Peut-on encore accorder du crédit à la blogosphère littéraire ?

Cet article est la suite d’un précédent rédigé il y a quelques jours sur la propagation des écrits de complaisance.

Alias m’a fait remarqué dans les commentaires de l’article en question ceci :

En même temps, l’auteur de l’article que tu cites a l’honnêteté d’annoncer la couleur: elle connaît l’auteure du bouquin, reçu gratuitement.J’ai déjà vu passer des chroniques où on doutait du fait que leur auteur avait lu (ou écouté) la chose chroniquée et reproduisait ce qui ressemblait fort à un dossier de presse.

Là, ouais, il y a de l’abus.

Il ne pouvait pas savoir à quel point la phrase sur l’abus était en plein coeur de la cible. J’ai récupéré pas plus tard que le 29 octobre au soir l’extrait du bouquin, comme propose de faire Amazon pour qu’on puisse avoir un premier aperçu.

J’ai été malheureusement surpris de voir un livre dont la composition donnait envie de fuir à grande enjambées. Pour citer mon propre commentaire :

[…]
Il y a aussi l’utilisation mal placée des virgules, comme au premier chapitre :

« Ils n’entendent pas, ce que je leur explique ». Quel intérêt de mettre une virgule ici ? Et c’est ainsi tout le long du premier chapitre qui rend la lecture hachée et pénible.

C’est dommage que l’auteure n’ait pas consacré un peu plus de temps à relire son texte et surtout à le faire relire par des personnes qui auraient pu lui explquer que les virgules, cela obéit à certaines règles.

Bien entendu, j’ai eu droit à une série de réponses pour essayer d’éteindre l’incendie. Mais apparemment, la réaction de l’auteur ne s’est pas fait attendre, s’étant fendue d’un billet sur son blog, auquel je vous renvoie et dont je cite le morceau de choix :

[…]Je suis sincèrement désolée de vous dire que je me suis fait avoir par un(e) correcteur(trise) dit pro. Par conséquent, j’ai pris la décision de retirer provisoirement mon roman de la vente.[…]

Quelle réaction épidermique. Cela me fait poser quelques questions sur lesquelles je vais revenir dans la suite de l’article.

Déjà, une précision : le métier de correcteur est strictement réglementé. C’est une profession qui est accessible dixit l’ONISEP à partir d’un baccaulauréat et 3 années d’études validées par la suite. Donc, de préférence une licence en lettres ! Ça vaut mieux, non ?

Je veux bien qu’il existe des personnes dont la consience professionnelle est aussi épaisse d’une feuille de papier à cigarette, mais tout de même. Lorsque je pointais dans mon commentaire un problème de relecture, j’ignorais à quel point j’avais tiré ma flèche dans le centre de la cible.

On arrive à la deuxième question que j’ai envie de soulever. Quel crédit peut-on apporter à une chronique littéraire qui ne souligne pas un problème aussi évident que celui d’une typographie presque déposée au petit bonheur la chance ? Doit-on en déduire que le livre n’a nullement été lu ? Qu’on s’est limité à faire une chronique sans aller au bout du texte ? Qu’on s’est limité à faire du copier / coller de communiqué de presse ? À moins que je sois un lecteur trop exigeant ?

Cela ne m’encourage pas à apporter énormément de crédit à la blogosphère littéraire. Ce qui est dommageable pour la dite blogosphère et la défense des auteurs indépendants. Mais je sais quel site il faudra prendre avec des pincettes XXXL concernant le contenu des chroniques. Et vous aussi, je suppose, désormais !

Je chronique un certain nombre d’albums et de distributions GNU/Linux sur mon site. Les deux m’obligent à passer au moins 3 ou 4 heures, parfois plus pour écrire les articles. Lire un livre d’un peu moins de 200 pages me demande cinq bonnes heures.

Je suis une personne qui accorde autant d’importance à la forme qu’au fond. On peut avoir la meilleure histoire du monde à raconter, si la typographie est mal utilisée, que des fautes d’orthographes, de grammaire, de tournure et / ou des incohérences parsème plus ou moins le texte, ça ne donne pas envie d’aller au bout.

