Le logiciel libre pour reconquérir la maitrise de l’outil informatique au niveau du grand public, peine perdue ? Espérons que non !

Note : sur cet article, je m’exprime uniquement en mon nom propre. Est-ce clair, ou dois-je sortir un traducteur en ligne pour l’écrire dans la plupart des langues de la planète ? 🙂

Il y a quelques jours, j’écrivais un article sur l’inadéquation d’une partie du monde du logiciel libre francophone – que l’on pourrait étendre au niveau international ? – avec le grand public. Suite à des événements sur lesquels je reviendrai en temps et en heure, je finis par penser que Microsoft, Apple et Google peuvent commencer à sortir les bouteilles de champagne du réfrigérateur.

Je n’ai jamais vu autant de haine, de jalousie et de volonté de casser les jambes des autres que dans le monde du logiciel libre. Sur le plan mondial, cela a été l’affaire du tueur à gages qui aurait pu être engagé pour mettre plusieurs balles dans la peau de Lennart Poettering.

Même si l’affaire s’est dégonflée par la suite, cela en dit long sur l’ambiance délétère qui règne parfois dans le monde du libre. Il y a aussi les attaques sur la personne ou son entourage, en passant par des réseaux qui anonymisent. Courageux mais pas téméraire…

S’il n’y avait que cela… Il y a aussi des choix franchement incompréhensibles d’une partie des distributions que l’on pourrait qualifier de sérieuses, ou du point de vue des personnes « lambda » qui commencent à s’intéresser à autre chose qu’au duo-duel Apple-Microsoft.

Inutile de revenir sur les moments de tensions qui ont suivi certains choix de Canonical, notamment l’arrivée d’Unity, puis l’annonce du projet Mir. Mais il ne faut pas oublier qu’avant l’arrivée de Canonical en 2004, c’était la mouise monstrueuse pour trouver un projet abordable pour le grand public. Le nier, ce serait réécrire partiellement l’histoire.

Bien entendu, il y avait la distribution du magicien, ou auparavant des projets comme la feu-Linux Kheops pour poser les premières pierres à l’édifice. Mais Linux restait un outil de geeks pour les geeks.

Sur certains plans, en 2017, nous en sommes encore à ce niveau. C’est très triste.

Une des distributions ayant le vent en poupe actuellement, c’est la Manjaro Linux. Étant la « ubuntu » – au sens historique du terme – de la Archlinux, elle est devenue une distribution que l’on peut conseiller au grand public qui n’a pas envie de se taper des réinstallations tous les deux ans, ou qui n’a pas envie de rajouter 15 dépôts tiers pour avoir une logithèque un tant soit peu complète dans des domaines précis.

Olivyeah nous a proposé un exemple ab absurdo de ce que l’on trouve dans le domaine de la Musique Assistée par Ordinateur.

Cependant, autant j’aime Manjaro Linux et j’apprécie le travail fait, autant je n’arrive pas à comprendre certaines décisions. Comme celle d’intégrer comme saveur officielle une image ISO à l’origine communautaire pour Gnome qui est une horreur technique… Et qui ne diffère en rien de ce que j’avais eu le malheur de constater quelques mois auparavant.

Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augures, je suis prêt à parier un carambar que la distribution explosera en vol au passage à Gnome 3.24.

Toute personne ayant un tant soit peu pratiqué Gnome 3.x sait qu’il ne faut pas multiplier les extensions tierces. Pour mémoire, j’ai utilisé en dur Gnome 3.x d’avril 2011 jusqu’à mars 2015. En gros des versions 3.0 à la 3.14 comprises. Autant dire que je pense savoir de quoi je parle un brin 🙂

En effet, si on en croit la note de publication de la Manjaro Linux Gnome, il n’y en a pas moins de… 5 !

classic menu Gnomenu
Openweather
TaskBar, preview and icon of active applications
native GNOME dock DashtoDock
User Themes for easy customization and
Removable drive menu

Bref… Comment dire cela de manière imagée ? Savez-vous jongler avec la nitroglycérine ? Ou comment ruiner en partie la réputation d’un projet qui n’arrive pas à gérer sa communauté et en arrive à proposer au téléchargement des images ISO qui sont d’une qualité qui va de l’excellent à l’exécrable ?

