Téléphonie mobile : La longue agonie des opérateurs virtuels ?

Je suis chez Free Mobile depuis son lancement en janvier 2012, soit presque 4 ans et demi au moment où je rédige cet article.

Quelques jours avant l’apocalypse… euh, le « bug » du calendrier maya de décembre 2012, je rédigeais un article dans lequel je pensais que les opérateurs virtuels de téléphonie mobile allait souffrir pas mal en 2013.

Plus de trois années sont passées, et force est de constater que le mouvement d’extinction des opérateurs virtuels mobiles est plus long que prévu. Cependant, un acteur de taille dans le domaine vient de jeter l’éponge, M6 Mobile. Selon cet article du site Boursier.com, les utilisateurs et utilisatrices de M6 Mobile vont être progressivement migrés vers Orange.

D’ailleurs, si on regarde le site « Tous les forfaits », on est passé d’environ 130 forfaits (décembre 2012) à 163 en mai 2016. Pas énorme en terme de progression. En gros 7 à 8 forfaits supplémentaires chaque année ?

Dans les opérateurs virtuels ayant mis la clé sous la porte, il y a Virgin Mobile, Joe Mobile (tous deux victimes de la politique de rationalisation de SFR-Numéricable), deux grands nom du domaine. Un peu moins connu, il y avait Simyo rapatrié vers BTP… euh Bouygues Télécom.

Bien entendu, il reste des gros opérateurs virtuels, comme La Poste Mobile (réseau SFR). Mais pour combien de temps ? L’annonce de la mise à mort de M6 Mobile devrait faire prendre conscience que dans le domaine des réseaux, avec ou sans fil, rien ne vaut d’avoir son propre réseau en dur. Les FAI l’ont appris en 2002 avec l’arrivée de Free sur le marché de l’internet fixe : Club Internet, AOL, Infonie, Liberty Surf, FreeSurf, World Online, Freesbee. Que des noms qui parleront aux « vieux de la vieille » 🙂

Je peux me tromper, mais je pense que d’ici deux ans, il ne restera plus que les opérateurs historiques et une poignée d’opérateurs virtuels. NRJ Mobile sera le prochain à disparaître. Du moins, c’est mon impression, et je ne suis pas parfait !

On verra bien 🙂

9 réflexions sur « Téléphonie mobile : La longue agonie des opérateurs virtuels ? »

  1. I agree….
    d’ailleurs, ce n’est pas un hasard si au début, free n’avait pas joué le jeu en pratiquant des tarifs élevés pour les candidats opérateurs virtuels. On peut rapprocher ça de toute loi « du marché », qui veut que seuls les plus forts survivents après une période d’écrémage. De la même manière, les cars macrons partent dans tous les sens et au final on n’aura que deux ou trois grands groupes. La TNT a montré que les gros groupes ont racheté les chaines crées, etc…

  2. Bonjour Frédéric… Tu as tout à fait raison…
    Je bosse chez Base Belgique et en même temps je suis délégué syndical (Personne n’est parfait 😉 )
    Il y a une grosse pression sur les tarifs depuis quelques années (Justifiées car c’était très cher chez nous en Belgique !)
    Cette pression et La libéralisation, la diminution et bientôt suppression du Roaming fait que c’est moins rentable (l’ Arpu, le revenu moyen d’un client ne cesse de baisser en général…)
    L’avenir est le réseau 4G et 5G qui demandent d’énormes investissements et donc moins de revenus… Le croisement des courbes investissement ++ et revenus– dynamite le secteur…
    À terme tout passera par internet…
    Les opérateurs virtuels et les indépendants multi-opérateurs sont morts mais ne le savent pas encore…
    Ce même processus se déroule dans le commerce avec les GAFA et consort… En gros, le e-commerce va tuer beaucoup de magasins…
    Une restructuration se dessiner dans les années futures avec un modèle axé sur le service style Apple Store… Des magasins beaucoup plus gros mais beaucoup moins nombreux… Et des services internet…
    À pluche
    Francis

  3. « Club Internet, AOL, Infonie, Liberty Surf, FreeSurf, World Online, Freesbee » : Que de souvenirs…
    Le temps où je passais d’opérateur en opérateur tout les mois avec les périodes d’essais gratuites (encore avec mon modem 56000).
    Je suis d’accord avec toi sur ta conclusion : « il ne restera plus que les opérateurs historiques » mais pour moi sans la poignée d’opérateurs virtuels.

  4. Comme très souvent (pour ne pas dire toujours), on passe d’une situation de monopole d’état à un oligopole de boîtes privées.

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