine mieux que du propriétaire. Pas génial donc. »

    La close concerne openSUSE sans support (afin de ne pas être poursuivi), c’est ce qui permet à des sociétés comme Red Hat ou SUSE de vendre des distributions Linux et de proposer des services autour de logiciels libres.

    1. Salut Kimmy,

      Je suis navré de te dire que tu te trompes.

      La clause qui décline toute responsabilité et déclare qu’il n’y a aucun support est celle-ci:

      « Except as specifically stated in this agreement or a license for a particular component, TO THE MAXIMUM EXTENT PERMITTED UNDER APPLICABLE LAW, OPENSUSE 42.2 AND THE COMPONENTS ARE PROVIDED AND LICENSED « AS IS » WITHOUT WARRANTY OF ANY KIND, EXPRESSED OR IMPLIED, INCLUDING THE IMPLIED WARRANTIES OF MERCHANTABILITY, TITLE, NON-INFRINGEMENT, OR FITNESS FOR A PARTICULAR PURPOSE. The openSUSE Project does not warrant that the functions contained in openSUSE 42.2 will meet your requirements or that the operation of openSUSE 42.2 will be entirely error free or appear precisely as described in the accompanying documentation. USE OF OPENSUSE 42.2 IS AT YOUR OWN RISK.

      TO THE MAXIMUM EXTENT PERMITTED BY APPLICABLE LAW, THE OPENSUSE PROJECT (AND ITS LICENSORS, SUBSIDIARIES, AND EMPLOYEES) WILL NOT BE LIABLE TO YOU FOR ANY DAMAGES, INCLUDING DIRECT, INCIDENTAL, OR CONSEQUENTIAL DAMAGES, LOST PROFITS, OR LOST SAVINGS ARISING OUT OF THE USE OR INABILITY TO USE OPENSUSE 42.2, EVEN IF THE OPENSUSE PROJECT HAS BEEN ADVISED OF THE POSSIBILITY OF SUCH DAMAGES. IN A JURISDICTION THAT LIMITS THE EXCLUSION OR LIMITATION OF DAMAGES, THE OPENSUSE PROJECT’S (AND ITS LICENSORS’, SUBSIDIARIES’, AND EMPLOYEES’) AGGREGATE LIABILITY IS LIMITED TO $50US, OR IF SUCH A LIMITATION IS NOT ALLOWED, IS LIMITED TO THE MAXIMUM EXTENT ALLOWED.  »

      Je crois que cette clause est généralisée à toutes les distributions (Fred Bezies pourra peut-être le confirmer, vue le nombre de distributions qu’il a testé), probablement même à des distributions communautaires (à vérifier).

      Je me souviens avoir vu défiler une clause quasi-identique à l’installation dans une machine virtuelle de ROSA Linux Fresh R9.
      Certes, il n’y a aucun lien technique entre la version communautaire et celle commerciale (distrib indépendante / Red Hat recompilée), mais si une telle clause a pour but de défendre les intérêts d’une entité commerciale ou éviter des poursuites, alors mon exemple semble valide.
      A part le tribunal de règlement des litiges qui se trouve à Moscou, il ne me semble pas avoir vu des différences flagrantes.

      Il me semble également qu’une telle clause est obligatoire dans tout contrat en droit Européen, je sais plus pourquoi j’ai vu cette information, probablement lorsque je m’étais intéressé à la licence CeCILL.

      Bref, tout ça pour dire que tu trompes sur cette clause qui m’énerve et touche autant OpenSUSE que Fedora (et probablement CentOS aussi), c’est bien une restriction arbitraire de la liberté de redistribution du code.

      Bonne journée.

      1. « Je crois que cette clause est généralisée à toutes les distributions (Fred Bezies pourra peut-être le confirmer, vue le nombre de distributions qu’il a testé), probablement même à des distributions communautaires (à vérifier). »

        Ok c’est cool comme de l’eau de roche ! pas de a priori ni de préjugé.

        1. @Kimmy: Ok.

          Dans ce cas, désolé pour la charge un peu brutale.

          C’est juste que je suis indigné de voir des clauses de restriction arbitraire des libertés fondatrices, ce qui détruit l’aspect libre, inscrites dans des licence de logiciel sensé être libres.

          Tout cela pour répondre à la législation d’un pays qui n’hésite pas à violer la vie privée de ces propres citoyens et celles de citoyens du monde entier, dont nous européens, utilise toutes les pressions possibles pour que l’on s’aligne sur leur politique qui ne nous est pas forcément profitable, et dont les services de renseignements crées des malwares extrêmement dangereux et qui se retrouvent on ne sait comment dans la nature.