Inutile de revenir sur les coups bas qui ont alimenté le début de l’année 2017 et qui me font dire que le monde du logiciel libre aurait besoin pour avancer sereinement de se mettre un peu de plomb dans la cervelle. Au sens figuré, bien entendu ! 🙂

On finit par se demander quand on voit l’état du monde des distributions – qui se multiplient comme des lapins sous amphétamines – par quel miracle le monde linuxien est arrivé à conquérir 2% des parts de marché du monde de l’ordinateur de bureau.

Vous savez, cette chose vieillotte que l’on a déjà annoncée comme morte en 1997 avec les Network Computer, puis 10 ans plus tard avec les engins à la eeePC… Sans oublier les tablettes plus récemment 🙂

Il est évident que la diversité est nécessaire, mais au bout d’un moment, cela mène irrémédiablement au chaos le plus complet… Une araignée n’y retrouverait pas ses petits, et on se trimballe des distributions redondantes par paquets de douze dont les communautés ne pensent qu’à casser – à la barre à mine ? – les autres communautés.

Je dois sûrement réver, mais je pensais me souvenir qu’il existe un proverbe déclarant : « l’union fait la force ». Sûrement un manque complet de culture générale de ma part… 😉

J’aime le logiciel libre, mais il est en train de se planter complètement sur un point précis, simple avis d’un utilisateur de longue date de distributions GNU/Linux qui ne joue plus au distro-hopping depuis des années : si le logiciel se libère, l’utilisateur est très loin de l’être.

Je n’ai rien contre les petites distributions, bien au contraire. Mais il faut savoir être réaliste : le monde bureautique souffre d’une pléthore de distributions redondantes. Linux a conquis le serveur, mais l’utilisateur final, il compte pour la merde ?

Même si le terme est trop fort, c’est la réalité : il y a une forme de ségrégation au niveau des utilisateurs des distributions GNU/Linux. Il faut croire qu’une partie du monde du logiciel libre – quelque soit sa langue – veut conserver son joujou pour geek en faisant des bétises monstrueuses sur le plan de l’ergonomie ou dans les choix techniques.

On est typiquement dans le « technicien qui parle au technicien ». C’est dommage.

Je suis curieux et j’ai toujours appris à me débrouiller sur du GNU/Linux, même si mes compétences se limitent au poste bureautique. J’ai connu l’époque où faire fonctionner XFree86 était une prouesse. Configurer sa connexion internet, pas mieux.

Quand je vois le monde du libre actuellement, je pense à ce qu’Henri de Montherlant écrivait en 1938 après les accords de Munich, même s’il tourna casaque en 1941.

« La France est rendue à la belote et à Tino Rossi […] Sur le demi-cadavre d’une nation trahie, sur les demi-cadavres de leur honneur, de leur dignité, de leur sécurité, les hommes par millions dansent la danse de Saint-Guy de la paix […] Délirez à votre aise, pauvres manoeuvrés et dupés, affaiblis, souffletés, et qui accueillez votre défaite et votre humiliation avec les transports de joie de l’esclave. » Henri de Montherlant, L’Équinoxe de septembre, Éd. Gallimard, 1938.

Désolé de finir sur cette note, mais j’avoue que s’il reste de l’espoir pour aider le grand public à redevenir maitre de son outil informatique, il semble s’éloigner à vue d’oeil en ce moment.

S’impliquer dans un projet communautaire du côté de la « tuyauterie », cela permet de voir des choses pas franchement… appétissantes. Comprenne qui aura envie de comprendre !

38 réflexions sur « Le logiciel libre pour reconquérir la maitrise de l’outil informatique au niveau du grand public, peine perdue ? Espérons que non ! »

  1. Article très intéressant. J’avais fait le constat suivant il y a quelque temps : Pourquoi est-que les distributions linux n’ont jamais réussi à gagner l’ordinateur de bureau, alors que Chrome OS ou Android, malgré que certains refusent de les considérer comme des linux, sont devenu pour Chrome Os plus vendu que les MacBook aux USA et Android le premier système d’exploitation mobile ?
    C’est simple, la réussite d’un projet au delà de sa qualité est lié à la présence ou non d’une entreprise. Parce qu’une entreprise cherche à vendre un produit, et qu’il faut donc proposer quelque chose de vendable. Il faut une structure claire et précise avec des objectifs pour guider les développeurs, pour les empécher de se laisser aller à faire des bétises, à coder dans son coin comme un frustré. Le noyau linux lui-même est un exemple de ce qu’il faudrait avoir comme organisation dans le logiciel libre. Un dictateur éclairé appuyé par une communauté, et des entreprises qui contribuent au code.