Encore moins d’être arrageant avec l’auteur(e) qui a dû surement passer plusieurs dizaines d’heures sur le dit texte, qui se voit dans l’obligation de retirer son texte à cause d’une présentation qu’on peut qualifier gentiment de moisie.

Il est quand même étonnant qu’un correcteur ou une correctrice avec un minimum de conscience professionnelle laisse passer de telles horreurs.

D’ailleurs, il est étonnant que l’auteure ne se soit pas aperçue du massacre, ni la chroniqueuse dont j’ai parlé dans le précédent article et qui doit être atteinte du syndrome de l’école des Fans : « 10/10 » même si la lecture du texte se résume à une souffrance constante pour la rétine.

Certaines personnes vont dire que je suis dans le harcèlement, mais je ne fais que constater les faits, et ils sont tếtus : quand je parlais d’un article de complaisance pour le dit roman, l’extrait que j’ai pu lire n’en a apporté qu’une preuve de plus.

L’auto-édition est un monde qui rend fou. Il est largement plus dur que celui de l’édition classique, car les auteur(e)s doivent tout faire ou presque : outre la rédaction du texte, le relire, le corriger, le faire relire, se débrouiller pour faire une couverture qui tape dans l’oeil et un texte de quatrième de couverture qui ne spolie l’histoire entière.

Je dois dire que je ne suis pas entièrement convaincu par l’argument de la relecture par un correcteur ou une correctrice qui aurait fait un travail de sagouin. Cela ressemble trop au bouc émissaire du stagiaire, comme ce fut le cas pour la pire des distributions GNU/Linux que j’ai pu avoir sous la souris, la Micro-R OS.

Mais laissons le bénéfice du doute à l’auteur. Elle s’est peut-être réellement faite avoir par une personne qui usurpe l’appellation de correcteur. Il est malheureux d’oublier que l’on ne peut faire qu’une seule fois bonne impression, et je crains que la carrière de l’auteure en question ne reste entachée par la proposition d’une version très difficile à lire de son roman.

Que les commentaires de soutien qu’il y a pu y avoir par la suite sur la page du roman en question ne change rien au fait que le texte n’encourageait pas à sa lecture. Je pense savoir aussi quelles sont les personnes qui commentent sur Amazon et dont l’avis dans l’absolu ne vaut pas plus qu’un gaz intestinal de mouche.

Quel crédit relatif peut-on apporter aux commentaires sur Amazon ? Vaste question !

Après, libre à vous de vous faire votre propre opinion. Mais il est vrai que je suis le salaud de service qui veut enfoncer à tout prix l’auto-édition, c’est bien connu ! 🙂

13 réflexions sur « Peut-on encore accorder du crédit à la blogosphère littéraire ? »

  1. Je ne sais pas trop combien de sites de la « blogosphère littéraire » tu suis, mais perso j’en ai une bonne dizaine dans mes flux RSS, surtout dans le monde fantasy/SF, et plus si on compte le flux de Planète SF (dont je fais d’ailleurs partie).

    Je connais beaucoup de blogueurs qui se refusent à suivre des auteurs en auto-édition, mais force est de constater que, dans ce genre littéraire, la distinction entre l’auteur auto-édité et celui qui passe par un éditeur est assez académique.

    1. Très peu de sites. Pour tout te dire, je n’en suis qu’une demi-douzaine, dont le tien.

      Je connais beaucoup de blogueurs qui se refusent à suivre des auteurs en auto-édition, mais force est de constater que, dans ce genre littéraire, la distinction entre l’auteur auto-édité et celui qui passe par un éditeur est assez académique.

      Avec les dérives de l’auto-édition que j’ai tendance à dénoncer (copinage, échange de bons procédés sur les commentaires, textes peu ou mal relus, chronique complaisantes) cela n’aide pas à crédibiliser l’auto-édition. Dommage pour les auteurs sincères qui pensent s’en sortir.

