« Héberger son serveur avec OpenBSD » : où comment démystifier deux outils :)

Il n’est pas super évident de parler d’un tel livre qui ne peut s’apprécier pleinement qu’avec un ordinateur dédié, plusieurs cafetières, et une journée de tranquillité complète pour travailler en paix 🙂

Aimant beaucoup l’OS au fugu, j’avoue que quand Thuban a lancé son financement participatif sur ulule, j’ai sauté sur l’occasion.

Je vais donc vous donner mes impressions à chaud, après avoir utilisé une machine virtuelle pour me dégrossir… Et me simplifier la tâche pour un auto-hébergement à venir dans un délai plus ou moins long. Je vous conseillerai d’abord de lire le bouquin en entier en prenant votre temps. Il est très bien fait.

Les exemples de fichier du dernier chapitre m’ont été utiles, spécialement le fichier de configuration de httpd. Car il faut dire que les indications données au fur et à mesure par l’auteur s’accumulent et on finit par se dire quand le daemon ne veut pas se lancer : « Où est-ce que ça merde à la fin ? »

Par chance, on finit par résoudre plus ou moins rapidement le problème. Il suffit souvent de faire une pause, reprendre les instructions, jeter un oeil sur les fichiers d’exemple en fin de livre, et boum ! La solution apparait 🙂

Ce petit livre rempli de conseils techniques plus ou moins pointu mais aussi d’un humour qui fait penser qu’il y a du vécu.

Quand le point des sauvegardes automatisées est abordée, en page 83, l’auteur semble exprimer son vécu, je cite :

Il faut penser aussi à sauvegarder le serveur en cas de défaillance du disque dur qui vieillit un peu, d’un orage virulent ou encore d’un dérapage incontrôlé du chat qui joue derrière les meubles…

Pourquoi ça sent le vécu ? 🙂

Mais il n’y a pas que le vécu, il y a aussi un certain humour que seul les technophiles associaux ayant des lunettes avec des verres aussi épais que des culs de bouteilles comprendront, comme pour le test de votre courrier électronique fraichement auto-hébergé, en page 82 :

Vous voudrez peut-être tester votre serveur mail après tous ces efforts. Vous l’avez bien mérité. Vous pouvez bien entendu écrire à des amis, mais cela peut poser des soucis :

  • Il faudra attendre leur réponse ;
  • Ils ne vous retourneront pas toutes les informations dont vous pourriez avoir besoin ;
  • Il faut avoir des amis.

J’avoue que cette remarque m’a fait autant rire que de me donner un coup de matraque derrière la nuque 🙂

Ce qui est bien dans ce livre, c’est que nombre de sujets sont abordés : que ce soit pour héberger un site léger ou un blog (j’ai réussi à faire lancer un blogotext et un wordpress auto-hébergés), un stockage local, son propre courrier électronique ou encore son agenda, on est pris par la main. L’auteur nous détaille chaque étape.

blogotext2N’ayant pas utilisé de nom de domaine, j’ai été obligé de désactive le blog sous blogotext pour activer celui sur wordpress. Oui, je sais, c’est sale, c’est maladroit, mais je voulais juste voir comment faire. Si un jour, j’ai besoin d’auto-héberger un blog, qu’il soit sous wordpress ou sous blogotext, je saurai comment faire et ce plus proprement !

wordpresLe seul point qui m’a fait vraiment criser ? Ne pas être arrivé à faire prendre en compte correctement un certificat auto-signé pour mon dégrossissage avec une machine virtuelle. Je n’avais pas envie de sortir l’artillerie lourde pour mon premier essai !

Des blogs auto-hébergés en http, c’est pas la joie 🙁

J’y arriverai sûrement mieux en dur sur une machine dédiée 🙂

S’auto-héberger n’est pas de tout repos. Mais si on peut au moins le faire pour son stockage à distance avec NextCloud ou pour un blog léger sous blogotext, c’est déjà pas si mal. Merci Thuban, ton bouquin est un vrai petit bijou.

Maintenant, y a plus qu’à trouver du matos, et avoir une connexion suffisamment stable. Je tire mon chapeau à Péhä qui a encore fait du très bon boulot. Je laisse aux personnes qui achèteront la version papier en complément de la version en ligne la surprise du dernier chapitre de cette « édition 2.0 » 🙂

Encore une fois, merci Thuban pour ton bouquin. Le geek asocial qui sommeille en moi a trouvé un nouveau livre de chevet 😉

11 réflexions sur « « Héberger son serveur avec OpenBSD » : où comment démystifier deux outils :) »

  1. 🙂
    Merci Fred, tes remarques font plaisir à lire.
    En VM, c’est compliqué en effet, mais très bien pour tester. Le certificat auto-signé devrait pouvoir être utilisé. Mais pour un blog, ce n’est très embêtant **sauf** pour la partie administration.
    Je profite de ta remarque concernant les cas où « ça ne marche pas » pour rappeler qu’il y a une partie à ce sujet : 19.6.1 – que faire en cas de problème ?
    Mais bien sûr, ça ne couvre pas tous les cas, et le bouquin se lit de toutes façons dans l’ordre voulu 🙂

    Sinon, tu as tout administré dans une session X ? (d’après le captures d’écran)

    1. J’ai dû mal recopier une ligne pour le certificat auto-signé. Pas grave, je suis content d’avoir réussi à lancer les deux logiciels de blog qui m’intéressent le plus, c’est déjà ça 🙂

      Je n’ai utilisé la session X que pour lancer les blogs.

      Pour le reste, j’ai utilisé la ligne de commande et nano… Vi et openBSD ? Je tiens à ce qu’il me reste de cheveux.

      1. Mouais, openssl n’est vraiment pas sympa niveau ligne de commande. Je compatis :/

        vi et openbsd… Ah je comprends pourquoi j’ai la tête de moins en moins chevelue 🙂

  2. Chouette article, tu m’as donné envie d’acheter le livre. Vraiment sympa que des bouquins comme ça sortent. Je rebondis là-dessus « J’y arriverai sûrement mieux en dur sur une machine dédiée 🙂 ». Je ne sais pas si j’ai mal compris la remarque, mais je ne vois pas en quoi tu y arriverais sûrement mieux : un dédié et une machine en local, c’est exactement la même chose, à la différence que tu n’auras qu’à un accès SSH au lieu d’un accès à l’écran/clavier physique.

    (et bon courage pour trouver un dédié avec un OpenBSD dessus) (y’a bien OVH qui propose du FreeBSD ceci-dit)

  3. Soit le coup de matraque. J’en conclus que fred n’a pas d’amis, ce qui n’est guère étonnant. D’ailleurs, il n’a pas de neuf non plus (pucix?).

Les commentaires sont fermés.