    1. « C’est simple, la réussite d’un projet au delà de sa qualité est lié à la présence ou non d’une entreprise. Parce qu’une entreprise cherche à vendre un produit, et qu’il faut donc proposer quelque chose de vendable. Il faut une structure claire et précise avec des objectifs pour guider les développeurs, pour les empécher de se laisser aller à faire des bétises, à coder dans son coin comme un frustré »

      RedHat (fedora) ,Canonical( Ubuntu) ou Novell (opensuse) sont des entreprises, non?

      Je ne pense pas que cet argument soit valable pour ces distributions

        1. Pas d’erreur.
          Fedora est un peu la Testing de Red Hat et Opensuse est forcément liée à la Suse Entreprise ( les 2 ont un réel succès en Allemagne, tant en entreprise que chez l’utilisateur lambda)
          Donc, par définition, il y a une réelle cohérence dans les choix et les directions prises
          😉

          1. Ce que je veux dire, c’est que laisser les développeurs seuls devant leur clavier à pondre une distribution est rarement efficace. Pour qu’un projet marche et soit intéressant, il faut une communauté pas forcément importante mais active et qui se retrouve derrière un projet (Debian), ou bien la présence d’une entreprise pour établir le projet.
            Des distributions basées sur des projets font partis des meilleurs distributions comme debian et arch, mais c’est la communauté qui se fixe un projet et un but (Le contrat social de Debian, le Kiss d’Arch, ou même le « From freedom came elegance » de Linux Mint). Mais en dehors de ces communauté, les seuls autres projets cohérents sont les projet menés ou sponsorisé par une entreprise (Cannonical et Ubuntu, Red Hat qui produit RHLE et sponsorise Fedora, le noyau lui-même dont les plus grosses contributions récentes semblent être celle des entreprises comme Red Hat).
            Ca n’empêche pas d’autre distributions d’être bonne, mais quand on voit tout les dérivés d’Ubuntu, on ne peux que s’interroger sur le gaspillage du temps des devellopeurs…

          2. @Louis Horsin

            Sans vouloir critiquer les lecteurs de ce blog, il est composé de 100% de geeks qui comprennent rien au « commerce ».
            Ces lecteurs croient qu’un produit se vend tout seul.
            Sauf qu’en réalité c’est tout le contraire.
            Si on a un budget de 100, la technique coûte 1 et la vente coûte 99.
            Or un geek croit que la technique coûte 99 et la vente coûte 1.

            Pour ceux qui ne sont pas au courant, sur le prix d’un iphone, 80% part dans le marketing/vente/etc… Faut pas s’étonner qu’il s’en vend comme des petits pains.

            ça fait 10 ans que je répète sur tous les blogs et forums libristes que le logiciel libre n’a pas besoin de développeurs mais des commerciaux. Mais personne, je dis bien personne, comprend ce que je dis.
            Heureusement qu’il y a des google (android, chrome os) canonical (ubuntu) et autre redhat (centos) qui s’occupent de la vente.

            Je répète, le libre n’a pas besoin de développeurs mais des commerciaux.

            Encore une fois.

            Le libre n’a pas besoin de développeurs mais des commerciaux.

    2. La percée de Chrome OS est évidemment liée à la commercialisation des Chromebooks à BAS PRIX !, au partenariat de grands constructeurs, au succès de ces portables dans les salles de classes américaines.
      Le géant Google a établi un véritable programme de conquête commerciale, software + hardware dédié, création d’une marque. Malgré tout, Chrome OS, suffisant pour un élève, un étudiant, un enfant qui découvre l’informatique, est un système beaucoup trop limité.