          Bref, on pourrait disserter encore des heures sur la domination des USA sur le Monde, le rejet de toute forme d’oppression et poursuivre sur le modèle de société future à créer, en s’inspirant de la culture du Logiciel Libre et en ressortant les principes de l’Anarchie en la comparant au Libertarianisme probablement présent dans la culture du Logiciel Libre, mais il commence à se faire tard, et je risque de ne plus avoir de temps pour cela dans les prochains jours.
          Peut-être que l’on développera ces points au détour d’un autre article de blog qui sait.

          En tout cas, bonne soirée, et encore désolé pour l’attaque un peu rude.

  13. ‘LLo,

    « Défaut de mise à jour, comme pour la monstruosité qu’a été celle du 2 avril 2017 qui a laissé un bon tiers des utilisateurs et utilisatrices sur le carreau ? »

    Source pour le bon tiers..?

  14. ‘LLo,

    Merci pour ces deux forums que je fréquente régulièrement, mais le (bon) tiers des utilisateurs impactés, tu nous le sors d’oû..?
    Bon j’arrête de taquiner maintenant sur le nombre d’utilisateurs de telle distribution divisé par trois..!
    😉

          1. Je confirme : jeudi 15 juin à 9h30 → noyau 4.11.4 proposé.
            Même jour, vers 13h20 → noyau 4.11.5 déjà disponible dans Core.

            Moi qui fais les MAJ tous les matins, c’est rare quand j’ai 2 MAJ du noyau à faire dans la même journée…

  15. Bonsoir,

    Bon je ne vais pas répondre à votre « pavé » entièrement, n’en ayant pas le temps.
    Concernant le terme Troll, je ne sais pas de quel post vous parlez et honnetement, cela ne m’interesse pas. Je préciserais seulement que je n’ai aucun avatar quelqu’il soit, ressemblant de près ou de loin à un Troll.

    Dans ce fil, je ne vous manque de respect en rien, donc vos impressions, ou vos déductions, acceptez le fait de vous tromper.
    « ce qui semble battre en brèche votre argument sur l’obligation juridique d’une entreprise de collaborer avec le gouvernement du pays où se trouve son siège social (bien que cet argument aurait pû être valable dans le cas du système de surveillance PRISM dévoilé si je me souviens bien par Edward Snowden, mais il est fort probable que de telles pratiques auraient vite été découvertes par des développeurs curieux et provoqué un énorme scandale, sachant que c’est quand même très difficile de collecter des données d’utilisateurs de manière discrète quand on est obligé de publier son code source et qu’on a un gaillard comme Richard Stallman capable de jeter l’anathème sur une distribution pour un pauvre service désactivable) »

    Je reviens sur le Patriot Act, et les récents évenements FBI/Apple, qui, même avec une posture de façade « nous ne pouvons pas faire ça à nos utilisateurs », à donner tous ce dont avait besoin les autorités. Donc cela ne bas en brèche rien du tout, au contraire, une malheureuse recherche sur votre moteur préféré vous en diras plus. Je ne sais pas si vous vous etes déjà rendu aux états-unis, mais là-bas, on sait ce que veux dire le « poids » de l’administration. Donc je le répete, quelque soit le statut juridique d’une distribution, si son siège social est au états-unis elle tombe sous le coup du Patriot-Act. C’est un peu le but de cette loi en même temps.

    Quand à vos allégations sur ma vision du droit des Femmes, ou ce genre de choses, vous ne me connaissez pas, donc cela, je ne vous le permet pas non plus. Decidemment vos impressions ne sont pas forcemment pertinentes. Donc merci de ne pas extrapoler en permanence avec vos certitudes, basées sur le sens du vent détecté par votre index mouillé.

    Quand à Slackware, c’est certainement une des distributions pour lequel j’ai le plus de respect.

    « Je reste sur mes positions, et vous sur les vôtres. » Oui car une discussion ne se finie pas obligatoirement sur un consensus.

    Bonne soirée à vous également.

  16. Tiens bizarre que PClinuxOS ne soit même pas mentionnée !? C’est quand même une des plus anciennes (voire vieillotte !) et toujours en vie. Et toujours à la pointe en termes de mises à jour, d’ailleurs je crois que ça a été une des premières à être patchée contre l’équivalent de WannaCry pour Linux !?

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