      1. Le mien, où je parle surtout de disques. 😉

        Cela dit, je pense que la caractéristique principale des dérives que tu cites et dénonces, c’est que ce sont… des dérives, précisément. Or, des dérives, de l’abus, il y en a aura toujours; c’est quand ça devient la norme que ça pose problème.

        Il faudrait voir non plus à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain: l’auto-édition est un outil qui permet à de plus en plus d’auteurs de pouvoir sortir des œuvres de bonne qualité.

        1. Cela dit, je pense que la caractéristique principale des dérives que tu cites et dénonces, c’est que ce sont… des dérives, précisément. Or, des dérives, de l’abus, il y en a aura toujours; c’est quand ça devient la norme que ça pose problème.

          Je mets surtout en lumière ce qui trompe les lecteurs et les lectrices.

          Il faudrait voir non plus à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain: l’auto-édition est un outil qui permet à de plus en plus d’auteurs de pouvoir sortir des œuvres de bonne qualité.

          Je confirme avec des Arnaud Codeville, Isabelle Rozenn-Mari, Jérome Dumont, Marilyse Trécourt et d’autres dont j’ai pu parler sur mon blog.

  2. Il est vrai que ce type d’erreur n’arrivera pas dans l’édition classique. Encore que j’ai lu des bouquins mal corrigés chez des éditeurs lowcost, genre véhicule de transport de couleur clair.

    Après il y a cette habitude des livres et CD promo vers blogueurs et presse. On peut pourtant trouver des critiques pro qui sont honnêtes, parfois aussi plus à écrire par vengeance. Ils sont payés pour ça…le blogueur a d’autres motivations parfois moins avouables mais je connais les miennes, je pense deviner les tiennes comme celles de ceux que je suis encore. Et j’ai aussi connu des gens qui ont lentement dérivé vers la « drogue » de l’écrit, cette course narcissique qui peut nous guetter. Il faudrait que je développe cela dans un écrit….

    1. Je pensais perso à éditeur qui utilise également une couleur claire, mais avec un cours d’eau, et qui arrive à une moyenne d’une coquille par page. C’est agaçant.

      Après, c’est vrai qu’avec les réseaux sociaux, on est toujours un peu dans une « course à l’audience », qu’on se l’avoue ou non. Pour certains blogueurs, c’est une question de revenus; pour d’autres (comme moi, je l’avoue), c’est plus de l’ego.

  3. Juste sa courte entrée de blogue est bourrée de fautes… Le logiciel Antidote lui serait d’une grande utilité. Faire autant de fautes, c’est comme parler la bouche pleine.

    Écrire, c’est un métier. On ne peut s’improviser auteur/réviseur/correcteur/éditeur/graphiste…

    Je crois au principe de l’auto-édition, pour la liberté. Moins pour la qualité… Et il y a déjà des tonnes et des tonnes de livres publiés.

    1. Écrire est un métier, d’ailleurs j’ai l’intention que mon futur se conjugue avec l’écrit, plus qu’il ne l’est déjà au travail de ce blog et de l’auto-édition à laquelle je participe humblement.

      Le métier de correcteur ne s’apprend pas sur le tas, il y a trop de règles ne serait-ce que typographique qui aurait de quoi remplir un livre d’une bonne cinquantaine de pages.

      Il y a le problème de confondre qualité et quantité… Tiens, ça me rappelle quelque chose 😀