  2. Ça me fait penser à ce qui se passe dans l’extrême gauche, ou les décroissants idem (il y a plusieurs parti de la décroissance !), comme s’il fallait rester à la fois minoritaire, style «je ne suis pas un mouton», et en même temps avec des gens avec qui on est d’accord sur tout, ce qui est plus rassurant. Avec le même résultat, l’extrême droite marque des points.
    Un secteur qui pourrait aider, ce serait celui des administrations, collectivités locales qui ont les moyens d’imposer un choix sur les postes de travail et pourraient mettre des développeurs à disposition de la communauté.
    Je ne sais pas si ça a un rapport avec le schmilblick, mais l’autre jour, le 8 mars plus exactement, je voyais les pourcentages de filles dans les écoles d’ingénieurs, il progresse lentement mais régulièrement, y compris dans le Btp, milieu historiquement masculin. Un secteur est à la traine, celui de l’informatique où le pourcentage stagne à 17%. Je me trompe peut-être complètement mais je pense qu’avec plus de femmes dans le milieu informatique, les choses évolueraient peut-être différemment. Un collègue geek me disait récemment que lorsqu’il parlait d’une nouvelle fonctionnalité, un nouveau programme, sa femme lui répondait souvent «Ça sert à quoi ?».

    1. C’est marrant, ma copine me dit ça de temps en temps quand je lui parle d’une distribution à la con 😀
      Quand au pourcentage de femme, je ne sais si ça changera quelque chose sur ce point là en particulier, mais un peu de parité ne peux pas faire de mal…
      Par hasard, serait-tu Piyou que l’on voit commenter les vidéos d’ElectronicHeart, et qui est même parfois dans les vidéos ? :O

  3. À propos des entreprises : sait-on quel est le statut le plus répandu parmi les entreprises qui interviennent dans l’économie du libre ? Est-ce qu’on trouve des scop, qui dans l’esprit correspondent à celui du libre ?

  4. J’ai un autre exemple de conduite déplorable : un certain F.B. qui dégaine chaque fois qu’il est question quelque part de ANTERGOS.
    Ce sont de tels comportements qui gangrènent le Libre, tout à fait d’accord avec toi, Frédéric.

    1. Antergos, l’installateur pour Archlinux qui se prend pour une distribution ? Qui multiplie les erreurs techniques du genre :

      1. Un installateur constamment en béta depuis l’époque glorieuse de Cinnarch, soit en gros depuis 2012 ? https://distrowatch.com/7483
      2. Un fichier /etc/pacman.conf où un dépot tiers est en tête de liste, s’imposant aux dépots officiels avec les risques de conflits et de paquets obsolètes ?
      3. Un gestionnaire de connexion qui utilise un moteur de rendu html au prix d’une lourdeur non négligeable ? https://aur.archlinux.org/packages/lightdm-webkit-greeter/ – Webkitgk ne pesant que… 46Mo installé ? https://www.archlinux.org/packages/extra/x86_64/webkitgtk/

      C’est vrai que c’est mal de répéter des faits vérifiables en deux clics de souris. Archlinux existera après la mort d’Antergos, comme elle a existé auparavant.

      1. A chaque fois que Frederic a tapé sur cette distribution, c’était avec le signe DGLFI.
        Cette « distribution » est effectivement inutile, car elle n’apporte rien de plus qu’un installateur buggé. Si les developpeurs veulent contribuer au libre, qu’ils le fassent en essayant de ne pas réinventer la roue, qui plus est en la faisant carrée.

  5. Le rapport avec l’informatique reste compliqué même en 2017. Combien j’en connais qui passent leur temps à pianoter sur le smartphone, à télécharger, publier, et qui dès qu’ils sont devant un pc même sous windows refusent de cliquer par peur de mal faire?
    Le soucis est qu’avec linux ces gens là ont encore plus peur de cliquer, alors de là à leur demander d’installer cela sur leur pc à la place de windows…
    Perso j’étais septique, ma femme encore plus, on a franchi le pas y’a quelques années avec xubuntu (et oui), passé quelques temps sous manjaro, un peu plus dernièrement avec antix et suite à une demande de mise à jour qui voulait pas se faire et à des menus encore en anglais on est passé à dflinux et là c’est le bonheur. Zéro soucis, tout en français, léger. Que demander de plus pour une utilisation basique de libreoffice, thunderbird et firefox franchement?
    Les gens ont peur de l’inconnu, d’être montré du doigt par les potes, ne veulent pas apprendre, s’investir, on les croient au top leur tablette au bout des doigts à longueur de journée mais en fait ils pipent que dalle et se contentent de consommer bêtement.

  6. Cela a pris peu de temps à mon épouse pour appréhender Lubuntu puis Mint quand j’ai passé son PC sous Linux afin de n’avoir plus à gérer windows.
    Sur mes deux enfants (12 et 5 ans), le plus grand n’a connu que Mint et le plus petit a mis très peu de temps à comprendre comment fonctionne le chromebook de sa mère. Je lui ai installé un PC sous elementary OS et ça n’a guère pris de temps avant qu’il trouve ses marques.

