Orotoro : une autre preuve que Bordeaux est une ville très intéressante, musicalement parlant.

Même si c’est une région connue pour les opportunités de s’éclater la panse dans la bonne humeur, il y a des groupes qui valent le détour. Pour les fans de folk metal, j’avais déjà parlé d’Aequinoctium Sanguinis dans un billet en vrac’ d’octobre 2015.

Pour du rock plus classique, il y a Here[in] dont j’ai parlé en juillet 2011.

Bref, que du beau linge. En septembre 2016, dans un billet « en vrac' », je parlais rapidement du premier EP du quartet bordelais Orotoro. Il mélange habilement le stoner, le metal et le progressif.

Fouillant dans mes archives, je suis retombé sur le billet parlant d’Orotoro, et j’ai appris avec grand bonheur qu’un deuxième EP était sorti en novembre 2016, et qu’en février 2017, un CD compilant les deux premiers EP était sorti. L’occasion était trop belle pour ne pas l’écouter… Et l’acheter 🙂

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le terme progressif n’est pas usurpé. La plus petit piste dépasse les 5 minutes 30, la plus longue frôle les 11 minutes… 8 pistes pour un total de 63 minutes. Bonne moyenne, non ? 😀

On commence la compilation par la piste éponyme du deuxième EP, « Elephante » qui est au passage le titre le plus long : 10 minutes et 40 secondes au compteur.

La compilation se compose du deuxième EP, suivi du premier. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? 🙂

Et ça attaque « bille en tête ». On a les guitares et les percussions digne du metal teinté de tendances progressives.

Contrairement à ce qu’on pourrait s’attendre, c’est du chant clair qui nous arrive dans les oreilles. Malgré une introduction rentre dedans, la piste est du plus pur style progressif, même si par moment la mélodie se « durcit » et s’alourdit.

Avec des pistes comme « The Haven », « The Worm », « The Door » (dans la deuxième partie de la compilation), on est dans le stoner le plus classique. C’est « attention, on va vous décrasser les oreilles à grand coup de décibels ». Mais tout en restant mélodieux, ce qui est très bien !

J’ai bien aimé le long passage instrumental de « The Haven ». Celui contenu dans « The Worm » lui tient bien la dragée haute avec son mouvement où batterie et guitare se disputent… 😀

La piste « Jive » qui conclue la première moitié de la compilation est aussi la plus court avec seulement 5 minutes 37 au compteur. C’est aussi la piste la plus « douce » de cette première partie, respectant la « tradition » de la ballade dans un album typiquement metal. Du moins, pour les deux premiers tiers de sa durée 🙂

Avec « Killing The Kaiser », on attaque le premier EP. Cette piste est – à mes oreilles – un brin plus progressive que stoner. Un peu comme si on mélangeait du metal avec du Pink Floyd du milieu des années 1970 😀

« Mother Medulla » commence avec des sonorités qui font penser aux orgues hammond des années 1970. Avant de plonger tête la première dans du stoner de bon aloi, hypnotique à souhait 🙂

« The Door » reprend aussi cette ambiance 70’s avec des mélodies un peu lointaine, un peu vintage.

La compilation se termine avec « Dioscene ». Et toujours cette ambiance étouffée comme pour la piste précédente. Un peu comme si le groupe jouait enfermé dans un studio à moitié insonorisé. Avec une très longue introduction instrumentale qui mange les deux tiers de la piste.

Pour finir cet article, je ne vous dirais qu’une chose : si vous aimez le stoner et que vous voulez découvrir une production française de qualité, foncez sur cet album compilation d’Orotoro. Vous ne serez pas déçu.

2 pensées sur “Orotoro : une autre preuve que Bordeaux est une ville très intéressante, musicalement parlant.”

  1. Ton article m’a fait remonté à la mémoire un groupe bordelais (electro/metal) des années 90 que j’avais vu en concert. J’ai toujours leur album [… dans la cave] : SPINA .
    Un lien à écouter : https://www.youtube.com/watch?v=hT1WMKBxALM

    L’album était vraiment bien, je vais le ressortir de la poussière pour l’écouter à nouveau.

    Netchaiev

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