  4. Bonsoir,
    Pour réagir aux commentaires ci-dessus, je n’incriminerais pas trop vite le service de presse, dans le sens des envois de livres aux critiques (blogueurs ou journalistes). C’est un moyen pour l’éditeur de mettre en avant certains livres, de faire en sorte qu’ils ne disparaissent pas au fin fond de rayons anonymes. C’est comparable (mais aucune comparaison n’est tenable jusqu’au bout) aux extraits gratuits proposé par Amazon ou d’autres. Car à travers ces exemplaires gratuits, il s’agit de potentiellement toucher un public plus vaste grâce aux critiques. Évidemment, cela n’évite pas, ni ne nie le soucis de complaisance, voire de corruption. Évidemment, un critique est limitée dans le temps, personne ne peut lire les six cents et des poussières romans qui sortent en France à l’occasion de la rentrée littéraire (et ce n’est que le moment fort de l’année et ne prends pas en compte les littérature marginales). Donc il y a des choix à faire. C’est là que les choses deviennent délicates. Pour autant, les choses seraient pire sans service de presse je pense. Ce service étant institutionnalisé, il est contrôlable. On sait quelle maison à donné quoi à qui.

    Pour ce qui est de la blogosphère… il me semble qu’elle pâtit encore de sa (relative) jeunesse. Elle n’a pas encore su fixer ses principes déontologiques. Il y a bien des points de droits, mais souvent peu connus. L’exemple que vous aviez fait dans un billet précédent illustrait assez bien cela. Le critique (ou la critique d’ailleurs, je ne sais) prévenait de son lien avec l’auteur, avant de se torpiller dans le reste de son message. Donc le bon réflexe est là, mais non maîtrisé.
    La blogosphère littéraire est, sans remettre en cause le sérieux et l’excellence de nombre de gens, encore amatrice. Les blogueurs littéraires sont encore pour beaucoup d’entre eux des amateurs, dans tout les sens du terme. Donc on y trouve le meilleur comme le pire. Internet, le grand égalisateur. On peut trouver à redire sur les critiques littéraires dans les médias traditionnels, il n’en reste pas moins qu’ils ont imposé un sérieux certain à leur profession. Il en fallait pour entrer dans leur rang. Point besoin de tout cela pour devenir blogueur. Cette hétérogénéité de la blogosphère fait d’ailleurs écho à celle du monde de l’auto-édition.

    Pour ce qui est de la correction, je rappellerai que l’on trouve dans chaque première édition d’un volume de la Bibliothèque de la Pléiade (donc le saint des saint en France de l’attention à ce genre de choses) quelques rares fautes d’orthographe. Donc nul n’est parfait.

    L’auto-édition a toujours existé, avant on disait « imprimer à compte d’auteur » (ce qui existe encore d’ailleurs). Ce qui change c’est qu’aujourd’hui la chaîne est encore plus réduite entre l’auteur et le lecteur. De mon point de vue, l’auto-édition vient se placer entre l’écriture sur internet (par exemple sous wattpad ou sous le format de la fanfiction) et l’édition traditionnelle. En s’appelant « auto-édition » elle se pose comme sérieuse, comme ayant des ambitions en la matière. D’ailleurs il faut payer. Ce qui n’est pas un mal. Mais cela entraîne par ailleurs certaines attentes de qualité. Lorsque je navigue sur un forum ou un site d’écriture. Je peux ouvrir, refermer, apprécier ou détester, des centaines d’œuvres. C’est ma responsabilité de trier le bon grain et l’ivraie, les critiques et commentaires venant en renfort. Dès que je passe sur de l’auto-édition, je m’attends à plus de sérieux. À tort. De fait, j’ai vu des critiques de fanfictions être infiniment plus complètes et constructives que ce que l’on trouve sur Amazon. C’est bien le problème.
    Écrire, c’est compliqué. Cela se perfectionne, s’aiguise plus que cela ne s’apprend. Et une fois que l’on a posé un point final on a à peine fait le tiers du chemin. Il faut se remettre à l’ouvrage, corriger, épandre… En plus, il faut une maîtrise certaine de la langue. Ce qui est long et difficile à acquérir.

    P.S : je suis étonné que vous, qui connaissez vos lettres, n’ayez pas eu cela à l’esprit, « ce qui se conçoit bien… ».

    1. Quel roman 🙂

      Je ne répondrai qu’à quelques points précis.