    Bref pour des raisons loin du dogmatisme – Linux et logiciels gratuits, pas besoin de pirater, pas de virus ou de malware, facilité de contrôle du PC – j’ai adopté Linux avec une Voyager 12.04 et depuis j’utilise au gré du vent Mint, elementary OS et depuis peu Manjaro (pas du tout pour débutant quoiqu’en pense FB). Je me sers de windows 7 au boulot mais malgré ma curiosité naturelle je n’arrive pas à piger comment fonctionne Windows 10, je le trouve compliqué, foisonnant d’options planquées à droite et à gauche et surtout animé d’une volonté propre (le PC fait ce qu’il veut pas ce que vous voulez).

    Bref tout ça pour dire qu’utiliser au quotidien Linux pour des non informaticiens est tout à fait possible, sans souci. Mais on ne peut qu’être effrayé au premier abord devant le nombre de distributions (encore un concept à comprendre quand on vient sous Linux): la question rituelle qu’on trouve sur tous les forums, quelle distribution pour un débutant / desktop?
    Perso, je maintiens que suel Mint et uibuntu répondent sérieusement à cette problématique, peut être Lubuntu pour des PC anciens. point barre. Je suis pragmatique, j’ai essayé sans préjugé* pas mal de truc et aujnourd’hui il faudra me démontrer par A + B que j’ai tort.

    Donc utiliser Linux c’est facile, le problème c’est que pour la plupart des gens pour ne pas dire tous, il ne leur viendrait pas à l’idée de virer un windows d’un PC acheté et surtout ils ne voient pas pourquoi. En plus un truc gratuit, « c’est surement une merde ». Donc non je ne crois pas du tout à l’adoption même mimine de Linux dans les ménages.

    En plus vu le bordel et l’ambiance insalubre de la communauté Linux (qui confond trop souvent liberté et anarchie voir terrorisme), ça donne pas trop envie non plus.

    My 2 cents

    * : j’avais après un premier essaie rejeté Mint. Je l’ai ré-essayé quelques mois plus tard et j’ai trouvé les progrès flagrants d’où mon adoption de cette distribution car je n’aime pas du tout (je parle donc d’un point de vue subjectif) Unity.

      1. C’est vrai mais ils sont beaucoup moins nombreux que sous Windows et encore faut-il télécharger des logiciels directement de sites web et donc ne pas trouver le programme que l’on cherche dans les dépôts officiels. Pour ma part, ça ne m’est encore jamais arrivé après un an d’utilisation de Linux (Ubuntu puis Fedora).

  7. À propos de Manjaro, pourquoi n’y a-t-il plus d’installeur minimal ? Je comptais y passer mais, étant utilisateur de Gnome, je refuse de m’infliger la version officielle s’il s’agit bien de la DGLFI.

    1. J’ai installé récemment la version officielle, elle fonctionne très bien. Quand on connaît un peu Gnome, les extensions tierces ne sont pas un problème lors d’un passage d’une version de Gnome à l’autre. J’attends sereinement Gnome 3.24 😉

      1. Tant mieux pour toi… Mais je pense que ce sera marrant de voir l’ensemble partir à moitié en cacahuètes. La seule manière tranquille de migrer un gnome, c’est de faire gicler les extensions et les rajouter une fois l’installation terminée.

        Simple réflexe d’une personne qui a utilisé Gnome 3.x en dur et en 24/7 durant près de 4 ans.

          1. Je fais confiance à l’équipe de Manjaro pour corriger la distribution s’ils se rendent compte que le passage à Gnome 3.24 pose des problèmes.

          2. Je ne serai pas aussi optimiste, étant donné que l’ISO 17.0 de Gnome est en tout point – ou presque – la copie conforme de la 16.10 qui était une véritable bombe à retardement.

            Seul l’avenir nous le dira. Mais il faut se souvenir qu’il y a eu des ISO proposées comme communautaire pour certaines saveurs qui explosaient en vol à cause d’erreurs de conceptions parfois des plus basiques, comme mettre en dur le nom de l’utilisateur…

  8. Alors là, je suis tout à fait d’accord avec toi Fred. Quand on se ballade par exemple sur « distrowatch » laisse tomber c’est le bordel. Comment veux tu que l’utilisateur Lambda y comprenne quelque chose (Ubuntu, Debian, Slack, Puppy….)?!
    Comme toi sa fait bientôt plus de 10 ans que je tourne sous GNU/Linux (souvenir Mandriva et le speedtouch USB 😉 Au début c’était bien et aujourd’hui c’est la cata… Où est passé l’esprit de partage où on aidait son voisin à installer la slack? Où quand on avait le temps, on rédigait un petit wiki pour aider?
    Aujourd’hui chacun de son côté fait sa petite sauce et fuck celui d’à côté. Où est la logique si il y en a une? Chai pas, je dois être un vieux c** perché dans la nostalgie qui ne comprend plus rien à rien, Mais oui il y a de quoi se perdre dans le monde du libre. Un bon coup de balais et repartir de zéro ne ferait pas de mal! Les gens qui veulent du GNU sur leurs PC, je leurs conseille maintenant soit une Trisquel soit un Freebsd au moins sa bouge pas et c’est propre.
    … Arf aller, de toute façon on ne nous écoute plus nous les vieux geeks 2.4.32, mais au moins on en aura bien profité et surtout bien galéré avec nos vieux vim! 😉

  9. J’aime lire les textes de Frédéric Bezies, je trouve son style savoureux et parfois pétulant. Ceci dit je n’accède pas au fond de sa pensée ou de celle de ses lecteurs-commentateurs, pour la bonne et simple raison que j’ignore tout du sujet des distributions Linux, mais je lis et je relis nombre d’appréciations sur le propos.
    Ma réflexion est la suivante : y-a-t’il des utilisateurs de distributions Linux, heureux ?
    Je ne suis pas « geek », ni informaticien, même pas bon en maths, en bref, (parce que je n’aime pas parler de moi), un vulgaire utilisateur depuis quelques années de Ubuntu
    et Debian Jessie, dans ma sphère « grand public », à des années-lumière de toute approche scientifique…
    Et pourtant j’aime utiliser mes distributions, patiemment installées et réinstallées, j’aime courir les forums, apprendre pourquoi et comment, et la commande ceci, plutôt que celle-là, un bureau comme-ci mais pas comme çà, un truc qui me plaît ou pas, etc…
    Et cette joie du quotidien, oui, je parle bien de Joie, c’est à des bonnes personnes comme vous que je la dois.
    Combien sommes nous dans cet état d’esprit ? Difficile à préciser mais « nous sommes ».
    Et c’est grâce à vous. Merci.
    Cordialement.

    1. Cerigue, merci pour cet optimiste témoignage qui fait plaisir, je te rejoins volontiers dans les utilisateurs heureux de Linux. De même depuis 2012-2013, j’ai installé presque une trentaine de proches sous Linux, la majorité avec Linux Mint (Xfce, Mate, Cinnamon), et deux avec Manjaro Gnome. A part une personne qui est revenue sous Windows suite à des problèmes de compatibilité matérielle, toutes ces personnes sont satisfaites, et la plupart sont des utilisateurs lambda. Et nous sommes plein de gratitude pour tous les gens de bonne volonté qui travaillent au développement du logiciel libre.

      Je n’adhère pas à ce genre de discours pessimiste assez récurent chez FB. Je ne comprend pas vraiment cette volonté de jeter l’opprobre sur les communautés Linux en particuliers alors que c’est juste que partout où il y a des humains ensemble, il y a des mésententes, chez Linux ou n’importe ailleurs.

      Moi je me fiche qu’il y ait des énièmes forks bancales ou pas, tant qu’il y aura de « grosses » distributions sérieuses comme Débian, Arch… et plus précisément Ubuntu, Mint, Manjaro… qui travaillent en particulier à rendre Linux accessible au plus grand nombre et même si parfois ils peuvent faire quelques erreurs et qu’un FB en embuscade criera au loup!

      Je fais partie de ceux qui pensent le logiciel libre a de beaux jours joyeux devant lui !

      1. Je n’adhère pas à ce genre de discours pessimiste assez récurent chez FB. Je ne comprend pas vraiment cette volonté de jeter l’opprobre sur les communautés Linux en particuliers alors que c’est juste que partout où il y a des humains ensemble, il y a des mésententes, chez Linux ou n’importe ailleurs.