      Évidemment, cela n’évite pas, ni ne nie le soucis de complaisance, voire de corruption. Évidemment, un critique est limitée dans le temps, personne ne peut lire les six cents et des poussières romans qui sortent en France à l’occasion de la rentrée littéraire (et ce n’est que le moment fort de l’année et ne prends pas en compte les littérature marginales).

      C’est entre 600 et 700 chaque année en septembre, non ? Autant dire que 95% ne sera jamais réellement lu.

      Elle n’a pas encore su fixer ses principes déontologiques. Il y a bien des points de droits, mais souvent peu connus. L’exemple que vous aviez fait dans un billet précédent illustrait assez bien cela. Le critique (ou la critique d’ailleurs, je ne sais) prévenait de son lien avec l’auteur, avant de se torpiller dans le reste de son message. Donc le bon réflexe est là, mais non maîtrisé.

      La critique a tendu le bâton pour se faire battre. Quand j’ai vu le massacre typographique du texte en question, nul doute que l’article est à 100% de la complaisance et pour prendre une image un peu plus claire, du léchage de popotin luxueux.

      On peut trouver à redire sur les critiques littéraires dans les médias traditionnels, il n’en reste pas moins qu’ils ont imposé un sérieux certain à leur profession. Il en fallait pour entrer dans leur rang. Point besoin de tout cela pour devenir blogueur. Cette hétérogénéité de la blogosphère fait d’ailleurs écho à celle du monde de l’auto-édition.

      Le problème est le copinage entre certain(e)s blogueur(se) littéraires et les auteurs. En économie classique, on appelle ceci un conflit d’intérêts.

      Pour ce qui est de la correction, je rappellerai que l’on trouve dans chaque première édition d’un volume de la Bibliothèque de la Pléiade (donc le saint des saint en France de l’attention à ce genre de choses) quelques rares fautes d’orthographe. Donc nul n’est parfait.

      En effet. Mais comme je l’ai précisé, la typographie est respecté, ce qui rend l’ensemble plus agréable à appréhender.

      De mon point de vue, l’auto-édition vient se placer entre l’écriture sur internet (par exemple sous wattpad ou sous le format de la fanfiction) et l’édition traditionnelle. En s’appelant « auto-édition » elle se pose comme sérieuse, comme ayant des ambitions en la matière. D’ailleurs il faut payer. Ce qui n’est pas un mal.

      Je pense qu’il y aurait déjà une certain forme de purge si Amazon demandait ne serait-ce qu’un euro symbolique pour chaque oeuvre publiée sur son magasin en ligne.

      Lorsque je navigue sur un forum ou un site d’écriture. Je peux ouvrir, refermer, apprécier ou détester, des centaines d’œuvres. C’est ma responsabilité de trier le bon grain et l’ivraie, les critiques et commentaires venant en renfort. Dès que je passe sur de l’auto-édition, je m’attends à plus de sérieux. À tort. De fait, j’ai vu des critiques de fanfictions être infiniment plus complètes et constructives que ce que l’on trouve sur Amazon. C’est bien le problème.

      Les commentaires sur Amazon sont dignes de la foire d’empoignes, et entre les commentaires 5 étoiles qui tiennent de l’échange de bons procédés, et les vrais qui sont ceux tirés d’une lecture de l’oeuvre, il est difficile de faire la différence.

      Je pars d’un principe : pas de mention achat vérifié, crédibilité proche de zéro.

      Écrire, c’est compliqué. Cela se perfectionne, s’aiguise plus que cela ne s’apprend. Et une fois que l’on a posé un point final on a à peine fait le tiers du chemin. Il faut se remettre à l’ouvrage, corriger, épandre… En plus, il faut une maîtrise certaine de la langue. Ce qui est long et difficile à acquérir.

      Ce qui s’appelle précher un convaincu. Je pense qu’en moyenne, un texte dont on finit la saisie sera réduit d’un bon quart à sa publication si elle arrive. Faire au moins cinq relectures est un bon point de départ. Que ce soit pour le contenu ou pour la forme du texte.

      Enfin, j’ai oublié ce bon vieux Bossuet. Mea culpa…

  5. Bonjour,
    En effet, je tends à trop écrire, on se limitera à l’avenir.
    Quelques remarques sur les remarques.
    Le nombre de livre publiés lors de la rentrée littéraire croît. Il y a cinq ou six ans, il était autour de cinq cent.
    Sur le fait de payer, ma remarque portait sur l’idée que ce n’est pas un mal dans le sens du droit d’auteur et du « tout travail mérite salaire » (évidemment discutable).
    Pour ce qui est des notes, il y a de fait bien trop de cinq étoiles sur Amazon, c’en est suspect et absurde.
    Enfin, deux remarques techniques.
    La citation est de Boileau, non de Bossuet. Mais ils étaient contemporains.
    La place et l’emploie de la ponctuation, comme les virgules, dans un texte relève de la syntaxe et non de la typographie. La typographie s’intéresse à l’apparence des caractères et du texte, et non à l’emploi des mots, leur accords… Par exemple : « PaLsEmBlEu » est tout à fait correct du point de vue de l’orthographe, et peut être employé dans un texte, mais est fautif vis-à-vis des conventions de la typographie. Celle-ci concerne donc l’emploi des majuscules (qui s’accentuent), l’emploi des espaces (fines, insécables…), des guillemets, mais aussi la distinction entre noms propres et noms communs… C’est le parent pauvre de la maîtrise de la langue, surtout sur Internet qui ne permet pas assez souvent le strict respect de ces conventions. Enfin, comme les éditeurs non plus ne sont pas très à cheval dessus. L’ouvrage de référence en la matière est le très court « Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale ». Enfin, tout cela ne change rien à la validité de ce que vous nous avez montré.
    Si vous voulez passer pour un « grammar nazi », corrigez les gens sur la typographie…

    1. Le nombre de livre publiés lors de la rentrée littéraire croît. Il y a cinq ou six ans, il était autour de cinq cent.

      D’ici cinq ans, on sera dans les 900 voire 1000 entrées.

      Sur le fait de payer, ma remarque portait sur l’idée que ce n’est pas un mal dans le sens du droit d’auteur et du « tout travail mérite salaire » (évidemment discutable).
      Pour ce qui est des notes, il y a de fait bien trop de cinq étoiles sur Amazon, c’en est suspect et absurde.

      Trop de notes qui font penser à une « École des Fans » en mode écrit 🙂

      La citation est de Boileau, non de Bossuet. Mais ils étaient contemporains.

      Je les ai toujours confondu. Je ne sais pas pourquoi !

      La place et l’emploie de la ponctuation, comme les virgules, dans un texte relève de la syntaxe et non de la typographie. La typographie s’intéresse à l’apparence des caractères et du texte, et non à l’emploi des mots, leur accords… Par exemple : « PaLsEmBlEu » est tout à fait correct du point de vue de l’orthographe, et peut être employé dans un texte, mais est fautif vis-à-vis des conventions de la typographie.

      Re-zut ! Je ne sais pas pourquoi j’ai tendance à les mettre ensemble. Peut-être pour le côté indispensable de la lisibilité d’un texte ? 😀

      C’est le parent pauvre de la maîtrise de la langue, surtout sur Internet qui ne permet pas assez souvent le strict respect de ces conventions. Enfin, comme les éditeurs non plus ne sont pas très à cheval dessus. L’ouvrage de référence en la matière est le très court « Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale ».

      D’ailleurs, j’avoue que j’adore utiliser l’outil de gestion de typographie de grammalecte qui même s’il n’est pas parfait rend les quelques humbles textes que je publie plutôt agréable à l’oeil 🙂

      Enfin, tout cela ne change rien à la validité de ce que vous nous avez montré.
      Si vous voulez passer pour un « grammar nazi », corrigez les gens sur la typographie…

      Et aussi sur le duo grammaire et orthographe… Car je pense qu’on est un cran au-dessus des perles du Bac 😉

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