        Jeter l’opprobre, tout de suite les grands mots. Le problème est que les communautés sont incapables de faire « leur propre police » pour donner des coups de pieds dans le fondement de leurs membre qui permettrait de faire avancer la situation.

        Moi je me fiche qu’il y ait des énièmes forks bancales ou pas, tant qu’il y aura de « grosses » distributions sérieuses comme Débian, Arch… et plus précisément Ubuntu, Mint, Manjaro… qui travaillent en particulier à rendre Linux accessible au plus grand nombre et même si parfois ils peuvent faire quelques erreurs et qu’un FB en embuscade criera au loup!

        C’est vrai qu’il ne faut pas parler du gaspillage d’énergie qui aurait été mieux employé pour apporter de l’aide à des projets « end-user »… 🙂

  10. Il faut comparer ce qui est comparable et je pense que c’est une erreur de chercher tout le temps à opposer les GAFAM au Libre et à l’Open Source ! En effet, tout est différent : les montants financiers en jeu, les objectifs, la philosophie,…

    Mais ce que les GAFAM ne font pas (et ça j’en suis sûr) :
    – permettre aux populations moins aisées d’accéder à l’univers informatique en proposant des distributions qui tournent sur des machines recyclées et pas toujours reliés à l’Internet,
    – permettre à nos jeunes de se former, à moindre coût, à toutes ces technologies,
    – permettre au citoyen « lambda » de choisir et de découvrir des OS ou distributions qui n’ont pas à rougir face à l’unique alternative proposée dans les grandes surfaces,
    – permettre aux associations, aux TPE, aux PME, la liberté de grandir sereinement sans souffrir des coûts de licences utilisateurs exorbitantes,
    – permettre à tout un éco-système de vivre autour du Libre et de l’Open Source en proposant des services à valeurs ajoutés,
    – permettre d’accéder librement à des contenus techniques, encyclopédiques, culturels, d’un coup de clic de souris,
    – me permettre de m’éclater quand j’écris ce petit billet !
    …/…

    Alors oui, tout le monde n’est pas « bon » dans les domaines du Libre et de l’Open Source mais je ne pense pas que cela soit fait sciemment…

    Alors oui, il y a des brebis qui s’égarent et qui s’éloignent de l’esprit altruiste qui, à mon sens, devrait être majoritaire dans certaines décisions mais, nul n’est parfait et on fait tous ce genre d’erreur au moins une fois dans notre vie non ?

    Et alors, au final on reste toujours « libre » d’utiliser les outils que l’on veut et, pas plus tard que la semaine dernière, j’ai rendu un document de travail assez long et compliqué à mettre en page et, la première réaction de mon entourage fut : « Ben alors, on voit que tu maîtrises bien Word toi ! », ce à quoi j’ai répondu : je n’ai pas Word…

    Donc pourquoi vouloir, à tout prix, démocratiser (imposer pour certains) ces super Solutions Libres que nous maîtrisons alors qu’aujourd’hui elles nous permettent de nous démarquer !

    Voilà, c’est dit !

  11. Je suis sous Ubuntu Gnome 16.04.2 LTS avec 13 extensions Gnome Shell sur un ASUS Zenbook très récent. Je peux témoigner que tout est parfaitement stable. Il s’agit de Gnome 3.18 et je pense que c’est préférable de ne pas utiliser les toutes dernières versions de Gnome, avec lesquelles de nombreuses extensions ne sont pas compatibles. On sait aussi que les problèmes sont souvent liés au hardware, d’où l’importance de l’adéquation matériel/distribution Linux.

    1. Une version qui est au bas mot deux ou trois générations en retard par rapport à celle officiellement supportée par les développeurs, ce n’est pas non plus la joie.

      Et 13 extensions ? Tant mieux pour toi si rien ne part en cacahuètes. On verra quand la 18.04.x LTS sortira si tu seras aussi content d’avoir un Gnome chargé comme une mule de mine d’or.

  12. Le succès d’Apple car oui,c’est un succès, même si je hais leur politique réside dans leur « guidelines » pour développer leurs OS. Là où chaque distribution fait ses propres « guidelines », quantité d’énergie énorme perdue pour produire un résultat cohérent. Apple concentre ses efforts sur une seule interface graphique. Quand on voit le nombre de distribution, on se dit qu’il y a un gâchis énorme.

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